EXPOSITIONS, HISTOIRE, PATRIMOINE, ARCHÉOLOGIE, ASSOCIATIONS CULTURELLES: N°31 (MAI – JUIN 2021)

 Cette rubrique fera l’objet d’additifs et de mises à jour, jusqu’au 30 JUIN 2021, en fonction de l’actualité et, notamment de l’évolution de la situation sanitaire. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement  de ces compléments d’informations.

Pour nous contacter et/ou communiquer vos informations :

allier-infos@sfr.fr

MISE À JOUR :   14 JUIN  2021

EXPOSITIONS

Sans titre (2)On rouvre, enfin... Suite aux mesures de déconfinement progressif, annoncées par le gouvernement, les musées et lieux d’exposition ont pu rouvrir leur portes, à partir du 19 mai, tout en respectant une “jauge maximum”, variable selon  leur superficie. 

Témoins-dargiles-497x600• Dans la plupart des cas, les expositions qui avaient été “gelées” par le confinement seront prolongées. À Moulins, c’est le cas pour celle consacrée à Yannis Kokkos, au C.N.C.S. Il devait en être de même, à partir du mardi 25 mai au Musée Anne-de-Beaujeu avec Témoins d’argile, l’exposition consacrée aux figurines en terre cuite du centre de la Gaule. Même date de réouverture prévue pour le Musée de l’illustration jeunesse avec l’exposition   Envie de lumière qui présente des œuvres d’Olivier Desvaux (voir ci-dessous).

• Pour la Maison Mantin, compte tenu de l’exigüité de ses pièces qui limite les capacités d’accueil, la réouverture n’a pu se faire que  le 9 juin, avec réservations obligatoires. En revanche, pour pouvoir à nouveau visiter la Mal-Coiffée, il faudra patienter jusqu’au mois de juillet. Enfin, à Montluçon, le MuPop a choisi de prolonger l’exposition intitulée “Les briques Lego™ font leur cinéma en musique” .

• Ce sera aussi l’occasion de découvrir de nouvelles expositions, comme celle consacrée à Camille Saint-Saëns, au musée de l’opéra de Vichy, ou celle portant sur la Route des vacances, la fameuse Nationale 7, au temps des Trente Glorieuses, visible  au Musée du bâtiment à Moulins. Sans oublier les expositions proposées dans les départements voisins.

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L’EXPOSITION DU C.N.C.S. ENFIN VISIBLE

EXPO en images• Le Centre national du costume de scène (CNCS), à Moulins,  a rouvert  ses portes le  jeudi 20 mai, avec une jauge limitée.  De quoi permettre au public de découvrir enfin l’exposition Scènes de Yannis Kokkos dédiée au scénographe grec. Mise en place il y a six mois, elle a déjà suscité plusieurs articles dans la presse nationale et dans les magazines d’art et elle restera visible jusqu’au 7 novembre.

• À l’occasion de cette réouverture, le C.N.C.S. avait inscrit au calendrier cinq jours de visites gratuites, entre le jeudi 20 mai et le lundi 24 mai. Déjà en mai 2020, après le tout premier confinement, une mesure semblable avait été mise en place et elle avait rencontré un franc succès. C’est la raison pour laquelle, afin d’éviter un effet de masse,  des créneaux horaires et des réservations sont annoncés sur le site du musée. La jauge maximum fixée à 80 personnes, soit 35% de la capacité d’accueil devrait  passer à 65% dès le 9 juin, si l’évolution de la situation sanitaire le permet. Rappelons que dès 2020, un système de comptage automatique avait été mis en place.

Infos pratiques : Le musée est ouvert en continu à partir du 20 mai, 7 jours sur 7, de 10 h 00  à 18 h 00 et jusqu’à 18 h 30 en juillet et août. Tél :  04 70 20 76 20.

Et après ? On en sait un peu plus sur l’exposition qui succédera à celle consacrée à Yannis Kokkos.  Ce sera l’exposition particulièrement  colorée (et très attendue) dédiée aux costumes du  carnaval de Rio. Initialement programmée entre mai et novembre 2020, elle avait été  reportée pour cause de pandémie. Elle devrait accueillir ses premières visiteurs à partir du mois de décembre 2021. D’ici là, on pourra patienter avec une soirée sur le thème de Rio prévue au C.N.C.S. le 24 août. 

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• QUAND MOULINS ÉTAIT UNE ÉTAPE OBLIGÉE

SUR LA ROUTE DES VACANCES

175663869_2999803933597839_9055402227660036872_n (2)• Séquence nostalgie garantie, version Trente Glorieuse pour la nouvelle exposition temporaire du Musée du Bâtiment à Moulins. Depuis le  21 mai, on peut renouer avec  le charme désuet de la ville de Moulins, à une époque où elle était une étape importante dans  la longue transhumance estivale qui menait les touristes  vers le sud, via la RN 7 et la RN 9. Certains s’y arrêtaient pour seulement se désaltérer ou déjeuner tandis que  d’autres y prenaient carrément une chambre, pour couper le long trajet, à une époque où l’on ignorait ce qu’était l’autoroute.

393_001 (2)• Dans le vieil immeuble XVIIIè siècle  qui abrite le musée, les bénévoles, sous la présidence de Bruno Recoulès, se sont affairés pendant plusieurs jours pour que tout soit prêt à l’ouverture. Grâce à une série de photos d’époque, on pourra redécouvrir une époque révolue où l’on savait encore prendre son temps, dans les cafés et restaurants moulinois, dont une terrasse a été reconstituée. Ces haltes constituaient un des charmes de cette la route bleue, synonyme de  route des vacances. Les collections de cartes routières, à une époque sans GPS,  et de cartes postales, raviveront bien des souvenirs. À l’évocation visuel, s’ajoutera l’évocation audio, avec en fond sonore des chansons de Charles Trenet, dont la fameuse “Nationale 7”, et celles  d’autres vedettes des années 1950.

• Plus de trois cents objets des plus variés sont exposés, aussi bien des jouets tous liés à la route, que  des panneaux de signalisation, des objets publicitaires, parmi lesquels l’incontournable Bibendum Michelin,  ou encore la maquette de la  façade Art déco de la station-service Esso qui se trouvait sur la RN7 à l’entrée de Moulins, face au quartier Taguin. Elle a été recréée par Thierry Lacombe président de Fan Auto Rétro 03. Devant la station, avec ses deux pompes à essence, figure une Vespa.

• Les organisateurs ont profité de cette exposition pour introduire une nouveauté afin d’inciter les visiteurs à découvrir les salles dédiées aux collections permanentes. Des objets de l’exposition temporaire ont été répartis parmi les collections permanentes. C’est ainsi que  dans l’espace dédié au pont Régemortes, on pourra apercevoir Astérix et Obélix sur la  VR VII ou voie romaine 7, devant une station siglée BF, autrement dit  Bon Foin. L’image est extraite de l’album Le Tour de Gaule sorti au milieu des années 1960. Un code de la route, version 1937, a été placé au second étage, dans la salle consacrée à la  serrurerie, métallerie et vitrerie, réaménagée en 2020.

80547181_2594734740771429_557615024219095040_n (3)• Au-delà de cette exposition, le Musée du Bâtiment, dont  Jocelyne Grenier assure la coprésidence, revoit progressivement ses aménagements et sa scénographie. Durant l’hiver 2020-2021, les salles dédiées aux cabinets d’études et à la menuiserie ont été réorganisées et, en 2022, ce sera le tour de l’espace plâtrerie, peinture, plomberie, carrelage. En même temps, le musée s’intéresse aussi au public jeune en renouvelant les ateliers pour enfants qui ont été mis en place avec succès en 2020.

Infos pratiques : Le musée (18 rue du Pont-Ginguet à Moulins) dont l’entrée est libre et gratuite, est ouvert les vendredis, samedis et dimanche, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00, (y compris les jours fériés). Des visites guidées sont possibles (2 €). Tél : 04 70 34 26 69

Sans titre (2)• “ENVIE DE LUMIÈRE”…

UNE EXPOSITION DÉDIÉE À OLIVIER DESVAUX

expo mij• Comme les autres lieux d’exposition, le Mij (Musée de l’illustration jeunesse) accueille à nouveau  le public, à compter du mardi 25 mai, aux horaires habituels. L’exposition Envie de Lumière qui n’avait pu démarrer le 5 février,  en raison de la pandémie, devrait rester visible jusqu’en octobre. Elle est centrée sur les œuvres du peintre et illustrateur, Olivier Desvaux qui “ semble ne jamais ouvrir les yeux sans s’émerveiller”.

• Né à Rouen en 1982, diplômé des Arts Décoratifs de Paris, il a déjà illustré une trentaine d’ouvrages pour la jeunesse depuis 2007. Il s’est vu remettre le Prix Saint-Exupéry en 2013 et ses talents lui ont valu d’être nommé peintre officiel de la Marine en 2018. C’est aussi un grand voyageur qui a planté son chevalet un peu partout  à travers le monde. Il s’est beaucoup intéressé au monde du ballet à l’univers de la danse et des danseurs de l’Opéra de Paris,  fasciné par la manière dont ces derniers  savent capter  sur scène une lumière puissante.  L’exposition montre ainsi plusieurs de ses réalisations sur ce thème (Giselle, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant…) tandis que le Centre National du Costume de Scène fait son entrée  dans la danse avec un prêt de costumes.

metadata-image-35850007 (2)• Envie de lumière permet aussi d’insister sur la façon dont l’artiste relève le défi de créer de nouvelles images pour un texte littéraire déjà maintes fois illustré, comme Les aventures de Tom Sawyer, Poil de carotte, Croc blanc, ou encore Robinson Crusoé…). Parce qu’Olivier Desvaux a toujours aimé jouer entre le réel et l’imaginaire, ses illustrations pour Le Magicien d’Oz ou le Fabuleux destin de Nestor toupie restituent avec audace et poésie toute l’inventivité de l’enfance. En véritable “Peintre de la lumière”, Olivier Desvaux offre enfin le temps de voir, en particulier la nature. Raison de plus pour faire un  détour par le Mij, l’exposition s’adressant autant aux adultes qu’au jeune public auquel un parcours pédagogique, ponctué d’espace ludique est proposé.

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• PAPIERS, PLUME ET PINCEAUX,

PEINTURES ET ENLUMINURES

UNE AUTRE APPROCHE DES COLLECTIONS ET UN LIVRE

• Le Musée de la Visitation, qui renouvelle chaque année le sujet de ses expositions temporaires, en puisant dans ses riches collections, propose de découvrir, au moins jusqu’au 3 octobre 2021,  Papiers, plumes et pinceaux, Peintures et enluminures à la Visitation aux XIXe et XXe siècles. Une exposition dédiée aux dessins et peintures créés par les religieuses, qui aurait dû  être présentée du 12 mai au 24 décembre 2020 mais qui avait elle aussi été victime de la fermeture des musées. Elle met en valeur un  pan inédit de ses collections : la créativité des visitandines dans les arts picturaux, et parfois à l’aiguille, au cours des deux siècles derniers.

Affiche visitation• Il s’agit pour Gérard Picaud, directeur du Musée, de proposer au public une autre approche des collections. On pourra  aussi la découvrir dans le cadre de la Biennale des illustrateurs, qui aura lieu à Moulins, du 23 septembre au 3 octobre. Autre nouveauté : pour la première fois, les équipes du  Musée de l’illustration jeunesse ont apporté leur savoir-faire au Musée de la Visitation , en créant tous les encadrements des peintures et dessins présentés  dans l’exposition. Certaines œuvres invitent au voyage : aquarelles romantiques de paysages allemands, récits imagés de voyages (Allemagne, République tchèque…). Pour en savoir plus, on pourra se reporter à l’article que Vu du Bourbonnais avait consacré à l’exposition.

Couverture_2020-1160x1294Pour prolonger l’exposition… Le livre catalogue  « Peindre par foi, Peinture, enluminure et dessin à la Visitation« (1 vol. br, 248 p, 348 illustrations en couleur, 39 €) est en vente à l’hôtel Demoret et au musée de la Visitation (4, place de l’Ancien Palais à Moulins). 

Infos pratiques : L’exposition est visible au rez-de-chaussée et au premier étage de l’Hôtel Demoret (83 rue d’Allier, à Moulins) jusqu’au 3 octobre : du mardi au samedi de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 18 h 00. Dimanche et jours fériés : de 15 h 00  à 18 h 00. Entré : 4 €. Contact : 04.70.44.39.03

Logo Musée opéra de Vichy

CAMILLE SAINT-SAËNS

LE CENTENAIRE D’UN MAÎTRE FRANÇAIS

• Après Jardins en scène en 2020, le musée de l’Opéra de Vichy a profité de sa réouverture, le 19 mai, pour dévoiler sa nouvelle exposition consacrée à la vie de Camille Saint-Saëns (1835-1921). Présentée à l’occasion du centenaire de sa disparition, elle a été préparée par Fabien Noble, directeur du musée, épaulé par Antoine Paillet, directeur honoraire, et par Fanny Cellier.

9299041 (2)• Camille Saint-Saëns, enfant prodige,  plusieurs fois distingués lors de concours musicaux, est devenu le compositeur officiel de la  IIIè République, accueilli dans de nombreux pays comme un représentant de l’Art français. Malgré des problèmes de santé, il a connu une carrière artistique et musicale exceptionnelle, riche de six cents œuvres, qui lui a permis de parcourir le monde entier pendant 75 ans, faisant étape à plusieurs reprises à Vichy. Une ville dans laquelle on a beaucoup apprécié ses compositions : on y a compté plus de 3.000 représentations de ses pièces entre 1901 et 1939.  Il a lui-même fait deux séjours dans la station thermale. La première fois 1913, à l’occasion d’un festival qui lui était consacré, et la seconde fois  en 1917, lorsqu’il est venu donner un récital au Grand Casino .

• Il a été tout à la fois organiste, concertiste, chef d’orchestre et compositeur prolifique, avec entre autres l’avant-gardiste  Carnaval des animaux. Il a fondé la Société de musique nationale à Paris destinée, notamment, à soutenir les jeunes compositeurs français. Il a aussi contribué au  renouveau de la musique de chambre, remettant Rameau à l’honneur.

Infos pratiques : L’exposition est visible jusqu’au 28 novembre 2021  au Musée de l’opéra de Vichy (16, rue du Maréchal-Foch). Tél. 04.70.58.48.20. Horaires d’ouverture : du mardi au dimanche, de 14 à 18h 00 (sauf les jours fériés). La jauge est limitée à 10 personnes simultanément.

musee-art-afrique-asie-or• “VOYAGES” , “DOUBLE BONHEUR”

ET “CULTUROSCOPE”

Z Voyages (2)• En même temps que l’exposition Double bonheur restera visible jusqu’au 31 octobre 2021, tout comme Culturoscope, le Musée des arts d’Afrique et d’Asie propose de découvrir sa nouvelle exposition intitulée  Voyages. “ Comment la nature façonne-t-elle la vie et l’imaginaire des peuples ? L’identité d’un peuple est-elle  liée à la géographie de son territoire?”… Autant de questions auxquelles répond   Voyages, qui sera présentée, elle aussi,  jusqu’au 31 octobre. Des voyages qui se déclinent au fil des trois salles d’exposition avec étapes en Papouasie-Nouvelle Guinée, puis dans îles d’Océanie et, enfin, au Japon.

• En Papouasie Nouvelle Guinée, dans la vallée du fleuve Sepik on se déplace de village en village toujours en pirogue, souvent  ornée d’une proue sculptée avec  bec d’oiseau et crocodile. Grâce aux affluents et aux marais qui assurent le lien entre  les villages, des réseaux d’échanges complexes ont permis la circulation des idées et des objets. Un de ces objets mémoire, sculpté dans du bois de Kwila, symbolise les mythes et les ancêtres.

• En Océanie, malgré l’isolement des îles qui parsèment l’immense océan, la mobilité est une constante des sociétés du Pacifique. De grandes pirogues à voile ont navigué d’île en île sur des routes maritimes ancestrales. C’est grâce à elles que les Océaniens sont allés de l’île Salomon, à Vanuatu et  à Fidji, voire jusque sur les rivages de l’Australie. Les liens ont pu se tisser à travers un système d’échange cérémoniel des objets réalisés dans une profusion de matériaux. Femme et homme, deux sculptures géantes, sculptées dans une fougère arborescente et couvertes de résine, témoignent de la cérémonie du passage de grade lié à la connaissance et à la richesse  Les Fidjiens, quant à eux,  pensaient que les dents de cachalot possédaient un grand pouvoir et ils  les échangeaient contre du bois de santal, de la porcelaine de Chine ou du thé.

Affiche-Chine-web• Dernière étape, le Japon, à travers des  photos du XIXe siècle issues de la collection Derville, tirées en grand format sur des lanternes japonaises. Elles montrent des paysages au fil des  72 micro-saisons qui  invitent le visiteur à un voyage poétique. On découvre aussi que la fumée du Mont Fuji exprimait la passion amoureuse, mais que le vent dans les roseaux marquait une peine de cœur.

À propos des deux autres expositions, Double Bonheur et Culturoscope...

► À travers l’histoire d’un mariage dans le milieu de l’élite han ou mandchoue, Double bonheur raconte la place des femmes en Chine, du 18ème siècle à aujourd’hui.

Affiche2021-culturoscope-rvb-pour-web►Dès l’époque d’ Homo Sapiens, il y a eu remue-méninges chez les humains. Tous se sont posé les mêmes questions : D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? C’est ainsi que les cultures sont nées, en s’expliquant le monde, en s’inventant un rapport au temps, à la religion, à la nature…Les objets de Culturoscope, issus de tous les continents, présentent la diversité humaine et témoignent d’un univers peuplé d’images et d’idées.

 ►Infos pratiques : Les trois exposition sont à découvrir au Musée arts d’Afrique et d’Asie (16, avenue Thermale à Vichy) jusqu’au 31 octobre, du mardi au dimanche, de 14 h 00  à 18 h 00, y compris les jours fériés. Contacts : Tél : 04.70.97.76.40. – courriel : musee-aaa@wanadoo.fr

Logo Montluçon

83629974_2688845767818674_7380312355080503296_n• Le musée des musiques populaires de Montluçon accueillera lui aussi  des visiteurs depuis le  19 mai. Avec ses 3 000 m², il peut en  recevoir 400  simultanément jusqu’au 9 juin, puis le double jusqu’à la fin juin, avant que la jauge maximum ne soit supprimée. À titre indicatif, le Mupop a accueilli 400 visiteurs lors des plus grosses journées de l’été 2020.

108470668_3084343958268851_8667538146622777782_n (2)• En plus du gel hydroalcoolique, Le Mupop a dû investir dans un système de désinfection des casques du système d’écoute mobile individuel grâce à une lampe à UVC. Du côté des expositions, celle intitulée “Les briques Lego™ font leur cinéma en musique” qui devait s’arrêter le 3 mai sera toujours présentée, après plus de six mois d’arrêt. Il y aura toutefois des nouveautés, mais ce sera “hors les murs” avec deux parcours itinérants sur le thème de la pop culture au cœur de la cité médiévale avec une application, des œuvres d’artistes et des vitrines de commerces vides qui seront décorées pour l’occasion. L’idée est de rendre la vieille ville plus attractive.

“DU BAL À LA DISCOTHÈQUE

À DÉCOUVRIR PROCHAINEMENT
AU CHÂTEAU DES DUCS DE BOURBON

• Après une exposition consacrée à l’histoire industrielle du bassin montluçonnais, place à la musique et à la danse…Du 21 juin au 21 septembre, le château des ducs de Bourbon abritera l’exposition Du bal à la discothèque. Elle montre comment la musique est devenue un élément indissociablement lié aux grands événements festifs de la vie, plus particulièrement au XIXè et au XXè siècles.

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Gaston Rivière (à droite) et son orchestre musette

• Une occasion de revisiter pour les moins jeunes, ou de découvrir pour les plus jeunes, les grandes époques du bal traditionnel au musette. On y évoquera aussi l’irruption du jazz et du rock, avec ses premiers festivals. On fera aussi un crochet par l’avènement du disco, à la fin des années 70 et la frénésie qu’il suscita, balayant d’anciennes idoles, en faisant surgir de nouvelles, tandis que quelques-unes négociaient le tournant. Parmi les nombreux documents d’archives présentés, une part importante fait référence à Montluçon. Renseignements:  04 70 05 11 44

EN BREF…

• Autre musée à découvrir pour celles et ceux qui ne le connaîtraient pas encore, celui de  Saint-Félix, consacré à  Josette-Bournet   L’exposition temporaire présente des peintures réalisées entre 1927 et 1938 par cette artiste. Née en 1905 à Vichy, elle est   décédée en 1962.

 CHEZ NOS VOISINS

DES EXPOSITIONS QUI MÉRITENT LE DÉTOUR

 

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Sans titre mra (2)• Du 19 mai au 14 novembre, les amoureux  du Neuvième  art,  dévoreurs  de  bandes  dessinées seront à la fête,  au Musée  régional  d’Auvergne, à Riom.  L’exposition Le Musée sort de sa bulle jouera les  prolongations, permettant de découvrir  le  travail  de    quinze  auteurs  de  bande  dessinée : Cordoba,  Aude  Mermilliod,  Laurent  Bordier,  Mu  Blondeau,  Olivier  Brazao,  Boris  Sabatier, Emmanuel  Moynot,  Evemarie,  Jean-Pierre  Joblin,  Gibie,  Thibault  Prugne,  Jean-Louis  Tripp, Olivier  le  Discot,  et  deux  illustrateurs  :  Fabienne  Cinquin  et  Franck  Watel. Chacun a été invité  à  s’emparer  d’une  vitrine  du  musée, à  s’imprégner de  son contenu pour  en réécrire  l’histoire,  en  deux  planches.

Sans titre (2)• De quoi mettre en valeur le  point  commun  entre  un  musée  ethnographique  et  le  Neuvième  art qui   tient  dans le  mot, “populaire”,  au  sens  de  ce  qui  plaît  ou  concerne  tout  le  monde.  De  plus,  le  musée  se  visite  à la  manière  d’un  livre,  avec un parcours de  chapitre  en  chapitre qui se révèle idéal  pour  des  auteurs  de  bandes  dessinées  ! À  mi-chemin  entre  la  rêverie  et  la  réflexion  sur  ce  que  disent  de  nous  ces  objets  venus  de notre  territoire,  les  auteurs  livrent  avec  enthousiasme  et  sincérité  un  regard  très personnel,  une  sorte  de  confidence  à  partager  avec  les  visiteurs. Il  y  en  aura  donc pour  tous  les  goûts! Autobiographie,  fiction,  science-fiction,  bd  didactique,  “linguistique”,  littéraire,  sarcastique, historique…  Le  mode  d’expression  laissé  libre  est  immense  et  les  styles  graphiques  tout autant.

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• Au musée Mandet, toujours à Riom, l’exposition Muses & Merveilles a fermé ses portes. Elle laissera place,  du 21 juin 2021 au 20 mars 2022, à une nouvelle exposition intitulée Gaïa, Regards croisés entre Julien Salaud et les collections du musée Mandet. Ce sera l’occasion de tisser une histoire du musée  en lien avec son environnement et son patrimoine. Julien Salaud, “artiste enchanteur”, proposera  d’être pendant le temps d’une saison culturelle un artisan de lumière au service de tous. Le musée Mandet sera ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30.

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• À Clermont-Ferrand, L’Aventure Michelin, l’espace muséographique, qui retrace la grande et la petite histoire de Bibendum, de 1889 à nos jours, a prévu une réouverture progressive. Première étape, celle du week-end, du vendredi 21 mai au lundi 24 mai, avec accueil des visiteurs de 10 h 00 à 19 h 00. Pour une reprise complète, proposant des visites tous les jours, il faudra ensuite attendre le 1er juillet, avec un programme de nocturnes en juillet et août. Il  sera communiqué prochainement sur le site de l’Aventure Michelin

EN BREF…

• Depuis le 19 mai,  au Musée départemental de la  céramique, à Lezoux,  l’exposition  Premières impressions, Homo duplicator présente   plus de 200 pièces dans ses vitrines. Elle   offre ainsi un voyage de l’antique Mésopotamie à la Chine, de  l’Égypte à  l’Océanie. 

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LÉON DETROY (1859-1956)

ENTRE LUMIÈRE DU MIDI ET VALLÉE DE LA CREUSE

exposition-leon_detroy-2 (2)• Avec Léon Detroy, des lumières du midi au postimpressionnisme dans la vallée de la Creuse, la Vallée des peintres a choisi de mettre à l’honneur l’un de ses plus célèbres artistes, le peintre Léon Detroy (1859-1955), tout en variant les approches de son œuvre. Conférences et expositions sont inscrites au programme, dans plusieurs sites majeurs, entre Gargilesse, Crozant et Fresselines. Elles permettront de se plonger dans la vie et l’œuvre de l’artiste, avec en prolongement a publication d’un catalogue inédit, qui constituera un véritable ouvrage de référence sur l’artiste, édité par Les Ardents Editeurs (Limoges).  Grâce aux prêts de nombreux collectionneurs privés et de  musées, dont celui des Beaux-Arts de la ville de Paris, le Musée de la vallée de la Creuse proposera de découvrir le travail artistique de Léon Detroy à travers plus de 70 œuvres majeures et inédites.

LEON-DETROY-PORTRAIT (2)• Au fil de ses  96  ans d’existence, Léon Detroy avait  toujours privilégié ses itinérances artistiques, de l’Europe du Nord à l’Afrique septentrionale en passant par l’Italie, et en France, du Midi à la Bretagne et à la vallée de la Creuse. Une vallée qu’il avait découverte dès 1881, en peignant le spectaculaire de ses paysages et  en expérimentant cadrages et puissance de la lumière et des couleurs. Entre ses voyages, Léon Detroy est venu y trouver refuge régulièrement et il y a peint de nombreuses toiles de Gargilesse, Crozant et Fresselines. Ses œuvres creusoises constituent ainsi un pendant à ses paysages du Midi baignés de couleurs. Sa peinture, “caractérisée par un divisionnisme tempéré et des coloris tranchés”, annonce le fauvisme, et elle s’inscrit pleinement dans le mouvement postimpressionniste de la fin du XIXè et du début du XXè siècle.

vdpInfos pratiques : L’exposition est visible depuis le  19 mai  au Musée de la vallée de la Creuse à Éguzon. Entrée libre du mardi au vendredi : 10 h 00 -12 h 00/ 14 h 00 -18 h 00. Samedi, dimanche et jours fériés : 14 h 00 -18 h 00.  Renseignements : Tél. 02.54.47.47.75

• “PROMENONS NOUS DANS LES BOIS

AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA CREUSE

Sans titre (2)• Aux Archives départementales de la Creuse (30, avenue Franklin-Roosevelt à Guéret), l’exposition Promenons-nous dans les bois, initialement ouverte en mars 2020 et fermée au public pour cause de pandémie,  vient de  rouvrir ses portes avec une prolongation  jusqu’au 27 août. Grâce à des objets et à des documents conservés dans le fonds archivistique, elle permet de découvrir les différents aspects de la gestion de la forêt dans la Creuse, au fil des siècles. Au programme : le  boisement, et le reboisement, les forêts publiques et les forêts privées, l’administration des Eaux et Forêts fondée sous Louis XIV, les métiers liés à son exploitation (garde forestier, bûcheron, scieurs) et à la transformation du bois (charpentier, sabotier, tonnelier, charron, charbonnier), ainsi que  le bois comme source d’énergie, la symbolique de l’arbre et, enfin,  la forêt lieu de loisir et de tourisme. L’exposition est ouverte du mardi au vendredi de 9 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 17 h 00. Entrée libre et gratuite, dans le respect des règles sanitaires.

• QUAND LA VÉNUS DE MILO

ET LA VICTOIRE DE SAMOTHRACE

AVAIENT TROUVÉ REFUGE DANS L’INDRE

VALENCAY-LOUVRE-420x594-EXE-495x700 (2)• Entre 1939 et 1946, Le château de Valençay (Indre), qui fut jadis la propriété du prince de Talleyrand, a servi de refuge à des trésors du patrimoine, évacués depuis le Louvre. C’est ainsi qu’ont séjourné dans l’Indre,  dès la déclaration de guerre en septembre 1939,  la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace, ainsi que  des tableaux de Braque, de Toulouse-Lautrec, de Bonnard et de Picasso. On y a aussi transféré  les joyaux de la couronne de France, parmi lesquels le Régent, serti sur le diadème de l’impératrice Eugénie.  En  1936, une première simulation d’évacuation des œuvres du Musée du Louvre avait été effectuée et dans la liste des 11 sites de repli figurait Valençay. Avec les châteaux de  Montal (Lot), de Sourche (Sarthe) et de Chambord (Loir-et-Cher), c’était l’un des dépôts les  plus importants.

• Valençay a vu ainsi arriver plus d’un millier de caisses en provenance du Louvre, mais aussi d’autres musées comme le musée Guimet,  Cluny, Fontainebleau ou La Malmaison. Si la Joconde, plusieurs fois déplacée, n‘a fait que passer par Valençay, comme d’autres œuvres plus facilement transportables d’un lieu de dépôt à un autre, les statues, elles,  y sont bien restées.

897_001 (2)• C’est toute cette histoire relativement  méconnue au cœur de l’Exode, que raconte l’exposition Du Louvre à Valençay (1939-1946) visible au château de valençay jusqu’au 11 novembre. Plusieurs panneaux explicatifs racontent aussi la vie à Valençay pendant cette période et un plan du château  permet de savoir à quels endroits avaient été remisés les chefs-d’œuvre. Des photographies, dont celle de la Vénus de Milo encordée, qui sert d’illustration  à l’affiche de l’exposition,  des lettres et documents divers permettent de recréer l’ambiance qui régnait alors.

• L’exposition est accompagnée d’une scénographie de Florient Azoulay, artiste associé au château. Au vide initial, dans lequel le visiteur se trouve plongé en découvrant  le spectacle de la désolation d’une galerie nue et de cadres vides, suivi de documents montrant l’emballage des trésors succède, à la fin de l’exposition,  l’impression d’accumulation. Dans la salle Renaissance, jonchée de papiers et d’objets divers, on a reconstitué le bureau d’un conservateur. Des  statues sont posées à même le sol, en  attendant que l’on décide de l’endroit où elles seront installées. Le tout accompagné d’une musique composée par Olivier Innocenti.

Infos pratiques : L’exposition Du Louvre à Valençay, 1939-1946 est visible jusqu’au 11 novembre, tous les jours, de 10 h 00 à 18h 00. Contacts : Tél :   02.54.00.10.66  – Courriel : chateau-valencay.fr

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JENNY DE VASSON (1872-1920)

PIONNIÈRE DE LA PHOTOGRAPHIE LONGTEMPS MÉCONNUE
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Autoportrait (vers 1910)

Jenny de Vasson (1872-1920), une des pionnières de la photographie, est longtemps restée une “illustre inconnue”. Amie intime du poète Maurice Rollinat, du sculpteur Ernest Nivet, du peintre  Fernand Maillaud, cette berrichonne issue d’une famille d’aristocrates n’a jamais  cessé de photographier. On estime aujourd’hui à 5 000 le nombre de plaques photographiques qui ont été conservées, ainsi que 2 000 tirages plastiques et autant de tirages papier. Il faudrait aussi y ajouter la partie de son œuvre détruite en mai 1942, lors du pillage de la maison qu’elle  avait habitée à Versailles et dans laquelle elle était conservée.  Photographiant seulement pour le plaisir, elle n‘a jamais souhaité être considérée comme une artiste et elle avait même décidé que tous ses écrits et dessins devaient être détruits à sa mort. Seules ses photos attestent donc aujourd’hui de son talent de pionnière.  

• Il aura finalement  fallu attendre les années 1980, soixante ans après sa disparition, pour que cette œuvre soit mise en lumière et qu’une biographie lui soit consacrée  (Jenny de Vasson, une femme photographe au début du siècle, éditions Herscher, 1982). Une exposition-hommage, qui avait été conçue en 2020 pour marquer le centenaire de sa mort, mais qui n’avait pu être présentée, pour cause de pandémie, a été installée en plein air en mai,  à La Châtre (Indre). Après la rétrospective qui lui avait été consacrée, au début des années 2000  au château d’Ars, et l’exposition de 130 de ses photographies à  Châteauroux en 2019, c’est  le tout premier hommage de sa ville natale.

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Extrait de sa notice Wikipédia

• Les visiteurs pourront découvrir une sélection de soixante photos, toutes exposées en plein air, avec des  panneaux explicatifs: 46 sont présentées   sur les grilles de l’ancien  palais de justice et  14 sur le kiosque du square de l’Abbaye. 51XH1i3c33L._SX368_BO1,204,203,200_ (2)L’exposition se décline autour de quatre grandes thématiques: la vie de famille, la vie en Berry, les voyages et l’œuvre de Jenny de Vasson. La vie quotidienne, c’est celle  que menait  sa famille, recevant beaucoup de personnalités, des intellectuels et des artistes, aussi bien dans l’Indre à l’abbaye de Varennes, qu’à Versailles. La vie en Berry, rassemble des portraits d’amis, de domestiques de paysans à l’aube du XXè siècle.  Jenny de Vasson a également réalisé des autoportraits, dans lesquels elle se met en scène. Le thème des voyages  offre un aperçu de ceux que Jenny de Vasson a accomplis en train, avec ses parents, dans de nombreux pays, que ce soit en Grèce, en Espagne, en Italie, en Belgique. La dernière étape est centrée sur la recherche artistique qui sous-tendait son œuvre. Bien qu’elle ait été une amatrice,  elle avait un véritable  œil artistique,  travaillant les perspectives, les angles de vue, ainsi que  le mouvement.  Finalement, il se dégage de son œuvre un professionnalisme certain et une recherche artistique, qui sont  aujourd’hui reconnus et appréciés.

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• “MARIANNE” ET “LES PRÉSIDENTS DE CABUcabu2021_1bis (2)

 FONT CAUSE COMMUNE JUSQU’AU 14 NOVEMBRE

• Jusqu’au  14 novembre, le musée du président Jacques Chirac à Sarran (Corrèze) présente une exposition dédiée aux différentes représentations de Marianne, symbole de la République, au fil des siècles. Le commissaire de l’exposition, en même temps que principal contributeur, est le journaliste Pierre Bonte,  qui est aussi un collectionneur invétéré.

ZZ Cabu (2)• En même temps, les visiteurs peuvent découvrir Les présidents de Cabu. Cette exposition  présente des dessins et caricatures dans lesquels Cabu, tragiquement disparu en 2015, lors de l’attentat terroriste contre Charlie-Hebdo, a croqué les chefs de l’État,  depuis Vincent Auriol (un de ses tout premiers dessins réalisé à seulement 11 ans en 1949) jusqu’à Emmanuel Macron, en  2014, alors qu’il  était encore à Bercy. Sous son crayon, ont défilé le général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard-d’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Certains ont fait la une de Charlie Hebdo, d’autres ont été hébergés dans les pages du Canard Enchaîné, dont Cabu était un pilier de l’équipe des caricaturistes. Outre les dessins qui ont été publiés, après avoir été peaufinés, avec une précision folle et un humour grinçant, l’exposition montre aussi des croquis et esquisses, dont un savoureux et inattendu De Gaulle, prenant un bain de pied et se coupant les ongles.

CELLES DE LA TERRE

UNE EXPOSITION POUR RENDRE VISIBLE
LE TRAVAIL DES FEMMES EN MILIEU RURAL

logo-musee-desktop• Elles ont été successivement “paysannes”, puis “ agricultrices”, avant de se retrouver aujourd’hui “ cheffes d’exploitations agricoles”. Derrière toutes ces appellations, elles ont occupé et elles occupent encore une place singulière dans l’histoire des femmes. Elles ont longtemps partagé avec les autres femmes des tâches domestiques qui leur étaient traditionnellement assignées, tandis qu’elles devaient s’accommoder d’une relative invisibilité dans le monde du travail. Leur existence s’est cependant jouée, et se joue encore pour une part d’entre elles, à la rencontre de la vie domestique et des besoins de l’agriculture. Elles…c’était les femmes en milieu rural.

ZZ celles d ela terreEn Bresse bourguignonne, là  où ont dominé les petites exploitations, l’imbrication de la famille et des activités agricoles a été  de tout temps la condition nécessaire du maintien du système.  Au gré des évolutions économiques et sociales globales, les femmes y ont difficilement trouvé des formes d’autonomie professionnelle, et plus largement sociale. Si elles ne sont plus aujourd’hui qu’un tout petit nombre à occuper un emploi dans ce domaine, l’importance du secteur primaire en Bresse bourguignonne et les particularités du système agricole bressan auquel elles ont tant contribué, valent la peine de revenir sur leur histoire. C’est ce que se propose faire cette exposition intitulée Celles de la terre. Le travail de femmes en milieu rural, à nouveau visible à l’Écomusée de la Bresse bourguignonne à depuis le 19 mai.

Infos pratiques : Ecomusée de la Bresse bourguignonne Château départemental de Pierre-de-Bresse 71270 Pierre-de-Bresse Contact : Tél : 03.85.76.27.16 Courriel : ecomusee.de.la.bresse@wanadoo.fr .

HISTOIRE

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LA PRESSE BOURBONNAISE

FACE AUX GRANDES CRISES DES ANNÉES 1898-1945

Sans titre (3)Les archives départementales de l’Allier proposent sur leur site une exposition virtuelle consacrée aux grandes crises politiques vues par la presse, entre la fin du XIXè siècle et la seconde guerre mondiale : “ Sous la IIIe République, la presse écrite se démocratise et devient un média de masse, peut-on lire en introduction. La liberté de la presse acquise en 1881 et les lois scolaires de 1881 et 1882 favorisent le développement d’un lectorat massif. Dans le même temps, les innovations techniques rendent possible la baisse du prix des journaux. L’introduction des presses mécanisées (en 1841 chez Desrosiers à Moulins), puis des rotatives à la fin du XIXe siècle, ainsi que le financement d’une partie des coûts d’impression par la publicité, vont permettre la diffusion des journaux à bas prix jusque dans les campagnes. Il s’agit d’une révolution médiatique et civique : le citoyen a dorénavant les moyens de lire un journal pour se forger une opinion et participer au débat démocratique. Dans la première moitié du XXe siècle, 46 titres paraissent dans le département. Dans cet ensemble dominé par la presse de droite, certains journaux se distinguent par leur tirage, leur longévité ou leur niveau de politisation”.

17- Marx Dormoy et Isidore Thivrier réélus députés dès le premier tour (2)
Le Combat social (19 avril 1936),

• Intitulée Les répercussions des crises nationales dans la presse départementale (1898-1945), elle s’ouvre sur une présentation des principaux titres de la presse départementale et de leurs orientations politiques (Le Courrier de l’Allier, La Croix de l’Allier et le Progrès de l’Allier à Moulins, Le Centre et Le combat social  à Montluçon, Le Bourbonnais républicain à Vichy. L’exposition  se décline en sept grands thèmes: l’affaire Dreyfus, Le retour de la censure pendant la Première Guerre mondiale, L’affaire Stavisky, Le 6 février 1934, La victoire du Front populaire, Les accords de Munich et  La presse du département de l’Allier sous l’Occupation. Rappelons qu’une autre exposition virtuelle est visible sur le même site. Elle porte sur L’Allier pendant la première guerre mondiale (1914-1919).

• L’ASSASSINAT DE MARX DORMOY

THÈME D’UNE VISIOCONFÉRENCE DES ARCHIVES DE LA DRÔME

• À l’occasion du 80ème anniversaire de l’assassinat de Marx Dormoy, les archives départementales de la Drôme organisent une visioconférence  présentée ainsi:

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►  Infos pratiques: Les modalités  de connexion figurent sur le site des archives départementales de la Drôme

• LE MAITRON DES FUSILLÉS (1940 – 1944)

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28 000 NOTICES BIOGRAPHIQUES EN LIGNE

DONT 366 POUR L’ALLIER

couv-fusilles• 28 000, c’est le nombre de notices que contient le dictionnaire Maitron sur Les fusillés (1940-1944). Lancé il y plusieurs années, ce vaste projet  national avait pour but de rédiger les  biographies de l’ensemble des victimes tuées pour faits de répression (fusillés et exécutés par condamnation et comme otages, exécutés sommaires, massacrés, morts en action)  sur le territoire français entre 1940 et 1945. Après la publication en 2015 d’un volume papier  de près de 2000 pages (Les fusillés 1940-1944, éditions de l’Atelier, 30 €), ces  biographies sont désormais accessibles sur le site du Maitron.

• À l‘échelle des quatre départements de l’ancienne région d’Auvergne, le travail  est également achevé, avec la mise en ligne de 1 550 notices biographiques. On peut donc  accéder aux notices de l’Allier (366 notices), du Puy-de-Dôme (559 notices), du Cantal (404 notices) et de la Haute Loire (221 notices). Il en est de même pour les départements voisins  comme le Cher, la Creuse, la Nièvre ou la Loire... et pour la France entière (Ci-dessous un exemple de notice: Maurice Chalmet, alias Barat )

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• En avril ou mai 2022, Mourir au maquis, mourir pour le maquis, un  colloque national organisé à Clermont-Ferrand permettra une première restitution scientifique du travail mené à l’échelle du pays. Il sera organisé par l’Association pour un Maitron des Fusillés et Exécutés en partenariat avec l’Université Clermont Auvergne. Initialement prévu à la fin de 2020, il avait dû être repoussé en raison de la pandémie de Covid 19.

• En attendant, un atelier d’échanges entre les futurs intervenants du colloque a été  organisé en visioconférence, le 6 mai, via l’application Zoom. Ouverte au public, cette réunion présentait les premiers résultats des recherches et  d’échanger en direct, selon le programme suivant :

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Le massacre de la carrière des Grises à Prémihat (14 août 1944): 42 otages fusillés

► 10 h 00- 12 h 00: Introduction par Vincent Flauraud, Maître de conférences en Histoire contemporaine, Université Clermont-Auvergne, coordinateur pour l’Auvergne du Dictionnaire Le Maitron – Les problématiques des maquis, par Fabrice Grenard, historien, spécialiste de l’Histoire des maquis en France – Les maquis du sud-est, par Jean-Marie Guillon, Professeur des universités émérite, auteur d’une thèse sur la Résistance dans le Var – Table ronde avec  Fabrice Grenard, Jean-Marie Guillon, Claude Pennetier, Dominique Tantin, Eric Panthou.

► 14 00 – 17 00 : L’Auvergne et le Massif central. – La répression à l’échelle de l’Auvergne : Premier  bilan et quelques pistes de réflexion (Éric Panthou, chercheur associé au Centre d’Histoire Espaces et Cultures) – Les maquis de l’Allier. Dénombrement et identifications des victimes (Henri-Ferréol Billy, historien, auteur du blog Histoire et généalogie)Le camp FTP Wodli Haute-Loire Ardèche  (Michelle Destour, historienne) – Les maquis en Haute-Vienne (Dominique Tantin, professeur agrégé et docteur en histoire, Président de l’Association du Maitron des Fusillés) – Table ronde,  sous la présidence de Jean-Marie-Guillon.

• LES CREUSOIS

DANS LA COMMUNE DE PARIS

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La proclamation de la Commune

• Qui étaient ces Creusois qui ont combattu et sont tombés lors de la Commune de Paris, entre le 18 mars et le 28 mai 1871 ? En se basant sur les travaux de Pierre Urien et de Françoise Bédoussac, publiés dans les Mémoires de la Société des Sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse entre 1990 et 1995, l’édition limousine de  La Montagne  apporté quelques éléments de réponse. L’article rappelle d’abord que “dès le début de la Commune, de nombreux Creusois, pour la plupart ouvriers du bâtiment, s’engagèrent dans la rébellion, ce qu’ils paieront de leur vie ou de leur liberté”. C’est ce qui explique que 150 ans plus tard,  la Creuse et les Creusois soient en pointe pour leur rendre hommage, à travers différentes initiatives.

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Les combats au Père-Lachaise

• Les fédérés creusois étaient majoritairement des hommes, dans la force de l’âge (moyenne : 31 ans) et célibataires. En se basant sur les documents relatifs à l’arrestation et au jugement de 218 d’entre eux on constate qu’ils étaient originaires des cantons de La Souterraine (21), Dun (17), Felletin (17), Le Grand-Bourg (16), Guéret (16), Bénévent (15), Bonnat (15), Saint-Vaury (13), Pontarion (12), Aubusson (11), Bourganeuf (11), Saint-Sulpice-les-Champs (9), Ahun (7), Jarnages (6), Chénérailles (5), Bellegarde (4), Châtelus-Malvaleix (4), Gentioux (4), Royère (3), Auzances (3), Boussac (2), La Courtine (2), Crocq (2), Evaux-les-Bains (2), Chambon-sur-Voueize (1).

Costumes_militaires_de_la_Commune_d'après_nature_par_A._Raffet (2)• 206 Creusois étaient engagés dans la garde nationale et dans  les corps francs, dont 18 avec le grade d’officier et 14 celui de sous-officiers, aucun ne dépassant le grade de capitaine. Le défaut d’instruction y est sans doute pour quelque chose. Seul Louis Parry, de Chénérailles, fait exception : peintre en bâtiment, il avait acquis une formation militaire chez les Hussards où il avait servi de 1852 à 1859. Nommé lieutenant lors du 1er siège, il avait été cassé pour voies de fait en état d’ivresse, avant d’être élu capitaine, le 13 mai 1871, par le 21ème  bataillon de la garde nationale.

Z Commune• Soixante-trois Creusois furent faits prisonniers le 28 mai, dernier jour de la Commune, mais on ignore combien d’autres moururent en défendant les barricades ou furent exécutés sans jugement par les Versaillais.  Sur la base du rapport Appert comptabilisant les communards condamnés, tués au combat ou exécutés, Pierre Urien estime à 1.600 le nombre de disparus.

• Rappelons également qu’en 2012, l’historien Stéphane Trayaud avait déjà publié “Les Oubliés de l’histoire : les Limousins dans la commune de Paris” (éd. Mon petit éditeur, 432 p, 26 €). Dans cet ouvrage préfacé par l’ethnologue Maurice Robert,  il avait dressé la liste nominative et biographique des 1.531 Limousins identifiés comme ayant participé à la Commune de Paris.

PATRIMOINE

Sans titre (2)• HUIT SITES  ILLUMINÉS JUSQU’AU 18 SEPTEMBRE
DONT DEUX NOUVEAUX

• Les projecteurs du festival Lumières sur le Bourbonnais vont se rallumer au cours des soirées d’été. Ces  spectacles gratuits et familiaux qui illuminent des monuments emblématiques du Bourbonnais et qui permettent de renouer avec leur histoire se dérouleront désormais  sur 8 sites différents.  Seront illuminés  dès le 9 juin ceux de Commentry (Hôtel de ville), Cusset  (Taverne Louis XI de l’Hôtel de la Borderie), Montluçon (Château des ducs de Bourbon), Moulins (La Mal-Coiffée et le château des ducs de Bourbon) et Néris-les-Bains (le théâtre André-Messager). Pour Vichy (Palais des congrès et Opéra) ce sera le 11 juin.Numérisation_20210519 (3)

• Deux nouveaux sites viendront s’ajouter à la liste : Bourbon-l’Archambault (la forteresse médiévale), le 9 juin,  et ChâtelMontagne (L’église Notre-Dame), le 12 juin. Chacun des deux nouveaux spectacles a nécessité un investissement 630 000 €, de la part du département, avec un soutien de la région, à hauteur de 42%. Le document ci-dessus, extrait du magazine Reflets d’Allier (mai-juin 2021) donne un aperçu de ces deux nouveautés.

• Les illuminations qui restent tributaires de l’évolution des conditions sanitaires,  auront lieu quotidiennement, dès la tombée de la nuit. Afin de respecter le couvre-feu, jusqu’au 29 juin, elles cesseront  à 22 h 45. Ensuite, du 30 juin jusqu’au 18 septembre, la dernière séance aura lieu  à 23 h 30. Pour le détail des horaires et des spectacles, on pourra consulter le site Lumières sur le Bourbonnais.

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• LA MAL COIFFÉE EN CHANTIER(S)

852_001 (2)◄ L’ancien château des Ducs des Bourbons et son donjon,  La Mal Coiffée, à Moulins, n’avaient connu aucun chantier depuis une vingtaine d’années. À l’époque, le  Département de l’Allier, propriétaire du monument depuis 1986, avait fait réaliser  la réfection des extérieurs. Depuis 2020, c’est un nouveau chantier, à hauteur de 1,9 M € qui a été ouvert. Placé sous l’autorité d’un architecte en chef des monuments historiques de France et  sous le contrôle de la DRAC Auvergne, il fait  appel à des  entreprises locales spécialisées dans la réhabilitation du patrimoine.

• La première étape concerne la sécurisation des lieux et leur accessibilité au rez-de-chaussée pour les personnes à mobilité réduite. La configuration de l’ancien château des Bourbons le rendant  peu adaptée à l’accueil du public, de plus en plus nombreux chaque été, il a été décidé d’aménager une seconde porte qui débouche dans une ancienne petite cour de promenade destinée aux prisonniers, lorsque la Mal Coiffée était une prison. Elle donne sur  la place de la Déportation et sur  la rue Louis-Mantin.

• Au fil des travaux, la Mal Coiffée a révélé de nombreux éléments cachés, tels  que des pièces, des cheminées ou des portes, apparus ou disparus au gré des aménagements réalisés à différentes époques. Sous l’enduit des murs, on a mis au jour de nouveaux graffitis qui ont été traités pour assurer leur conservation. Des recherches archéologiques ont été menées de conserve. L’entrée du donjon a été complètement refaite afin de retrouver une part de l’époque médiévale, à l’image de l’entrée nord.

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La maquette du palais ducal

• La première pièce réhabilitée, faisant suite à la cour d’entrée passée, servira à accueillir la partie d’exposition permanente consacrée au  château et à son histoire, avec toutes les modifications qu’il a subies, des origines au XXè siècle. On  y trouvera la  maquette de l’édifice et la frise chronologique récapitulant son histoire. Dans la grande pièce  totalement rénovée du rez-de-chaussée, une scénographie  projetée sur le mur permettra au visiteur de s’immerger  dans le déroulement d’une journée à la cour d’Anne de France. Point final de la visite : la montée au sommet du donjon de 45 m de haut pour bénéficier d’une vue panoramique sur la ville.

106935944_3097020087040399_7265919595696318018_o• Pour ne pas oublier que le site servit  aussi de prison, notamment sous l’Occupation, il a été décidé que l’exposition L’Allier comme en 40, serait  prolongée durant tout l’été, compte tenu du succès qu’elle avait connu en 2020. En complément, sera présentée l’histoire de la Moulinoise Simone Léveillé, résistante de la première heure. L‘accueil des visiteurs à la Mal Coiffée reprendra au mois de de juillet. 

► Savoir plus…  Le Pass 12/4/3 offre l’accès au Musée Anne-de-Beaujeu, au Musée de l’illustration jeunesse,  à la Maison Mantin et à la Mal Coiffée, pendant 3 jours et pour 12€, durant cet été. Renseignements sur le site des Musées de l’Allier.

VISITATION

•À LA RECHERCHE DE NOUVEAUX LOCAUX
PLUS VASTES ET PLUS FONCTIONNELS

• Pour  mettre en lumière ses  collections d’exception, qui ne cessent de s’accroître, le Musée de la Visitation de Moulins a besoin d’un espace plus vaste et plus fonctionnel. Abrité  depuis une vingtaine d’années dans les locaux de l’Hôtel Demoret, une bâtisse du XVè siècle située dans le cœur historique de Moulins, il occupe trois étages, ce qui pose de plus en plus de problèmes d’accessibilité. Autre handicap : l’exigüité des 9 salles qui rend compliqué  l’accueil de groupes, notamment au vu des normes sanitaires actuelles. Enfin, il devient impossible de dégager un espace supplémentaire, faute de pouvoir “ pousser les murs”. Or, dans le même temps, les collections déjà  riches de plus de 16 000 pièces,  minutieusement inventoriées par Jean Foisselon et  Gérard Picaud, ne cessent de s’enrichir, grâce aux dépôts effectués par les monastères de l’Ordre de la Visitation. Dernier en date, celui des archives manuscrites provenant du monastère de  Nevers, effectué à l’automne 2020.

• Contrairement à ce que beaucoup peuvent croire,  nombre de pièces ne relèvent pas de la  seule histoire religieuse ou artistique.  Elles concernent aussi directement  l’histoire de France, voire celle de l’Europe. L’examen des documents  renvoie régulièrement à des temps forts de l’histoire nationale comme les croisades ou la révolution française.

affiche visitation (2)• L’amélioration et le renouvellement de la présentation des collections, tout comme celle des expositions annuelles, ainsi que la volonté d’ouverture à public plus large et plus nombreux, passent donc par un déménagement, qui suivra la création d’un nouveau musée. Si le maire de Moulins, Pierre-André Périssol, avait évoqué la question lors des élections, il reste à la concrétiser  en commençant par la recherche de cofinancements, tels que le département et la région Aura. En attendant, les premières discussions pour cerner le projet ont débuté entre la ville de Moulins, les responsables du musée et les Religieuses de la Visitation, qui restent propriétaires du fonds déposé. Pour Bernadette Martin, adjointe à la culture, il ne doit pas s’agir de créer un musée uniquement religieux, mais “de faire connaître des spécialités de l’artisanat d’art, la statuaire, les arts du textile, l’orfèvrerie, le verre, le mobilier, de s’intéresser aux relations entre les grandes familles européennes”.  Le nouveau site, qui comprendra un centre documentaire,  devra aussi permettre de s’ouvrir davantage aux chercheurs en leur offrant de meilleures conditions de travail et d’accueil. À suivre  donc…

LINE RENAUD

ENRICHIT LES COLLECTIONS DU C.N.C.S

Z LR 2 (2)• Au terme d’une très longue carrière, sur scène, au cinéma et à la télévision, Line Renaud qui fut tout à la fois chanteuse, comédienne et meneuse de revue, a fait don d’une quarantaine de tenues de scène au C.N.C.S. À ces tenues, viennent s’ajouter des accessoires et des vêtements personnels. L’ensemble constitue un reflet de  son immense carrière de meneuse de revues de music-hall, que ce soit  à Paris ou  à Las Vegas, mais aussi d’actrice de théâtre et de cinéma. De quoi enrichir encore  les collections du musée qui comptent déjà 10 000 pièces, entre costumes de théâtre, de danse et d’opéra, du milieu du XIXe à nos jours. Si l’essentiel du fonds provient de ses trois institutions fondatrices (la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l’Opéra national de Paris), une autre partie est issue des dons effectués par des compagnies, des artistes et des théâtres. Ceux effectués par Line Renaud contribueront à renforcer le fonds dédié au music-hall qui compte déjà des pièces de grands interprètes de la chanson, tels que Maurice Chevalier, Dalida ou encore Bashung.

ZLR (2)• En 2016, lors de l’exposition Déshabillez-moi, consacrée aux costumes de la pop et de la chanson, la “Demoiselle d’Armentières”  avait visité le CNCS, qui présentait alors  quatre  tenues de scène qu’elle avait portées. Selon Delphine Pinasa, directrice du C.N.C.S., “elle avait été très impressionnée par le musée, les compétences qu’elle y avait découvertes, le savoir-faire en matière de conservation”. C’est à la fin de 2020 que l’artiste a  annoncé son intention de faire cet important don.  Pêle-mêle on y trouve des tenues portées lors d’une de ses premières revues, Plaisirs (1959-1963), reprise ensuite  à Las Vegas, mais aussi lors du Dean Martin Show et  du Las Vegas show, ou encore des tenues de théâtre lorsqu’elle a joué dans Folle Amanda (1981) et Pleins feux (1991). Autre volet de ce don, des tenues personnelles signées par  Pierre Cardin, Guy Carven, Christian Dior ou Christian Lacroix. Elle les a revêtues  lors de grands événements comme les 75 ans de Loulou Gasté au Paradis Latin, en 1983, ou  le 61ème  Festival de Cannes en 2008.  Pour que ces pièces  puissent faire l’objet d’une exposition, il faudra toutefois attendre au moins jusqu’à 2024, le planning des expositions temporaires affichant complet jusqu’à cette date.

Logo VichyRESTAURATION DE L’ÉGLISE SAINT-BLAISE 

UNE CURE QUI VA S’ÉTALER SUR QUINZE ANS

ZSBL (2)• Dominée par la statue de la Vierge et par un  clocher de 67 m de haut, l’église Saint-Blaise et Notre-Dame des malades, est installée depuis un siècle dans le paysage vichyssois. Sur le rocher des Célestins, dans un quartier historique qui fait voisiner pavillon Sévigné, maison natale d’Albert-Londres, musée de l’Opéra, centre culturel Valery-Larbaud et  villas remarquable, l’église de style Art Déco, inscrite aux M.H. depuis 1991,  ne manque pas de faire lever les yeux aux visiteurs, autant pour sa verticalité que pour les choix originaux qui ont présidé à sa construction. 

ZSBL I (2)• C’est dans les années 1920, alors que le thermalisme rayonnait,  que le projet de construction avait été lancé par le chanoine Robert, avec un appel aux dons. Si la première pierre a été posée en décembre 1925, il aura fallu une trentaine d’années pour que l’édifice soit achevé. Pour sa conception, on avait alors fait appel Jean Liogier et Antoine Chanet, architectes vichyssois. Leur mission  présentait de sérieuses difficultés, notamment celles  liées à la nature instable des sols. Ils avaient fait un double choix original : bâtir l’église dans le style Art Déco, qui était alors à son apogée,  en utilisant comme matériau le béton.

• Autre originalité : au plan traditionnel,  cruciforme, avec  transepts, et bas-côtés, on a substitué un plan basilical terminé, du côté de l’entrée par un demi-cercle et sans abside. Autres caractéristiques : une domination de la verticalité perçue comme un  symbole de l’élévation de la pensée, et un contraste majeur entre la sobriété de l’extérieur par rapport au foisonnement Art déco de l’intérieur, jouant sur les images (dont des mosaïques et marqueteries)  et le recours à des matériaux tels que marbre, onyx.

ZSBL Int (2)

• Au fil des décennies, l’édifice bientôt centenaire a accumulé des problèmes liés à son vieillissement, tels que l’étanchéité défaillante, l’apparition de  fissures, des aciers corrodés ou encore des peintures intérieures abîmées. C’est ce qui a conduit les Services de la ville de Vichy  à lancer un diagnostic complet, pour établir un état des lieux et un programme pluriannuel de travaux à réaliser sur une  période de 15 ans.  Il s’inscrira dans le cadre de la convention Cœur de ville et il  débutera au premier semestre de 2022.

• La première étape concernera les problèmes structurels. Suivront la rénovation des décors intérieurs avec les fresques de la voûte, de la nef, du chœur, des balcons de Notre-Dame des Malades, ainsi que leur mise en lumière. Il faudra y ajouter la restauration des  voûtes et piliers et la question de l’accessibilité, avec l’installation d’un ascenseur. Le plan de financement s’établit à plus de 600 000 €, avec 330 000 € d’aides publiques attendues, dont la plus grande partie en provenance de l’État, via la Drac, et du département.

• L’INSCRIPTION DE VICHY

AU PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO…

PREMIÈRE ÉTAPE DÉCISIVE FRANCHIE LE 4 JUIN

195998315_2131010873729535_8963714905578474367_n (2)• Le  4 juin, les  experts internationaux d’Icomos, l’organisation consultative de l’Unesco, ont rendu public  le rapport concernant la candidature de Vichy avec 10 autres grandes villes d’eaux d’Europe. Il recommande l’inscription de la candidature des 11 villes thermales européennes au patrimoine mondial de l’Unesco. Une recommandation qu’il n’est pourtant pas facile de décrocher dès la première fois, à l’image de ce  qui était arrivé à la chaîne des Puys qui avait dû revoir sa copie à plusieurs reprises.

• La suite, ce sera fin juillet, en Chine, lors du 44ème  Comité du patrimoine mondial qui devrait confirmer cette décision, faisant entrer Vichy dans Les Grandes villes d‘eaux d’Europe, une appellation préférée à celle de Great spas of Europe.  Dans l’attente, on peut effectuer une très agréable promenade virtuelle  dans une trentaine de sites patrimoniaux remarquables de la cité thermale, via le site Vichy patrimoine mondial  qui vient d’être revu.

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PATRIMOINE MONTLUÇONNAIS

DES PROJETS DE RESTAURATION ANNONCÉS

Z Saint Paul (2)• Restaurer l’attractivité de Montluçon, passe par la restauration de son  patrimoine, plus riche qu’on ne le pense souvent. C’est l’objectif du  programme de travaux que la municipalité  compte lancer, à plus ou moins longue échéances, sur plusieurs sites classés et emblématiques. Premier chantier, celui de l’église Saint-Paul, achevée en 1869, au cœur de ce qui était le quartier ouvrier et industriel, la Ville-Gozet. Avec sa structure en fer et en fonte, coulée par les usines de Hauts Fourneaux et de Saint-Jacques, l’édifice classé M.H. en 1987, fait figure de rareté en France. L’urgence est de résoudre les problèmes d’infiltration d’eau qualifiés de “sévères”. Il faudra pour cela prévoir un budget de 376 000 €.

• Le château de la Louvière et son parc, nés de l’imagination de l’industriel François-Joseph Troubat et construit entre 1926 et 1953, souffre lui aussi d’infiltrations. Avant même de réfléchir à la réfection des pièces, il  est indispensable de  mettre hors d’eau  le “petit Trianon montluçonnais”, légué à la ville et  classé M.H. depuis 1994. Montant de la facture : 465 000 € pour un chantier d’un an.

ZZ Ch (3)• Le Vieux Château et la cité médiévale devraient faire l’objet d’un travail de fond mêlant programme architectural et programme culturel. Comme Moulins, la ville souhaiterait décrocher le label Ville d’art et d’histoire, pour que les touristes ne fassent pas que passer. Selon le maire, Frédéric Laporte,  il faut faire du château “un vrai outil de culture et d’histoire”. L’un des objectifs est de transformer l’esplanade en un espace “ multi-activités, un lieu de loisirs, de détente, avec des concerts plus adaptés au site”. Une réflexion est également engagée sur l’hôtel de ville, en rendant notamment à la salle des congrès son lustre d’antan, ce qui passerait par exemple par les verrières d’origines qui redeviendraient visibles.

• La quatrième et dernière phase de la restauration du retable de l’église Notre-Dame de Montluçon a été lancée. Elle concerne les boiseries et les dorures du tabernacle et des gradins. Il faut pour cela consolider les menuiseries, restituer les sculptures manquantes et reprendre toutes les dorures à la feuille d’or. Une souscription a été ouverte sur le site de la Fondation du Patrimoine.

 • CHÂTEAU DE LEVIS, À LURCY-LÉVIS

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UNE NOUVELLE ASSOCIATION POUR SAUVER
“LE PETIT FONTAINEBLEAU” BOURBONNAIS

• Une nouvelle structure associative, l’association du château de Lévis, a été créée en avril C’est un Franc-Comtois   formé au génie civil,  Guillaume Bourbon, qui en est à l’origine. Il en assume la vice-présidence, tandis que  Jean de Menton, propriétaire du site, en est temporairement le président. L’objectif est de redonner vie au château de Lévis, en commençant par la restauration de ses toitures pour le mettre hors d’eau.

Jean-de-Menton• Le château, inscrit à l’inventaire des M.H. depuis 1945 a été racheté en 2000 par Jean de Menton (photo ci-contre) mais il est resté inhabité depuis des années et son état de délabrement n’a fait qu’empirer, accéléré encore par de nombreux actes de vandalisme. En 2018, la famille  Guyot qui en avait été propriétaire entre 1995 et 2000, avait tenté en vain d’alerter le public, avec l’association Adopte un château. Quant à la pétition adressée au ministère de la culture pour que Lévis soit classé monument historique, elle n’a pas abouti non plus. Jean de Menton, lui-même, avait annoncé différents projets dont Vu du Bourbonnais s’était fait l’écho, mais aucun n’a pu se concrétiser.

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• La nouvelle association a débuté les travaux : Guillaume Bourbon, épaulé par Philippe Guéroult qui dit éprouver une véritable fascination pour le monument, a procédé à l’élagage des deux allées de tilleuls et le lierre qui envahissait la façade principale a été arraché.LEVIS3 Autre chantier ouvert, celui de l’entretien du parc. Le plus dur reste à venir avec les toitures à reprendre, afin de protéger les charpentes qui sont encore en bon état,  le remplacement des vitres cassées et les très nombreuses menuiseries en très mauvais état à restaurer. L’urgence est donc de mettre l’édifice hors d’eau avant l’hiver et d’assurer le clos de tout le rez-de-chaussée afin de décourager  vandales et voleurs : outre des tomettes, deux horloges avec leurs mécanismes et une  cheminée en pierre de tailles ont ainsi disparu. Autre préoccupation: l’état des planchers qui menacent ruine.  Pour faire rentrer des fonds, divers projets d’animation dans la cour du château sont à l’étude, avec notamment un marché et une brocante. L’exploitation des 8 ha de prairie, avec la vente du fourrage pourrait aussi dégager des revenus. Du côté de la Drac Auvergne-Rhône-Alpes on continue à suivre le dossier en envisageant d’accompagner  un éventuel programme de travaux, tranche par tranche.

Contacts : Association du château de Lévis : Tél :  07.88.28.83.40 et courriel via le site internet de l’association. Le site permet aussi de recueillir des dons. 

Clermont-Ferrand• LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION

EN TRAVAUX  POUR  TROIS ANS… AU MOINS

Z cat 1 (2)• Après l’incendie de Notre-Dame de Paris, l’État avait décidé de lancer un plan de 80,5 M€ pour restaurer 87 cathédrales en France. À ce titre, une première enveloppe de 3,8 M € a été allouée pour financer une importante opération de restauration de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, de Clermont-Ferrand. En 2017, l’édifice dont l’origine remonte  au milieu du XIIIè siècle, avait déjà  été classé en “état de péril partiel”. Ces travaux, qui constitueront  le deuxième plus gros chantier de cathédrale, en France, commenceront en 2022. Au programme, sont inscrites la restauration de la  toiture, dont la couverture en plomb remonte à la Renaissance, et l’étanchéité des terrasses.

• Les études préalables étant terminées, les appels d’offres seront lancés à l’automne et le chantier s étalera sur au moins trois années, entre le printemps 2022 et 2025. Il reste à choisir entre deux possibilités pour le plomb des toitures : soit le remplacement par des plaques neuves, soit leur retrait pour les fondre avant réutilisation.

Z cat (2)La tour de la Bayette, dont l’accès est fermé depuis trois ans, mais  qui offre un point de vue unique sur la ville et sur le puy de Dôme, devrait être rouverte au public, après travaux de sécurisation. Les modalités,  qui sont tributaires du déroulement du chantier, restent toutefois à préciser. La nouvelle a été accueillie avec satisfaction par  le père Paul Destable,  recteur de la cathédrale, qui rappelle que la  Bayette attirait plus de 20 000 visiteurs par an. Quant à la crypte, toujours fermée depuis le  plan Vigipirate  de 2015, son accès devrait redevenir possible à partir de l’été.

ÉGLISES BOURBONNAISES EN CHANTIER

185737670_10157800058991784_9164971597107407511_n (2)• L’hebdomadaire La semaine de l’Allier,  daté du 13 mai, a consacré  un dossier au patrimoine religieux bourbonnais. Selon Laurent Poirier, délégué départemental de la Fondation du patrimoine, “il y a une prise de conscience des pouvoirs publics sur la nécessité de préserver le patrimoine religieux, même le plus petit”. Face à un discours qui donne souvent dans la sinistrose, il dit ne pas être “trop d’accord avec les analyses selon  lesquelles notre patrimoine religieux serait en train de dépérir, faute de moyens. Il y a eu une véritable prise de conscience depuis  Notre-Dame, pour preuve, l’engouement autour de la restauration de Souvigny. Aujourd’hui, les financements publics comme privés sont nombreux. Et nous avons la chance d’avoir un département très généreux”. Finalement, à ses yeux, “d’ici 10 ans, il n’y aura plus d’églises en état de péril dans l’Allier”.

Parmi les chantiers de restauration  évoqués au fil des pages, outre celui de Souvigny, qualifié de “ restauration du siècle”, l’hebdomadaire mentionne aussi Chateloy et ses trésors, l’église Saint-Jean-Baptiste de Laprugne (“400 000  € de travaux pour en finir avec les accidents à répétition”), la chapelle de Lavoine, qui appartient aux Lavoinais, ainsi que l‘église romane de Contigny (“Urgence à Saint-Martial. Un bon million d’euros pour sauver l’église”). L’ église de Magnet a été dotée d’un nouveau beffroi  qui a nécessité l’emploi de trois tonnes de bois de chêne. Dans le même temps,  une  nouvelle  porte a été  réalisée  à l’identique de l’ancienne, dans le même matériau.  

• Autres chantiers en coursÀ Saint-Clément, des travaux d’urgence ont été lancés pour sauvegarder  l’église, fermée aux fidèles depuis septembre 2020. À Saint-Gérand-le-Puy , l’église (XIe siècle) continue d’être restaurée. Après le transept, c’est le chevet et la sacristie qui ont fait l’objet de travaux. Il reste à envisager la restauration de la nef et des bas-côtés.

CHAVENON

Z chavenon (2)• Après la restauration de la flèche du clocher en 2006, culminant à 33 m, les élus de Chavenon avaient décidé en 2018 d’engager des travaux de restauration – conservation  de l’église, seul monument historique du patrimoine communal. Le montage financier ayant été bouclé en 2019, le chantier a pu débuter en 2019, pour un montant de  près de 64 000 €, financé par l’état, le département et la Région, avec abondement par une souscription de la Fondation du patrimoine et des mécènes de l’Allier, à hauteur de 10 000 €.  De quoi réaliser le crépi à la chaux  des façades nord et sud, la couverture et la charpente de la sacristie, ainsi que les coyaux de la charpente et la lucarne du clocher.

SAINT-DÉSIRÉ

• La troisième tranche des travaux de restauration de l’église de Saint-Désiré a été lancée. Elle porte sur la rénovation de la façade nord et elle  va nécessiter un investissement  de  près de 309 000 €, couvert à 83% par des subventions.  Un chantier long et complexe qui doit  s’étaler sur plusieurs mois…et qui devra être prolongé ultérieurement par une quatrième phase.  

NOTRE-DAME DE SAINT-VICTOR
UN CHANTIER QUI RISQUE D’ÊTRE “SEMÉ D’IMPRÉVUS”

• Au moins 600 000 € pour un chantier qui risque d’être semé d’imprévus”, selon le maire, Jean-Pierre Guérin…C’est la première estimation de la facture globale des travaux à entreprendre, dont certains de toute urgence, à l’église Notre-Dame de Saint-Victor.015_001 (2) Première étape, il va falloir descendre la cloche  principale qui, après s’être décrochée  de son support, au cours de l’office du 8 mai, s’est retrouvée par chance coincée dans l’enchevêtrement de la charpente. Depuis, elle a été déposée sur la voûte mais  l’édifice a été fermé.

• Une étude préalable réalisée  par Christelle Auroy, architecte du patrimoine, a permis de dresser un inventaire. Selon elle, “le monument accumule une série de travaux anciens réalisés dans l’urgence et certainement à l’économie”. Il va donc falloir “sérier ce qui est à envisager pour consolider un édifice  devenu fragile au fil du temps. Du sol au dôme, en passant par la nef, le chœur et les chapelles, la réparation du beffroi et du dôme est à entreprendre en premier”.  Au fil des campagnes de travaux, des renforts qui avaient été posés ont contribué à alourdir l’édifice dont la toiture est elle-même en mauvais état. Dans un premier temps, un échafaudage devrait être installé afin de mutualiser les travaux de la charpente du clocher et du beffroi. Il faudra aussi envisager  des travaux sur la nef, le chœur et les chapelles, autant pour les charpentes que pour les toitures.

CHAPPES

482_001 (2)• En juin, les élus de Chappes se sont penchés sur les travaux de restauration à entreprendre  à l’église Sainte-Anne, le projet étant en suspens depuis 2015.  Classé M.H., l’édifice religieux a été  construit sur plus de 500 m2, entre le XIè et le XIIè siècle et un diagnostic a permis de cerner les priorités.  Elles concernent la reprise  de la toiture et de la façade de la tour d’accès au clocher coiffée en poivrière, ainsi que le porche occidental. Sur ce dernier, le temps a eu raison de plusieurs colonnettes et, si un tympan a  été refait au XIXè siècle, il souffre d’une importante érosion.

• La facture s’élève à 200 000 €,  un montant   que le budget de la commune de 240 habitants ne pourrait supporter, s’il n’y avait des subventions. Elles proviendront  de la Drac, du département et de la région, en y ajoutant le soutien de la Fondation du patrimoine et l’appui de l’association locale des Amis de Notre-Dame. Les dossiers sont en cours de préparation et les travaux pourraient commencer en fin d’année.

LA CARTE AUX TRÉSORS

VERSION BOURBONNAISE

SUIVIE PAR PLUS DE DEUX MILLIONS DE TÉLÉSPECTATEURS

• Tournée en septembre 2020, l’émission La carte aux trésors, animée par Cyril Férraud, a séduit plus de deux millions de téléspectateurs, lors de sa diffusion sur France 3, le 5 mai. La zone de jeu s’étirait le long du Val d’Allier, de Moulins jusqu’au nord de Vichy, au sud en passant par Saint-Pourçain-sur-Sioule et Lapalisse. Une belle promotion pour le bourbonnais et son patrimoine, à travers les survols de Vichy et de Moulins, mais aussi d’Agonges, de Souvigny, de Bourbon l’Archambault et de bien d’autres sites. Il reste maintenant à savoir quelles en seront les retombées en terme de fréquentation touristique.

 • SI LE LYCÉE BANVILLE

NOUS ÉTAIT CONTÉ…

148_001 (2)• Après une exposition présentée en 2019 et une première édition réalisée en 2020, l’album Si Banville m’était conté, consacré à l’histoire du célèbre lycée moulinois depuis son inauguration, le 16 juin 1803, vient de faire l’objet d’une nouvelle édition qui a été enrichie  Rédigé par Émilie Mailhot et Lionel Rey, les documentalistes de l’établissement, il est riche de 72 pages illustrées de nombreux documents, et  il s’ordonne autour de 17 thématiques. Le premier tirage à 200 exemplaires avait été immédiatement épuisé et il ne fait guère de doute qu’il devrait en être de même pour les 100 exemplaires de la nouvelle version. Elle est disponible à la loge située à l’entrée du lycée, au prix de 10 €, à régler par chèque uniquement (Tél : 04 70 44 26 42).

• CLAUDE ROYÈRE, À LA RECHERCHE DES 13 000 CROIX

QUI PONCTUENT LE PAYSAGE CREUSOIS

Z Croix (2)• En amateur éclairé, passionné par les croix qui ponctuent les paysages de la Creuse, Claude Royère leur consacre depuis des années une partie de ses loisirs. Au hasard de ses multiples randonnées pédestres et balades moto, il a entrepris de les localiser et de les photographier. Il a ainsi accumulé à ce jour plus de 5 000 photographies et répertorié les croix d’une trentaine de 30 communes. La tâche est bien  loin d’être achevée, le département comptant 256 communes.  Pour lui, derrière chacune d’entre elle, se cache une histoire et il dit aimer parler avec les gens qui connaissent leur origine : “ Ceux qui savent vont mourir, et la mémoire orale de ce patrimoine mourra avec eux”. Son projet initial de publier un livre a cédé la place à la création d’un site Internet présentant en détail chacune de ses découvertes avec photos, explications et histoire, le tout complété par un lexique  explicatif et des cartes.

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Une croix, à Toulx-Sainte-Croix

• Sur le territoire prospecté, se dégagent quelques enseignements. Ces croix sont de toutes les époques, tantôt en fer, en fonte, en bois et en pierre sculptée, et elles peuvent avoir différentes apparences : celtiques, “ florencée”, “ fleurdelisée”.

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Saint-Vaury

• Leurs emplacements ne sont pas choisis au hasard : dans les forêts ou aux carrefours, au bord des chemins, au centre du village et dans les cimetières en hommage aux morts.  Elles peuvent être  votives, de mission, ou mémorielles, érigées en l’honneur d’une personne décédée. La plupart de ces croix ont été sculptées dans le granit par des tailleurs de pierre ou même des autochtones qui ont façonné avec leurs moyens, personnages et motifs. Il en est qui “par leurs proportions, la qualité de leurs sculptures et de leurs moulures sont des œuvres d’art”, précise  Claude Royère qui compte poursuivre ses recherches, en sachant que la Creuse compte au moins 13 000 croix. D’où l’appel lancé  toutes celles et à tous ceux qui voudraient lui  communiquer des informations susceptibles de l’intéresser. En attendant, son travail est à découvrir sur son site Croix en Creuse.

EN BREF …

• À l’occasion des manifestations liées au bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert, le musée Anne de Beaujeu a prêté au musée  des beaux-arts de Rouen la toile de Georges Antoine  Rochegrosse (1859-1938), intitulée Salambô,  Elle figurera dans l’exposition  Salambô Fureur ! Passion ! Éléphants !, inspirée du roman paru en 1862. Elle explore  les relations complexes qu’a entretenues Gustave Flaubert avec l’art de son temps.

Fondation PATRIMOINE• Le Département de l’Allier et la Fondation du patrimoine ont renouvelé pour trois ans leur partenariat pour la protection des monuments de l’Allier où plus de 500 lieux sont labellisés par cette Fondation.  De 40 en 2017 le nombre des dossiers qu’elle reçoit  est passé à 90 en 2020.La subvention du Département a également augmenté, passant de 20 000 € en 2020 à 30 000 € en 2021. Par ailleurs le Département intervient à hauteur de 30% dans le financement des travaux sur les M. H. ce qui représente une enveloppe annuelle moyenne de 700 000 €. Les églises classées ou inscrites au titre des MH forment l’essentiel du patrimoine public bourbonnais protégé

header-nav-logo• Sous l’impulsion de Xavier de Froment, délégué départemental des Demeures historiques, 24 châteaux seront ouverts au public durant l’été 2021 : Beaulon ; Chouvigny ; St-Gérand-le-Puy ; Saligny ; Avrilly (Trevol) ; Les Aix (Meillard) ;  Balaine (Villeneuve-sur-Allier) ; Beaumont (Agonges) ; Bisseret (Lavault-Sainte-Anne) ; Boucherolles (Treban) ; Le Châtelard (Ebreuil) ;  Charnes (Marigny) ; Douzon (Etroussat) ; Fontariol (Le Theil) ; La Condemine (Buxières-les-Mines) ;  La Cour (Chapeau) ; La Matray (Souvigny) ; Lapalisse ; Le Méage (Rongères) ; Pomay (Lusigny) ; Le Riau (Villeneuve-sur-Allier) ; Les Vieux Melays (Neuvy) ; Le vieux château de Neuglise (Bessay-sur-Allier) ; la Grosse Maison (Chevagnes).

• Le château de Randan, débarrassé de ses échafaudages, présente désormais la silhouette qui sera la sienne pour les décennies à venir. Le domaine a rouvert  le 2 juin, avec son parc de 40 hectares (sur les 110 ha qu’il comporte  au total). Il est labellisé   Jardin remarquable .

• À Thionne,  l’association des Amis des Fougis s’est donné pour mission de rendre accessible au public  le site du château éponyme. Le jardin est notamment ouvert chaque 3ème  week-end, jusqu’à la fin octobre 

• Des actions conservatoires ont été réalisées au niveau des tours et de l’enceinte des vestiges du  château de Naves, édifice des XIè et XIIè siècles. Une entreprise spécialisée a procédé à l’élimination de la végétation.

583_001 (2)◄ Le château de Tournoël, à Volvic,  doit sa restauration à la passion d’un homme pour l’histoire et le patrimoine, l’ancien commissaire priseur Claude Aguttes. En 20 ans, il a redonné un toit et une vie à cette demeure vieille de dix siècles, choisissant les meilleurs artisans et matériaux pour que tout donne l’illusion d’être d’époque. J. Le Borgne a consacré un article à cette restauration dans La Montagne (26 avril).

• Fin avril, les membres de l’association  Les Gorges de la Bouble  se sont réunis en assemblée générale à Chantelle. La rénovation de l’ancien moulin Baron, situé au cœur des gorges, se poursuit, à raison d’un chantier par mois.

• Le théâtre de verdure situé dans le parc  Pierre-Coulon à coté de la Maison des jeunes, à Vichy, peut accueillir 3 400 spectateurs. Construit en 1964 sur les plans des  architectes Louis et Jean Marol, il était inactif depuis de nombreuses années. Après des travaux échelonnés sur 3 ans, dotés d’un budget de 350 000 €, il sera inauguré le 4 juillet avec un concert de James Blunt proposé par Vichy Culture.

74634730_2329481667315905_8116489197226819584_n◄ Au Musée de la figurine, au lieu dit La Garde, à Droiturier, Hervé et Marie Manneval, passionnés par  l’histoire du  Premier Empire, présentent une exposition de plus de 500 pièces, à l’occasion  du  bicentenaire de la mort de Napoléon 1er.

• Le relais paroissial des Ailes, à Vichy, situé derrière le collège Jules-Ferry et abandonné depuis le début des années 2000, pourrait  renaître comme lieu cultuel et culturel. Sous l’impulsion du Père Bruno Dorval et de Pierre-Philippe Grimaldi, des bénévoles ont commencé sa réhabilitation. Le constructeur de cette chapelle s’était inspiré de l’église Notre-Dame-du-Haut, en Bourgogne, dessinée par Le Corbusier.

• À Lyon, le musée des Tissus poursuit son retour sur le devant de la scène. Le projet de sa renaissance se dessinera sous la plume de l’architecte Rudy Rucciotti qui a été choisi parmi plus de cent candidats (Auvergne-Rhône-Alpes, n° 18, avril 2021).

ARCHÉOLOGIE7_logo_header_2408-INR-JEA2021-logos-sans-date-402x100-FRANCE

• À HÉRISSON “LA SYNAGOGUE” OUVRE SES PORTES

Z Hérisson (2) • À l’occasion des Journées européennes de l’archéologie, les 19 et 20 juin,  l’association Hérisson 1300, propose une découverte  de la maison dite La Synagogue dont la charpente est datée de 1300 et possède encore quelques couvre-joints et décors peints antérieurs à 1350 et du début du XVIIème siècle. L’étude des peintures est actuellement en cours, tout comme celle de  l’histoire du bâti. De nombreuses traces du riche passé de  la maison sont encore présentes, telles que latrines ou coffre fort. 

Infos pratiques : La visite  guidée gratuite  (groupe de 8 personnes maximum) est possible uniquement sur réservation au 06 52 07 87 57. Horaires : samedi 19 juin : de 9 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 30 à 17 h 30 – dimanche 20 juin, de 09 h 30 à 12h 30 et de 14 h 30 à 16 h30. Possibilité de dons ou d’adhésion à l’Association Hérisson 1300.

► Savoir plus… Hérisson. Les peintures murales du début du XIVe siècle de la maison dite  la Synagogue existent toujours (article publié dans le Bulletin monumental – Tome 178/4 – année 2020)

DES DOLMENS AUX CIMETIÈRES

L’ARCHÉOLOGUE SOPHIE LIÉGARD DRESSE
UN PANORAMA DES PRATIQUES FUNÉRAIRES EN BOURBONNAIS

GRAHCA• Le Groupe de recherches archéologiques et historiques Centre Allier va publier un 13ème ouvrage, rédigé par l’archéologue Sophie Liégard. Intitulé Des dolmens aux cimetières – Évolution des pratiques funéraires de la Préhistoire à nos jours dans le Bourbonnais et ses environs (1 vol. br, 176 p, 227 illustrations dont 155 en couleur, éd. GRAHCA) il est mis en souscription jusqu’au 15 juin 2021 au prix de 15 € (24,80 € franco), le prix définitif étant fixé à 18 € (27,80 € franco). Sophie Liégard qui a fouillé de nombreux sites de différentes époques a acquis une vue d’ensemble des pratiques funéraires dans la préhistoire, la protohistoire, l’époque gallo-romaine, le Moyen-âge et l’époque moderne.

couverture13_dolmensauxcimetieres_funeraires_prehistoire_bourbonnais_liegard_grahcaPrésentation de l’ouvrage:  Depuis la Préhistoire, le territoire du Bourbonnais est habité par des hommes et des femmes qui ont laissé de nombreuses traces de leur présence. Celles-ci se manifestent sous différentes formes, plus ou moins visibles et plus ou moins intelligibles aux habitants du XXIe siècle. L’archéologie, discipline s’attachant à décrypter les vestiges laissés par les populations qui nous ont précédées, a beaucoup évolué ces trente dernières années, ce qui a permis d’en apprendre davantage sur les modes de vie et les comportements de nos ancêtres.

• De nombreuses approches peuvent être mises en œuvre pour étudier les sociétés humaines. L’une d’entre elle, incontournable, est celle qui porte sur les traitements réservés aux morts. Les pratiques funéraires sont, en effet, le reflet indirect des croyances et des mentalités des vivants qui, selon les époques, les lieux et les circonstances, préfèrent l’inhumation à l’incinération, les tombes collectives aux sépultures individuelles, le regroupement des défunts ou leur mise à l’écart…

Cette publication ne se veut pas exhaustive, mais au travers de différentes découvertes, elle se propose de passer en revue les connaissances actuelles sur le sort que les populations locales ont accordé à leurs disparus au cours du temps. Le texte est subdivisé en cinq chapitres, selon un découpage chronologique, de la Préhistoire à la période moderne. Il comprend également une quinzaine de notices de sites funéraires locaux présentant les découvertes qui y ont été faites et qui sont, pour une bonne part, inédites.

Accéder au bulletin de souscription

GLOZEL, UN SIÈCLE APRÈS

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GLOZÉLIENS ET ANTI-GLOZÉLIENS
CONTINUENT DE S’AFFRONTER

affiche• Les 7,8 et 9 mai, a eu lieu en direct sur Internet,  le  deuxième épisode du festival toulousain L’histoire à venir, consacré cette année aux usages du faux. Quatre rencontres étaient au programme autour de la question du faux en préhistoire, en archéologie, en histoire ancienne et en histoire des religions. Le 7 mai, sont intervenus en direct trois spécialistes de l’archéologie,  François Bon, Jean-Paul Demoule, et Yann Potin, à propos de “L’affaire Glozel, un siècle après”.

La présentation  laissait clairement entrevoir leur  position quant à l’authenticité du site : “En 1924, dans le hameau de Glozel, pas très loin de Vichy, sortirent peu à peu de terre les traces d’une étrange civilisation, associant une écriture de type phénicien à des gravures de rennes de type paléolithique ou encore des statuettes rappelant le Néolithique. Plus que les détails truculents de l’imaginative falsification dont découle Glozel, c’est bien de l’intérêt sociologique de cette “ affaire ” emblématique, l’une des rares où les faussaires n’aient pas été démasqués, qu’il conviendra de traiter à cette occasion.” Pour se faire une juste idée de cette rencontre, on pourra visionner la vidéo directement sur YouTube.

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Émile Fradin (1906-2010), à la fin des années 1920

• Quelques heures à peine après sa mise en ligne, elle s’enrichissait de commentaires parmi lesquels celui d’Alain  Coulange qui résume bien le ressenti de ceux qui considèrent Glozel comme authentique : “Ah ce génial petit agriculteur, Emile Fradin, titulaire d’un seul certificat d’étude, qui a su tromper selon vous tous les historiens de l’époque, et a su reconstituer des objets à partir d’ossements d’ours, de rennes  et d’animaux qui n’existent plus ! Il a même su reconstituer des objets daté au carbone 14 de 3 000 ans, très fort le jeune Emile Fradin!”, commence-t-il par ironiser, avant de poursuivre : “Pour moi qui l’ai connu, il s’est toujours estimé incompris et trahi, et je peux l’entendre, et ce débat à charge entre anti-glozéliens montre bien le parti-pris (quelques fois politique plus que scientifique) de certain soi-disant savants! Dernier point qui me fait bondir, pour en avoir échangé avec Yves Coppens, un certain nombre de « vrais paléontologues » dont lui croient en l’authenticité du site! a méditer. Concernant la conservation des objets dans ce sol acide, il faut noter que la zone des objets était recouverte d’une coulée d’argile qui a protégé, mais aussi des sortes de tombes avec des urnes qui protégeaient les objets… Mais on peut répondre sur nombre de points contestés”. Le dossier Glozel est donc loin d’être clos.

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Antonin Morlet et Émile Fradin

 • Dans son n°483 (mai 2021), la revue l’Histoire avait elle-même publié un entretien avec François Bon, professeur à l’université Toulouse – II, intitulé Préhistoire, pourquoi tant de faux ? Un article dans lequel il est beaucoup question de Glozel : “On peut aussi fabriquer un faux pour faire parler de soi et se moquer des savants officiels. C’est le cas de Glozel, où le faux devient une affaire médiatique”, avance l’universitaire, qui déroule ensuite son point de vue.

777_001 (2)Il rappelle tout d’abord  que l’archéologie “intéress(ait) alors beaucoup de gens et qu’il ne manqu(ait) pas de passionnés pour venir remuer le sol” du champ où Émile Fradin avait découvert briques et céramiques. Selon lui, c’est l’intervention du docteur Antonin Morlet, “préhistorien amateur” qui va donner à l’affaire un retentissement médiatique, tandis que des “découvertes spectaculaires  se multiplient. Si spectaculaires qu’elles remettent tout simplement en cause la chronologie de l’humanité (…). L’origine de l’écriture se situe  désormais dans les monts du Bourbonnais ! Une aubaine pour la fierté nationale”. François Bon cite le diagnostic  établi par “des préhistoriens expérimentés comme  Vayson de la Pradenne pour lesquels objets retrouvés et écriture ne sont que des faux”.

373_002 (2)• Dans ce cas, pourquoi n’ont-ils pas convaincu l’opinion ? D’abord, François Bon parle d’un véritable “martelage médiatique”, avec revues et articles qui s’emparèrent de la question, conduisant à la lutte acharnée entre  Glozéliens et anti-glozéliens.  Le prestigieux Mercure de France, par exemple,  y aurait contribué amplement avec pas moins de 150 Chroniques glozéliennes publiées en une décennie. Mais, surtout, c’est un discours anti-élite que promeut la revue et qui trouve un large auditoire : Glozel “oppose le petit amateur qui fait avancer la connaissance aux savants qui essaieraient de le discréditer pour défendre leur légitimité”. Le même article mentionne aussi des faits inverses, lorsque le vrai passe pour un faux, avec en illustrations la découverte de la grotte peinte d’Altamira en 1879 et celle de la fameuse “dame à la capuche”, mise au jour dans les Landes en 1894 par Edouard Piette. Si cette dernière fut rapidement identifiée comme authentique et datant d’au moins 25 000 ans, pour Altamira, il faudra une dizaine  d’années pour que le site soit  authentifié et daté de 15 000 ans.

COSNE-D’ALLIER

UNE AGGLOMÉRATION GAULOISE
RÉVÉLÉE PAR DES FOUILLES 

• À Cosne-d’Allier, des fouilles archéologiques préventives avaient été  réalisées pendant quelques jours, en juin 2020.  à l’emplacement de la future maison de santé. Sur 1.500 m², elles avaient révélé la présence d’un village gaulois remontant au IIè siècle avant notre ère. Selon David Lallemand,  directeur des services archéologiques de l’Allier, ce n’était qu’un aperçu de ce qui devait être une agglomération étendue sur une dizaine d’hectares. Le village actuel de 2 000 habitants, était alors sans doute une place forte du commerce et de l’artisanat. Au vu des résultats, il a été décidé  d’effectuer une analyse plus approfondie du site par une  campagne de fouilles complémentaires, entre la mi-mars et la fin de mai.

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• Outre des empreintes de poteaux et de fondations d’habitations, on a également exhumé des restes d’amphores, de poteries, de petits bracelets et de colliers, d’outils ou encore de vaisselle en verre et en fer. Le tout reposait au fond de fosses, qui  mesuraient jusqu’à 2 m de diamètres pour une profondeur moyenne de 1,30m.  C’est là que les Gaulois pratiquaient l’enfouissement de leurs déchets, jusqu’à ce qu’elles soient pleines et refermées. Les pièces retrouvés, dont les restes d’amphore montrent que Cosne-d’Allier, situé à un carrefour routier stratégique, était alors un centre de commerce et d’artisanat. Selon les archéologues, il a pu exister des  liens avec Buxières-les-Mines, autre cité gauloise

TOULON-SUR-ALLIER

DE NOUVELLES DÉCOUVERTES SUR LE CHANTIER DE LA RCEA

• Sur le chantier de la RCEA, future A 79, , les archéologues du Service départemental d’archéologie préventive de l’Allier ont mis  au jour un atelier gallo-romain de fabrication de figurines en terre blanche, à Toulon-sur-Allier. Les fouilles commencées en avril dernier devraient se poursuivre jusqu’en juillet. Le  site, qui était déjà connu depuis le XIXe siècle, avait été réétudié dans les années 1970 lors de l’aménagement de la RCEA mais, faute d’existence d’archéologie préventive, le chantier avait rapidement repris, après une brève interruption. Le temps pour les archéologues de découvrir une habitation et de nombreux fragments de figurines

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© Semaphore- Site APRR

• Près d’un demi-siècle plus tard, les fouilles ont repris  sur un terrain argileux, partiellement recouvert par les eaux de pluie. Elles ont permis de dégager, sous une épaisse couche de remblais, les murs et les trous de poteaux d’un bâtiment qui servait d’atelier de poterie et qui datait de la période comprise entre le Ier et le III siècle ap-JC. On a aussi exhumé d’une grande fosse, qui servait vraisemblablement de dépotoir, de nombreux restes de figurines en terre blanche ainsi que des moules, de la céramique utilitaire et  des rebuts de cuisson. Autres découvertes, à proximité : des céramiques sigillées rouges avec des décors animaux et des représentations humaines…ainsi que  les restes d’une chaussure antique

• Il reste désormais à fouiller l’autre partie du site antique qui a été coupé par la RCEA. Grâce aux sondages réalisés, les archéologues savent d’ores et déjà qu’ils y trouveront un habitat, des silos de graines et une zone funéraire. Il restera à éclaircir un dernier point : la localisation des fours qui avaient été repérés dès le XIXè siècle  mais non répertoriés.

MOULINS

UN PREMIER BILAN DES FOUILLES DE SAINT-BENOIT

03190_13_photo2_g (2)• Des sondages ont été menés par les archéologues du Département sur 10% de la surface, à l’occasion du chantier de construction d’une résidence de 114 logements seniors dans l’ancien établissement scolaire Saint-Benoît, au 3 rue Achille-Roche à Moulins. Ils ont révélé la présence d’habitations datant de l’époque médiévale et de la période comprise entre le XVIè et le  XVIIIè siècles.  Si les ailes Nord et Est des bâtiments (XIXè siècle) qui entourent la chapelle ont été détruites,  les murs porteurs et la largeur trop faible des locaux empêchant les aménagements prévus, la chapelle, classée Monument historique, et datant de la même époque sera  conservée et rénovée.

• Selon l’archéologue  Franck Chaléat, ces fouilles devraient permettre d’en savoir plus sur cette partie de Moulins dont on connaît encore assez  mal l’urbanisation. Sur un plan daté  du XVIIIe, on retrouve des bâtiments et jardins, en face de ce qui était l’hospice Saint-Benoît alors que cette zone semble avoir été  très peu urbanisée au Moyen Âge. En 1460, l’espace fouillé apparaissait sous les noms de “Le Champbonnet” et de “l’île Cohecte” mais il s’agissait alors de terrasses alluviales, proches de l’Allier, dont le lit changeant avait créé  une zone marécageuse, avec des jardins potagers. C’est seulement au XVIè ou au XVIIè siècle que cette partie de la ville a commencé à être colonisée. Au XVIIè siècle, on y a ensuite construit des hôtels particuliers et la population a pris possession des rives.

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Le projet Domitys

• Le bilan des fouilles s’est avéré mitigé, voire décevant pour la partie extérieure, notamment  autour de l’abside de la chapelle, Aucun sondage n’a été possible dans l’aile est, côté rue Achille-Roche, l’étroitesse des cloisonnements des bâtiments empêchant le passage d’un engin mécanique. En revanche, les fouilles se sont révélées plus fructueuses  dans le bâtiment nord. Sous les anciens parquets, ont été mises au jour des habitations au sol en terre battue, avec canalisations, colonnettes et pilastres. On a également exhumé de nombreuses céramiques en cours d’étude.  Dans la chapelle Notre-Dame de la Présentation, classée MH, on a découvert des murs et des sols sur au moins 4 niveaux. Après la remise, fin avril, du  rapport de diagnostics, c’est  l’État, qui décidera ou non de poursuivre et d’approfondir les  fouilles.

EN BREF …

282_001 (3)• Avant que ne débutent les travaux de restauration de la Collégiale Saint-Pierre et Saint-Paul d’Évaux-les-Bains, une équipe de bénévoles, sous la direction de Lise Boulesteix a réalisé des fouilles dans le jardin public attenant. Elles ont eu lieu au niveau de l’ancien transept et du chevet actuel de la Collégiale qui s’inscrit dans une structure remontant au début du moyen-âge ou à la période gallo-romaine. Les substructions du chevet roman ont été mises au jour, complétant ainsi l’étude des élévations de la nef et du clocher porche qui sont les seuls vestiges du XIè siècle. On a également découvert deux petites chapelles ou absidioles, autour de l’abside principale. L’ensemble des résultats de ces fouilles fera l’objet d’un colloque Chambon-sur-Voueize, Évaux-les-bains. Il se déroulera en septembre, à la salle de la Source, sous le double patronage  du service régional de l’archéologie et de l’université de Limoges.

• À Clermont-Ferrand, la Bibliothèque métropolitaine s’élèvera sur le site de l’Hôtel-Dieu, bâtiment Dijon, inscrit à l’Inventaire supplémentaire des M. H. Des fouilles préventives y sont menées par  l’équipe d’Archeodunum jusqu’à la fin de l’année.  La portion d’urbanisme découverte se situait à la frange occidentale d’Augustonemetum.

ASSOCIATIONS CULTURELLES

Le bout du tunnel, c’est peut-être pour bientôt...Les mesures de déconfinement progressif, annoncées par le gouvernement, début mai, devraient permettre aux associations culturelles une reprise de leurs activités “en présentiel”, à savoir le retour des conférences. En attendant, celles qui étaient inscrites au programme du mois de mai ont été annulées. Pour certaines d’entre elles, les activités ont cependant pu se poursuivre avec de nouvelles publications, soit directement sur leurs sites, soit sur leurs pages Facebook. Autre conséquence: la parution des bulletins trimestriels, semestriels ou  annuels  a  été souvent retardée. 

BOURBONNAIS

Emulation

180446483_283152423355460_6464380144938679579_n (2)La rubrique Histoire du Bourbonnais accessible sur le site de la Société d’Émulation, s’est enrichie de nouvelles publications: Les Bourbonnais du Nouveau monde (n° 27) – Un crash aérien au Brethon (n° 28) – Les tanneries de Moulins (n° 29)-  Enfants perdus en Bourbonnais (n° 30) – La complainte du “République” (n° 31) – Moulins, fin XIXè ou “l’élégance dans l’équilibre” (n° 32) – La revue militaire de Gennetines (16 septembre 1898) (n° 33) – Connaissez-vous bien la Société d’émulation du Bourbonnais? (n° 34) – Histoire du Vichy (n° 35). 

•  Les deux conférences annoncées pour le mois de juin ont finalement  été annulées. La décision  concerne celle que devaient présenter, le 5 juin,    Georges et Christiane Chatard  (La rivière Allier à Moulins : les crues, les ponts, la navigation) et celle du 12 juin, au cours de laquelle devait intervenir Marie-Thérèse Téty  (Les octrois de Moulins). Les conférences devraient reprendre en septembre.  

• Calendrier des prochaines conférences (sous réserve) :  4 septembre : Georges Chatard et Anne Palisson : Le quartier de la Gare S.N.C.F. à Moulins : son évolution du XVème siècle à nos jours –  18 septembre : Georges CostecaldeHubertine Auclert et son temps ou le combat pour le vote des femmes (1848-1914)2 octobre : François-Marin Fleutot :   Les rois excommuniés.

Infos pratiques : Le nombre de places étant  limité, pour chacun des conférences,  la réservation est obligatoire au 06 81 09 15 80 et le port du masque est  exigé. Les conférences qui se déroulent (sauf mention particulière) à l’auditorium du Musée Anne-de-Beaujeu, débutent désormais à 14 h 30.

• ANDRÉ RECOULÈS, DOYEN DE LA SOCIÉTÉ D’ÉMULATION
UNE EXPOSITION ET DEUX BIOGRAPHIES EN PRÉPARATION

2000002944696 (2)• À 99 ans, André Recoulès, biologiste installé à Moulins depuis 1947, est le doyen de la Société d’émulation. Il en est  membre depuis 70 ans,  et il fourmille de projets. Photographe depuis l’âge de sept ans, il a présenté du 19 mai au 12 juin une exposition photographique,  dans les locaux de  la médiathèque de Moulins. Elle offrait au regard des visiteurs  vingt-cinq clichéspleins de couleurs, de joie et de gaieté”, tous pris sur la plage. De quoi donner un peu de joie et de lumière dans un contexte trop longtemps morose.

• Après la photographie, retour aux livres. L’auteur des biographies consacrées à Pierre II de Bourbon et à Claude Henri Dufour (publiées par la Société d’émulation) en a deux nouvelles  sur le métier. La première concerne le parcours de Nelly Bouillon, née Dionnet (1888-1976). Cette artiste moulinoise éditait un cahier de poèmes et elle s’adonnait à la peinture dans le genre naïf. En attendant la publication du livre, on pourra lire un article sur elle, rédigé par ses soins, dans le prochain Bulletin à paraître. Il s’intéresse également à une autre artiste locale,  Jeanne Charpy, qui a longtemps enseigné la peinture et au dessin, à Saint-Gilles et à l’école de dessins de Moulins. D’elle, on a conservé des peintures religieuses, dont  un très grand triptyque, daté de 1930 et conservé par  l’évêché. Quant à expliquer ce qui lui donne, à bientôt cent ans,  un tel tonus, il dit avoir fait beaucoup de choses dans sa vie, sans jamais s’ennuyer, servi par une santé de fer. Sa curiosité naturelle l’a toujours  amené à s’intéresser à tout, depuis son installation à Moulins en 1947.

• Le 5 juin, les membres du conseil d’administration de la Société d’émulation ont tenu à rendre hommage aux 70 ans de fidélité d’André Recoulès à la société savante. Adhérent depuis le 5 juin 1951, il a connu dix présidents et une présidente, depuis Marcel Genermont jusqu’à Sébastien Joly. Il est aussi devenu depuis  1952 le photographe des excursions de l’Émulation, constituant un riche fonds photographique dont il a annoncé qu’il en faisait don à la société savante. On pourra retrouver André Recoulès à l’occasion de  la présentation officielle du livre Moulins sous la botte qu’il a copublié avec Michel Morer. Elle  aura lieu le samedi 3 juillet, à 15 h 00, dans les locaux de la médiathèque communautaire de Moulins et elle  sera accompagnée d’une séance de dédicaces. 

 

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• Pour maintenir un lien avec ses membres, l’association que préside Jean-Paul Michard a poursuivi la publication de numéros spéciaux de sa Lettre des Amis de MontluçonAprès la biographie de Jean Lebourg, dit Gozet (n° 242 – mars), qui a donné son nom au quartier ouvrier et industriel né sur la Rive gauche du Cher au XIXè siècle, le n° 243 (avril) était consacré à l’histoire de l’usine des Hauts-Fourneaux de Montluçon et à la famille Guérin. Une occasion de découvrir ou de redécouvrir sous la plume d’Alain Gourbet les débuts de l’industrie métallurgique à Montluçon en s’intéressant plus particulièrement à la famille Guérin dont le nom est associé à l’implantation de ce qui allait devenir l’usine des Hauts-Fourneaux. 

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• Reprise d’activité pour les Amis de Montluçon…  Le samedi 12 juin,  Alain Gourbet a évoqué  l’histoire du  “chemin de fer à ficelle” qui reliait les mines du bassin de Commentry aux usines de Montluçon.

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• À l’occasion du 80ème anniversaire de la mort de Marx Dormoy, assassiné le 26 juillet 1941 à Montélimar, l’association  Montluçon Patrimoine souhaite mettre en place un parcours mémoriel à travers la ville dont il fut maire de 1926 à 1940. Il s’agira de montrer ses grandes réalisations municipales en proposant un itinéraire permettant de  découvrir les principaux  bâtiments, les jardins, les écoles, les lavoirs, mais aussi le Pont du Châtelet, le dispensaire, l’établissement de bains-douches de la Ville Gozet ou encore la maternité-orphelinat. À chacune de ces étapes, une notice informative rappellera les dates, les fait, les noms des architectes… Pour que ce projet puisse se concrétiser, une souscription a été ouverte via la plateforme Hello Asso. Elle est accessible directement ou via le site de Montluçon Patrimoine.

CERCLE ARCHEO

Z C archeol (2)Le bulletin annuel du Cercle d’archéologie de Montluçon (n° 32 – année 2020), vient de paraître. Au sommaire : Le mot du président (Olivier Troubat) – Monnayage antique en Boischaut (Jean Claude Lemonnier) – Tronçais, 2000 ans d’histoire ? (Jacques Farinotte) – Les fontaines et bornes fontaines du centre ville de Montluçon (Sylvie Chavarot) – Ensemble lithique du site de Bellerin Guéraude (Isle et Bardais) (Jacques Perchat) – Franchir le Cher à Orval toute une histoire (Patrick Defaix) – Microbiologie et Archéologie (Marie Jo Malergue) –  Sortie dans les gorges du Cher (Mireille Ligocki) – De Montluçon à Point à Pitre, même combat ! (Michel Limoges) – Fonds documentaire du Cercle (Michel Limoges) – Archéologie aérienne, actualités 2020 (Jean Archambault) – Commission Archéologie Subaquatique, activités 2020 (Olivier Troubat) – Rapport au S.R.A. de l’état du site subaquatique de Maugacher à Montluçon (Olivier Troubat) – Signalement et fiches de sites transmises aux S.R.A. – Résumé des activités des membres du Cercle.

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La fontaine Notre-Dame

• À noter dans ce numéro, la publication d’une étude, accompagnée de très nombreuses illustrations, sur les fontaines de Montluçon. C’est la première approche d’un travail de recherche plus large mené sur les adductions d’eau à Montluçon avant 1900. Il avait été lancé lors du premier confinement, au printemps 2020, et une quinzaine de membres du cercle ont répondu présents pour collecter documents et photos : “La collecte a été tellement abondante qu’il y a de quoi écrire presqu’un livre!”,  note Olivier Troubat dans son éditorial.

CIERV BANDEAU

• Afin de maintenir le lien entre ses adhérents, malgré la crise sanitaire, le CIERV  publie depuis le mois de  novembre 2020 un bulletin périodique   traitant de l’histoire des années quarante, et annonçant des publications paraissant suffisamment riches pour être promues. 260px-Moulin_Harcourt_1937L’essentiel du bulletin  n° 3 (avril) est consacré à la présence de Jean Moulin à Vichy, le 23 mai 1942 : “ Jean Moulin a été destitué de ses fonctions de préfet de l’Eure-et-Loir par un décret publié au Journal Officiel le 3 novembre 1940, en application de la loi du 17 juillet. Ni son attitude courageuse face à l’ennemi en juin à Chartres, ni sa loyauté aux autorités dans les semaines suivantes ne lui épargnent la vindicte du nouveau pouvoir qui voit surtout en lui l’homme de gauche, républicain par atavisme et par conviction, l’ancien chef de cabinet de Pierre Cot en 1936 qui a organisé le soutien clandestin aux républicains espagnols. En somme un représentant de tout ce que les nouvelles autorités détestent et cherchent à détruire, dès les premiers mois du nouveau régime, dominé par des forces imprégnées des dogmes de la droite contre révolutionnaire”… (Lire la suite).

• Dans la rubrique Notes de lecture, figure un long article sur la publication du livre de Gisèle Sapiro Des mots qui tuent. La responsabilité de l’intellectuel en temps de crise (1944-1945), (éditions du Seuil).

• Dans le bulletin n°4 (juin), sous le titre 22 mars – 30 juin 1941 : quand l’URSS avait un ambassadeur à Vichy, Michel Promérat retrace le parcours d’Alexandre Bogomolov (1900-1969).  Le 22 mars 1941, trois mois avant le déclenchement de l’opération Barbarossa, alors qu’il était  depuis octobre 1940 chargé d’affaires de l’URSS, il était  élevé au grade d’ambassadeur en France auprès des autorités de Vichy. Notes de lecture :  Pierre-Frédéric Charpentier : Imbéciles ! C’est pour vous que je meurs ; Valentin Feldman, 1909- 1942 (CNRS éditions, 2021) – Sylvie Lindeperg : Nuremberg. La bataille des images (Payot,  Histoire, 2021, 528 pages) – Claire Andrieu : Tombés du ciel, le sort des pilotes abattus en Europe, 1939-1945 (Tallandier/Ministère des Armées, 512 pages, 2021).

744_001 (2)Sous l’onglet documentation, une nouvelle étude à mentionner sur le site du CIERV: 21 Juillet 1942: Le déboulonnage de la statue de la République à Vichy: “Entre la fin du XIXe siècle et les années 1940, le débat autour de la République n’a cessé de faire rage, opposant des Républicains qui se voulaient porteurs du Progrès et des Lumières, et leurs adversaires, pour beaucoup issus de la contre-révolution, puis du nationalisme, qui n’y voyaient que décadence et perte des valeurs. Ces débats portent d’abord sur la nature du régime, mais se sont également focalisés sur les symboles et les allégories, le drapeau et les hymnes. La question des statues, qu’il s’agisse des bustes de Marianne ou de statues de place publique, en devint le point le plus de friction le plus vif”. … (► Lire la suite sur le site du CIERV)

• TROIS CONFÉRENCES
INSCRITES À L’AGENDA DU CIERV

• La reprise des activités du CIERV sera marquée par deux conférences, dès cet été. Le 10 juillet, à 16 h 00, au Centre culturel Valery Larbaud à Vichy, Michel Promérat  présentera la  première qui aura pour thème   Les parlementaires de l’Allier, le 10 juillet 1940. Quels votes ? Quels déterminants ? Quelles conséquences ?

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•  Le 26 août, dans le cadre des commémorations de la libération de Vichy, l’historien Marc Perrenoud, qui a contribué en 2020 à la réédition du livre de Walter Stucki, La fin du régime de Vichy  (éditions La Baconnière),  reviendra sur l’action de l’ambassadeur  suisse et sur le rôle de la diplomatie helvétique, à la libération.

• Autre reprise, celle des Rencontres annuelles  du CIERV. L’édition 2021, programmée le samedi 6 novembre, sera consacrée à l’histoire de la ville de Vichy et de ses habitants entre 1940 et 1944. Vu du Bourbonnais aura l’occasion d’y revenir.

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191797577_1219275705174672_6319449870345435356_n (2)• La Société d’histoire et d’archéologie de Vichy a repris le cours de ses conférences. Le  28 mai, Christine Chaze est intervenue  sur le thème “Être une femmes à Vichy à la Belle Époque” : pendant la saison, Vichy accueillait des milliers de femmes “ étrangères” décidées à passer du bon temps dans la  cité thermale.  En même temps, tout au long de l’année, les Vichyssoises participaient par leur travail au développement de la ville.

• Le 4 juin,  Pascal Momon devait présenter Une promenade stéréoscopique dans Vichy et ses environs 1863-1905. Les stéréogrammes du XIXe siècle, fragile patrimoine de papier et de carton, témoignent de l’ingéniosité propre à cette époque. Beaucoup de ces clichés ont contribué à fixer par l’image  le développement des  villes, dont celui de Vichy.

CGHB nouveau logo

Couverture bulletin-WEe503cb53cd• Généalogies bourbonnaises et du Centre (n° 168, mars 2021) : Trois marquis de Tracy décédés à Paray-le-Frésil : 2ème partie : Jacques (1838-1921) (Maurice Sarazin) – Parcours d’un enfant de Commentry : François Forichon (1865-1952) peintre méconnu du Bourbonnais (Gérard Fayolle) – Un bail de location d’un moulin de Villeneuve-sur-Allier, établi le 9 Messidor an VII (1799) (Robert Mosnier) – Un remède infaillible pour soulager les maux de dents en 1780 (Anne-Marie Méténier) – Le fonds des Gozis (suite) : les familles d’Aubusson – Quartiers de Jacky Popy (suite) et de Gérard Picaud –  Questions – Réponses.

Notaires Moulins T6-WE0b96bc02a6 (2)• Sous le titre Notaires Cornyer (seconde partie – 1594-1600) et Duteil (Première partie – 1580-1583), le  C.G.H.B. vient de publier le sixième tome de le série consacrée aux notaires royaux de Moulins, fuit du long travail de dépouillement  entrepris par Jacky Popy (1 vol. br, 324 p, éd. Cercle généalogique et héraldique de Bourbonnais, 30 €).  Ce sixième tome  s’inscrit dans la droite ligne des précédentes brochures avec les résumés détaillés, classés chronologiquement d’environ un millier de minutes notariales, avec les cotes des Archives Départementales. Il constitue un répertoire amélioré facilitant l’accès aux actes proprement dits, le tout accompagné d’un petit lexique qui s’enrichit sans cesse. Le secteur d’influence de ces notaires était très vaste et couvrait l’ensemble du Bourbonnais et bien au-delà. Le  Fonds Cornyer, comporte les deux cotes restantes au XVIe avec pas moins de 129 paroisses ou communes bourbonnaises relevées sur l’ensemble du fonds et 93 hors Allier. Le  Fonds Duteil présente  une cote et demie et déjà 103 paroisses ou communes bourbonnaises relevées et 80 hors Allier. La suite du fonds sera publiée dans le tome VII.

• Au fil des pages, on trouve des centaines de patronymes et de toponymes connus ou disparus à travers des contrats, des baux, des procès verbaux, des marchés de travaux, des inventaires et toutes sortes de transactions… Ces fonds sont le reflet de la vie à cette époque, les notaires prenant souvent la peine de relater les faits en détail, ce qui permet au lecteur de découvrir des anecdotes savoureuses dans ces écrits très anciens… L’ouvrage est complété par un erratum récapitulatif portant sur les 5 premiers tomes.

LOGO Mémoire Cérilly

• Comme toutes les associations culturelles, Mémoire de Cérilly a vu ses projets perturbés par la crise sanitaire, depuis le printemps 2020. Forte de  240 adhérents et avec un groupe Facebook qui fédère  620 membres, l’association fondée par Henri Bodard en 2003 est présidée depuis 2009 par Alexandre Bessard. Dans La semaine de l’Allier (13 mai), il a présenté les grandes lignes du programme pour le reste de l’année 2021. Si les conditions sanitaires le permettent, une sortie amicale en forêt de Tronçais est prévue pour le début de juillet.  Le 11 septembre, une conférence, sera organisée en partenariat avec la municipalité et l’Office national des anciens combattants. Elle sera animée par Nicolas Czubak et par  Julien Larère-Genevoix, petit-fils de l’écrivain Maurice Genevoix, l’auteur de Ceux de 14. Si l’exposition qui lui était consacrée a bien pu être présentée en septembre 2020, la conférence avait dû être annulée. Quant au bulletin annuel, il devrait paraître à la date habituelle.

• LES AMIS DU PATRIMOINE RELIGIEUX

EN BOURBONNAIS (A.P.R.B)

APRBNos églises bourbonnaises bulletin annuel de l’association des Amis du patrimoine religieux en Bourbonnais (n° 33, novembre 2020) :  Travaux effectués dans les églises de l’Allier en 2019-2020 – Le livre de la paroisse d’Audes (D. Moulinet) – Iconographie de la Vierge à l’époque contemporaine dans les églises bourbonnaises (D. Moulinet) – Les fonds d’archives du diocèse de Moulins déposés aux Archives départementales de l’Allier.

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Z VENDAT (2)• La Brique de Vendat a publié un numéro spécial thématique  qui compile les recherches qui ont été menées depuis des années sur l’histoire de l’école à Vendat, des origines à nos jours, “un long fleuve pas toujours tranquille”…. Sommaire:  Les prémices de l’enseignement à Vendat – Les premiers pas de l’école publique – 1866 : La seconde école communale – Et les filles ? – Des agrandissements (1875 et 1877) – Troisième école communale – 1931 : Projet d’un groupe scolaire – Les Quatre Vents : quatrième école communale (1984 – 1985) – L’école des Coursières, cinquième école communale – L’école Libre à Vendat. – En annexes : photographies et plans. Conclusion : Comme on peut voir le voir, l’enseignement à Vendat n’a pas toujours été simple. Mais une réelle volonté s’est manifestée tout au long de ces années par nos élus locaux pour maintenir et apporter à nos enfants l’éducation qu’ils méritent”. Comme toutes les autres publication, ce numéro spécial est téléchargeable gratuitement sur le site de l’association Vendat son passé, ainsi que sur sa page Facebook.

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• La section bourbonnaise de l’association nationale des anciens combattants et amis de la  Résistance (Anacr 03) a profité de son changement d’hébergeur pour procéder à une refonte complète de son site Internet anacr03.fr. On peut y retrouver notamment la collection complète de Résistance Allier, depuis 2012. La publication qui paraissait auparavant chaque trimestre sur 8 pages a adopté un rythme annuel avec un numéro paraissant désormais en décembre, sur 32 pages. Chaque numéro, qui  bénéficie d’une diffusion militante pour la version papier, est consultable en libre accès,  en version numérique, via le site Calameo.

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Lire le n° 81 (décembre 2020)

EN BREF …

40d7e4132d4e96d0fc6565ed3ba52789b3040995 (2) C’est à Vichy (n° 117 – avril 2021) : Vichy écrit une page de son histoire : le 5 mars 2021, après 500 ans, le domaine thermal a officiellement quitté le giron de l’État pour être cédé à la Ville de Vichy – Parc des Sources : un lieu chargé d’histoire(s) –   A la Médiathèque Valery-Larbaud , après la  création d une nouvelle entrée, place de la Victoire, les travaux se poursuivent avec l’aménagement du 1er étage. – Le Prix Lucien Lamoureux attribué  à Garance Desprez. Le magazine complet est téléchargeable gratuitement

260px-François_Péron_-_frontispiece_from_German_translation_-_cropped (2)• Bulletin de l’Association François Péron (n° 43 –  janvier 2021): Le lutage des collections en fluide : histoire d’une technique entre pratique de cabinet et expérience de terrain (A. Péquinot) – Livres embarqués à bord du Géographe et du Naturaliste (lors de l’expédition Baudin aux Terres australes, 1800-1804). Catalogue analytique (M. Sarazin).

• Dans la Revue de l’Amopa, l’association des médaillés de l’ordre des palmes académiques (n° 231, 1er trimestre  2021), Bernard Lissonde a publié un article en hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, assassiné le 16 octobre 2020. Samuel Paty était originaire du département de l’Allier et ses parents ont fréquenté l’École normale d’instituteurs à Moulins.

AUVERGNE & VELAY

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•  L’Académie des sciences, belles lettres et arts de Clermont-Ferrand, fondée en 1747,  publie le Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne, à raison de 2 numéros par an, en moyenne. Il réunit les textes des conférences prononcées pendant les séances du mercredi, ainsi que de brefs articles dans deux rubriques : Flâneries dans les collections de l’Académie et  Notes brèves : Histoire et histoires de l’Auvergne . Pour cette dernière rubrique, l’académie sollicite la participation de tous ses membres qui peuvent écrire sur un sujet local qui les intéresse particulièrement et sur lequel ils ont effectué des recherches personnelles. Avec un peu de retard, Vu du Bourbonnais publie le sommaire des derniers numéros publiés :

800px-Académie_des_sciences,_belles-lettres_et_arts_de_Clermont-Ferrandn° 812-813: Le chanoine Dumas à la Montagne Pelée en Martinique (1902-1903) (M. Prival, F. Auteroche) – A la découverte du  cerveau de l’Homo Sapiens : son évolution, sa construction, ses pouvoirs, ses mystères (J.. Chazal) – Jean Ligier, un médecin  auvergnat du début du XVIIIe siècle (Ph. Ausserve) -La numérisation au service de la mise en valeur des factums : une source majeure pour l’histoire de l’Auvergne (E. Panthou) – Chronique d’une magnificence révolue, heurs et malheurs des palaces de Royat (J. Picot) – Histoire et histoires d’Auvergne (S. Métais) (M. Perona) (J. P. Chambon, E. Grélois) – Flâneries dans les collections de l’Académie (J. Kornprobst, J. Bouju) – Dans le secret des archives (E. Simon-Cac) – Nécrologie : Dr  Jacques Girard (1926-2016) ; Marcel Guillaume (1928-2016) ; Claire Pourrat (1934-2016)..

n° 814-815: Le bas-relief de l’église Saint Martin de Cournon (B. Clémençon) – La “ semaine sainte” d’Attus, sur un monument d’Augustonemetum (B. Clémençon, Ph. Arnaud) – Châtelains, bâtisseurs et vie de château au XIXe siècle : Allier, Cantal et Puy-de-Dôme (N. Faure) – Un décor peint étonnant, la galerie du château du Cheix à Neuville (Puy-de-Dôme) (Cl. Raflin) – Chronique d’une magnificence révolue, heurs et malheurs des palaces de Royat (J. Picot) – Histoire et histoires d’Auvergne (J. P. Chambon, B. Dousteyssier) (J. L. Ducoing) – Flâneries dans les collections de l’Académie (C. Meyer) – Dans le secret des archives  (F. Simon-Car) – L’Académie au fil des mois…

Allanches

183739746_2970406669911066_5005504854962933214_n (2)• Les Amis du vieil Allanche annoncent la publication, le 10 juillet, de leur Cahier de l’année 2021, sur le thème “Fascinant Cézallier”. Au sommaire : Éditorial de Christian Baillargeat-Delbos- Quand sur le Cézallier passe l’ombre de Virgile ( F. Cassingena-Trévedy) – Le Cézallier parfum d’Ouest Américain (Louis-Jacques Liandier) – Des lacs en Cézallier (Philippe Glaize) – La maison d’habitation, la ferme en Cézallier (Séverine Bradon) – Histoire de tableau à la mairie d’Allanche (Alain Delpirou) – Le blason d’Allanche (Jean-Bernard Béland) – Les châteaux de Peyrusse (Hubert Gomont) – La Maison de Foix à Mardogne (Serge Defix)- Une monnaie huguenote à Valentine (Christian Baillargeat-Delbos) – Fernand le Gabin du Cézallier (Christian Baillargeat-Delbos) – Portrait d’un violoneux Léon Lemmet (Eric Desfour) – Étude comparative des deux charbons dans le Cézallier ( G. Andrieu) – Les Quincailleries d’Allanche (Pierre Kaiser) – Le chasse-neige rotatif ZR1 en action dans le Cézallier et… (J-B. Béland).

Infos pratiques: Le Cahier 2021 ainsi que les numéros précédents peuvent  être commandés  directement auprès des Amis du Vieil Allanche : 7, rue des remparts, 15160 Allanche – (tél : 06 60 63 79 31) ou sur le site de l’association (onglet nous contacter)

Alamanach de Brioude

logo• Après 2020, l’année du centenaire,  2021 marque un tournant pour l’Almanach de Brioude qui  affiche son nouveau visage, tout en conservant une couverture plus solide et un cadre gris adoptés lors de la publication du précédent numéro. Chaque nouvelle édition se parera désormais d’un bandeau rouge destiné à attirer l’œil et mettant en avant un article de la publication. Le tout avec un format qui a été légèrement agrandi pour des raisons à la fois pratiques et économiques. Les membres du comité de lecture ont également mis en place une charte éditoriale qui entrera en vigueur pour l’édition 2022. Elle fixera un cadre aux contributeurs en définissant précisément les types d’articles publiés et les règles typographiques et de présentation à respecter pour faciliter le travail de relecture et de mise en page. Pour Jean-Jacques Faucher, président de l’Almanach, il était nécessaire de “donner un cadre qui n’existait pas”.

alma2021-300x154• Sommaire du n° 101 (année 2021) : Géraldine Camagne et Camille Vanhove : Le Postel à travers les siècles: des origines de Brioude à la place actuelle– Michel Bardel:       Les anneaux de la basilique Saint-Julien. Heurtoirs ou anneaux d’asile– Gabriel Fournier : Paulhac: le château, la coseigneurie, le village XIIè-XIVe siècles – Jean-Louis Marsset : La taille et la capitation à Lavoûte et Saint-Cirgues (XVIIè-XVIIIe siècles) – François Casati-Bochier : Les vicissitudes de la préceptoriale d’Auzon au milieu du XVIIIè siècle – Camille Fabre : Les moulins de Barande et du Moulin-Neuf – Alain Laporte : Montclard le mystique –  Guy Pégère : L’Établissement central d’hydrothérapie et d’électrothérapie médicales de Brioude – Hugues Béringer : La création de la circonscription législative Le Puy-Brioude en 1958 – Nécrologies :  Valéry Giscard d’Estaing – Alain Fournier-Montgieux –  Roger Richard –  Colette Watel  – Liste des ouvrages reçus par l’Almanach (consultables dans ses locaux) –  Éphéméride 2020. L’Almanach 2021 peut être commandé via le site Internet (39 € franco) ou au siège de la société savante:  rue de la Ganivelle 43100 Brioude

Savoir plus : Sur le site de l’Almanach de Brioude, on peut accéder aux sommaires détaillés des 101 numéros publiés depuis 1920.

NIVERNAIS & BOURGOGNE

Pays de bougogne

couv263• Pays de Bourgogne (n° 263 – avril 2021) : La Bourgogne monte à Paris pour Notre-Dame. Pour reconstruire Notre-Dame, il faut les meilleurs chênes. Les propriétaires forestiers bourguignons les offrent aux charpentiers et à la postérité. D’autres entreprises ont aussi apporté leur savoir-faire. Une contribution à la reconstruction de la cathédrale à découvrir. Découverte aussi des élus issus de l’élection de 1871 dans un contexte tragique, alors que l’on  passe dans un nouveau temps. Dans ce numéro, une lace est laissée à Degas, le peintre, ayant eu des attaches bourguignonnes. C’est ici qu’il conçoit ses fameux monotypes sur les paysages imaginaires. Énigmatique aussi, le tableau du Cantiques des Cantiques du peintre Gustave Moreau exposé au Musée des beaux-arts de Dijon. Que signifie le tableau de ce personnage, la Sulamite ? Enfin, on suivra avec intérêt la restauration du parc Joly à Semur-en-Auxois.

BERRY

SOCIÉTÉ D’ARCHÉOLOGIE ET D’HISTOIRE DU BERRYSocité archéologie BERRY

• Au sommaire des derniers numéros des  Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry :

cahiers mars 2020 (3) n° 224 – Mars 2020 : Xavier Laurent : Éditorial- Françoise Michaud-Fréjaville: Une trace de la « peste noire » en Berry, l’été de 1348. – Benoît Quatre: Les temporalités de la peste à Bourges – Françoise Trotignon: Le registre de la garde nationale d’Issoudun (Indre) novembre 1870 – février 1871. – Philippe Goldman : Note topographique berruyère n°19 : la place Gordaine à Bourges –  Chroniques de la Société d’archéologie et d’histoire du Berry (janvier-février 2020) – Chroniques de bibliographie régionale

Z cahiers juin 2020 (2)n°225 – Juin 2020 : Xavier Laurent : Éditorial – Raphaël Angevin, Vincent Delvigne, Pascal Alilaire, Jean Depont et Valérie Schémmama : Nouvelles données sur la Préhistoire en Berry : trois campagnes de prospection thématique dans la Vallée du Cher – Alexis Luberne, Pascal Poulle : L’affaire des moulins de Saint Ambroix : Gestion de l’eau, procès et guerres de religion au travers d’une vue de Bourges datée du 15 février 1567 – Philippe Goldman: Note topographique berruyère n°20 : le Faubourg d’Auron à Bourges, du Moyen-Âge à la Révolution – Chroniques de la Société d’archéologie et d’histoire du Berry – Geneviève Bailly: Chroniques de bibliographie régionale

 

 

 

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