L’ACTUALITÉ DES AUTEURS, DES ÉDITEURS, DES LIBRAIRES ET DES MÉDIAS N° 32 (JUILLET – AOÛT 2021)

Cette rubrique fera l’objet de nombreux additifs et de  mises à jour, jusqu’au 31 AOÛT 2021, en fonction de l’actualité. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement pour bénéficier pleinement de ces compléments d’informations

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MISE À JOUR:  13 AOÛT   2021

 

L’ACTU DES AUTEURS

ANTOINE PAILLET

PRIX BOURBONNAIS POUR  “LA FABRIQUE D’UNE PROVINCE

• Lors de sa sortie, au printemps 2020 et en plein confinement, le livre d’Antoine Paillet, La Fabrique d’une province française, le Bourbonnais (567 p, éditions Bleu Autour, 36 €), n’avait pas manqué de susciter quelque émoi, notamment auprès des lecteurs qui s’étaient focalisés sur le seul titre et sur le mot “fabrique”, allant jusqu’à accuser l’auteur de vouloir nier purement et simplement l’existence même  du Bourbonnais.

• À l’occasion de la remise du prix Bourbonnais qui lui a été décerné lors des 33è Journées littéraires de Jaligny, le 19 juin, Antoine Paillet est revenu sur ce qu’a été sa démarche. Son livre se veut d’abord une synthèse et une mise en perspective de travaux variés, en linguistique comme en archéologie. Le Bourbonnais qui a bien existé,  est avant tout une création politique médiévale, la cour des ducs de Bourbon n’ayant duré que de 1327 à 1527. Une brièveté à comparer avec la “longévité” du  Berry et de  l’Auvergne qui existaient déjà à l’époque celtique, avant que la christianisation ne vienne les conforter encore par la création des diocèses. À l’inverse, l’évêché de Moulins ne date que de 1823. Ce qui fait dire à l’auteur que “Le Bourbonnais historiquement n’a existé que deux siècles et que culturellement, il prend forme au XIXe siècle”.

081_001 (2)•  Une démonstration que l’on retrouve dans les deux grands thèmes de son livre : le premier s’attache à lister les fondements de  l’identité bourbonnaise entre le langage, la cuisine ou encore le  costume, tandis que le second se présente comme une analyse du  mouvement qui, après la révolution et à l‘époque romantique, a contribué à (re)mettre en avant l’identité bourbonnaise. Pour Antoine Paillet, qui s’est attelé à la tâche dans les années 1990, “au XIXe siècle, contre la centralisation des pouvoirs, les régions ont voulu défendre leur identité, les sociétés savantes ont donc étudié les mémoires locales. L’identité est une interrogation qui traversait toute l’Europe”. Et de préciser dans les colonnes de La Montagne (20 juin) que “pour exister, il faut des éléments qui (nous) soient propres. On observe deux mouvements dans la cristallisation des éléments fondateurs d’une identité. Le mouvement de réduction tend à attribuer un élément commun à plusieurs zones en interdépendances à une seule d’entre elles. Le mouvement d’expansion, au contraire, attribue un élément propre à une partie de la zone, à toute la zone. C’est le cas du chapeau à deux bonjours, portés de Villefranche à Moulins jusqu’à Lurcy-Lévis, qu’on généralise à tout le département”.

• À ses yeux, l’identité est donc bien “un sujet incontournable pour le Bourbonnais, de par la nature de cette identité et sa remise en cause. Un sentiment d’appartenance existe, comme en Bretagne ou en Corse, mais ici il est sur la défensive, notamment face à l’Auvergne”.

LA GUERRE N’OUBLIE PERSONNE

FICTION HISTORICO-LITTÉRAIRE DANS LE VICHY DES ANNÉES 1940-41

Z madiani alioua• La guerre n’oublie personne. Journal de Séraphin Barbe (Vichy 1940-1941) C’est le titre de la fiction historico littéraire que vient de publier Madani Alioua (128 p, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles, 14,50  €). Pour ce qui constitue son cinquième ouvrage, l’auteur  met en scène Séraphin Barbe, 70 ans, ouvrier imprimeur parisien à la retraite, qui décide de rejoindre  son neveu Léon, à Vichy, peu avant la guerre. A l’hôtel des Ambassadeurs, où ce dernier travaille, se côtoient représentants de petites et grandes nations, hautes personnalités politiques du gouvernement de Pétain, banquiers, industriels et tueurs cagoulards. Séraphin Barbe va tenir le journal de bord de cette époque, relatant des faits inédits sur la conduite collaborationniste. Avec son neveu, ses amis Rimbe et Paulo l’italien, il va se retrouver au cœur d’une sombre histoire qui touche financiers de Vichy, ligues fascistes et jeunes résistants. Ce journal intime apocryphe oscille entre le roman noir et la fiction historique.  Basé sur une solide recherche documentaire,  il court sur plus d’une année et offre l’image d’un Vichy inédit, sans complaisance, à mille lieues des visions dominantes.

► Savoir plus…Ce livre a donné lieu à deux entretiens détaillés avec l’auteur qui ont été  publiés sur le site Pensez Bibi . On peut également en feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur.

RENÉ FALLET

UN JOURNAL SENTIMENTAL ET LITTÉRAIRE DE A à Z

• Les éditions des Équateurs vont publier en septembre Journal de A à Z, journal sentimental et littéraire qu’a tenu René Fallet dans les années 1962-1983. Dans ce livre présenté par Agathe Fallet et préfacé par Philibert Humm, il se dévoile, ou plutôt confirme ce que l’on savait de lui en exprimant tout à la fois  ses détestations aussi profondes que ses amours.fallet-brassens-03-12-14-e1614954455511 (2) Les éditions des Équateurs présentent ainsi l’ouvrage: “René Fallet était un écrivain populaire et populiste. Son œuvre fait partie de notre patrimoine : Banlieue sud-est, Les pas perdus, Le triporteur, Paris au mois d’août, le Beaujolais nouveau est arrivé, La soupe aux choux. Nombre de ses livres ont été adaptés au cinéma et avec succès. Né à Villeneuve-St-Georges en 1927, il fut marqué par la mort précoce de son père, cheminot communiste, renversé par un camion, devant ses yeux. De la terre paternelle, l’Allier, il fera une de ses géographies littéraires avec Paris. Ce journal inédit couvre les années 1962-1983. C’est un journal sentimental et littéraire où Fallet  exprime son amour de la littérature (Rimbaud, Maupassant, Jules Renard, Hemingway), du vélo, du Paris d’avant la vitrification et la destruction des Halles. On y voit un piéton de Paris aimant à la fois l’oisiveté mais travaillant d’arrache-pied pour devenir un écrivain et vivre de sa plume, un homme aimant les femmes mais aussi l’amitié, les bars à la Doisneau, les parties de rigolades et de pêche. C’est le journal d’un anarchiste détestant l’ordre, la politique, de Gaulle, Pompidou, Giscard, choisissant toujours le camp de l’humour et des francs-Tireurs. C’est le journal de l’amitié, celle qui le lie à Georges Brassens, l’ami de trente ans, qui apparaît ici sous un jour inédit

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 UNE ULTIME ÉTAPE POUR LA RESTAURATION

affiche-724x1024 (2)• Finie, la fresque qui servait de cache misère sur la façade de la maison natale d’Albert Londres, sise rue Besse à Vichy.  Dans le cadre des travaux de réhabilitation de l’immeuble,  menés patiemment depuis 4 ans par l’association Maison Albert Londres, une nouvelle étape vient de s’achever. Après la réfection des toitures en 2017 puis celle des façades, avec réparation des tourelles et  reconstruction du balcon en 2018, les années 2019 et 2020 ont porté sur la réfection des fenêtres du premier étage. Enfin, l’objectif pour 2021 était de réaliser la pose des huisseries du rez-de-chaussée et des vitrines et d’aménager la salle d’exposition, soit un investissement de  près de 116 000 €.

• C’est dans cette salle que l’on peut voir jusqu’au 31 octobre   une toute première exposition. Elle  présente une série de cartes postales  qu’Albert Londres avait adressées à sa fille Florise, au cours de ses grands reportages, tant en France qu’aux quatre coins du monde. ondres_cm2 (3)Pour Hervé Brusini, président du jury du prix Albert Londres, “Ces cartes sont extrêmement intéressantes parce qu’elles ne sont pas seulement le témoignage affectif d’un fils à l’égard de ses parents et d’un père à l’égard de sa fille. Elles nous montrent ce qu’il se passait dans sa tête, elles constituent aussi un éclairage sur la condition du journaliste. La vie d’un reporter, surtout à cette époque, était faite de longues périodes de silence dues entre autres à un accès réduit au service postal. À travers ses cartes postales, outre la nécessité de devoir rassurer ses proches, Albert Londres nous montre l’envers du décor du grand reportage. Il explique les situations dans lesquelles il se trouve, les difficultés énormes qu’il a rencontrées lors de ses déplacements à travers le monde. Son témoignage est fondamental parce qu’aujourd’hui, beaucoup ont le sentiment que le reportage ne nécessite plus de travail, alors que c’est faux. Cela demande beaucoup d’opiniâtreté, de détermination et d’engagement”. Dans le prolongement  de l’exposition, des  conférences sont programmées en même temps que des lectures de textes d’Albert Londres.

• L’étape finale de la restauration de l’édifice consistera à rendre la maison Albert Londres pleinement fonctionnelle pour 2022, année qui coïncidera avec le 90ème anniversaire de la mort tragique du grand reporter dans le naufrage du navire Georges-Philippar, survenu  dans la nuit du 15 au au large d’Aden.  Une mort qui suscite aujourd’hui encore bien des interrogations. Pour financer cette dernière tranche des travaux, l’association que préside Marie de Colombel  poursuit sa recherche de mécénats auprès d’entreprises locales, tout en comptant aussi sur  les dons des particuliers, via la Fondation du patrimoine.

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• Les 27, 28 et 29 août, à Vichy, il sera à nouveau question du Prince des reporter avec Les Rencontres Albert Londres, dont la dernière édition remonte à 2019, et le Forum international du livre du grand reportage et d’investigation, qui se tiendront à Vichy. Thème de ces Rencontres : En Arabie, exodes et trafics. Vu du Bourbonnais aura l’occasion d’y revenir.

Infos pratiques :  Association Maison Albert Londres: Marie de Colombel. Tél. 06.83.17.49.63. Courriel : lamaisonalbertlondres@gmail.com. Site Internet Maison Albert Londres et page Facebook.

•  HUBERTINE AUCLERT

MISE À L’HONNEUR À CHAZEMAIS EN OCTOBRE

G04478_Journal_d_une_suffragiste.indd• Du 9 au 15 octobre, la commune de Chazemais a décidé de mettre à l’honneur Hubertine Auclert et ses combats en faveur de  la cause des femmes. À l’initiative d’Anyta Cheminot, adjointe au maire, une semaine riche en animations lui sera dédiée, à l’occasion du baptême de l’école primaire qui portera désormais son nom. Le public pourra découvrir ou redécouvrir  cette grande figure bourbonnaise féministe, à la charnière des XIXè et XXè siècles, à travers une double exposition : celle préparée par le collectif  Hubertine Auclert , qui retrace le parcours de cette féministe du XIXe siècle “aux idées incroyablement modernes” et celle dédiée aux “femmes remarquables du Bourbonnais”. Durant cette semaine, des conférences, un apéro-débat, du théâtre et des jeux pour enfants seront aussi mis en place.

•  Sur le Blog  BnF Gallica, (30 juin), il est également  question d’Hubertine Auclert : “ Après un week-end électoral marqué par le second tour des municipales et régionales, Gallica met au jour une figure peu connue, mais pourtant majeure de la lutte pour le suffrage des femmes : Hubertine Auclert”. Le texte,  illustré de documents originaux de la BnF,  est signé par Nejma Omari, enseignante et doctorante de l’université Montpellier 3.

•  GABRIEL MAQUIN

UN REGARD SUR LE TEMPS QUI PASSE

Z maquin◄ Gabriel Maquin  vient de publier son quatrième ouvrage,   Mémoires et regards du temps qui passe (1950-2020). (1 vol. br, 500 p, illustrations, éd. GM éditions, 22 €). C’est loccasion pour l’entrepreneur et ancien élu de Vichy de revenir sur les événements nationaux et internationaux  qui ont jalonné sa vie, au fil des 13 chapitres de cet ouvrage. Pour ce qui constitue son quatrième livre, il dit avoir voulu  “figer ce temps fugitif”, l’espace de ces centaines de pages, pour livrer à ses lecteurs un instantané en forme de tranches de vie économique, commerciale, financière, culturelle, agricole, sportive, sociale, technologique, avec comme fil directeur la volonté d’illustrer ce qui a été remarquable pendant les  70 dernières années.

Z Maquin (2)• On  doit déjà à Gabriel Maquin une autobiographie, Mémoires d’un marathonien (éd. Bleu Autour, 2016), dans laquelle il avait souhaité raconter sa propre histoire à ses enfants et petits-enfants. Il a ensuite publié en 2018  chez le même éditeur Les Pionniers du commerce, de 1820 à aujourd’hui. En 2020,  il a fait paraître  Commerce, consommation, le grand tournant, un ouvrage  dans lequel il a cherché à montrer la grande  mutation du métier qu’il exerce depuis son adolescence. Gabriel Maquin ne devrait pas en rester là puisqu’il prépare déjà un cinquième livre. Il concernera à nouveau le monde du commerce sur lequel il considère que  tout n’a pas encore été dit.

PIERRE MANSAT

OU COMMENT  LE RÊVE D’UN “GRAND PARIS” 
S’EST TRANSFORMÉ EN  “ROMAN NOIR”…

Z Mansat (2)◄ Le Montluçonnais Pierre Mansat a été l’adjoint de Bertrand Delanoë, maire  de Paris, le temps de deux mandats. Dans Ma vie rouge, un livre coécrit avec Christian Lefèvre (180 p, éd. Presses universitaires de Grenoble,19 €),  il revient sur cette expérience, notamment sur l’idée de créer  un gouvernement, à l’échelle du Grand Paris pour “s’attaquer aux inégalités”. Dans le journal Le Monde (22 juin), sous le titre “Le roman noir du grand Paris”, Béatrice  Jérôme en a publié un long compte-rendu : “Pierre Mansat fait l’amer constat de l’échec des gauches à créer une collectivité  réellement redistributrice des richesses au sein de l’agglomération”, écrit-elle.  Ancien membre du Parti communiste français et élu du 20ème  arrondissement, il livre un témoignage à cœur ouvert  de ses 17 années à l’Hôtel de ville consacrées à jeter des ponts entre la capitale et ses voisins. “Missionnaire” du  Grand Paris, investi pour cette tâche par Bertrand Delanoë, il raconte les torpillages des élus municipaux, départementaux et régionaux contre toutes ses tentatives d’aller vers une profonde évolution  institutionnelles”.

Z MANSAT (2)Ces torpillages sont venus y compris de sa propre famille politique et ont “meurtri” l’élu au point de lui faire quitter le PCF en 2010. On y apprend aussi que le président de la région, Jean-Paul Huchon, tout comme les maires de gauche se sont finalement ligués tacitement avec ceux de droite et du centre pour bloquer toute évolution “qui les priverait de leurs prérogatives et de leurs moyens. Au-delà de cette  crainte  de perdre “une parcelle de leur pouvoir“, Pierre Mansat  pointe aussi la sacralisation de la commune vue comme “le socle exclusif de la démocratie locale”, ce qui empêcherait toute “vision métropolitaine”…à l’exception de quelques “maires modernistes”. Malgré colloques, débats et publications, Pierre Mansat n’est pas parvenu à insuffler cette prise de conscience des solutions à mettre en œuvre. En conclusion, Béatrice Jérôme  souligne que “ce livre restitue sa dimension politique à un sujet souvent cantonné  aux controverses d’experts. Pour lui donner plus de chair, les deux auteurs, grands amateurs de romans noirs, alternent leur chronique des tribulations politiques avec  un récit romanesque  qui a pour décor l’Hôtel de ville  de Paris (…). À travers ce polar sanglant, l’histoire de la gauche et de la métropole apparaît sous son vrai jour, celui d’un funeste drame”.


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LA REVUE FACE À UN AVENIR DES PLUS  INCERTAINS

• La revue poétique Arpa, vient de publier son 132ème  numéro, en hommage  au poète  Cédric Demangeot, disparu en janvier dernier. En espérant que ce ne soit pas une de ses dernières parutions… Fondée en 1976 à Clermont-Ferrand, par des poètes auvergnats et bourbonnais regroupés en association, elle  a été à l’origine présidée par Pierre Delisle, dirigée jusqu’en 1984 par Roger Siméon, puis par Gérard Bocholier et Jean-Pierre Siméon. Depuis 1991, c’est Gérard Bocholier  qui en assume seul la direction. Arpa qui ne se veut pas une revue de littérature et de poésie régionales est “ une des rares revues de référence sur la poésie contemporaine française et étrangère”, faisant preuve d’une grande  sélectivité, selon l’Annuaire des métiers du livre en Auvergne. Pour autant, son avenir n’est pas assuré.

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• Conséquence de la réforme territoriale, les Directions régionales des affaires culturelles ne sont plus habilitées à subventionner les revues et, à compter de 2022, Arpa ne percevra plus  aucune subvention de la Drac, soit un manque à gagner de 3 500 €,  équivalant à 30% de son budget annuel. Dans un premier temps, ses dirigeants qui exercent tous à titre bénévole, se sont tournés vers le Centre national du livre mais, faute d’avoir pu déposer une demande dans les délais,  les aides ne pourront pas être sollicitées avant  2022.

Numero100grand• Autre déconvenue : le conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a répondu négativement à ses demandes dans la mesure où la revue diffuse ses trois ou  quatre numéros annuels presque exclusivement par abonnement et que la part de diffusion en librairie, condition sine qua non de l’exécutif régional, est quasi inexistante. Pour satisfaire à ce critère de diffusion, des contacts ont été noués avec un éditeur qui pourrait  se charger de la diffusion en librairie. Sur les 300 à 400 exemplaires tirés, l’essentiel est absorbé par les 170 abonnés, le reste étant vendu au numéro lors des salons  littéraires et poétiques ainsi qu’à la librairie clermontoise  Les Volcans. Si la diffusion de la revue  peut sembler confidentielle, elle  n’en reste pas moins une référence dans le petit monde de la poésie contemporaine française et étrangère. Dans l’immédiat, pour franchir ce cap difficile et pour assurer la pérennité de la publication, Arpa doit impérativement recruter une quarantaine de nouveaux abonnés. Le prochain numéro (133-134) devrait, en principe, sortir à l’automne.  (► Accéder à la page abonnements)

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RENTRÉE LITTÉRAIRE 2021

521 ROMANS EN LICE, “ENTRE CURIOSITÉ ET SÉCURITÉ”

206379131_10157729574505443_875745945147174926_n (2)• “Curiosité et sécurité. Valeurs sûres et primo-romanciers. La prochaine rentrée littéraire sera équilibrée et diversifiée”, annonce Livres-Hebdo: “ Exit la pandémie, la rentrée littéraire revient à son rôle traditionnel de dénicheur de talents. Les valeurs sûres font face à des écrivains en pleine ascension au sein d’une production qui apparaît stable. Les primo-romanciers sont, eux, légion. Comme un parfum de renouveau”, peut-on lire en préambule à la présentation de cette rentrée. 

• Le magazine du livre a recensé 521 romans  qui se disputeront les faveurs des lecteurs, dès la fin du mois d’août. C’est presque autant qu’en 2019, dernière rentrée d’avant Covid où on en avait comptabilisé 524. C’est aussi 10 titres de plus qu’en 2020 mais nettement moins qu’en 2016 (560 titres) et encore moins qu’en 2011 (654 titres). Sur ces 521 romans, 379 sont des romans français (+13 par rapport à 2020), parmi lesquels figurent  75 premiers romans (+10), auxquels il faut ajouter  142  traductions (-3). Commentaire de Livres-Hebdo : “En pleine crise sanitaire, les éditeurs avaient misé l’an dernier sur les valeurs sûres et les best-sellers. Cette année, la rentrée est plus équilibrée entre curiosité, sécurité et diversité. Seule la rentrée étrangère reste un peu frileuse”. Comme chaque année, dans cette masse éditoriale, il y aura beaucoup d’appelés mais sans doute encore peu d’élus… et, peut-être,  quelques surprises. 

CÉCILE COULON

“SEULE EN SA DEMEURE”

CVT_Seule-en-sa-demeure_2756• Parmi les auteures qui feront partie de cette rentrée littéraires 2021, figure la romancière et poétesse clermontoise Cécile Coulon,  par ailleurs chroniqueuse dans l’édition dominicale de La Montagne. Deux ans après  Une bête au paradis, prix littéraire du journal Le Monde, celle que Livres Hebdo n’hésite pas à qualifier de “coqueluche des libraires ” publiera le 18 août son 8ème roman, Seule en sa demeure  (éd. L’Iconoclaste, 19 €). L’histoire qui reste ancrée dans un monde rural qu’elle explore au fil de ses livres,  met en scène  une histoire d’amour au XIXè siècle, située dans le Jura. À seulement 18 ans, Aimée épouse Candre Marchère et va s’installer au domaine de la Forêt d’or où, très vite, elle va se heurter au silence du riche propriétaire terrien et de sa servante Henria… Pour ce nouveau roman, dont on peut retrouver un résumé détaillé sur le site Babelio, l’éditeur semble confiant puisqu’il a annoncé un premier tirage à 35 000 exemplaires.

• Toujours à propos de Cécile Coulon et   de  Seule en sa demeure , on peut lire sur le site de Livres-hebdo (28 juillet) : “Grâce à un récit rythmé par de nombreuses péripéties, Cécile Coulon joue entre suspense et révélations pour donner lieu à un texte qui se lit d’une traite. Les personnages ne sont pas en reste puisque, loin de les stéréotyper, l’écrivaine leur offre une contradiction réaliste, propre au caractère humain. Elle les développe un par un, au fil d’un peu plus de 300 pages d’énigme. Comme dans “Une bête au paradis”, son dernier roman, livre français préféré des libraires à la rentrée 2019 et prix Le Monde cette même année, Cécile Coulon s’attache à explorer la psyché de ceux dont la vie a été brisée. On retrouve notamment la figure de l’orphelin, l’empreinte que laisse une lignée, mais aussi cette volonté de chercher un espace isolé, protégé du reste du monde. Une quête qui deviendra peut-être un motif dans l’écriture de cette écrivaine de 31 ans dont les étagères sont déjà remplies par six prix littéraires”. En attendant peut-être un nouveau prix pour cet automne…

DE BOIS ET D’ENCRE

RENCONTRE ENTRE HENRI POURRAT

ET LE PLASTICIEN PHILIPPE KAEPPELIN

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Philippe Kaeppelin (autoportrait)

• Jusqu’au 30 septembre, on peut à nouveau voir au moulin Richard-de-Bas, près d’Ambert (Puy-de-Dôme) l’exposition  De bois et d’encre. Mise sur pied dans le cadre du centenaire de la première édition de Gaspard des Montagnes, le plus célèbre des romans d’Henri Pourrat elle présente aussi des illustrations d’autres œuvres de l’auteur ambertois. Elle a été enrichie de bois gravés de  Philippe Kaeppelin prêtés par sa belle-fille. L’artiste,  à qui on doit la sculpture de la tête d’Alexandre Vialatte qu’on peut voir près de la gare d’Ambert, est  né au Puy-en-Velay en 1918, ville dans laquelle il est décédé en 2011. Il alliait des talents de plasticien, de sculpteur et de peintre. C’est par l’intermédiaire d’Henri Charlier, célèbre sculpteur d’art sacré, réfugié en Auvergne  pendant la Seconde Guerre mondiale, qu’il avait pu  lier connaissance avec Henri Pourrat. Une rencontre qui allait se muer en amitié et conduire Philippe Kaeppelin à illustrer plusieurs de ses livres, notamment La bête du Gévaudan ainsi que La Maison Dieu ou la vie de Saint-Robert. L’exposition présente huit bois gravés de  La Maison Dieu reproduits sur le célèbre papier du moulin Richard de Bas.  On peut aussi admirer une édition de luxe de l’ouvrage, publiée par les éditions de l’Épervier en 1943 et imprimée sur papier du moulin.

MICHEL PEYRAMAURE

DRESSE UN  “INVENTAIRE AVANT FERMETURE”

800px-Michel_Peyramaure_à_la_foire_du_livre_2010_de_Brive_la_Gaillarde (2)Autre auteur de la rentrée, le Limousin Michel Peyramaure qui devrait fêter son centième anniversaire le 30 janvier 1922. Pour l’occasion, il publiera en septembre prochain  Inventaire avant fermeture (200 p, éd. Calmann-Lévy, 16,50 €), une autobiographie dans laquelle il revient sur son parcours d’homme et d’écrivain. Elle est présentée ainsi par l’éditeur : “ À l’approche de son centenaire, Michel Peyramaure se retourne, avec beaucoup d’élégance et de facétie, sur son existence d’homme de lettres resté fidèle à sa région natale, la Corrèze. Ces croquis de mémoire sont ceux d’un sage, attentif, du seuil de sa caverne, à la vie de sa province, de sa famille, comme au souvenir de ses amis et de ses amours, des figures célèbres aussi bien que des anonymes singuliers côtoyés dans sa longue carrière. Dans ces pages, on croise Régine Desforges, on échange une recette de cuisine avec Amélie Nothomb, on apprend la fin tragique de la grosse Zizi, dans les terribles inondations de 1960… Ce n’est pas un testament que nous livre Michel Peyramaure, mais des fragments tour à tour profonds ou malicieux de la vie d’un homme qui a bien vécu, beaucoup lu et pose un regard sincère et émouvant sur la vieillesse”.

Z Peyramaure Desbordes valmore• Autre ouvrage du même auteur, à paraître en septembre, La vie passionnée: le roman de Marguerite Desbordes-Valmore (220 p, éd. Calmann-Lévy, 18 €).  Pionnière du romantisme, Marceline Desbordes-Valmore a fréquenté les plus illustres de ses contemporains : Hugo, Vigny, Dumas père, Balzac. Avant-gardiste, elle a inventé des rythmes qui font d’elle l’annonciatrice de Verlaine et de la poésie française moderne. La spontanéité de ses vers lui a valu l’admiration de Sainte-Beuve , de Stefan Zweig ou d’Aragon. Pourtant, rien ne destinait Marceline Desbordes, née à Douai, à une telle postérité. Avant de rencontrer un succès éclatant sur les plus grandes scènes françaises, elle avait dû  endurer la misère et surmonter de nombreux drames : la ruine de sa famille après la Révolution, la mort prématurée de sa mère lors d’un voyage cauchemardesque en Guadeloupe, celle de cinq de ses enfants. Et, pour finir, des amours malheureuses. 

EN BREF …

224427018_1009225692951953_6121837878101568523_n (2)• “L’Allier, source de livres”… C’est le titre qu’avait choisi de mettre à la une La Montagne  du samedi 24 juillet, avec photo grand format de l’auteur d’origine montluçonnaise, Jean –Claude Fournier. Le romancier vient de publier un opus historique,  Moi Jean-Baptiste Fourtin Mémoires (1845-1921), dont Vu du Bourbonnais s’est fait récemment l’écho. La double page d’ouverture du journal, intitulée “L’Allier, terreau fertile pour les écrivains” évoque sous la plume de Fabrice Redon  “le fabuleux destin du manuscrit de J-B Fourtin”. Sont ensuite mises à l’honneur “Jeanne Cressanges et Céline Maltère (qui) écrivent du Bourbonnais” : “Dans des genres très différents, les autrices Jeanne Cressanges et Céline Maltère n’en sont pas moins très ancrées, elles aussi dans leur Bourbonnais natal. La première trempe sa plume dans les souvenirs, quand la plus jeune affectionne “l’horreur – terroir”. Double délice”… Enfin, l’article mentionne également Sylvain Forges, qui “jongle au quotidien entre son métier d’expert en cyber-sécurité et sa passion pour l’écriture” et  pour lequel “La Montagne bourbonnaise (est) un terrain de jeu

AVT_Charles-Louis-Philippe_9371 (2)• Sous la direction  de l’universitaire David Roe, Les Amis de Charles-Louis Philippe ont publié leur Bulletin annuel (n° 77 –  année 2021). Au sommaire :  Charles-Louis Philippe et Franc-Nohain … – Les premiers traducteurs de Philippe  – Quatre lettres inédites – Charles-Louis Philippe entre à la Société des gens de lettres – Les traductions anglaises de Bubu, de Marie Donadieu et du Père Perdrix – Charles-Louis Philippe entre André Gide et Edmond Jaloux –  Les richesses d’un catalogue – Charles-Louis Philippe et Georges Rency – Nouveau don de la famille Pajault – En quelques lignes – Compte-rendu de l’assemblée générale du 17 octobre 2020.

• Dans le tout dernier Bulletin de l’Association François Péron, (n° 44, juillet 2021), Maurice Sarazin consacre un article aux livres qui avaient été  embarqués à bord des deux navires Le Géographe et Le Naturaliste. Dans la même publication :  François Péron et Napoléon Bonaparte (Jacqueline Goy) – Jacques Félix Emmanuel HamelinAdrien Hubert Brué, géographe du Roi (Maurice Sarazin). 

Z Genevoix conférence (2)◄ Le 11 septembre, à Cérilly, une conférence consacrée à Maurice Genevoix  sera organisée en partenariat avec Mémoire de Cérilly, la municipalité et l’Office national des anciens combattants. Elle sera animée par Nicolas Czubak, historien au mémorial de Verdun,  et par  Julien Larère-Genevoix, petit-fils de l’écrivain Maurice Genevoix, l’auteur de Ceux de 14. Si l’exposition qui lui était dédiée  avait  bien pu être présentée en septembre 2020, la conférence avait dû être annulée en raison des contraintes sanitaires.

Infos pratiques : La conférence aura lieu le samedi 11 septembre 2021,  à 15h 00,  à la salle des fêtes de Cérilly. Passe sanitaire et masque sont obligatoires. La jauge maximum étant  fixée  à 140 personnes, avec distanciation des sièges, il est vivement conseillé de réserver au 06 07 45 42 16 et au 04 70 67 55 51

Z VIDAL George sand• En 2026, dans le cadre de la Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson,  on commémorera le 150ème anniversaire de la disparition de George Sand.  En attendant,  un appel à candidature a été lancé  par la  Cité internationale : les candidats ont  jusqu’au 10 septembre pour déposer un projet de tapisserie destinée à rendre  hommage à la romancière.  Le Ministère de la Culture, le Conseil départemental de l’Indre et le Centre des monuments nationaux sont partenaires de l’événement. Après une première sélection de cinq candidats, la deuxième phase qui courra jusqu’au   17 décembre, permettra de sélectionner l’artiste qui sera chargé in fine de la réalisation complète de la tapisserie. Avec son équipe, il se verra alors allouer 100 000 €. La Cité internationale de la tapisserie qui a été créée en 2016  intègre l’ancien musée départemental de la tapisserie d’Aubusson et elle possède  une riche collection qui comprend  440 tapisseries, 16 000 œuvres d’art graphique et 5000 pièces tissées.

Z Benoit Souny• “Faire plaisir aux lecteurs en se faisant plaisir à soi-même”… Telle pourrait être la devise de Michel Benoît. Installé à  Saint-Pierre-le-Moutier, il est un auteur “multicarte”, à la fois essayiste, historien, poète, compositeur de textes de chansons, auteur de pièces de théâtre et romancier, avec une prédilection pour le roman policier. On lui doit notamment le personnage du commissaire Merle  dont les enquêtes ont séduit de nombreux lecteurs.  Lors d’une séance de dédicaces, organisée à la médiathèque de Désertines, il a présenté son nouveau héros, le détective privé  Ethon Bliniec qu’il a mis en scène dans deux romans, Sans fleurs et sans couronnes et Rue de la Grande muette, publiés au printemps dernier  par les éditions Lucien Souny, dans collection de poche Plumes noires. Pour l’occasion, il était accompagné de son éditrice, Véronique Thabuis.  Ethon Bliniec est un privé “à l’ancienne”, dans les années 1980, menant  de longues enquête “à l’usure des semelles”, dans une époque ou n’existaient ni  recours à l’ADN, ni portables, ni Internet. Ses romans que son éditrice qualifie de “légers et prenants”, se veulent “une réponse à la  morosité et à la sinistrose ambiantes avec le covid”. On devrait retrouver Ethon Bliniec à la rentrée, avec une troisième enquête à paraître.

Z Laclavetine• Jean-Marie Laclavetine, qui préside le jury du prix Valery Larbaud, vient de publier La vie des morts (208 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 17 €), un livre qui selon Xavier Houssin (Le Monde) s’inscrit  juste après Une amie de la famille (Gallimard 2019), “le récit intime, poignant que l’écrivain avait consacré à sa sœur ainée, Annie, morte noyée à 20 ans, emportée par une vague, près du phare de Biarritz, à l’automne 1968. La perte avait été si violente, si brutale pour tous, que s’en était suivi un écrasant silence. Cinquante ans à étouffer sous un deuil indicible”. Le livre avait suscité une foule de messages émanant “d’amis inconnus” qui sont venus s’ajouter à ceux des proches de l’écrivain qui s’est retrouvé face à “trop de coïncidences, de lettres reçues, de rencontres inattendues, trop de surprises” pour qu’il puisse se résoudre à passer à autre chose. “La vie des morts, écrit Xavier Houssin,  fait la somme de toutes ces émotions différentes qui pourtant se rejoignent dans un étrange “mélange des sangs“ dans une fraternité d’espèces des endeuillés ”. 

Grandes-Rencontres-2021Vu du Bourbonnais (L’Actualité des auteurs – n° 31)  a déjà évoqué les Grandes Rencontres, qui se sont déroulées du 2 au 4 juillet,  au Palais des congrès à Vichy. Rappelons la liste des invités et leurs dernières publicationsAlexandre Jardin, né en 1965, romancier et scénariste : La plus-que-vraie, roman (éd. Albin Michel, 2021, 277 p., 19,90 €) – Patrick Pelloux, né en 1963, médecin urgentiste : Urgences de vivre (éd. Le Cherche Midi, 2020, 464 p., 18 €) – Jérôme Fourquet, né en 1973, politologue, co-auteur de En immersion, enquête sur une société confinée. Et maintenant? (Le Seuil, 2020, 224 p., 18 €) – Andréï Makine, né en 1957, romancier, enseignant de russe, membre de l’Académie française (2016), prix Goncourt et Médicis pour  Le testament français : L’ami arménien, roman (éd.  Grasset, 2021, 213 p., 18 €) – Eric-Emmanuel Schmitt, né en 1960, auteur dramatique, adaptateur, metteur en scène, réalisateur : Paradis perdus, roman ( éd. Albin Michel, 2021, 463 p., 22,90 €) – Alexandre Lacroix, né en 1975,écrivain, philosophe, journaliste e directeur de Philosophie magazine : Comment ne pas être esclave du système ? (éd. Allary, 2021, 97 p., 12,90 €).

Z FILLETON Roman• Le 5 juin, à la Maison de la presse de Saint-Pourçain-sur-Sioule, le Montluçonnais Dominique Filleton a présenté ses derniers ouvrages. Il s’agit d’abord de deux  polars   : Crimes en Bourbonnais (éd. Clair Éclair, 296 p.) et Psychose sur Montluçon (294 p., 20 €). Autre titre récemment publié : Saint-Pourçain-sur-Sioule autrefois et ses environs (éd. des Champs-Élysées, 25 €), recueil de cartes postales et de photos anciennes. Dominique Filleton est à l’origine du groupe Facebook Quand tu as connu Montluçon comme ça… qui affiche plus de 10 000 membres au compteur.

DOMINIQUE-KALIFA-616x400• Dans la revue Histoire urbaine, (n° 60, 2021/1) Mathilde Rossigneux-Méheust a publié un article en Hommage à Dominique Kalifa. Toute l’œuvre de cet universitaire et historien (né à Vichy  le 12 septembre 1957 et décédé à Brugheas, le 12 septembre 2020),  a contribué à renouveler en profondeur l’histoire de la ville à l’époque contemporaine. Son ouvrage, Les Bas-fonds, constitue le point d’orgue de cette approche amorcée dans les années 1990. Il a présenté les contours d’une perspective historiographique neuve, celle d’une histoire globale des cultures urbaines. Vu du Bourbonnais avait rappelé son parcours dans l’Actualité des auteurs (n° 27 – Septembre – octobre 2020).

• Pierre Bourdieu (1930-2002) qui enseigna la philosophie au lycée de Banville, à Moulins, fut appelé en 1955 pour faire son service militaire en Algérie. Libéré de ses obligations militaires, il devint assistant à la Faculté des lettres d’Alger de 1958 à 1960. Deux doctorants en philosophie de Clermont-Ferrand ont retrouvé une lettre de Bourdieu envoyée d’Alger et datée du 21 mars 1957. Elle était adressée à Jules Vuillemin qui fut professeur à l’université de Clermont-Ferrand de 1950 à 1962. La Montagne  (7 juin) en a publié un extrait.

• Le 19 juin, à Échassières, Michel Sierra a dédicacé son livre Coutansouze, j’ai vu les choses changer. On y trouve de nombreuses photos d’époque sur la vie des anciens,  et on peut découvrir entre autres l’histoire de la piscine communale, ainsi que  celles du clocher foudroyé et de l’arrivée de l’électricité en 1925.

FB_IMG_1583570050556◄ Le même jour, à Saint-Pourçain-sur-Sioule, le Montluçonnais Jean-Claude Fournier a présenté son 4ème  roman  1984, les oranges amères de Petite Kabylie dont l’action se situe en Algérie, un pays  qui l’a accueilli de 1983 à 1986 comme enseignant d’anglais dans le cadre de la coopération. Dans sa rubrique L’actualité des auteurs (n° 31 – mai-juin 2021), Vu du Bourbonnais a consacré un long article à ses dernières publications.

• Formée initialement à l’illustration sur textile, Muriel Douru s’est investie depuis plus de vingt ans dans les causes écologiques et animales. Elle est l’auteure, avec Nicolas Hulot, de  Les petits pas ne suffisent pas (éd. Rustica, 2021, 191 p.), un ouvrage centré sur l’écologie et les problèmes liés au changement climatique. Le 1er juin, dans deux classes de cours moyen de l’école Jean-Giraudoux, à Cusset, elle est venue  expliquer aux élèves l’origine de la bande dessinée, son évolution et le processus de la réalisation d’illustrations. 

Blanchet (2)◄ Dans la promotion de la Légion d’honneur du 14 juillet, figure le Bourbonnais René Blanchet qui a été élevé au grade de commandeur . Né le 22 juin 1941 à Chantelle, fils d’un agriculteur, il a fait ses études au lycée Banville à Moulins avant d’intégrer l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Docteur en géologie, membre de l’Académie des sciences depuis 2005, il a été recteur des académies de Nice (1989-1991), de Montpellier (1991-1996), d’Aix-Marseille (1996-1998) et de Paris (1998-2002). Il est l’auteur de divers articles et ouvrages spécialisé parmi lesquels De l’Adriatique au bassin Pannonique. Essai d’un modèle de chaîne alpine (168 pages,  éditions du CNRS).

• Les 14 et 15 juin, au Campus universitaire de  Moulins, l’Université d’Auvergne a organisé avec celle de Lorraine un colloque sur le thème   Discours et représentations autour des longues maladies, les figures du patient, du soignant et de l’aidant. La ville de Moulins avait été choisie en raison des formations en éducation et prévention à la santé qui y existent. Parmi les intervenants : Anne-Cécile Fournier, ingénieur Projets Cluster Innovatherm – Loïc Machillot, directeur des thermes de Bourbon-Lancy –  Benjamin Monssus, directeur du groupe thermal de Bourbon-Lancy – Frédérique Briat, responsable soins Thermes de Néris-les-Bains. Liste non exhaustive. 

415YdzGNG0L._SY291_BO1,204,203,200_QL40_ML2_• Édouard Philippe, né en 1970, maire du Havre,  ancien Premier ministre, et Gilles Boyer, né en 1971, son ancien conseiller politique, député européen, sont les auteurs de   L’Heure de vérité (éd. Archipoche, 2020, 464 p., 8,95 €) , un thriller qui se déroule au cœur de la République. Autre ouvrage du même duo, mais dans un genre totalement différent,   Impressions et lignes  claires (éd. J-C Lattès, 21,90 €).  Pour en assurer la promotion, Édouard Philippe  a entrepris une   tournée des librairies en France. Il a fait étape  à Vichy, le 16 juin, après avoir donné une interview à La Montagne (14 juin). En une matinée, à la librairie À la page, il a dédicacé près d’une centaine d’exemplaires de son dernier livre, avant de prendre  la direction de Clermont-Ferrand où il a renouvelé avec succès l’opération dédicaces à la librairie Les Volcans.

• Édouard Philippe (bis)…Aux manettes, le troisième épisode de Édouard, mon pote de droite que le Montluçonnais Laurent Cibien a  consacré aux trois années d’Édouard Philippe à Matignon, a été diffusé le 4 juillet, en prime time, sur France 5. Dans Le Monde (3 juillet), Alain Constant parle d’un “passionnant documentaire réalisé au cœur de l’exercice du pouvoir”, avec “des images parfois baroques, presque décalées, prises dans le calme des jardins de Matignon (…). Un premier ministre à l’aise face à caméra et doté d’un sens de l’humour évident. Puis, au fil du temps qui passe et des crises à gérer, se révèlent les stigmates d’un job exténuant sur le visage de plus en plus marqué d’un premier ministre qui à plusieurs reprises ne cachera rien de sa fatigue”.

• Laurent Cibien, “son copain gauchiste et Edouard Philippe se sont liés d’amitié en classe prépa, à la fin des années 1980, en dépit de leurs divergences politiques. Devenu grand reporter, il avait consacré un premier épisode à la campagne municipale du Havre en 2014 qui s’est soldée par la victoire d’Édouard Philippe.

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• Le deuxième était centré sur  les primaires de la droite en 2016 et sur  la campagne pour l’élection présidentielle. À raison d’une visite toutes les trois semaines, entre juin 2017 et juillet 2020, passant de crise en crise, ce troisième volet permet de suivre  un homme  désormais “aux manettes”,  jonglant entre les réunions, les déplacements, et les repas pris sur le pouce avec ses proches collaborateurs, rares moments de détente”, écrit Alain Constant. Au final, un documentaire certes long (trois heures) mais qui se révèle passionnant. Il reste à savoir si Laurent Cibien poursuivra par un quatrième volet.

téléchargement (6)◄ Fin juin, le Bourbonnais Arthur Ténor,  auteur de nombreux  livres pour la jeunesse, est intervenu devant les élèves du collège Teilhard-de-Chardin à Chamalières. Le temps de leur présenter son travail et d’évoquer ses projets.

• Paola Pigani a publié plusieurs recueils de poésie dont en dernier lieu Des orties et des hommes (éd. Liana Levi, 2020, 307 p., 11 €). Peu avant la fin de l’année scolaire, elle est venue présenter son travail  à une classe de quatrième du collège Saint-Exupéry, à Varennes-sur-Allier.

• Georges Leclerc, ancien instituteur, vient de faire paraître  Les pieds chez nous (éd. la Galipote, 189 p., 18 €). Il a rencontré ses lecteurs à la bibliothèque de Briffons (canton de Bourg-Lastic). Ce roman historique donne des détails précieux sur la vie dans les campagnes à l’aube du XIXe siècle en Auvergne et en Limousin.

PRIX LITTÉRAIRES

z concours (2)• Après une édition 2020 qui avait dû être reportée pour cause de Covid, les lauréats du 26è concours bourbonnais de nouvelles 2020-2021  ont été proclamés le 26 juin, à l’hôtel Talleyrand-Montespan à  Bourbon-L’Archambault. Le thème imposé était Tout tenter.  C’est François Angevin qui a décroché le prix du Conseil départemental pour  Bonheur à gratter, tandis que Joseph Hemmerlé s’est vu remettre le premier prix Robert Chaput pour  Le champ des possibilités. Le prix du jury a distingué Mickael Feugray, auteur de Le ver était dans le fruit. Putain ! Enfin les prix Roziere jeunes auteurs ont  été décernés à  Claude Carré (Maître Issah), Fériel Giraud (La quête du vent), Alice Grisez (Sans titre 12) et Oriane Dauvan (Bus).

EN BREF …

d82135d8-4fe2-4e60-81f0-94dccb8138b0 (2)• Le 15  juillet, La Fnac a dévoilé  la liste des 32 romans de la rentrée qui ont été  sélectionnés pour le prix du Roman Fnac 2021. Cette liste est le résultat d’un croisement des lectures et des notations des 400 libraires et des 400 adhérents de l’enseigne, qui composent le jury. Fin août, on connaîtra la liste des finalistes avant que ne soit proclamé la lauréate ou le lauréat, au début de septembre. Parmi les auteurs sélectionnés, figure l’Auvergnate Cécile Coulon pour son roman Seule en sa demeure (éditions L’Iconoclaste).

L’ACTU DES ÉDITEURS

• ÉDITION BOURBONNAISE

 UNE CRÉATION ET UNE POURSUITE D’ACTIVITÉS
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Dominique Filleton

• Déjà auteur de plusieurs livres, publiés jusqu’ici par les éditions Champs-Élysées, Dominique Filleton a décidé de sauter le pas en devenant son propre éditeur. Pour ce faire, il a  créé sa structure éditoriale sous  statut associatif, les éditions Clair Éclair. Premier titre publié : Psychose sur Montluçon (292 p, 20 €), un polar. Le journal La Montagne avait annoncé cette création en ajoutant  que, victimes de la crise sanitaire, les éditions Champs-Élysées, installées à Néris-les-Bains, avaient cessé leurs activités… Une information que leur fondateur, Philippe Chatel,  lui-même auteur et créateur de la page Facebook Bourbonnais littéraire, a tenu à  démentir quelques jours plus tard.  Champs-Élysées  publie depuis plusieurs   années des romans à thèmes régionaux, des livres de contes et légendes, ainsi que des reproductions en fac-similé d’ouvrages régionalistes tombés dans le domaine public. Autre spécialité de la maison : des albums de photographies et de cartes postales anciennes, dont un grand nombre étaient signés par le Dominique Filleton.

• MONPOCHE, TROIS ANS DÉJÀ

ET UNE CENTAINE DE TITRES AU CATALOGUE

téléchargement (2)• Depuis décembre 2015, les éditions De Borée qui avaient dû déposer leur bilan, ont été reprises par  Centre France Livres, filiale du groupe de presse qui publie notamment La Montagne, le Populaire du Centre, le Berry républicain ou Le Journal du Centre. L’objectif était alors de développer des synergies entre la presse et l’édition de livres,  tout en donnant  un nouvel élan à la marque. Dès leur création en 1989, les éditions De Borée s’étaient donné  pour ambition de promouvoir le patrimoine des régions et de cultiver la mémoire collective en dépeignant la vie d’antan, ses coutumes et ses traditions, au travers de romans du terroir. En 2020, Centre France Livres a réalisé un chiffre d’affaires de 1,71 M€, contre 2,5 M€ en 2019. Ce repli de   plus de 31% s’explique par la baisse du nombre de titres publiés lors de la pandémie.

Mon poche (2)• Six ans après leur reprise, la mission a été accomplie, en même temps qu’a été créée  MonPoche, une marque éditoriale qui vient de fêter ses trois ans d’existence, début juillet,  et qui compte une centaine de titres, principalement des romans, au catalogue : “La marque d’édition MonPoche (…) s’est lancée sur le marché national du petit format avec l’ambition de se glisser et de faire son trou entre les grandes maisons d’édition”, écrit Jean Marc Laurent dans La Montagne (2 juillet).  Sous la direction de Bérénice Boulay, la marque au kangourou  qui est désormais présente dans toutes les librairies de l’hexagone, se veut “à l’affût du marché du livre pour dégoter les romans à haut potentiel passés un peu à côté des radars médiatiques en grands format.

je-suis-ne-a-17-ans• C’est le cas, par exemple pour  Je suis né à 17 ans, le livre de l’animateur Thierry Beccaro qui avait fait l’objet d’une première édition chez Plon qui s’est vendu en version poche à 20 000 exemplaires, alors que la moyenne pour les autres titres s’établit autour de 3 000. Autre succès, celui de La petite bibliothèque du bonheur (2019),  titre vendu à 5 000 exemplaires et de Le petit café du bonheur (2020) qui affiche déjà 3 500 ventes au compteur, en attendant la sortie prochaine de Le petit jardin du bonheur. L’éditrice dit fonctionner au coup de cœur et ne s’interdit aucun genre,  entre “feel good, thriller, science-fiction”. Pour la rentrée littéraire, une double sortie est prévue le 19 août avec Les déviantes de Capucine Delattre et Envole-moi de Sarah Barukh.

LIVRES D’HISTOIRE

UN SECTEUR QUI “A CONTEMPLÉ L’ABÎME”

XAVIER DE BARTILLAT◄ Le Bourbonnais Xavier de Bartillat,  dirige depuis 2009 les éditions Tallandier, un des plus anciens et des plus importants éditeurs de livres d’histoire, après avoir été pendant  14 ans à la tête des éditions Perrin, autre éditeur historique. Il  considère que ce  marché  “a contemplé l’abîme”  en mai 2020, avant de clôturer l’exercice sur un mois de décembre record et d’entamer 2021 sur d’excellentes bases. En 2020, 2 080 titres historiques ont été publiés, soit 250 de moins qu’en 2019 mais … 1 065 de moins qu’en 2014 qui avait été l’année de tous les records. Globalement le chiffre d’affaires du secteur est estimé à  89,5 M€ (+ 19,5%) pour 4,9 millions d’exemplaire vendus  (+ 15,5%). En 2021, Tallandier compte publier une dizaine de grands formats en moins  car, selon Xavier de Bartillat, “il est important de maîtriser la production même si la fonction de l‘éditeur implique aussi de saisir des opportunités”.  Un des enjeux majeurs sera la nouvelle édition du Dessous des cartes, publiée en  partenariat avec la chaîne Arte. Dirigé par Émilie Aubry, il s’articulera autour de 32 destinations  et plus de 150 cartes inédites.

À propos du secteur livre d’histoire, Charles Knappek parle d’un “marché à deux vitesses” (Livres-Hebdo Le magazine, n°11 – juillet 2021): “Le marché du livre d’histoire sort en croissance de la crise sanitaire, tiré par le succès des têtes d’affiche”, écrit-il, avant de préciser que  “Les auteurs sans notoriété et les petits éditeurs ont davantage peiné: ils s’efforcent maintenant de reconquérir  les tables des libraires”.

BILAN DE L’ÉDITION EN 2020

UNE ANNÉE PAS SI MAUVAISE QUE PRÉVU

• En 2020, malgré  la pandémie mondiale et les fermetures des librairies, le livre s’en est finalement “moins mal” sorti que prévu. Le chiffre d’affaires global de l’édition a atteint 2,74 milliards,  soit une baisse limité à  2,3%. Selon Vincent Montagne, patron du syndicat national de l’édition,  l’année 2020 “ marquée par une crise sanitaire, sociale et économique inédite, témoigne d’une capacité de résilience exceptionnelle du livre en France”.

• Derrière ces données globales, se cachent des évolutions contrastées. Certains secteurs ont vu leur chiffre d’affaire progresser. C’est le cas pour la BD (+6%), les mangas (+29%), le parascolaire (+7%) ou la jeunesse (+1%). A l’inverse, le secteur de l’art et des beaux livres (- 36%), ou encore celui du tourisme (-  59%) et des livres de  documentation (- 53%) ont vu leurs ventes chuter. Là encore, il faut nuancer, à l’image du secteur  livres pratiques : si la baisse est globalement de 7,2 %, les livres consacrés à la santé affichent une hausse de 7,5% et ceux dédiés à la cuisine ont progressé de 15,8%.

• La crise sanitaire a eu aussi deux autres conséquences : l’essor du marché du livre numérique (+ 13,5%) qui a dépassé les 236 M€ de CA et la baisse du nombre de titres publiés. 97 326 livres sont parus, soit 9,1% de moins qu’en 2019. Pour les seuls nouveautés, on arrive même  à  – 15%.

L’ACTU DES MÉDIATHÈQUES

• QUELS CONTENUS POUR LA FUTURE 
BIBLIOTHÈQUE MÉTROPOLITAINE DE L’HÔTEL-DIEU ?

CFMC2028-Logo-cercle• Le site de l’Hôtel-Dieu, ancien centre hospitalier de Clermont-Ferrand et bâtiment emblématique datant de 1770, vit actuellement une transformation historique. Le début des travaux a été programmé pour cet automne, afin d’accueillir la future bibliothèque métropolitaine qui doit ouvrir en 2024. Pour ses promoteurs, ce projet d’envergure qui mêle “une construction architecturale forte et de grandes qualités fonctionnelles”, contribuera au développement culturel de la métropole clermontoise. Il est appelé à servir de berceau pour de nombreuses activités qui s’adresseront à tous les habitants. Bref, il s’agit de créer une bibliothèque qui s’inscrive pleinement dans le XXIe siècle.

• En attendant, Clermont Auvergne Métropole a  décidé de lancer une grande étude pour recueillir, l’avis des citoyens en allant à leur rencontre, dans le but de définir les usages et les  services qu’ils attendent du futur l’établissement : “Quel est le premier mot qui vous vient à l’esprit lorsqu’on parle de bibliothèque ? Quels nouveaux services pourraient être proposés dans une future bibliothèque ?”…  Telles sont quelques-unes des questions figurant dans la grande consultation. Que l‘on soit un habitué des médiathèques ou non, on peut répondre au questionnaire en ligne ou à l’occasion de rencontres ponctuelles avec le public. On sait que la bibliothèque comportera un amphithéâtre central, un espace d’expérimentation numérique et un café, notamment, sur une surface totale de plus de 9 500 m2, le tout pour un montant estimé à 62 M €. Après le contenant, la parole est désormais  aux  usagers futurs pour qu’ils définissent ce qu’ils souhaitent voir comme contenu.

L’ACTU DES BIBLIOPHILES

• 33 000 € POUR UN GUIDE MICHELIN

Z Guide (2)• Sur les 600 lots Michelin mis aux enchères le 17 juillet à l’hôtel des ventes Vassy et Jalenques à Clermont-Ferrand, un  guide Michelin à grandes marges, publié en 1904, a pulvérisé tous les records en terme de prix : il a été adjugé  33.000 € (frais compris) à un acheteur resté anonyme. Cet exemplaire au  format exceptionnel ,  était destiné à recevoir “les corrections, observations et critiques de MM. les chauffeurs et touristes”,  dans les marges prévues à cet effet. Un prix qui s’explique évidemment par son extrême rareté. Selon les spécialistes, outre celui qui vient d’être vendu, il n’en existerait plus que trois autres exemplaires. L’un  est une ébauche  datant de 1909, qui est exposée à l’espace Patrimoine Michelin, tandis que les deux autres datant de 1901 et 1905 appartiennent à  des collections privées. Lors de cette même vente annuelle, un  guide 1900 a été adjugé  20.000 € et un autre, en espagnol, 12 000 €.

• La librairie  Le Trait d’union  a proposé en ligne un ensemble de 18 livres rares, parmi lesquels se trouvait  Histoire généalogique de la maison d’Auvergne, de Baluze (Paris, 1708, 2 volumes in-folio). L’ouvrage  contenant 10 planches gravées au burin et des tableaux généalogiques était proposé au prix de 1800 €.

L’ACTU DES MÉDIAS

LA MONTAGNE VERSION PAPIER

ABSENTE DES KIOSQUES LES 21 ET 22 JUIN

• Au lendemain du premier tour des élections départementale et régionale, les lecteurs de l’édition papier des 8 titres du groupe Centre France n’ont pas pu se procurer dans les kiosques  leur titre préféré. Une absence qui a duré deux jours (lundi 21 et mardi 22 juin) et qui s’explique par un mouvement de grève  qui a touché les deux centres d’impression du groupe de presse, à Clermont-Ferrand et à Auxerre. Seules les éditions numériques de La Montagne mais aussi du Populaire du Centre, du Berry républicain ou encore  du Journal du Centre étaient accessibles sur le site Internet. Si la direction de la publication a présenté, le 23 juin,  “des excuses sincères” à ses lecteurs pour les désagréments causés, elle s’est contentée en guise d’explication de mentionner “un mouvement de grève d’une partie du personnel technique”.

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• D’après  le site de Radio France Bleu Limousin, l’explication serait à rechercher dans la grogne et l’inquiétude (qui)  semblent gagner peu à peu l’ensemble des entités et des métiers du groupe de presse”. De source syndicale, la direction envisagerait de dénoncer les accords d’entreprise, et notamment ceux qui concernent les salaires, les primes et les RTT, pour ensuite entreprendre une renégociation de ces accords sociaux au sein de l’entreprise. Côté direction, il s’agirait simplement “d’une nouvelle phase de son plan de transformation annoncé en comité de groupe en septembre dernier” dans le but d’harmoniser les rémunérations et les avantages sociaux, qui peuvent être différents d’un titre à l’autre. Le groupe s’est en effet constitué par le rachat ou la prise de contrôle successifs de plusieurs journaux, ayant chacun leur propre société éditrice, avec “leur propre histoire et leur singularité”. Cette remise à plat, rappelle France Bleu, intervient à un moment le groupe de presse vient de mener un plan de Rupture Conventionnelle Collective (RCC) qui s’est traduit par le départ d’une quarantaine de personnes pour l’ensemble des titres.

Terre des Bourbons

Z terre des Bourbons n°21 (2) Terre des Bourbons, qui se définit comme “le magazine d’exploration locale bourbonnais”, vient de publier son n° 21 (Juillet – août – septembre 2021) riche de 68 pages, toutes en quadrichromie. Au sommaire : Les Audacieux : l’académie Philippe Croizon – Nos trésors : l’Église Saint-Pierre d’Yzeure – Notre histoire : Marx Dormoy (à l’occasion du 80ème anniversaire de son assassinat) – Belles demeures en Bourbonnais : Vichy, la rue Hubert Colombier – Vert l’avenir : ADATER depuis 30 ans au service de l’environnement – Echo business : Roulettes & Cie les nouveaux marchands ambulants – Quelle culture en Bourbonnais : la chasse aux trésors – La liste de nos envies en Bourbonnais.

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• Dans L’Aurore du Bourbonnais (14 mai), Annie Regond a publié une étude sur Les cartes anciennes du Bourbonnais. Autres articles à signaler : 4 juin : L’avenir de l’Allier, le département dans l’épreuve (Stefan Lunte) : “Après la Loi NOTRe, une logique de rationalité administrative s’est imposée au détriment du respect de l’histoire et de la cohérence culturelle du territoire… Qu’on le veille ou non, l’Allier reste marquée par son passé comme duché et province sous l’Ancien régime … Il s’agit là de la base d’une identité administrative et culturelle très ancienne dont la politique doit tenir compte”-  18 juin : Moulins, des ris, des ponts, des lavoirs et des pêcheries (Marie-Thérèse Téty).

les-auvergnats-produit-magazine (3)

les-auvergnats-produit-magazine (2)Un nouveau venu dans les kiosques, avec le lancement du magazine trimestriel Auvernha, voyages au centre de la terre (132 p, 6,90 €), dont le premier numéro est sorti en juillet. Il se définit comme un « magazine “lifestyle” 100% Auvergne, Fabrication française ». Entièrement en quadrichromie et d’un format identique  à celui de Terre des Bourbons ou de  Massif central Magazine, Auvernha développe sa ligne éditoriale autour de 4 grandes thématiques  qui entendent “ faire la part belle aux femmes et aux hommes qui font battre le cœur de l’Auvergne” : Outdoor, Terre et Saveurs,  Art de vivre, Art et Culture.

• Au sommaire du n° 1, on pourra retrouver  une  grande traversée du Sancy au puy de Dôme, la rencontre avec le chef Adrien Descouls,  une visite de la distillerie de Monsieur Balthazar à Hérisson, les 55 ans du film “Grand Prix” tourné à Charade avec Yves Montand et Françoise Hardy,  ainsi qu’un road trip en van dans le Cantal…et bien d’autres rubriques.

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La galipote 144 (2) Installé à Vertaizon, à quelques encablures de Clermont-Ferrand, La Galipote, journal d’informations critiques auvergnat trimestriel, existe depuis maintenant 42 ans. Né de la volonté d’une bande d’amis, il est souvent comparé au   Canard Enchaîné, “pour le sérieux de ses enquêtes, la pertinence de ses articles, son côté poil à gratter et son ton souvent humoristique”, mâtiné d’un brin de Charlie Hebdo pour ses nombreuses caricatures. Pour chapeauter et  lancer La Galipote, une association  a été créée ( l’ A.C.A.P ou Association pour une Culture Auvergnate Populaire). C’est elle qui a  investi dans tout le matériel nécessaire à son indépendance, de la rédaction à la diffusion, en passant par l’impression et le façonnage. La Galipote a choisi comme aire géographique d’expression et de diffusion l’ancienne Auvergne administrative  qui recouvre les départements de l’Allier, du Puy-de-Dôme, du Cantal et de la Haute-Loire.

• Comme le Canard Enchaîné, La Galipote qui vit sans la moindre publicité peut se prévaloir d’une totale  indépendance et d’un libre-arbitre affiché. Sous la direction de Franck Dhumes et de Marc Gachon, rédacteur en chef, le trimestriel compte une soixantaine de collaborateurs, entre les nombreux  bénévoles et les moins nombreux salariés qui travaillent à la réalisation du journal. La collection de La Galipote compte actuellement 144 numéros dont les plus récents ont été publiés sur une soixantaine de pages avec un tirage qui se situe à 5 600 exemplaires. Dans le prolongement du trimestriel est née au début des années 1980 une maison d’édition qui affiche aujourd’hui une cinquantaine de titres à son catalogue, “des livres sur l’Auvergne ou d’auteurs auvergnats made in Auvergne”. 

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