LES PARUTIONS RÉCENTES N° 22 (JUILLET – AOÛT – SEPTEMBRE 2021)

MISE À JOUR :  10 SEPTEMBRE   2021

BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN,

NIVERNAIS-BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

• Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 

• Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces: Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont  répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire – Documents et Géographie – guides.

• Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations. Un formulaire type figure en fin de rubrique.

• Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 

Attention•  Depuis le dernier trimestre 2020,  certains  titres sont suivis de la mention “à paraître”, avec la date de parution annoncée par les éditeurs. Cette date est donnée sous réserve de  modifications éventuelles, de la part des éditeursDès que nous avons connaissance de la sortie du livre, la mention “à paraître” est supprimée. 

• « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er juillet au 30 septembre  2021. N’hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

• Principales abréviations utilisées dans les noticesvol = volume   br= broché    rel= relié  p= pages   n-b= noir et blanc   coul= couleur    biblio= bibliographie.

Pour nous contacter et/ou nous adresser vos informations:

allier-infos@sfr.fr .

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BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• ALIOUA Madani : La guerre n’oublie personne. Journal de Séraphin Barbe (Vichy 1940-1941).1 vol. br, 128 p, éd. L’Harmattan, coll. Rue des écoles, 14,50  €.

Z madiani alioua► Cette fiction historico-littéraire  met en scène Séraphin Barbe, 70 ans, ouvrier imprimeur parisien à la retraite, qui décide de rejoindre  son neveu Léon à Vichy, peu avant la guerre. À l’hôtel des Ambassadeurs où ce dernier travaille, se côtoient représentants de petites et grandes nations, hautes personnalités politiques du gouvernement de Pétain, banquiers, industriels et tueurs cagoulards. Séraphin Barbe va tenir le journal de bord de cette époque, relatant des faits inédits sur la conduite collaborationniste. Avec son neveu, ses amis Rimbe et Paulo l’italien, il se retrouve au cœur d’une histoire sombre qui touche financiers de Vichy, ligues fascistes et jeunes résistants. Fondé sur une solide documentation, ce journal intime apocryphe oscille entre le roman noir et a fiction historique.  D’une écriture incisive, il court sur plus d’une année et offre l’image d’un Vichy inédit, sans complaisance, à mille lieues des visions dominantes. “La guerre n’oublie personne” est le cinquième livre de Madani Alioua.

• AUBERTIN Claude : Les enquêtes du Capitaine Blondin : Bubulle et Bourriquette : deux erreurs de casting. 1 vol. br, 153 p, autoédition Claude Aubertin, 8,99 €.

Z Aubertin (2)► Il arrive parfois que certaines personnes se trompent de métier et se fourvoient dans une branche professionnelle où elles n’avaient  strictement rien à faire. Lorsque ce genre d’erreur se produit au sein de la Grande Maison, les conséquences peuvent en être dramatiques. C’est justement ce que le capitaine Blondin, policier Bourbonnais né de l’imagination de Claude Aubertin et qui en est à sa septième aventure, va pouvoir  constater,  en se retrouvant  confronté à deux belles erreurs de casting au sein de son Commissariat de Moulins.  Cette fois-ci Blondin devra résoudre une mystérieuse affaire de pollution des puits survenue  à Yzeure tout en gérant les bêtises de ses collègues. Cette nouvelle enquête du Capitaine Blondin  est désormais disponible en version numérique et en version broché sur Amazon et, à partir de la rentrée, à la librairie Le moulins aux lettres (88 rue d’Allier – 03000 Moulins)..

• AUZOUX Amélie, DI MÉO Nicolas (sous la direction de) : Dictionnaire Valery Larbaud. 1 vol. br, 471p, biblio, index des noms, table des entrées,  éd. Classiques Garnier, coll. Dictionnaires et synthèses,  35 €.

Z LarbaudComposé de 208 notices rédigées par une trentaine d’universitaires et/ou   spécialistes larbaldiens, le Dictionnaire Larbaud étudie l’œuvre de l’écrivain dans ses différents aspects (esthétique, thématique, politique…) tout en brossant un panorama du champ littéraire de la première moitié du XXè siècle à travers l’examen des échanges et des débats qui le structuraient. Trois grands types d’entrées constituent ce dictionnaire. Les premières portent sur les œuvres de Larbaud et sur les revues auxquelles il a le plus régulièrement collaboré.  Elles permettent de prendre la mesure d’une œuvre dont la discrétion supposée – c’est un terme qui revient souvent à son sujet – se trouve en fait au cœur de la tension entre innovation, avant-garde, classicisme et tradition qui marque une grande partie de la production esthétique de l’immédiat avant-guerre, mais aussi des années vingt et trente. Le deuxième grand type d’entrées concerne les personnalités (écrivains, penseurs, philosophes, critiques, libraires, éditeurs…) avec qui Larbaud a été en contact durant sa vie, mais aussi les auteurs plus anciens qu’il appréciait particulièrement. Enfin, une troisième série de notices porte sur les concepts et les notions permettant d’éclairer l’œuvre, d’en faire apparaître les soubassements et les inflexions, mais aussi de la situer par rapport aux grands débats contemporains.

• CLAIRET Anne : Comment survivre dans une famille recomposée ? Illustrations de Marie Crayon. 1 vol. br, éd. Christine Bonneton, 12,90 € (à paraître en octobre)

Z Clairet (2) En France, une famille sur dix est « recomposée » : 14 millions d’enfants vivent avec beaux-parents, demi-sœur et quart de frère. Un nouveau paysage plus proche des pubs United Colors of Benetton que Ricoré se dessine. Pourtant, cette famille à inventer, attachée à des histoires d’amour passées et d’autres à vivre, ne ressemble pas au reflet idéalisé que nous tendent les réseaux sociaux. Marie-Cymbeline et Jean-Kévin partagent la même salle de bain chaque vacance, Ozlem et Chiara partagent  “la co”  une semaine sur deux, Ginette et Claude viennent de voir leurs nombres de petits (beaux) enfants doubler. Il fallait bien au moins un abécédaire pour faire le tour de cette nouvelle donne. Celui-ci, un peu piquant, acide, parfois de mauvaise foi et souvent drôle vous livrera la recette de cette salade russe qu’est la famille recomposée. Anne Clairet,  née en 1973 à Vichy, est l’auteure  de nombreux ouvrages pour la jeunesse, publiés notamment aux éditions Auzou.

• DIANUAKU Anne Bala : Le périple. Roman. 1 vol. br, 381 p, éd. Sydney Laurent, 19,90 €.

Z Bala périple► De nos jours,   le nom de  Masuama , femme courageuse,  hante encore l’esprit de ses petits-enfants et des générations actuelles, à Kinshasa, au centre du Congo. Dans cette partie de territoire, le mariage a longtemps été l’affaire de mères qui,  autrefois,  choisissaient l’épouse de leurs fils. Un système de mariage arrangé que la  coutume a longtemps perpétué ce système de mariage arrangé. Née avant 1900, cadette d’une fratrie de trois enfants, Masuama était encore une adolescente d’à peine quinze ans,  lorsqu’elle a rejeté  la tradition. Après le décès de son frère aîné, mort très jeune,  puis celui de sa sœur, survenu pendant sa nuit de noces, elle se voit obligée, selon la coutume, de la remplacer. Du jour au lendemain, elle décide de quitter  cet homme qu’on lui impose, en même temps que  sa famille. Peu à peu, elle  se reconstruisit une autre vie, dans un autre village. À dix-huit ans,  Masuama peut se marier avec un homme de son choix. Le couple aura sept enfants et plusieurs petits enfants. Mais au fil du temps, son nom et son histoire de finiront par tomber dans l’oubli, dans la malle aux histoires de sa famille. Des années après sa mort,  le moment est venu pour sa famille se sortir de son  amnésie. Thérèse, l’une des petites filles de Masuama se lance dans des  recherches qui vont lui permettre de renouer, tout à la fois, avec  son histoire, ses racines et son village natal. Anne Bala Dianuaku est née à Kinshasa, mais elle vit aujourd’hui, à Cressanges, au cœur du Bourbonnais. Dès son plus jeune âge, après le décès de sa mère, elle s’est découvert  un amour pour l’écriture. Se sentant aussi très proche de la nature, elle s’inspire de ce qui l’entoure, puisant  toutefois aussi son inspiration dans des passages de sa vie.

• DIANUAKU Anne Bala : Les mots du rocher. Recueil de poésie. 1 vol. br, 161 p, éd. Sydney Laurent, 7,99 €.

Z BalaPédagogue avant de devenir soignante en maison de retraite de nuit, l’auteure se dit saisie par l’humain, avec la volonté constante d’explorer l’organisation sociale de ceux qu’elle rencontre et de s’intégrer à leur univers. Soigner, c’est croiser et voyager avec l’être dans sa culture. Chaque personne a son vécu et son histoire, le mystère d’une rencontre, d’une écoute et d’un échange. C’est aussi le désir de voyager dans l’intérieur de l’être. Transmettre et prendre soin font partie intégrante du parcours de la vie humaine. Cela oblige parfois à s’inviter dans l’univers de l’autre, à le traiter avec respect et amour jusque dans les mots. Dès lors, pour qu’il y ait de la force et de l’apaisement dans les mots, il faut qu’il y ait de l’amour dans le regard que l’on croise. Ce recueil de poèmes ne vise pas à éduquer le monde, mais c’est un simple constat d’observation. Les images associées à l’écriture permettent d’accompagner ses mots. Le but d’Anne Bala Dianuaku est que son recueil de poèmes, raconte, transmette en même temps qu’il informe. Que dans ces mots naissent le respect et la conscience de la valeur humaine dans son intégrité. Et si certains mots, concède-t-elle,  choquent parfois, c’est pour modifier comme pour changer le cours de choses : refuser l’injustice, la misère, la discrimination comme destin. Le fait de réaliser ce recueil de poèmes l’a aguerrie, car ce sont des choses qui l’interpellent et la questionnent quotidiennement en silence : “Qu’avons-nous fait au bon Dieu ?”

• FALLET René : Journal de A à Z. Préface de Philippe Humm. Édition établie par Agathe Fallet. 1 vol. br, éd. des Équateurs, coll. Équateurs littérature, 18 €.

51QHg9l+YeL._SY344_BO1,204,203,200_ René Fallet était un écrivain populaire et populiste. Son œuvre fait partie de notre patrimoine : Banlieue sud-est, Les pas perdus, Le triporteur, Paris au mois d’août, le Beaujolais nouveau est arrivé, La soupe aux choux. Nombre de ses livres ont été adaptés au cinéma et avec succès. Né à Villeneuve-St-Georges en 1927, il fut marqué par la mort précoce de son père, cheminot communiste, renversé par un camion, devant ses yeux. De la terre paternelle, l’Allier, il fera une de ses géographies littéraires avec Paris. Ce journal inédit couvre les années 1962-1983. C’est un journal sentimental et littéraire dans lequel Fallet  exprime son amour de la littérature (Rimbaud, Maupassant, Jules Renard, Hemingway), du vélo, du Paris d’avant la vitrification et de  la destruction des Halles. On y voit un piéton de Paris aimant à la fois l’oisiveté mais travaillant d’arrache-pied pour devenir un écrivain et pouvoir vivre de sa plume, un homme aimant les femmes mais aussi l’amitié, les bars à la Doisneau, les parties de rigolades et de pêche. C’est le journal d’un anarchiste détestant l’ordre, la politique, de Gaulle, Pompidou, Giscard, choisissant toujours le camp de l’humour et des francs-Tireurs. C’est le journal de l’amitié, celle qui le lie à Georges Brassens, l’ami de trente ans, qui apparaît ici sous un jour inédit.

• FAVIER Stéphanie : Infirmière…à cœur ouvert…Mon histoire, simplement1 vol. br, éd. Sydney Laurent, 16,90 €

Z FavierNé en 1975, à Vichy, l’auteure  est infirmière à Lapalisse et mère de trois enfants. Fille aînée de parents ouvriers aux revenus modestes, elle a fait son petit bonhomme de chemin, tant bien que mal, en ayant toujours des objectifs en vue. Elle a quitté le foyer familial à 18 ans et elle revendique encore son indépendance. Adorant écrire, elle griffonne depuis toujours, sans arrêt, au point que  c’est son passe-temps favori, avec la musique, particulièrement à l’adolescence, mais encore aujourd’hui. Un refuge, une thérapie libératrice. Ayant subi diverses épreuves, depuis sa plus tendre enfance, elle  a ressenti le besoin de dresser un bilan et de faire  partager le récit des 45 premières années de sa vie. Son but est de montrer à toutes celles et à tous ceux qui doutent, qui n’y croient pas ou qui n’y croient plus,  que malgré les épreuves, la seule vraie question qui mérite d’être posée  reste: “ Qu’est-ce que je veux vraiment ?” Sans autre prétention que son envie de partager son expérience afin d’apporter une aide, un accompagnement et un encouragement, Stéphanie Favier s’est donc attelée à ce récit qui vise aussi à laisser une trace à ses enfants. Son objectif : s’épanouir pleinement en privilégiant l’humain et ses êtres chers, car trop courte est la vie…

Z Fossaert• FOSSAERT  Frédéric : Hôtelier à Vichy. 1 vol. br, 170 p, éd. Les Ateliers d’Écriture (Vichy), 16 €

Confiné dans son établissement, un hôtelier vichyssois fait le point sur sa vie et égrène ses expériences pour tenter d’y voir plus clair. Le livre est truffé d’anecdotes vraies, l’auteur ayant bien connu le monde de l’hôtellerie et de la restauration. Même l’histoire d’amour improbable est réelle. Finalement, l’art d’écrire, n’est-il pas celui  de rendre romanesque la vérité… Après “Le vicomte de Vichy”, sorti en juillet 2020, “Hôtelier à Vichy” est le 9ème ouvrage  que l’auteur publie chez cet éditeur depuis 2016.

• GAYON-SOURY Françoise : Ils sont tous à vous ? Anecdotes d’une Maman de famille nombreuse. 1 vol. br, 102 p, autoédition Françoise Gayon-Soury (Francoise.soury12@ orange.fr), 9,99 €.

228284305_116964030667539_2971682018458644901_n - Copie►“J’avais besoin de dire ce que j’ai sur le cœur, car on est trop souvent jugé”… À 43 ans, Françoise Gayon-Soury, infirmière de métier habitant dans l’Allier, à la tête d’une “famille XXL” de 7 enfants,  sort en effet du cadre et de la “norme”  familiale habituels. Dans ce livre, empreint d’humour, elle conte de nombreuses anecdotes mais elle donne aussi des conseils et des informations, tout en faisant part de ses ressentis, face aux autres, à leurs regards et à leurs réflexions.  Rigolotes, sages, rageantes, tendres, impressionnantes, pratiques,  toutes ces petites histoires qui sont autant de moments vécus par l’auteure, permettent de faire partager au lecteur sa vie au quotidien. Elle propose aussi une série de citations, rappelant l’importance de certaines choses que l’on a trop souvent tendance à oublier. C’est aussi un moyen pour elle de transmettre quelques-uns de ces petits “mots d’enfants” inoubliables et que l’on aime à se rappeler, tant ils sont remplis d’une fraîche innocence.

• GIRAUD Jean : Le démon des catacombes. Roman policier. 1 vol. br, 395 p, éd. Nouvelles Plumes, 19 €.

le-demon-des-catacombesD’une façon inattendue et imprévisible, les sous-sols parisiens sont devenus le siège de terribles et funestes évènements. Personne ne parvient à comprendre ce qui se passe, ni les policiers des brigades d’élite, ni même l’armée et ses services spéciaux. En désespoir de cause, un haut personnage du gouvernement se voit contraint de faire appel à deux  civils  : Saint-Priest et son élève, le jeune Sylvain. Après leur fantastique et périlleuse aventure vécue à Venise, les deux hommes pensaient qu’à l’avenir, ils ne pourraient jamais être confrontés à quelque chose de pire que ce qu’ils avaient connu dans la ville italienne. Ils se trompaient ! Parviendront-ils à résoudre l’énigme de la menace mortelle qui rôde dans le Paris souterrain ? Une menace qui les conduira à affronter un adversaire particulièrement redoutable et monstrueux. Jean Giraud, après avoir longtemps enseigné les sciences physiques et les mathématiques  au collège Jean-Jaurès à Montluçon, a choisi de profiter de la retraite  pour prendre la plume, avec une préférence affichée pour le roman policier. Il est notamment l’auteur de Ombres sur Venise, publié par le même éditeur.

• GUILLAUMIN Pascale : Seuls. Fragments de vie. 1 vol. br, 146 p, éd. Éditia, 12 €.

Z Guillaumin pascale (2)Seuls : voilà un adjectif qui tout en exprimant la solitude ose  s’afficher au pluriel.  Pourquoi ? Parce que nous sommes tous confrontés, un jour ou l’autre, à vivre ou à être témoins de cet état de solitude, choisie ou subie. Ainsi au fil de ces quinze fragments de vie, comme vous pourriez le faire au détour d’un coin de rue, sur un quai, dans un parc, attablés dans un café, vous reconnaîtrez des enfants osant assumer leurs désirs, des blessés de la vie citant Kundera, des personnes dites âgées  préférant la jeunesse au troisième âge et des adultes vivant des scènes comme seule la vie sait nous en réserve. Pascale Guillaumin est formatrice en communication et développement personnel. Après son premier livre paru en 2005, “Besoin d’écrire, désir de (se) dire, avec les propos choisis de 108 écrivains”, elle a publié en  2009 “Dans les sillons du premier chapitre” réédité en 2012 par Éditia.

• LACLAVETINE Jean-Marie : La vie des morts. 1 vol. br, 208 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 17 €.

Z Laclavetine (2)► “Tu as coupé à un nombre conséquent d’enterrements, petite veinarde. Tu as échappé à tous ces coups qui un par un nous assomment et nous laissent comme des boxeurs groggy dans l’attente du gong final, tu as échappé aux plaintes et aux gémissements, partie avec sagesse et un brin de désinvolture dans la pleine force de tes vingt ans, nous laissant aux tracas des deuils, des héritages, de l’absence, des tristes lendemains”…“ En publiant Une amie de la famille, récit centré sur la mort de ma sœur Annie et le silence qui dès lors a enseveli ma famille, je n’imaginais pas que ce livre allait provoquer tant de réactions, révéler tant de coïncidences, amener tant de retrouvailles, de surprises, de découvertes, écrit Jean-Marie Laclavetine. Tous ces signes attestaient de la puissance de l’écriture, de ce qu’elle rend possible, de ce qu’elle délivre ou dénoue. Alors j’ai décidé de dire à Annie ce que les vivants m’ont raconté d’elle, de lui montrer à quel point elle est restée présente. Je lui confie ma vie faite de rencontres, de livres écrits ou lus. Je mêle mes traits aux siens et à ceux des amis disparus. « La vie des morts », disait notre père, persuadé que sa femme et sa fille continuaient de lui parler. Ce n’était pas un songe de vieillard, c’était la simple vérité”. Jean-Marie Laclavetine préside le jury du prix Valery Larbaud.

• LA PORTE  Loly : Les mots valent mieux que les maux. 1 vol. br, 112 p, éd. Le Lys bleu, 11,60 €

ZLAPORTE (2)► “L’alcoolisme est une façon de cacher ses souffrances, on se sent mieux lorsque l’on boit. Avez-vous déjà eu cette sensation, au bout de deux verres, de vous dire : « Je me sens bien » ? C’est ce qu’il s’est passé, il buvait et il se sentait mieux… Il buvait et je me sentais mal… Il buvait et il m’a fait du mal…  Aujourd’hui, il faut vivre”… Confrontée à un passé familial marqué par la violence, l’auteure, une  Vichyssoise de 34 ans, a voulu exorciser ce passé par l’écriture. Elle veut faire passer ce message : il faut savoir se faire aider quand on est victime de l’alcoolisme ; il faut parler, ne pas garder ses douleurs pour soi.

• LEUMAS  Cathy : Nouvelle vie: Tome I: Les sirènes se noient aussi. 1 vol. br, 194 p, éd. Librinova, 19,90 €

Z LEUMASCOVER_THUMB-11922Autobiographie romancée d’une jeune femme trop pleine d’illusions qui va voir son destin basculer malgré elle et l’entraîner aux limites de la folie. C’est le récit d’un périple aux confins de l’âme humaine, une exploration de sa noirceur et du machiavélisme de la manipulation mentale. Sarah va découvrir que la vie n’est pas aussi belle que celle décrite dans les contes de fées de son enfance. Une fois la poussière d’étoile dissipée et les belles paroles envolées, il ne reste que souffrances et ténèbres. Mais il ne faut pas s’y tromper, car le méchant n’est pas toujours celui que l’on croit. Il est si facile, pour certains esprits malfaisants, de faire passer une victime pour un bourreau et inversement. Cathy Leumas, originaire de Clermont-Ferrand, est venue se réfugier en Bourbonnais,  à Chezelle, en 2000. Elle a la passion de l’écriture. Pendant le confinement, poussée par ses amies, elle a décidé de publier le premier tome de “Nouvelle vie”, une autobiographie romancée, qui sera suivi par deux autres. Le deuxième est annoncé pour le début de 2022. Quant au troisième il sera axé sur “la reconstruction”.

• MALTÈRE Céline : Liviyatan. Le monstre de l’Allier. Roman. 1 vol. br,  150 p, biblio, éd. La Clef d’argent – Littératures de l’imaginaire, coll. LoKhaLe, 9 €.

liviyatan_rectoParce qu’une histoire se déroule forcément quelque part, la collection LoKhaLe trouve son inspiration près de chez ses lecteurs, dans des lieux qu’ils connaissent bien  et autour de faits dont ils ont peut-être même entendu parler… Ainsi, il existe à Vichy une histoire de monstre aquatique – quoi de plus normal dans une ville thermale? Ce monstre défraya la chronique et enflamma l’imagination. Mais il fit bien plus que cela. En effet, avec lui, ce sont d’autres peurs qui remontèrent à la surface. De ces peurs qui allaient bientôt nourrir une bien plus terrible réalité…Céline Maltère, professeure de lettres,  est une habituée des éditions La Clef d’Argent. Après avoir  exploré la Maison Mantin (Moulins), elle revient cette fois sur ce fait divers survenu à Vichy durant l’hiver 1933, à travers l’histoire de Marie-Évy Lieberman, petite fille vivant avec son père dans la Villa Maire. Elle se retrouvera, bien malgré elle, témoin de la méchanceté humaine. En prolongement du roman,  Fabienne Pouradier-Duteil revient sur la genèse et les arcanes de l’affaire dite du “Monstre de l’Allier”, une affaire  à laquelle prit part le graveur Paul Devaux.

• MALTÈRE Céline : Vie de Mancus. Illustrations de Jean-Paul Verstraeten. 1 vol. br, 191 p, illustration, éd. Les deux crânes (Chamalières), coll. Tête d’or, 12 €

Z maltère► De l’autre côté de la mer Saure, parmi les mastodontes échoués et dans la brume sans fin, un être étrange amasse les os des bêtes mortes. Il se nomme Mancus, vit au pays des proscrits. Manchot à l’aspect de satyre, il passe sa vie à lire son avenir dans les cartes qu’il a confectionnées au fond de sa grotte de vertèbres, jusqu’au jour où arrive, à bord de son navire à triple coque, Kationa, venue pour apporter une lettre à l’étrangère bannie par la reine Othilie. Faisant suite aux Rhinolophes, Vie de Mancus raconte ce qu’est devenue l’amoureuse exilée par la reine. Ce recueil, allégorie du manque, est formé d’un récit et de cinquante-quatre cartes-poèmes. Les illustrations de Jean-Paul Verstraeten lui composent un précieux écrin.

• PROST Yvette : Catherine Aubier. Roman. 1 vol. br, éd. Association Pré-Textes, coll Les écrivains oubliés du Bourbonnais, 18 €.

Couv1-Catherine-Aubier-209x300 (2)► Réédition d’un roman publié pour la première fois en 1912. Catherine, fille de paysan, avide d’instruction, devra choisir entre un brillant avenir ou rester une héroïne du quotidien à la campagne, où la vie à la ferme s’enrichit des relations humaines et de la nature. Par son écriture vraie et sincère, l’auteure nous fait vivre pleinement la réalité des sentiments qui animent tous les personnages et qui influencent leurs choix. Une redécouverte touchante et bien venue d’une auteure majeure de la littérature bourbonnaise avec ses préoccupations féministes et son attachement à la notion de libre-arbitre dont l’écho résonne encore aujourd’hui. Née à Marcigny, en Saône-et-Loire le 20 avril 1874, Yvette Prost décédée en 1949,  a consacré sa vie à l’enseignement et à l’écriture. Sa carrière littéraire a débuté en 1905, après qu’elle eut été la lauréate du  concours de la revue parisienne les Annales politiques et littéraires sur le thème de l’ennui. C’est d’ailleurs cette revue qui fera paraître dans sa Bibliothèques son premier roman, Salutaire orgueil, qui connaîtra un grand succès. Parmi la vingtaine de romans qu’elle a publiés par la suite, figure Catherine Aubier, dont la première édition remonte à 1912, Les belles vies manquées (1922), Œuvre de femme (1934), La passion de maître Javille (1935). Certains de ses romans ont aussi été publiés sous forme de feuilleton. Après avoir pris se retraite en  1924 et s’être installée à Cusset, elle a continué d’écrire jusqu’à la fin de sa vie, notamment des contes et nouvelles publiés dans différentes revues.

• TALON Michel : Dans les Agates. Recueil de poésie. Illustrations de l’auteur. 1 vol. br, 92 p, illustrations en couleur, éd. Le Citron Gare (57950 Montigny-les-Metz), 10 € (franco)

Couverture Dans les agates Michel► “Stimulant petit recueil que celui de Michel Talon. On sait que Patrice Maltaverne, le taulier des éditions Le Citron Gare, va chercher dans son poézine Traction-brabant les poètes qu’il souhaite publier — tout en effectuant un véritable travail éditorial collaboratif. Pas étonnant donc que Talon, un pilier dudit poézine, se voie proposer aujourd’hui un recueil. Et c’est une excellente occasion de lire sa poésie du quotidien au phrasé rythmé, souple et polymorphe dans un ensemble de textes cohérent et sur la durée. Car la frustration que génère une revue, fût-elle aussi éclectique et bien pensée dans son inorganisation ostentatoire que Traction-brabant, c’est évidemment de découvrir une écriture sans pouvoir s’y plonger pendant longtemps. Ici, on accompagne l’auteur dans ses pérégrinations poétiques  (…). Ce sont des fragments de vie, d’impressions, courtes phrases parfois sans verbe mais à la narration évidente. Les choses s’y personnifient, les êtres se fondent dans le mélange des scènes  (…).  Le talent de Michel Talon est de ne pas forcer les images, sans pour autant se laisser aller à une langue facile ou trop simplement naturelle. Il y a du travail dans ces poèmes, un travail de collage des mots, des êtres et des choses (…). Le patchwork guide l’émotion, l’assemblage est celui des meilleurs crus ; les couches successives se déposent jusqu’à ce que l’agate prenne forme, et on contemple le travail des millénaires en de simples poèmes brefs”. (Extrait de l’article Florent Toniello publié sur le site Accrocstiches)

◘ HISTOIRE – DOCUMENTS

• BOUCHET Julien : Une ville sous l’Occupation. Moulins, sur la ligne de démarcation, au nord de Vichy. 1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. Bleu autour, 25 €. 

Z BOUCHET (3)Cet ouvrage illustré est singulier par son sujet : Moulins sous l’Occupation, ville située sur la ligne de démarcation et préfecture du département de l’Allier où se trouve la capitale de l’ État français, Vichy, devenue sous-préfecture fin 1941 à la place de Lapalisse. Il l’est aussi par ses sources, largement issues d’une collecte récente et novatrice de témoignages et documents, qui ont donné lieu à une exposition. Encombrée durant l’été 1940, Moulins, rapportent les derniers témoins, devint une ville de garnison et de passage dominée par la peur, une ville silencieuse et noire, alors qu’elle n’a pas été vidée de ses habitants par l’Exode, ni bombardée à l’approche de la Libération. Ni manifeste ni roman historique, ce livre apporte une pierre à la connaissance de cette période sombre de notre histoire. Il est  complété par quatre témoignages audio et  deux films sonores réalisés par le bourbonnais Philippe Busser, avec l’apport de l’historienne des Archives départementales, Véronique Poupin.

• CHATARD Georges, CHATARD Christiane : La seconde guerre mondiale dans l’agglomération moulinoise. 1 vol. br, illustrations n-b et couleur, éd. Défense du Patrimoine Est-Allier (DPEA :  216, avenue de La Gare – 03290 Dompierre-sur-Besbre  ), 12 € (16,42 € franco)
0-164-Couverture5► L’ouvrage regroupe les textes des conférences présentées par le couple d’érudits,  l’été dernier à Moulins. Il est complété par de nombreux documents extraits des journaux et périodiques de l’époque, ainsi que des archives municipales de Moulins. Outre les illustrations en couleurs qui émaillent le livre, on pourra y retrouver des témoignages de Bourbonnais ayant vécu ces années noires (les Moulinois Maurice Martin, Jean Mayet, Marguerite Fauvergue, Jacqueline Langeron et Serge Dobinet de Charmeil). Après des pages consacrées aux origines de la Seconde Guerre Mondiale depuis le non-respect des accords de Munich par Hitler, jusqu’à l’invasion du Danemark et de la Norvège en avril 1940, suivie de celle de la France  à partir  du mois de  mai, les auteurs relatent  l’arrivée des Allemands à Moulins et les combat qui se sont déroulés au pont Régemortes. C’est ensuite l’Occupation de la ville pendant quatre ans avec son lot de  contraintes de plus en plus lourdes pour les Moulinois, entre le franchissement de la ligne de démarcation, la répression exercée par  la Milice et la Gestapo, ainsi que les  emprisonnements à la Malcoiffée. Moulins sous l’occupation se referme sur un chapitre inédit consacré à la libération de la ville le 6 septembre 1944. Un moment marqué  par  un déferlement de joie populaire, mais aussi par des tragédies, avec son lot de victimes innocentes.

• CHAUDERON-TAILHARDAT Marie-Josèphe : Mémoires de Saint-François. 1 vol. br, 215 p, éd.  Maison de retraite Saint-François (34 rue du Cerf-Volant –  Moulins), 15 €.
3745052 Entre janvier 2018 et juin 2019, 25 résidents de la Maison de retraite Saint-François, à Moulins,  ont raconté leurs souvenirs de vie à Marie-Josèphe Chauderon-Tailhardat. Agissant en auditrice désintéressée, elle les a retranscrits dans ce livre, en enlevant seulement les propos qui auraient pu  créer des polémiques.  Après une première prise de notes et un retour vers chacun des pensionnaires, elle a pu faire resurgir  d’autres souvenirs, des dates, des détails.  Le résultat, c’est un livre de plus de 200 pages qui se lisent  avec bonheur. On voit défiler des vies particulièrement touchantes comme celle de de Louise Monsiaud , qui a célébrer son mariage en catimini en 1942, avec un réfractaire au STO, ou celle d’Honoré Mauranne qui, à 5 ans, se retrouve « loué » pour surveiller les veaux et qui  devait dormir  dans un tas de foin. Ou encore celle de  Roland Cornereau, passeur durant l’Occupation et celle de Robert David : après avoir refusé de participer, il a finalement confié ses souvenirs poignants sur la guerre d’Algérie, malgré une élocution difficile suite à un AVC. L’ouvrage est richement illustré avec des portraits de résidents ayant témoigné, dont ceux réalisés par la photographe Catherine Alexandre-Gaunet. Un autre intérêt du livre est d’avoir fait témoigner le personnel de la maison de retraite.

• DESFORGES Jacques : La tuilerie de Sept-Fons. 1 vol. br, illustrations,  éd.. Défense du Patrimoine Est-Allier (DPEA), 12 € (16,42 € franco)
Z Desforges tuilerieLa Tuilerie de Sept-Fons, située en Sologne Bourbonnaise, dans l’Allier, a été créée au XVIIème siècle dans une région au sous-sol riche en argile. Après avoir retracé l’histoire de la tuilerie de Sept-Fons, Jacques Desforges décrit en détail la fabrication manuelle telle qu’elle se pratiquait encore vers 1890. Il relate aussi la transformation du site, l’arrivée de la mouleuse, du moteur à gaz et la naissance de la fabrication mécanique au début du XXème siècle. Ainsi, au fil des pages, on découvre les tuiliers qui ont œuvré dans ces lieux, travaillant patiemment l’argile, noble matière première ; ils ont mené là une vie simple et laborieuse. En 1966, après 300 ans d’activité, elle cessa sa production et le four s’éteignit à jamais. Aujourd’hui, les bâtiments bien conservés forment un ensemble patrimonial digne d’intérêt.

• GERARD Alice : Glozel, les os de la discorde. Nouvelle édition. Ouvrage traduit de l’anglais. Préface de Robert Liris.1 vol. br, 418 p, illustrations, biblio, éd. JMG (Agnières – Somme), coll. Champ limite, 23 €.

Z Gérard GlozelLe site de Glozel est devenu célèbre à partir de 1924, quand fut mis au jour un ensemble d’objets, attribués dans un premier temps à une époque préhistorique mais dont l’ancienneté et parfois l’authenticité furent rapidement contestées. Les objets découverts sont des pierres taillées, des poteries, des ossements, des tablettes gravées… portant des inscriptions évoquant une écriture dans un alphabet souvent rapproché de l’alphabet phénicien. Ces vestiges sont à l’origine d’une vive controverse qui divisa une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, en glozéliens et anti-glozéliens. L’affaire Glozel, qualifiée “d’affaire Dreyfus de l’archéologie”, connut de nombreux épisodes judiciaires et rebondissements. Au cours de ces dernières années, Alice Gerard a traversé l’Atlantique une douzaine de fois, ne ménageant pas ses efforts en vue de résoudre le mystère de Glozel. Ce livre décrit les tentatives d’Alice Gerard et de son mari pour percer l’énigme des “ tombes”, tablettes, os gravés et autres idoles phalliques. Les Gerard ont au final développé une théorie susceptible d’expliquer Glozel tout en espérant que l’authenticité du site finira par être admise. Alice Gerard est américaine et vit aux Etats-Unis. Après des études d’archéologie, elle est devenue directrice d’école. Elle est retournée à l’archéologie une fois retraitée, en 1990. Ce livre est le résultat des travaux qu’elle a menés depuis lors à Glozel, en compagnie de son époux, géologue, océanographe et chercheur à l’université de Columbia aujourd’hui disparu.

• KALMAR Pierre : La promenade oubliée. Souvenirs d’enfance, d’adolescence et de jeunesse. 1 vol. br, 132 p, autoédition Pierre Kalmar (disponible sur le site lulu.com)

Z Kalmar► Ce petit recueil de souvenirs orné de photographies aborde quelques aspects de l’histoire générale de Montluçon, mais ne néglige ni la petite histoire ni même l’histoire intime puisqu’il rappelle quelques épisodes dont les acteurs et actrices principaux sont Marie-Michèle Maire, née Lanord, le 6 février 1936, dans le septième arrondissement de Lyon, Pierrette Lucienne Kalmar, née Picaud, à Saint-Julien-le Châtel, en Creuse (1935-2021), Bernard Maire (1936-1992) et l’auteur lui-même, né le 18 janvier 1967, à Montluçon, dans l’Allier. Mais la vraie vedette de cet ouvrage, l’entité dont il parle le plus, et qui se manifeste dans chaque ligne et même entre les lignes, n’a pas encore de vraie figure à moins qu’elle n’en possède une infinité. Le XIXe l’a représenté sous forme allégorique. Il est à la fois concret et abstrait, matériel et impalpable, banal et poétique. Une chanson, rendue célèbre par Nicole Rieu, extraite de la comédie musicale « Attention » (1973) de Mitzi Bravin, Jean-Pierre Mirouze et André Georget, le nomme très explicitement.

• KALMAR Pierre : Fugace évocation des jardins Wilson et du parc Saint-Jean de Montluçon, à travers quelques souvenirs familiaux. 1 vol. br, 42 p, illustrations, autoédition  Pierre Kalmar (disponible sur le site lulu.com)

pmyk22-front-shortedge-384 (2)► Pierre Kalmar, avec cet opuscule illustré de photographies des années 1960, puisées dans ses albums familiaux, propose une évocation de ces deux hauts-lieux  de promenades des Montluçonnais et des touristes de passage que sont le jardin Wilson, inauguré le 14 juillet 1939 par Marx Dormoy,  et le parc Saint-Jean. L’ouvrage est ainsi présenté par l’auteur : “ Dans cet opuscule sans prétention, je relate quelques souvenirs d’enfance et présente une dizaine de photographies associés à deux lieux de promenades importants de Montluçon : les jardins Wilson et le parc Saint-Jean. J’avais déjà évoqué ces deux endroits dans un livre intitulé « La promenade oubliée (…).  Comme je voulais consacrer un ouvrage spécifique à ces deux parcs, j’ai extrait des passages de ce dernier volume. Je les ai quelque peu remaniés et les ai illustrés de photographies. Ces photographies, je tenais à les préserver de la perte ou de la destruction en les intégrant à un petit livre de souvenirs. Ainsi connaîtront-elles une éternité relative sur les rayons de la bibliothèque nationale de France. Huit de ces clichés ont été pris par ma mère, Pierrette Kalmar, née Picaud (1935-2021). Ces portraits, qui ne manquent pas de charme, montrent son talent de photographe. J’ai pris soin de choisir un titre en rapport très direct avec le contenu afin de ne pas induire en erreur les lecteurs et les lectrices férus d’histoire montluçonnaise dite sérieuse, même si mes anecdotes présentent bien un caractère historique. Autrement dit, cet ouvrage ne concerne pas mes contemporains qui manqueraient de maturité intellectuelle et artistique au point de croire que l’Histoire est faite par les gens connus que l’on considère comme importants. C’est dans l’idée de décourager enfin ces personnes dénuées sans doute de vraie sensibilité, que j’ai intitulé cet ouvrage d’une manière impropre à les induire en erreur”.

• KAMINSKA Henri : Quarante années. 1 vol. br,  éd. Édilivre, 19 € (version numérique : 4,99 €).

9782414526345► Henri Kaminska fait le récit de quarante années de la vie d’un militant de gauche. Jeune ouvrier, né à Moulins, il  quitte sa  province pour  Paris, où il est embauché comme ouvrier ajusteur en 1959  aux usines Citroën. Il a alors 18 ans et il  découvre en même temps que  la répression syndicale, l’injustice et l’exploitation. La Jeunesse Ouvrière Chrétienne sera son premier engagement. Au retour du service militaire qu’il effectue en Algérie, il s’inscrit dans des mouvements d’éducation populaire, accomplissant ce qu’il appellera “ ses universités”.  Il s’engage en politique en adhérant au Parti Socialiste Unifié, avant de rejoindre le Parti Socialiste. Mai 68, mai 81 : Combien de tracts distribués, combien d’affiches collées ? Maire adjoint d’une ville de la banlieue parisienne, il est ensuite candidat à plusieurs élections. Ce militant infatigable, sans renier l’apport de son action, laisse cependant percevoir une certaine déception quand il tire les conclusions de son cheminement durant ces quarante années au cours desquelles il a tant donné. Né en 1941,  à Moulins, Henri Kaminska , près avoir travaillé dans l’industrie automobile, a rejoint l’éducation nationale en devenant professeur dans l’enseignement technique en 1968. Il a été ensuite  principal de collège dans différents établissements. Retraité depuis  2002, il a publié en 2019  chez le même éditeur “Mes années de  Louées”, un roman autobiographique

• KUPFERMAN Fred : Le procès de Vichy : Pucheu, Pétain, Laval. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Archipoche, coll. Archidoc, 8 €.

Z Kupferman (2)Fred Kupferman fait revivre le temps des procès de l’épuration : Pierre Pucheu, ministre de l’Intérieur, qui ne renie rien de ses convictions et organise le cérémonial de sa propre exécution, le 20 mars 1944, en Algérie. Philippe Pétain, revenu de Sigmaringen pour la grande explication et qui s’enferme dans le silence, condamné à mort le 15 août 1945, peine commuée en réclusion à perpétuité par le général de Gaulle. Pierre Laval, l’homme seul, promis au poteau car son nom est lié au Service du travail obligatoire (STO), au souhait exprimé de la « victoire de l’Allemagne », à la terreur milicienne, à la livraison des enfants juifs, qui croyait pouvoir se justifier et qui sera exécuté à l’aube du 15 octobre 1945 dans la cour de la prison de Fresnes. Autour de l’enceinte où on les juge, il y a un peuple que les procès partagent, les uns réclamant une justice pure et dure, les autres rêvant à l’impossible réconciliation. Il revient aujourd’hui à l’historien de juger à son tour de l’attitude des coupables et des épurateurs. Fred Kupferman met ainsi en perspective les procès et leur environnement historique.

• LIRIS Robert, ARZ Claude : Robert Liris, chercheur de mystère : entretiens avec Claude Arz. 1 vol. br, 164 p, illustrations, biblio, éd. L’œil du sphinx, coll. les Enchanteurs, 18 €.

Z LIRIS► Contient 5 textes de Robert Liris.  “Robert Liris est un enchanteur que j’ai rencontré pour la première fois, un dimanche d’avril 2009 à Vichy, écrit Claude Arz. À l’époque j’écrivais “Voyages dans la France mystérieuse” et je voulais avoir son témoignage, lui, ancien président des Amis de Glozel. Sur le quai, je le reconnus tout de suite avec sa crinière blanche et son sourire bienveillant. Je ne savais pas grand-chose de lui sauf qu’au téléphone, il s’était défini comme un psycho-historien : ce n’est pas le quoi de l’histoire, les faits qui m’intéressent, m’avait-il expliqué, c’est le pourquoi. J’utilise les documents de façon détournée, cachée, cryptée. Je travaille sur l’inconscient des objets comme à Glozel par exemple. J’allais vite comprendre que cet homme était plus qu’un érudit, mais aussi un aventurier de routes lumineuses”.

• MAQUIN Gabriel : Mémoires et regards du temps qui passe (1950-2020). 1 vol. br, 500 p, illustrations, éd. GM éditions, 22 €

Z Maquin (2)L’ancien élu de Vichy revient sur les événements nationaux et internationaux  qui ont jalonné sa vie au fil des 13 chapitres de cet ouvrage. Pour ce quatrième livre, il a voulu figer ce temps fugitif, l’espace de ces centaines de pages, ce qui donne un instantané en forme de tranches de vie économique, commerciale, financière, culturelle, agricole, sportive, sociale, technologique, avec comme fil directeur la volonté d’illustrer ce qui a été remarquable pendant 70 ans. On  doit déjà à Gabriel Maquin une autobiographie, “Mémoires d’un marathonien” (éd. Bleu Autour, 2016), dans laquelle il avait souhaité raconter son histoire à ses enfants et petits-enfants. Il a ensuite publié en 2018  chez le même éditeur “Les Pionniers du commerce, de 1820 à aujourd’hui”. En 2020,  il a fait paraître, “Commerce, consommation, le grand tournant”, dans lequel il a montré la grande  mutation du métier qu’il exerce depuis son adolescence. Gabriel Maquin ne devrait pas en rester là puisqu’il prépare déjà un cinquième livre qui concernera à nouveau le monde du commerce sur lequel tout n’a pas encore été dit.

• MERCIER Juliette : Ma Crohn de vie, Histoire d’une rescapée à l’intestin malade. 1 vol. br, 240 p, illustrations, éd. Leduc, 20 €.

Z CrohnJuliette Mercier a 15 ans lorsque ses premières douleurs au ventre apparaissent. Six mois plus tard, on lui diagnostique la maladie de Crohn. Elle raconte son quotidien devenu chaotique, les nombreux allers-retours à l’hôpital, son combat acharné pour une  vie normale  jusqu’au point de non-retour : en 2017, son pronostic vital est engagé. Elle se fait opérer d’urgence. Juliette Mercier, alias @stomiebusy, est illustratrice et professeure d’arts appliqués. Elle a subi une iléostomie définitive en 2017, une opération qui consiste à retirer la partie malade de l’intestin pour recoudre la partie saine sur l’abdomen et y poser une poche de stomie qui recueille ses selles. Après une convalescence difficile, elle reprend peu à peu les rênes de sa vie laissée en suspens et retrouve un quotidien normal. Cependant, elle n’oublie pas combien la maladie peut faire souffrir, combien la stomie peut être difficile à accepter et combien le regard des autres peut être rude. C’est ce qui l’a poussée à créer un compte Instagram où elle aborde la maladie et le handicap avec humour et légèreté.

• PÉGAND Jean-Claude : Pétanque moulinoise, la soixantaine bien tanquée.  Préface de Pierre-André Périssol. 1 vol. br, 84 p, illustrations, autoédition Jean-Claude Pégand (25 Rue Adjudant-Vincenot – 03400 Yzeure),  19 €.

img609a281b62b4e (2)► Jean Claude Pegand est une figure du sport Moulinois. Après avoir goûté dans sa jeunesse aux joies du foot et d’autres sports, il a repris  les rênes de la Pétanque Moulinoise en 2010. Pendant huit  saisons d’affilée, il est resté à la tête de l’emblématique club préfectoral. Si aujourd’hui le Moulinois a pris du recul avec les terrains de pétanque, il n’en a pas pour autant  oublié son club de cœur. En se plongeant dans ses propres souvenirs et dans les archives, il a voulu rappeler à tous, la formidable histoire de cette association née officiellement le 2 décembre 1956. Pour ce faire, il a contacté plusieurs des anciens présidents et de nombreux joueurs, ce qui lui a permis de collecter plus de 500 documents divers.  Après quelques explications sur  les “Pieds Tanqués”, on trouvera surtout de nombreuses photos qui sont autant de  souvenirs,  ainsi que des coupures de journaux qui retracent l’histoire du club, sans oublier les résultats des compétitions, des comptes rendus d’assemblées générales et bien d’autres informations.

◘ GÉOGRAPHIE – GUIDES

◘ DIVERS

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AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• Alexandre Vialatte – Tanguy Viel. 1 vol. br, 384 p, éd. Revue Europe n° 1109-1110, 20 €.

Z VialatteL’idéal d’Alexandre Vialatte (1901-1971) était d’être « sobre, rapide, dense comme le marbre, aérien comme le papillon ». Sans oublier l’humour. Mais l’humour de Vialatte est aux antipodes de celui des amuseurs patentés. Il est fait de précision, de poésie et d’apparente incongruité. Dans ses romans comme dans ses chroniques, le chatoiement de l’écriture de Vialatte vient souvent d’un jeu de lumière dans l’ironie, qui en fait varier l’intensité. Férocité, dérision et tendresse se superposent dans le plissé de la phrase de cet écrivain qui a su éviter la lourdeur du sérieux pour dire des choses graves. Ce numéro de la revue Europe comporte des textes de Denis Wetterwald, Bernard Chambaz, Michel Besnier, Béatrice Commengé, Jean Dutourd, Pierre Jourde, François Taillandier, Hervé Gaymard, Marie-Hélène Raynaud, Fulvia Dal Zotto, Pierre d’Almeida, Denis Grozdanovitch, Marianne Silberfeld-Brouard, Marie-Louise Audiberti, Christian Moncelet, Inès Vissouze-De Haven, Christian Dedet, Michel Chrestien, Marc-François Bernier, Bernard Jannin, Jérôme Trolletet… Alexandre Vialatte. La seconde partie est consacrée à l’œuvre de Tanguy Viel, entre romans, essais, récit de voyage à quatre mains, livret d’opéra.

• ANDRIEUX Nicole : Monsieur François. 1 vol. br, 324 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 19 €.

Z ANDRIEUS (2) Comme chaque année, à l’approche de l’été, François s’apprête à quitter la capitale pour rejoindre son Auvergne natale. Empressé et serein de se retrouver au cœur de ce monde rural qui avait bercé sa petite enfance et fondé ses rêves les plus chers en lui inculquant à l’âge de l’adolescence les règles du savoir-vivre, il était loin de se douter que ce séjour ne serait pas vraiment un havre de paix comme il l’avait imaginé… Née en 1948, Nicole Andrieux a fréquenté l’école primaire de son petit village d’Auvergne près de Saint-Julien-de-Coppel. Elle était  prédestinée à devenir agricultrice comme ses parents. Pourtant la vie lui a réservé bien des surprises et c’est en 2001 qu’elle a franchit le pas en  publiant son tout premier livre. Monsieur François est son 9ème roman.

• ARNAUD Jacques : La convergence des pôles. 1 vol. br, 256 p, éd. de Borée, coll. Littérature 18 €. (à paraître en octobre)

Z arnaud (3) En Gironde, le 23 octobre 2015, un accident de car fait 43 victimes. C’est l’accident le plus meurtrier survenu en  France depuis 1982. On ne compte alors que 8 rescapés seulement, parmi lesquels figure t Jean, un médecin généraliste de 66 ans, qui vient de perdre toute  sa famille en l’espace de quelques minutes. La suite ? Une incroyable fuite en avant, avec pour seuls moyens de subsistance son métier et son violon, marquée  par des rencontres fortes, bienveillantes parfois, à travers toute l’Europe, jusqu’à l’Ile de Disko au Groenland pour rendre un dernier hommage vibrant à sa femme tant aimée.

• ARTIGES Isabelle : Isabeau de Limeuil, la scandaleuse.Roman historique. 1 vol. br, 384 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire , 19,90 €.

Z ARTIGES Isabeau Avec ce roman historique, Isabelle Artiges met à l’honneur une femme qui influença le cours de l’Histoire de la France du XVIe siècle, autant par sa beauté que par la finesse de son esprit. Demoiselle d’honneur depuis ses 16 ans, Isabeau de Limeuil la catholique se voit confier par Catherine de Médicis, la mission d’apaiser durablement les humeurs belliqueuses du Prince de Condé, fervent protestant. Dans une période complexe de l’Histoire de France, Isabelle Artiges fait d’Isabeau une actrice essentielle des événements de son temps, ce qu’elle fut !

 • ARTIGES Isabelle : La Belle Créole. Nouvelle édition. 1 vol. br, 472 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,70 €.

Z ARTIGES Belle créoleUn roman qui brosse le  portrait d’une femme libre et affranchie à l’image de Scarlett O’Hara… Rose-Gabrielle naît en 1757 à Cayenne. Envoyée dès l’âge de 8 ans dans un couvent à Toulouse, elle va vivre dix années loin de sa terre natale, des siens, et surtout de l’affection de Solitude, l’esclave qui l’a élevée et choyée. À son retour en Guyane, son père s’est remarié, a eu d’autres enfants, et l’avenir de Rose-Gabrielle semble avoir été tout tracé : elle doit épouser un homme qu’elle n’a pas choisi. Pourtant, Rose-Gabrielle va mettre un point d’honneur à diriger elle-même l’exploitation dont son mari, souvent absent, lui laisse les rênes. C’est un combat de tous les jours qu’elle doit mener pour asseoir son autorité et faire accepter ses idées. Sa force, elle la puise dans le véritable amour qu’elle voue à Alexandre de Sérigny, un jeune scientifique qui parcourt le monde. Alors qu’une agitation grandissante secoue la Guyane, Rose-Gabrielle doit à nouveau quitter la colonie, cette fois pour Boston. Pourra-t-elle enfin un jour retrouver ses racines et goûter à une vie paisible aux côtés de l’homme qu’elle aime ?

• BLAZY Pascale : Je reviendrai à Manadieu. Une nouvelle enquête de Clarisse. 1 vol. br, 208 p, éd. Créer, 15 €.

Z Blazy (2)Une chape de plomb pesait sur cette rencontre. Le dialogue retomba brusquement devant la détermination des interlocuteurs. Il s’approcha de la fenêtre pour reprendre son souffle lorsque, soudain, une douleur fulgurante lui vrilla la tête. Il vacilla, tituba les bras ouverts comme un funambule, avant de s’écraser près de la table basse. Un rideau rouge voila la scène, puis ce fut le trou noir”…  Lorsqu’à   Manadieu on retrouve Ludovic assassiné dans son salon, tous les regards se tournent vers l’ex-épouse de celui-ci, victime de violences conjugales. Clarisse, pas du tout convaincue, se lance dans la bataille, bien décidée à prouver l’innocence d’Élise.

• BOITHIAS Jean-Louis : Les trois vies du Docteur Gourbeyre : Tome III : Élie. 1 vol. br, 420 p, éd. des Monts d’Auvergne, 20 €.

Z BOITHIAS (2)Après Fanny et Joséphine, Jean-Louis Boithias présente  Elie, le troisième volet de sa trilogie romanesque. La vie de Pierre Gourbeyre, médecin ambertois de la fin du XIXe siècle, a été marquée par ces trois femmes : Fanny, son amour de jeunesse, Joséphine, son épouse, et Elie, fille naturelle qu’il a eue avec Fanny. Dans ce dernier volet, l’auteur dit avoir eu du mal à décider de la fin du docteur Gourbeyre. Déçu par ses contemporains mais entouré par l’affection de sa fille, Pierre, à la suite d’expériences surnaturelles, décide de se retirer loin du monde et des hommes, en faisant bâtir sur un rocher au-dessus de la vallée de Noirat, un « fort », un château et son jardin où il vivra au milieu des plantes et des bêtes, et dont il envisage de faire avec Elie l’ermitage sacré du reste de ses jours. Ce projet comblera-t-il ses aspirations d’homme aigri, désabusé, ou l’entraînera-t-il sournoisement vers une subtile forme de folie ?

• BRUNEAU René : Les scandaleuses. 1 vol. br, 580 p, éd. Christine Bonneton, 16,90 € (à paraître en septembre)

Z BUEAU (2)En ce tout début d’une IIIe République née du désastre de 1870, la France est en recherche de son devenir, entre un ancrage définitif dans la République ou le retour à la monarchie. À Fréteval, comme partout, l’affrontement politique s’exprime aussi par une lutte âpre entre cléricaux et anticléricaux, entre l’école de Dieu et l’école du Diable. C’est dans ce contexte que deux fillettes du village vont, jour après jour et trois mois durant, voir leur apparaître la Vierge. L’événement va évidemment enflammer les passions. Louise et Angèle, les deux petites voyantes, leur amie Eugénie avec elles, vont cristalliser des haines qui, pour certaines, datent de l’effroyable bataille qui, lors de la guerre, a ensanglanté le village. Fréteval a aussi la particularité d’être un bourg industriel, et donc ouvrier, abritant une grande fonderie, propriété d’un des plus grands noms de la noblesse de France, actif partisan du comte de Chambord, le prétendant à la couronne. De quoi attiser encore une situation déjà explosive. Dès lors, qu’adviendra-t-il de Louise, d’Angèle la jeune bossue, et d’Eugénie ? Que deviendront-elles, étant jeunes filles et bientôt femmes ? Laquelle voudra mourir, et laquelle être sainte ? Laquelle se mariera et laquelle trahira ? Qu’en sera-t-il de Jude, le jeune communard, échappé du convoi des condamnés à la déportation et caché dans le village ? Qu’en sera-t-il aussi, surtout, de la France aux lendemains bien incertains ?

• COULON Cécile : Seule en sa demeure. 1 vol. br, 330 p, éd. L’iconoclaste, 19 €. 

Capture-d’écran-2021-07-07-à-16.45.24Une histoire d’espoirs fous et de désirs, dans un XIXe siècle dominé par les interdits. Cécile Coulon nous plonge dans les affres d’un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle. À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid de Candre Marchère, un riche propriétaire terrien du Jura. Pleine d’espoir et d’illusions, elle quitte sa famille pour le domaine de la Forêt d’Or. Mais très vite, elle se heurte au silence de son mari, à la toute-puissance d’Henria, la servante. Encerclée par la forêt dense, étourdie par les cris d’oiseaux, Aimée cherche sa place. La demeure est hantée par le fantôme d’Aleth, la première épouse de Candre, morte subitement peu de temps après son mariage. Aimée dort dans son lit, porte ses robes, se donne au même homme. Que lui est-il arrivé ? Jusqu’au jour où Émeline, venue donner des cours de flûte, fait éclater ce monde clos. Au fil des leçons, sa présence trouble Aimée, éveille sa sensualité. La Forêt d’Or devient alors le théâtre de désirs et de secrets enchâssés. Seule en sa demeure est une histoire de domination, de passions et d’amours empêchés. Romancière et poétesse clermontoise, Cécile Coulon,  par ailleurs chroniqueuse dans l’édition dominicale de La Montagne,  prix littéraire du journal Le Monde, pour Une bête au paradis, présente ici son  8ème roman.

• DESCOS  PascalDemain, je tue le plus con. Polar rural. 1 vol. br, 198 p, éd. Créer, 17 €.

Z DESCOS (2)« Demain, je tue le plus con. » Quand la mairie de Saint-Cernin-sur-Cher, petite commune imaginaire des  Combrailles, reçoit ce courrier anonyme, elle ne sait pas si elle doit prendre cet avertissement au sérieux. Et surtout : qui est la personne désignée ?  Parce que des cons, ils sont pléthore comme partout ailleurs. Mais le lendemain, lorsqu’on découvre Pierrot Girard, agriculteur malfaisant et détesté de tous, étendu raide mort de deux balles dans le corps, c’est une évidence : quelqu’un a bien tué le plus con. L’enquête de gendarmerie n’aboutit pas et chacun retourne à ses occupations… Jusqu’au mois suivant où ce même courrier mystérieux est renvoyé. Les forces de l’ordre auront beau patrouiller, elles n’empêcheront pas un deuxième meurtre.  Et quand fin août, une troisième lettre identique est déposée à la mairie, c’est la panique. Tout le monde est persuadé d’être la prochaine victime. En clair, tout le monde est persuadé d’être le plus con. Dans ce roman épistolaire, Pascal Descos croque toute une galerie de personnages dans laquelle de vieux paysans essayent de s’accommoder des néo-ruraux peu familiarisés avec leurs us et coutumes. Un récit drôle, enlevé et qui relève avec humour les difficultés que ces communes rurales rencontrent à faire vivre ensemble agriculteurs, chasseurs et écologistes venus des villes.

• DEVEZ-VALLIENNE Monique : Un cri dans les roseaux. 1 vol. br, 208 p, éd. des Monts d’Auvergne, 18  €.

Z Vallienne (2)► Caché aux enfants pour les préserver, un deuil peut, au contraire, finir de les anéantir. Confronté à un évènement terrible qu’on ne lui a pas laissé vivre, le petit Jo sombre et se mure dans le silence. Son état de santé s’altère de jour en jour. L’amour et la patience d’un proche pourront-ils lui venir en aide ? Aura t-il une existence semblable à celle des autres, à une époque où la médecine ne sait pas encore traiter son mal ? Dans ce roman, basé sur une histoire vécue, après un choc émotionnel qui pourrait le contraindre à une vie de silence et d’anormalité, le héros accomplit un parcours exceptionnel. Son exemplarité  apporte au lecteur réconfort et enthousiasme. Professeur d’anglais  à la retraite, Monique Devez-Vallienne à qui on doit plusieurs romans et  recueils de poésie,  savoure la possibilité qu’elle a de s’adonner pleinement à sa passion d’écrire.

• DUTHEIL Gisèle : L’inconnue de Cracovie. 1 vol. br, 282 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 19 €.

Z DutheilPoursuivis par la grande crise économique, Jan, Milena et leur petite Maria quittent la Pologne pour rejoindre la France. Mais en juin 1939, Milena repart seule à Cracovie, et Jan disparaît peu après dans l’incendie qui ravage la mine de Noyant-d’Allier. 2016 : Maria réside près de Brassac-les-Mines, où elle a passé une bonne partie de sa vie avec son mari, mineur à La Combelle, sans jamais avoir eu de nouvelles de sa mère. Que s’est-il passé pour l’une et l’autre, entre ces deux dates ? Et qui est Maxime, jeune artiste mystérieux installé depuis peu près de Maria et qui s’intéresse tant à elle ? Un roman presque historique qui relate le passé déchirant de la Pologne, l’ambiance des bassins miniers, les clubs de foot et l’esprit d’équipe, sans oublier l’inéluctable transformation des terroirs.

• GARINOT Patrick : Les sillons d’argent. 1 vol. br, 320 p, éd. du Mot Passant (Villeurbanne), 20  €.

51wWMwxIBqS._SX355_BO1,204,203,200_ Lucien Granget a 17 ans en 1933. Il est commis boulanger et c’est par hasard qu’il assiste au passage d’un train spécial dans la petite gare de Murat, localité où il réside. Aussitôt, une fervente vocation germe dans son esprit : il sera cheminot, tractionnaire, mécanicien de route. Il s’époussette du blanc de la farine pour se pelliculer du noir de charbon, abandonne la douceur de son four à pain pour l’inconfort d’une cabine de conduite mais bientôt aux commandes de sa machine, chevauchant sur des sillons d’argent les paysages fabuleux du Cantal, il se sentira fier, libre, respecté, envié même et surtout, le plus heureux des hommes après avoir épousé Madeleine. Après la guerre, impossible pour le couple de retrouver le vrai bonheur. Un mal mystérieux plane sur eux mais c est ensemble qu’ils affronteront les cruelles injustices de la vie. Des années plus tard, peu avant de conduire son dernier train et de faire retentir son ultime coup de sifflet, c’est une rencontre qui va chasser l’hiver du visage de Lucien mais qui sera aussi à l origine d un incroyable bouleversement familial auquel il ne s’attendait pas du tout.

• GONTIER Bruno : Jeanne de Vixouze. Les rêveries dont la honte est le fruit. 1 vol. br, 262 pp, éd. Complicités, 19 €.

Z Gontier (2)Un roman dont l’action se déroule en Auvergne, au cœur du Cantal, entre  Pesteils et Vixouze, à la fin du  XIVè siècles et qui conte les amours tragiques d’une domestique instruite et d’une dame à la beauté triomphante. Il y est aussi question de  la condition féminine de l’époque, à travers différents portraits de femmes… Le destin de Jeanne, une jeune paysanne, se voit bouleversé par la rencontre de Claire, une belle noble récemment mariée à un seigneur de la vallée. Comment, à l’époque, comprendre de telles inclinations ? Et pour qui se risquait à goûter à un fruit alors défendu, comment éviter la tragédie ? À la fois roman historique, roman d’amour, roman réaliste, roman du terroir… Jeanne de Vixouze  est aussi une fresque qui illustre la diversité de la condition féminine au Moyen Age. Né en région parisienne, Bruno Gontier vit en Irlande, où il enseigne le droit. Il a gardé des liens étroits avec le Cantal de ses vacances enfantines, chez ses grands-parents,  revenant souvent dans la maison familiale.

• GUIRAUDIE Alain : Rabalaïre. 1 vol. br, 1040 p, éd. P.O.L., 29,90 €.

Z Rab (2)► Rabalaïre, en occitan, désigne « un mec qui va à droite, à gauche, un homme qui aime bien aller chez les gens ». Ici, c’est Jacques, chômeur, passionné de vélo, d’une humanité à toute épreuve, et qui entre Clermont-Ferrand et l’Aveyron, va connaître toute une série d’aventures. Il aime Robert qui vit avec ses vieux parents. Il rencontre un vieux berger qui distille la Brigoule – une gnôle aux pouvoirs surpuissants –, un curé un peu chaman, qui l’initie aux voyages dans le pays des morts, Ysaline, une jeune prostituée, un « Collectif d’action citoyenne », des terroristes islamistes, Rosine, propriétaire de bar, veuve et débordante d’affection malgré la jalousie de son fils Éric. Ses divagations à vélo, sur le col de l’Homme mort, en forêt, ou sous les effets de la drogue, conduisent Jacques à des situations parfois extrêmes. Roman picaresque, cru et sexuel, mais aussi roman d’amour, roman politique et social, roman de terroir, policier et parfois fantastique. C’est l’histoire revisitée, drôle et cruelle, d’une France oubliée, de la paupérisation des campagnes et des provinces, l’histoire des gens de pays, de leurs corps, de leur langue, l’histoire des déclassés, d’un peuple très divers aux mœurs débridées et décomplexées, et aux croyances multiples, parfois mystiques. Le tout dans une langue populaire, orale, puissante et joyeuse.

HUGON Philippe : La mécanique de l’ange. 1 vol. br, 240 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire , 18 €.

009519978 Paris, avril 1793. Après un dépit amoureux, François Dambrun, jeune homme aussi beau que sans fortune, entre au service du bourreau du Tribunal révolutionnaire, Charles-Henri Sanson. Très vite, une étrange relation se noue entre les deux hommes. Fasciné par la grâce et l’innocence de son élève, Sanson trouve un réconfort dans sa présence, d’autant que l’impitoyable exécuteur souffre secrètement d’exercer un métier qui lui fait horreur. Mais un jour, Sanson découvre amèrement les sadiques projets que complote son jeune apprenti. Une lutte s’engage alors, sur fond des événements de la Terreur.

• HUGON Philippe : Pour les plaisirs du Roi. Mémoires d’un proxénète.   1 vol. br, 690 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire Poche, 10,80 €.

009519984Le comte Jean du Barry est un gentilhomme de province, né sans le sou en 1723. Très tôt, il démontre qu’il est également sans morale ni scrupule. Après avoir abandonné femme, enfant et famille pour dilapider son modeste héritage à Paris, il se lance dans une carrière de proxénète. Sa réputation le mène à la cour de Louis XV où il se fait de puissants alliés et clients mais aussi de solides ennemis, dont M. de Choiseul ainsi que Mme de Pompadour. Pour se protéger de celle-ci, il songe alors à installer une rivale dans le lit du roi. Entre intrigues, complots et débauches, ce projet l’occupe de nombreuses années. Un jour, enfin, il découvre la candidate idéale : une jeune prostituée de vingt ans, Jeanne Bécu, dont il va faire sa maîtresse, puis une comtesse en la mariant à son frère. Mme du Barry est née : elle sera la dernière favorite du règne de Louis XV. Grâce à elle, Jean du Barry soutire des fortunes au roi, avant qu’elle ne parvienne enfin à s’émanciper de son influence. Mais à la mort de Louis XV, les deux tombent en disgrâce. Vingt ans plus tard, l’épilogue les réunira à nouveau car Jean et Jeanne périront sur l’échafaud, victimes de la Terreur et de leurs fautes passées.

• JUDENNE Roger : Classe unique.  Nouvelle édition.1 vol. br, 410 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

009519985Dans les années 1970,  Jacques Gaubert est le maître d’école d’une classe unique dans un petit village de Beauce, non loin de Chartres. Comme le veut la tradition, il est aussi secrétaire de la mairie. Jusqu’au jour où l’inspecteur de l’Éducation nationale lui signifie la fermeture de l’école pour cause d’effectif insuffisant. Cette annonce signifie le départ de la famille Gaubert. Une catastrophe d’autant plus grande que son épouse est infirmière : le village va perdre à la fois ses enfants, son instituteur et le seul soutien médical présent dans le canton. Des drames personnels et familiaux se profilent à l’horizon de cette désertification rurale. Pour sauver la classe et le village, Jacques et son maire vont tenter de créer un regroupement pédagogique, seule solution pour faire reculer l’Inspection académique. Mais il va falloir composer avec les maires des communes voisines, dont Aimé Duval, octogénaire communiste et résistant de la dernière heure, qui aime mettre des bâtons dans les roues de ses concitoyens.

• JUDENNE Roger : Et demain le TGV. 1 vol. br, 272 p, éd. de Borée, 19 €. 

Z JUdenne À Rouvray-Saint-Florentin, en Eure-et-Loir, André et Louisette Pichot, propriétaires exploitants, ont pris la décision de transmettre leurs terres à leur neveu Benoît. Mais le 25 mai 1984, un décret promulgue la construction de la ligne TGV. Commence alors un long parcours qui affectera André, Louisette, Benoît et tous les habitants du village. Une première partie conduira le récit jusqu’aux accords passés entre les habitants et l’état, puis le lecteur découvrira sous la plume précise et technique de Roger Judenne les grands travaux qui aboutiront à l’inauguration de la ligne en 1989.

• LABORIE Christian : Les fiancés de l’été : Tome 1. 1 vol. br, 460 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans terre de France, 21 €.

Z laborie Douce vie que celle d’Ariane, choyée et aimée de tous au domaine des Abarines, en Lozère. Son avenir s’annonce radieux : elle a décidé de se lancer dans la création de chaussures au sein de l’entreprise familiale et surtout elle est amoureuse de Raphaël, fils d’un ami de son père. A l’été 1939, les deux jeunes gens se fiancent, heureux et insouciants. Mais le soir même, Raphaël apprend qu’il est mobilisé. Plus d’études, plus de mariage. Toute leur vie est suspendue à la guerre. Quand les Allemands envahissent la zone libre, le domaine et l’usine sont réquisitionnés par la Wehrmacht. Ariane se retrouve déchirée entre son fiancé, désormais engagé dans la Résistance, et sa cohabitation avec l’ennemi. C’est l’heure des choix, de ceux qui façonnent un destin…

• LACOMBE Michel : La Panse-bêtes.  Nouvelle édition. 1 vol. br, 416 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,60 €.

La-panse-betes (2) Clarmonde, orpheline, vit avec son grand-père Guilhemot. Lorsqu’il décède, c’est Esteban, le guérisseur des animaux de la vallée, un vieil ami de Guilhemot, qui devient son tuteur légal. Se sentant redevable, Clarmonde, qui est pourtant une élève brillante, décide de travailler au grand hôtel de la ville voisine : là, l’intendant, Alfred Mandoire, décèle en elle un énorme potentiel et entreprend de lui faire gravir rapidement  tous les échelons. Mais Clarmonde n’est pas à l’aise au contact de ces riches touristes qui se croient tout permis, même le pire… Sa décision est prise : Esteban va lui apprendre tous ses secrets de soigneur, et c’est elle qui lui succèdera !

• LACOMBE Michel : Le filon du hasard. 1 vol. br, 490 p, éd. de Borée, 20,90 €.

Lacombe filonMaxence, fils d’un bijoutier de la banlieue de Clermont-Ferrand, est un jeune homme insouciant, avide de plaisirs et de conquêtes en cette époque des années folles. À la mort de sa mère, son père renoue avec son vice de jeunesse : le jeu. Et lorsque ce dernier décède à son tour, Maxence se retrouve sans un sou, son père ayant dilapidé toute la fortune familiale. Il va lui falloir gagner sa vie alors qu’il ne sait absolument rien faire. D’expériences malheureuses en expériences malheureuses, devra-t-il se résoudre à la mendicité ? Michel Lacombe a connu  le succès dès son premier roman, Le Retour au mas, couronné par le prix des Automnales en 2004. Depuis, ce passionné d’histoire, d’archéologie, de préhistoire, de nature et de sciences a publié une quarantaine de livres. Ces“ romans de vie”, comme il les appelle, où il s’attache à faire ressentir au plus près ce que vivent ses personnages, lui ont valu la reconnaissance d’un lectorat fidèle.

• LEBERT Karine : Les ombres du palais. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

Z lebertmbres-du-palais (2) Réédition en format poche d’un roman publié pour la première fois en 2014. Alice, romancière de 36 ans, apprend qu’elle est la seule héritière d’une riche Vénitienne qui lui lègue notamment un palais du XIVe siècle. Elle projette de le vendre, mais lorsqu’elle découvre que son mari la trompe, elle décide de divorcer et de s’installer à Venise dans cette magnifique demeure. La jeune femme rencontre alors le docteur Fabio Lombardi et est immédiatement séduite. Une légende selon laquelle son palais serait hanté va la mener sur les traces de son aïeule, Alicia Cenatiempo, une femme à la destinée incroyable et mystérieuse.

• LÉONARD Alain : La prophétie des marguerites. 1 vol. br, 288 p, éd. de Borée, 19 €.

Z LEONARD rophétie (2)Aînée de six enfants, Jeannette a grandi dans une ferme près de Clermont-Ferrand. En 1867, elle part travailler à Paris avec Marius qu’elle a rencontré à Riom, dans l’hôtel-restaurant où elle travaille comme fille de salle. Ensemble, ils vont découvrir la vie d’ouvriers dans une filature de Vaugirard, les premières grèves et aussi l’Exposition Universelle. Son destin va basculer, à la suite du décès accidentel de Marius. Jeannette, désormais seule et sans argent, est arrêtée pour vol et condamnée à six mois de prison… Après une carrière militaire en France et à l’étranger, Alain Léonard est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois. C’est en 2017  qu’il s’est lancé dans l’écriture,  avec son premier ouvrage, « Enfants de la liberté » (2017), dans lequel se mêlaient histoire de France et souffle romanesque. Depuis 2006, il collabore aussi  au quotidien « La Montagne » en tant que correspondant local de presse.

• LÉONARD Alain : Les larmes du Marchidial. Nouvelle édition. 1 vol. br, 328 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

009519988Le temps s’écoule paisiblement dans le petit bourg auvergnat de Champeix. Mais la vie de Victor s’écroule quand un jour de janvier 1917 il reçoit son ordre de mobilisation pour le front. Il doit quitter son père veuf, sa ferme, son village, et la jeune fille qu’il aime depuis son enfance. L’amour sera t-il plus fort que son sens du devoir ? Victor devra faire des choix difficiles qui ne seront pas sans conséquences sur son avenir. D’une plume sensible et magnifique, Alain Léonard nous plonge dans les années terribles de la Grande Guerre. Une belle histoire d’hommes, d’amour et d’amitiés.

• MAILLARD Pauline : Phobius. 1 vol. br, 210 p, éd. Revoir éditions (Mirefleurs), 17 €.

Z Maillard PHOBIUS (2)Lucille et Thomas mènent une existence tranquille, seule l’arachnophobie de la jeune femme les empêche de vivre sereinement. Ils découvrent Phobius, entreprise qui conçoit des programmes pour aider les phobiques à affronter leur peur. Intrigué, le couple se lance. Survoltés par l’adrénaline, asphyxiés par l’angoisse, ils se retrouvent alors plongés dans un jeu de piste grandeur nature, une folle course contre la montre qui les conduit des entrailles lyonnaises jusqu’au fin fond de l’Allemagne. Pauline Maillard a 38 ans et elle  vit dans le Puy-de-Dôme, où elle travaille dans la finance.  Phobius est son tout  premier roman.

• MALROUX Antonin : La source aux trois fontaines. 1 vol. br, 256 p, éd. de Borée, 19,90  €.

009542548La jeune Anna est employée à la ferme des Fenière, un couple sans enfant, où elle donne entière satisfaction. Lorsque, à peine âgée de 16 ans, elle donne naissance à une petite Justine en refusant de dévoiler l’identité du géniteur, sa patronne Pélagie décide de la garder. C’est décidé, la petite Justine grandira au Hameau des Trois Fontaines. Quelques années plus tard, Justine, devenue l’heureuse égérie d’un grand magasin parisien, revient sur les terres auvergnates de son enfance pour honorer une promesse faite à sa mère. Y aura-t-il un bonheur au bout de ce retour au pays qui l’a vue naître ?

• MALROUX Antonin : Le Rêve de Marie-Hélise. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 432 p, éd. Libra Diffusio, 24,60 €.

Z MalrouxEn 1908, dans le Cantal, au cœur d’Aurillac, petite ville calme et sans histoires, une jeune fille de douze ans, Marie-Hélise, se promène dans le square. Ce jour-là, deux rencontres bouleverseront sa vie. Une gitane, allaitant au sein son nourrisson sans se soucier des passants, et, plus loin, un vieil homme, Monsieur Destourbe, assis sur un banc en compagnie de son chien Padouille. Ce trio tisse des liens qui déclenchent chez la petite orpheline des sentiments insoupçonnés. Ses tuteurs, pourtant bienveillants, laissent Marie-Hélise en manque d’amour filial, tandis que le climat de tendresse avec les amis du square – auquel le chien Padouille n’est pas étranger – se fortifie de jour en jour. Marie-Hélise finit par avouer qu’elle a été une enfant trouvée, déposée dans un tour d’abandon à l’hospice. Ces confidences provoquent chez le vieil homme une grande émotion, une compassion salvatrice pour la jeune fille. Le bonheur des uns ne fait pas forcément celui des autres, et cette complicité nouvelle crée dans la famille Destourbe un vrai malaise. Le fusil sera-t-il décroché de la cheminée ?

• MARTRAIX  Abigaël : L’oubli impardonnable : Tome I : Le pétale de glace. 1 vol. br, 267 p,  éd. Le Lys Bleu,  19,60 €

Z martraiLucius Savierily a vingt-cinq ans quand son pétale de glace lui dévoile des capacités inquiétantes, des visions angoissantes, des pensées, des souvenirs. Lorsqu’il confie ses inquiétudes au professeur Turpin, ce dernier semble disposé à l’aider et lui enseigne la magie mais ses pouvoirs se révèlent insuffisants. Son père, Alistair Savierily, décide alors de se mettre en quête de réponses, avec sa compagne Alice. Ce quinquagénaire, portant encore le deuil de sa femme disparue vingt-trois ans plus tôt, tangue entre la tristesse du passé et la culpabilité qu’il ressent à l’égard d’Alice. Toutefois, son fils demeure sa priorité. Dans sa recherche de la vérité, c’est à une tout autre réalité qu’il fait face, tandis que Lucius voit le monde, qu’il croyait exister, s’écrouler. Férue de culture, d’histoire et de littérature, avec un goût prononcé pour le fantastique, Abigaël Martraix est employée au service culture et animation à la mairie de Saint-Éloy-les-Mines. C’est son tout premier livre, dans le genre fantastique.

• MESTRE Bruno : Le Velay païen. Préface de Bernard Sergent. 1 vol. br, illustrations, éd. de la Flandonnière, 28  €.

b00fa02ae3080a4106459e435526492f1532c8535f841d3c0a66cfc8bf45de8ePréfacé par le Président de la Société de Mythologie française, ce livre offre aux habitants du Velay – et à leurs visiteurs – un florilège des légendes et des mythes du pays, avec  le moyen de les approcher. Tel est le propos de Bruno Mestre dans ce livre, aussi bien illustré qu’élégamment écrit. Fils du pays vellave, l’auteur avait à cœur de rendre à cette terre un vibrant hommage par l’écriture d’un livre profondément régionaliste et contemporain. Homme de terrain, aussi bien que d’archives, Bruno Mestre est à l’origine de la découverte de plusieurs sites archéologiques comme le théâtre gallo-romain de Ruessium ou la motte castrale de Bonneval. Il mène également des recherches sur le paganisme, ses survivances dans le christianisme et, plus généralement, sur les religions primitives. Il est l’auteur de plusieurs articles dans des revues locales (L’Eveil de la Haute-Loire, Le Souffle de la Neira, Cahiers de Craponne) ou nationales (Amis des études celtiques, Subterranea). À 25 ans, l’auteur décèle le passé de sa région natale, dans un style littéraire qui ajoute une nouvelle dimension au récit archéologique. Un ouvrage de réflexion et d’émerveillement.

• PALACH Jean-Marie : De la supériorité du passant dans les affaires de l’amour. 1 vol. br, 250 p, éd. du Volcan (Le Crest), 15 €.

Z palach► Pauline commence une activité d’agent littéraire indépendante, à Paris. Un quinquagénaire timide et gauche prend contact avec elle. Il vient de publier son premier roman. Pauline accepte de le lire et elle décide de le défendre avec enthousiasme, mais sans résultat. Un jour, alors qu’elle marche rue Saint-Jacques, un jeune homme la sauve au moment où une voiture manque de la renverser. Elle tombe sous son charme, le harcèle de questions mais il disparaît sans laisser de trace. Pauline se rapproche d’un journaliste célèbre, connu pour ses indélicatesses, elle le piège et le contraint à faire la promotion de son poulain. Grâce à ce stratagème, le roman rencontre enfin le succès. L’auteur sortira peu à peu de sa réserve et renouera avec son passé. “De la supériorité du passant dans les affaires de l’amour” est le treizième roman de Jean-Marie Palach.

• PALET Marie de : Jeanne courage. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 632 p, éd. À vue d’œil, coll. 16, 26 €.

Z de paletPour fuir une enfance misérable sur le causse, Jeanne est mise au service d’une famille bourgeoise. Dans son parcours pour rejoindre la ville, la jeune fille est accompagnée de Julien, un homme qui part pour la saison des vendanges dans le Sud et qui sera son ange gardien. Quelques années plus tard, Jeanne est revenue au pays et ne trouve pas d’embauche. Un soir d’hiver, de façon totalement inattendue et alors qu’elle se désespère, Julien vient demander Jeanne en mariage. Le vieux garçon serait-il le rayon de lumière de son existence ? Jeanne pourra-t-elle continuer à lui vouer une entière confiance ?Publié au printemps 2021 par les éditions de Borée, ce roman fait ici l’objet d’une édition en gros caractères à destination des lecteurs malvoyants.

• PERGENT Irène, ROGÉ Viviane : Portraits et confidences d’ici et d’ailleurs. Recueil de poésie. 1 vol. br, 120 p, illustrations en couleur, éd. La Galipote, 13 €.

Z PergentIl se raconte que « le confinement » imposé, en rapport avec la pandémie de  Covid-19, nous a redonné le goût de la lecture. Il se dit moins que chez certains d’entre nous, elle a stimulé un désir d’écriture. Irène et Viviane sont au nombre de ces autrices qui ont saisi l’opportunité d’un arrêt du temps pour reprendre la plume. Au travers de textes brefs, de poèmes variés, elles nous rafraîchissent de leurs confidences, nous dressent le portrait de personnes qu’elles ont chéries ou côtoyées. D’une rare sensibilité l’une et l’autre, bienveillantes et rebelles à la fois, elles nous livrent leurs coups de cœur et leurs coups de sang. C’est un peu comme si l’on visitait une galerie garnie de petites toiles impressionnistes qui poseraient un regard apaisé sur le tourbillon de la vie, un instant assoupie.

• PERRIN Annette : Un saphir en héritage. 1 vol. br, 210 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans, 19 €.

Z PerrinMarcel Grandet, petit truand et milicien notoire durant la deuxième guerre mondiale et l’occupation, devient, dès 1946, un respectable commerçant. Tout le monde  ignore son passé sulfureux, y compris Louise Fournier avec laquelle il se lie d’amitié après l’achat de sa première quincaillerie. Au fil du temps, les rencontres se multiplient entre les deux familles. Mais un jour, au cours d’une conversation au sujet du commis des Fournier, exploitants agricoles dans les Combrailles, le passé ressurgit et menace la tranquillité de Marcel. Ce ne sont que des années plus tard, au gré d’un dimanche de fiançailles et d’une bague particulière qui refait surface, que la cruelle vérité sera dévoilée. Elle viendra semer le trouble entre ces deux familles et fera voler en éclats l’amitié qui les unissait. Annette Perrin, lectrice assidue, s’est lancée dans l’écriture en 2008. Après  » Dans un écrin de verdure  » en 2008, suivi de   » Fleurs d’oranger et rubans bleus  »  en 2010,  » Mortel été aux Hortensias  » en 2013, et  » Les secrets du manoir de Chanteclerc « , Un saphir en héritage constitue son  5ème roman, et c’est le premier  publié aux Editions des Monts d’Auvergne. Retraitée depuis 2016, elle continue d’écrire tout en s’inspirant des lieux de sa prime jeunesse. Les évènements et les personnages sortis de son imagination évoluent dans ces paysages des Combrailles où il fait bon vivre.

• PILATE Martine : La couleur oubliée de l’arc en ciel. Nouvelle édition. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

009519986 Jeune métisse né en Louisiane du Sud d’une mère de couleur et d’un riche propriétaire terrien, Antoine subit de plein fouet la ségrégation raciale qui fait rage en ce début de XXe siècle. Les manœuvres d’un oncle avide et sans scrupules vont le pousser, lui et sa famille, à quitter le domaine familial pour prendre un nouveau départ à La Nouvelle-Orléans. Bercé par les accords de jazz du piano-bar qu’a ouvert son père, Antoine devient un clarinettiste de talent et mène en parallèle de brillantes études de droit à New York. Mais les échos de la guerre en Europe se font de plus en plus bruyants, et le jeune homme va découvrir l’horreur des combats dans le célèbre bataillon des Harlem Hellfighters. Meurtri, poursuivi par la haine de son oncle, Antoine pourra-t-il un jour être accepté et vivre avec la belle Maêlle, bretonne au grand cœur ?

• PILATE Martine : Les pianos de la victoire. 1 vol. br,  315 p, éd. de Borée, 19,90 €.

Les-pianos-de-la-victoireLucile est une jeune métisse qui rêve de devenir chanteuse de Blues. Influencée par ceux qui allaient devenir les maîtres du jazz : Betty Smith, Bechet, Armstrong… et soutenue par les siens, elle se lance avec un certain succès dans cette carrière qui la conduira jusqu’à Pigalle où le jazz explose. De retour à La Nouvelle-Orléans, Lucile reprend l’affaire familiale tandis que son fils Louis découvre le racisme. Étudiant en médecine et musicien, il est incorporé dans le seul bataillon noir non armé, chargé d’assurer la distraction des troupes grâce aux pianos de la victoire.

• PLÉ-BOURDIN Johanna : Un silence meurtrier. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,80 €.

Z PléÉbranlée par le décès de sa mère, Nina doit revenir sur les lieux de son enfance où un drame a anéanti sa famille quarante ans plus tôt. Bien décidée à mettre en vente la propriété et à fuir au plus vite ce coin de Bretagne sauvage et reculé, Nina est contrainte de prolonger son séjour à la suite de découvertes étranges. En menant l’enquête, elle découvre l’insoupçonnable vérité sur le passé de sa mère. À nouveau, sa vie va s’en trouver profondément bouleversée. Réédition en format poche d’un roman publiée chez le même éditeur  pour première fois en mars 2020. Johanna Plé-Bourdin est assistante juridique dans le notariat et écrivaine.

• SIMÉON Jean-Pierre : À l’intérieur de la nuit. Images de Yann Bagot. 1 vol. br, 58 p, illustrations, éd. Cheyne éditions, coll. D’une voix l’autre, 17 €.

9782841163113_1_75Ce livre se révèle comme une déclaration d’amour à cet espace-temps éminemment poétique qui nous restaure et nous reconstitue intimement…Comme à son habitude, Jean-Pierre Siméon fait preuve d’une belle langue simple et polie comme un caillou lunaire, sans brillant ni obscurité ni effet à la mode. Méditation révélant, outre les beautés nocturnes, le lait dont Nyx nous nourrit, sorte de viatique d’avant sommeil à emporter jusqu’en nos rêves les plus beaux. Né en 1950, Jean-Pierre Siméon publie régulièrement ses recueils de poésie aux éditions Cheyne depuis 1984. Quatre romans, un récit et du théâtre ont été édités par le Castor Astral, l’Aire et les Solitaires intempestifs. Il a fondé et dirigé, avec Jean-Marie Barnaud, la collection Grands fonds de Cheyne éditeur. Il a été « poète associé » au T.N.P. de Villeurbanne, aux côtés de Christian Schiaretti, son directeur. Il a également été directeur artistique du Printemps des poètes jusqu’en 2017. Depuis 2018, il est directeur de la collection Poésie/Gallimard.

• TEILHARD DE CHARDIN (Pierre) : La place de l’homme dans la nature : le groupe zoologique humain. Édition établie par Jean Onimus. Préface de François Euvé. 1 vol. br, 192 p, éd. Albin Michel, coll . Espaces libres, 7,50 €.

Z Teilhard► « Je viens de terminer un ouvrage plus court que Le Phénomène humain (interdit par la Compagnie de Jésus) et mieux au point sur le même sujet, où je ne puis voir où la censure trouvera à mettre les dents, sinon dans le fait que cette perspective est tout illuminée de cette « foi en l’homme » dont on se méfie tant. » C’est ainsi que, en 1949, le père Teilhard de Chardin définissait ce livre, La place de l’homme dans la Nature, qui se heurta malgré tout à la censure ecclésiastique et ne parut qu’après sa mort. Pour présenter cette œuvre de synthèse et de rigueur, Jean Onimus – auteur dans la même collection de Teilhard de Chardin et le mystère de la Terre – retrace l’histoire mouvementée du grand penseur jésuite, rappelle le long et pénible contentieux qui l’opposa à Rome et brosse un tableau magistral de la vision teilhardienne. Tous les éléments fondamentaux de cette pensée prophétique (Anthropogenèse, Noogenèse, personnalisation et totalisation, point Oméga…) sont ainsi définis clairement et mis en perspective.

• VAN KATWIJK Aurélie : L’Auberge des demoiselles. 1 vol. br, 166 p, éd. Sydney Laurent, 16,90 €.

Z auberge demoisellesUn  roman policier qui se révèle  fascinant  et qui permet d’extérioriser douleur et solitude. À l’auberge des demoiselles, des femmes disparaissent. Mathilde, l’une des responsables des lieux, prévient sa sœur Rose et demande l’aide de Sara Lauranne, une détective… Aurélie Van Katwijk est née en 1996 à Clermont-Ferrand.. Elle se passionne dès son plus jeune âge pour la littérature. Après un baccalauréat littéraire, elle poursuit des études supérieures en lettres modernes. Son handicap moteur lui enseigne que la vie n’est pas toujours facile. L’écriture est pour elle un moyen de s’évader en lui offrant  la liberté de s’exprimer sans préjugés. Fascinée par les enquêtes, et tout particulièrement par celles de Sherlock Holmes, elle a voulu au travers de cet ouvrage extérioriser, à l’image d’Eurus, la douleur de la solitude.

◘ HISTOIRE  & DOCUMENTS

• ANNE ÉLISABETH  (Sœur de la  Communauté des Diaconesses de Reuilly) : Les béates et les maisons d’assemblée dans le département de la Haute Loire. Contribution à un inventaire. Tome II (Volumes 1 et 2). 2 vol. br, 668 p + 802 p, 3 650 illustrations, index, tableaux comparatifs, biblio, éd. Créer,  129 € (en souscription) – 159 € ( prix définitif  à parution).

Z Béates (2)Les  Petites sœurs des campagnes  en Haute-Loire, ont une bien longue histoire  qui s’étend sur trois siècles, une histoire particulièrement riche s’il en est. Au cœur des hameaux sont nées celles qu’on appellerait plus tard  les béates. Institutrices avant l’école laïque, gratuite et obligatoire de Jules Ferry, elles enseignaient aux enfants en journée, les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul. En soirée elles tenaient ouvroir pour les jeunes filles et les femmes, la dentelle du Puy étant à l’époque le gagne-pain de ces populations pauvres. Pour accueillir la béate,  les habitants construiront une « maison d’assemblée » avec une cloche qui rythmera la vie quotidienne. Volume 1 –  À la découverte de 133 hameaux dans les cantons de Cayres, Craponne et Le Monastier-sur-Gazeille et mémoire des quelques 31 hameaux qui ont accueilli une béate. Volume 2 : À la découverte de 137 hameaux dans les cantons du Puy – Sud Est, Pradelles et Solignac- sur-Loire et mémoire des quelques 18 hameaux qui ont accueilli une béate.

• BELAIGUES Bernard : Louis XI contre Jacques d’Armagnac et la révolte des princes. 1 vol. br, 630 p, biblio, éd. Jourdan, 21,90 €.

Z BelaiguesL’histoire de la chute de Jacques d’Armagnac qui, comblé de bienfaits et d’honneur par Louis XI, ne cessa de comploter contre lui.  C’est dans sa forteresse de Carlat où il s’était réfugié que le roi le fit saisir. Accusé du crime de lèse-majesté et enfermé à la Bastille, il fut au cœur de l’un des plus grands procès politiques du XVe siècle, qui allait être  instruit pendant un an et dont les  minutes  ont été conservées. En 1477, la justice inflexible du roi devait  lui faire payer de sa vie son indocilité. Conspirateur, mais aussi bibliophile averti, Jacques d’Armagnac avait eu le temps de constituer une magnifique collection de manuscrits enluminés, sauvegardée en grande partie. Bernard Belaigues, administrateur de la Société de La Haute-Auvergne, s’est consacré à l’histoire du Cantal. On lui doit déjà un  livre sur la vie du duc de la Salle de Rochemaure, dont il a préfacé en 2020 une réédition des  “Récits Carladéziens”. Il est aussi l’auteur de chroniques sur le château de Sales.

• BET Philippe, DOUSTEYSSIER Bertrand (sous la direction de) : Éclats arvernes : Tome II : Fragments archéologiques (Ier-Ve siècle apr. J.-C.). 1 vol. br,  516 p, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal,  55 € (à paraître en septembre).

Z éclats arvernesUne centaine de chercheurs en archéologie proposent de faire connaissance avec des “éclats” à la fois débris ou joyaux, objets du quotidien ou d’exception, mais tous pièces d’un puzzle culturel reflétant le territoire des Arvernes – une partie de l’Auvergne actuelle – des premiers siècles de notre ère (Ier-Ve siècle apr. J.-C.). Cet ouvrage prolonge le premier volume paru en 2014 qui rassemblait déjà plus de 300 objets phares, inédits et insolites de la culture romaine provinciale (vaisselle, objets et mobilier divers en céramique, en fer, en bronze, en os…) : les céramiques produites localement voisinent avec des sculptures en bronze importées d’Italie, l’élite parfaitement romanisée côtoie le potier qui écrit, en gaulois, sur sa production. Mis en lumière par une iconographie exceptionnelle, ces fragments archéologiques très majoritairement inédits invitent à revisiter une nouvelle fois notre perception d’une “culture arverne”, spécifique à ce territoire : quelle est la part du “modèle” romain et quelle est celle d’un substrat plus autochtone ? Résistance ? Acculturation ? Assimilation ? Alors qu’assimilation et intégration sont plus que jamais au cœur de débats sociétaux, il est parfois bon de se tourner vers le passé et de revisiter les Gaules pour voir la richesse des mélanges culturels et la perpétuelle construction d’une “culture” qui, finalement, ne révèle sa cohérence que lorsqu’elle est examinée avec beaucoup de recul.

• CHABROL Jacky : Pourquoi voter ? Ou comment retrouver son pouvoir de citoyen ? 1 vol. br, 170 p, éd. La Galipote, 14 €.

Z Chabrol galipoteEn s‘interrogeant sur le fonctionnement de nos institutions, Jacky Chabrol se demande pourquoi d’élections en élections rien ne change vraiment. Et si nous imaginions une autre façon d’utiliser le bulletin de vote? À l’heure où, de plus en plus, la question sur notre avenir se pose, ne faudrait-il pas s’interroger sur les raisons qui font que notre démocratie est incapable de trouver des solutions ? Notre République peut-elle être réformée pour s’adapter aux enjeux actuels ? Telles sont les questions primordiale, mais trop souvent absentes des débats politiques, que l’auteur pose sans prétendre détenir une quelconque vérité. Le temps presse. Il est grand temps de réagir et de retrouver notre pouvoir de citoyen. Si nous ne le faisons pas, nous devrons rendre des comptes aux générations futures !

CHEVALLIER Fabienne, PHALIP Bruno (sous la direction de): Pour une histoire de la restauration monumentale (XIXe-début XXe siècle). Un manifeste pour le temps présent. 1 vol. br, 654 p, illustrations, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, biblio, index des noms de lieus, de personnes et des mots-clefs, 30 €

Z pour une restaurationCet ouvrage apporte une vision renouvelée sur la restauration, et propose un manifeste pour le temps présent afin d’aller vers des interventions adoucies. Avant d’être une pratique, la restauration a été un concept en lien avec la recherche de sacralité. Les pratiques restauratrices se sont inscrites dans un temps long avant de connaître, au XIXè siècle, une accélération due à la montée des nations et à l’industrialisation. Les critiques ont abouti à instituer le principe d’authenticité dans la charte de Venise. Pour l’incarner dans le monde contemporain traversé par la question écologique, l’ouvrage offre un bilan des recherches récentes sur l’altération des matériaux et la bioprotection. L’enjeu est de remettre en question la séparation entre ordre minéral et ordre biologique. Fabienne Chevallier est historienne de l’architecture, membre associé du Centre d’Histoire  Espaces et Culture , Université Clermont Auvergne. Ses travaux portent sur l’histoire de Paris, les identités nationales dans l’architecture européenne, le patrimoine monumental et l’histoire sociale des restaurations. Bruno Phalip, professeur à l’Université Clermont Auvergne est médiéviste, historien de l’architecture et archéologue du bâti. Ses publications traitent du château, de l’église, comme de l’habitat des laïcs.

• CROZES Daniel : Les Bougnats de l’Aubrac. Nouvelle édition. 1 vol. relié, 265 p, illustrations n-b et  couleur, biblio, éd. du Rouergue, 29,90 €.

Z Bougnats aubrac (2) Sacrés bougnats  ! On a l’impression de connaître leurs sagas sur le bout des doigts. Las ! la lecture  de cette nouvelle édition de l’ouvrage  que Daniel Crozes leur consacre permet de mesurer la profondeur de notre ignorance à ce sujet. Avec sa précision d’historien et son regard d’ethnologue soutenu par une plume vive, il dresse une histoire de cette tribu, principalement aveyronnaise, qui a conquis Paris en 150 ans. Il nous raconte à travers de nombreux témoignages et photographies anciennes l’histoire de ces bougnats venus pour beaucoup de l’Aubrac et arrivés à Paris au début du XIXe siècle où ils furent porteurs d’eau, fournisseurs en vins et charbon ou encore garçons de café.  Daniel Crozes ne tombe pas dans l’hagiographie et ne fait pas l’impasse sur des aspects moins reluisants de l’histoire. Comme ces marchands de sommeil souvent Auvergnats louant des taudis à leurs jeunes compatriotes. Ou encore les malices de la limonade parisienne comme le coupage de vins dans les entrepôts de Bercy, à l’eau et au sirop et parfois à l’acide tartrique.  Ce qui permettait de faire de deux tonneaux… trois. Sans parler du vol entre les garçons et les patrons, presqu’une institution dans le métier pour certains !

• DUNET Daniel : Les derniers burons du Cantal : des estives et des hommes. 1 vol. relié format à l’Italienne, 148 p, illustrations n-b et  couleur, glossaire, biblio, sitographie, éd des Monts d’Auvergne, 27 €.

Z BURONS (2)Les burons sur les « montagnes à lait » du Cantal ont façonné le paysage volcanique au fil des siècles et au gré des transhumances depuis le Moyen-Âge. Couvrant par centaines les terres d’estive des hauts sommets jusque dans les années 50, ils ont pratiquement tous cessé leur activité depuis.

• HARVOIS France : Deux mille ans de passages : du chemin gaulois à l’A75 (Haute-Auvergne). Exposition Musée de Haute-Auvergne, à Saint-Flour (10 juillet – 30 octobre 2020 et 9 juin – 7 novembre 2021). Éditorial de Danielle Hugon. Avant-propos de Vincent Flauraud. 1 vol. br, 72 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Libel (Lyon), 10 €.

Z Haute auvergne 2000 ans (2) Fermée l’Auvergne ? Repliée sur elle-même ? Et si ce fameux  enclavement  était récent ? Et s’il était la conséquence d’autres facteurs que la géographie montagnarde ? Issu de l’exposition  2 000 Ans de Passages. Du chemin gaulois à l’A 75 , présentée  au Musée de la Haute-Auvergne (Saint-Flour) en 2020-2021, ce catalogue intègre les apports récents de l’archéologie et de la recherche historique. L’iconographie inédite d’objets et œuvres peu connus nous convie à un voyage historique sur de très anciennes routes, toujours en usage pour certaines : des itinéraires antiques aux routes de postes, des sentiers muletiers aux chemins de fer traversant le volcan et enjambant des rivières sur des viaducs aériens. Les découvertes archéologiques récentes lors de la construction du  contournement de Saint-Flour ont mis au jour un chemin gaulois et l’esquisse d’une occupation humaine ancienne et surtout très importante. De plus, l’année 2020 marque le trentenaire du début des travaux de construction de la section cantalienne de l’A75.

• JOLLIVET Bernard, PRESUMEY Pierre : Les arts libéraux du Puy-en-Velay : une œuvre en quête d’auteur. Introduction de Alejandro Cely Velasquez. 1 vol. br, 80 p, illustrations en couleur, éd. Hauteur d’homme, 18 €.

Z jollivet (2)À qui doit-on la fresque des Arts libéraux qui orne l’ancienne bibliothèque capitulaire de la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay ? Qui en fut le peintre ? Bernard Jollivet propose une enquête au long cours sur les traces du chanoine Odin. Depuis sa découverte en 1850 par Prosper Mérimée, ce chef-d’œuvre d’un maître de la Renaissance, mélange d’influences italiennes et flamandes caractéristique de la fin du XVe siècle, n’a cessé de faire mystère, attribuée tour à tour à l’atelier du flamand Juste de Gand ou à Jean Hey, le fameux Maître de Moulins. Le mémoire d’Alejandro Cely Velasquez, soutenu en 2020 à l’Université de Genève fait avancer la recherche en proposant de façon convaincante une nouvelle attribution en la personne de Pedro Berruguete. Son argumentation se fonde à la fois sur une recension minutieuse de troublantes analogies stylistiques et sur la résolution d’épineux problèmes historiographiques qui rend probable le passage du peintre espagnol au Puy-en-Velay à la fin du XVe siècle à son retour d’Italie. Pierre Présumey lève à son tour une part du voile en nous faisant découvrir les quatre figures disparues de la fresque des Arts libéraux du Puy-en-Velay.

• LARUE Sylvain : Le couperet de l’éternité : histoire de la guillotine. 1 vol. relié, 256 p, illustrations, éd. Christine Bonneton, 16,90 €.

Z Larue Menace ultime de l’arsenal judiciaire jusqu’en 1981, à l’origine fruit d’un désir d’égalité parfaite entre citoyens, même devant le trépas, la « guillotine » reste dans le monde entier le symbole le plus terrifiant de la Révolution française. Objet méprisé, à l’existence relativement méconnue, le tabou dans lequel on la conserve toujours a permis à l’imaginaire collectif d’inventer deux siècles durant mille rumeurs qui l’ont rendue plus effrayante encore, comme si son image n’était pas suffisamment enlaidie par son utilisation trop régulière comme outil de répression politique et colonialiste. De la création de ses ancêtres au Moyen Age à son statut actuel de pièce de musée, des lois plus ou moins injustes qui ont régi son emploi, des pays qui l’ont adoptée de façon exceptionnelle ou durable, en passant par la vie de ses concepteurs, de ses serviteurs mais aussi de ses victimes, plongez-vous sans hésiter dans l’histoire sombre de ces bois qu’on qualifiait « de justice », en des temps pas si lointains où la peine de mort était légale et populaire… Historien autodidacte, ayant publié dix-huit ouvrages sur les affaires criminelles, Sylvain Larue s’est spécialisé depuis vingt ans dans l’étude approfondie de la peine de mort, de la guillotine, des condamnés à mort et des bourreaux.

• MOULIER Jean-Claude : Châteaux, seigneurs et sites fortifiés de la Basse-Auvergne : Tome II. 1 vol. relié, 283 p, illustrations n-b et couleur, index,  éd. des Monts d’Auvergne, 39 €.

Z Moulier (2)La Basse-Auvergne représente la partie nord de l’Auvergne. Elle est composée d’une partie centrale, la Limagne, vaste fossé tectonique, fertile et riche où de nombreux habitants se sont regroupés dans les villes et les grandes cités de Clairmont, Montferrand et Riom. La Limagne est ouverte au nord. Ses autres côtés sont entourés de montagnes : les massifs du Forez et des Bois Noirs à l’est, la chaîne des Puys et le massif du Sancy au centre et les Combrailles à l’ouest. Dans ces régions les luttes intérieures et les invasions qui ont dévasté le pays ont amené les habitants à entourer leurs villes de remparts et même les villages de campagne ont été fortifiés. Dans les montagnes, ce sont les châteaux des seigneurs du pays qui offraient un refuge aux habitants. La guerre de Cent Ans puis les guerres de Religion et la Révolution ont entraîné la ruine de beaucoup d’édifices. Quelques-uns ont été restaurés, peu sont restés intacts. Cet ouvrage se propose de partir à leur découverte, de retracer leur histoire et celle des familles qui les ont possédés. Par une illustration abondante, il montre leur état actuel, des plus modestes vestiges aux demeures prestigieuses, parfois toujours occupées par les descendants de leurs constructeurs. Dans ce second volume qui fait suite à celui paru en 2019 chez le même éditeur, on trouve pour chaque site des informations sur son histoire, sa  localisation, ainsi qu’une description  et des notices  sur les familles seigneuriales qui les ont occupées.

• MOULIER Pierre : Construire et restaurer les églises dans le Cantal au XIXè siècle. 1 vol. br, 350 p, 500 illustrations n-b,  éd Cantal Patrimoine (58, rue de Belloy – 15100 Saint-Flour), 38 € (46 € franco)

Z MoulierSouvent négligées par l’histoire de l’art et le tourisme, les églises du XIXe siècle méritent mieux qu’un rapide regard. Au-delà de quelques réussites exemplaires, ici bien mises en valeur, c’est tout un pan de l’activité inlassable du XIXe siècle qui se révèle dans cette étude. Constructions, reconstructions et restaurations d’envergure se succèdent tout au long du siècle, voulues par une population avide de prestige et soutenues par un État concordataire qui n’hésite pas à aider financièrement les communes. Tout le monde est engagé, les habitants, le curé, le maire, le préfet, l’évêque et le ministère des cultes. On suit pas à pas l’œuvre des architectes, qui rivalisent de projets et organisent les chantiers. Partout s’élèvent de nouveaux clochers, faisant pour la dernière fois la part belle aux pierres de taille et aux sculptures décoratives. Pierre Moulier a visité attentivement toutes les églises, toutes les chapelles du Cantal. Il a épluché les archives nationales, départementales et diocésaines. Le monde qu’il reconstitue est largement inédit, insoupçonné. Magnifiquement porté par l’amour du Moyen Âge, le XIXe siècle se révèle donc plus passionnant que jamais. Après une introduction de 130 pages présentant le contexte de la création architecturale au XIXe siècle, l’ouvrage comporte une notice détaillée pour chacun des  160 édifices construits, reconstruits ou fortement restaurés au XIXe siècle, ainsi qu’un répertoire des architectes du XIXe siècle.

• PERROT René : Hier, le Cantal dessiné par René Perrot. Catalogue de l’exposition de Cheylade (12 juillet – 22 août 2021). 1 vol. br, illustrations en couleur, éd. Cantal Patrimoine – Association Valrhue.

Z cantal►Pour les amateurs d’architecture autant que d’art populaire et de la Haute Auvergne, Cantal Patrimoine et Asso Valrhue se sont unis pour publier le catalogue de l’exposition organisée à Cheylade, du 12 juillet au 22 août. Il regroupe  un ensemble  de dessins sur l’architecture rurale du Cantal, qui avaient été réalisés par René Perrot en 1943-1944 particulièrement au cœur de la vallée de Cheylade mais aussi à Mandailles et à Lavigerie. Ils l’ont été dans le cadre d’une vaste enquête mené  sur le patrimoine rural français, qui avait été initiée par Georges-Henri Rivière, directeur du Musée National des Arts et Traditions Populaires. C’est  l’occasion de découvrir le regard porté par un  artiste de grand talent sur le patrimoine rural traditionnel du Cantal. Ses chaumières et burons aux toits de chaume ou de lauze, concrétions, rochers et agrégats, sont remarquables par le mélange réussi entre une description précise et une interprétation artistique poétique empreinte de surréalisme. Une minutieuse enquête de terrain conduite par Pascale et Pierre Moulier a permis de retracer le périple accompli dans les villages des vallées de Cheylade et de la Jordanne afin de retrouver in situ quelques traces de ce précieux passé et de les comparer avec le paysage actuel. C’était hier, mais les paysages et l’habitat ont beaucoup changé, et cette exposition permettra aux plus jeunes d’appréhender le cadre et le mode de vie de leurs aînés. Peintre, dessinateur, céramiste et surtout cartonnier de tapisseries, René Perrot (1912-1979) est un des acteurs majeurs du renouveau de la tapisserie française dès la fin des années 40 aux côtés, entre autres, de Lurçat et Picart le Doux. On lui doit plus de 400 cartons de tapisseries tissées à Aubusson, Felletin ou par les Gobelins, fruits de commandes privées ou publiques, exposées dans de nombreux musées et bâtiments officiels à travers le monde.

• POTTE Marie-Blanche, BROUSSE Xavier : Les tapisseries de la Chaise-Dieu. 1 vol. br, 96 p, illustrations n-b et couleur,  éd. Hauteur d’homme, 18 €

couverture-la-chaise-Dieu-12mai.inddClassées Monuments historiques en 1840, les quatorze tapisseries flamandes de l’abbaye de La Chaise-Dieu ont été tissées en fils de laine, soie, lin et fils métalliques entre 1501 et 1518 pour être présentées pour la première fois à La Chaise-Dieu le 17 avril 1518. Commandées par l’abbé Jacques de Saint-Nectaire, les tapisseries ont de nombreuses sources iconographiques principalement tirées de La Bible du pauvre, ouvrage très populaire dans le monde germanique au XVIe siècle. Elles mettent en scène les épisodes de la vie du Christ et de la vie de la Vierge. Sur chaque pièce, trois scènes composent un triptyque. La scène centrale représente un épisode du Nouveau Testament, tandis que les deux autres ceux de l’Ancien Testament. Ce procédé biblique, appelé « typologie », permet de présenter les textes de l’Ancien Testament comme annonciateurs de l’avènement du Christ. Au terme de six années de restauration, elles sont revenues à La Chaise-Dieu en juillet 2019 pour être exposées dans une ancienne chapelle dont les volumes ont été redécouverts et restaurés lors des travaux de réhabilitation du site. Ce rare ensemble de tapisseries est l’un des plus précieux du patrimoine national.

• RHÉTORÉ Georges : La guillotine à Clermont : quatre témoins de la foi. Préface de Mgr Kalist. 1 vol. br, 256 p, illustrations, éd. de Randol, 14,90 €.

Z guillotine (2)► 1794, en Auvergne, au temps de la Terreur. Les quatre témoins de la foi sont François Jamot, Michel Faure, Pierre Vigerie et Jean Brugière. Ce sont “ Des hommes ordinaires, victimes d’un système qui a perdu la raison sous prétexte d’en imposer le culte. Rien ne les appelait, a priori, à donner leur vie à cause de leur foi, dans cette flambée de persécution. Pourtant, des circonstances imprévues les ont amenés à préférer la mort, par fidélité à Jésus-Christ et à l’Église catholique. Il est juste de rendre, à tous les quatre, cet hommage de la mémoire” écrit Mgr. Kalist, dans sa préface. L’un est séminariste, l’autre père de famille et cultivateur, le  troisième menuisier itinérant et, enfin,  le quatrième est un prêtre sans ressources. À travers ce livre, on découvre  ces figures attachantes autant qu’ émouvantes par leur simplicité et leur franchise. Dom Georges Réthoré, moine bénédictin de l’Abbaye Notre-Dame de Randol en Auvergne, les  fait revivre au plus près des événements, grâce à ses patientes recherches : amoureux de sa terre d’adoption et de ses habitants, ceux d’hier et d’aujourd’hui, il en fait goûter la foi profonde et la grandeur humaine avec compétence.

• ROSENBERG Muriel : Combien étaient-ils ? Les réfugiés juifs au Chambon-sur-Lignon et sur le plateau, de 1939 à 1945. Préface de Serge Klarsfeld. 1 vol. br, 256 p, 40 illustrations,  éd. Dolmazon, 26 €.

8e73960566f99a1aedebe89e54a1875bMais combien étaient-ils ? Qui étaient-ils ? D’où venaient-ils ?  Plus de 1900 réfugiés juifs ont vécu avec les habitants du Plateau une aventure humaine hors normes aux heures les plus sombres de l’occupation allemande. Les communes du Chambon-sur-Lignon, de Tence, du Mazet Saint-Voy, de Saint-Jeures, de Fay-sur-Lignon et de Saint-Agrève forment ce territoire appelé le Plateau. Près de huit décennies plus tard, Muriel Rosenberg, part à la recherche de ces réfugiés, et recueille de nouveaux témoignages qui font sortir de l’ombre et du silence des figures dont les pas avaient transité par ces lieux. Ce livre les tire de leur longue clandestinité, leurs histoires viennent enrichir ainsi la singulière vitalité de la mémoire du Plateau.

• ROUET Christophe : Sorcelleries, messes noires et autres diableries. 1 vol. br, 220 p, éd. de Borée, coll. Histoire et documents, 19 € (à paraître le 16 septembre).

Sans titre (2)La sorcellerie est un  phénomène de société qui a  traversé les âges. Christophe Rouet donne une vision générale sur les origines et l’évolution d’un phénomène de société trop souvent caricaturé autour du “diable cornu” mais qui, en réalité,  repose sur des bases à la fois religieuses et sociologiques. Après une  rencontre avec les “forces sorcellaires”( le sabbat, l’envoûtement, les bûchers…, l’auteur opère un retour sur quelques grandes histoires de sorcellerie qui ont en leur temps défrayé la chronique : les possédés de Loudun, le Diable à Louviers, Louis XIV à l’ombre des messes noires, Urbain Grandier, Madeleine Bavent, La Montespan et l’affaire des poisons, et La-Haye-du-Puits, dernière grande affaire de sorcellerie de France (2016). Au fil des pages, textes et encadrés permettent d’aborder un maximum d’exemples et de sujets, pour une lecture qui se révèle à la fois abordable et passionnante. Finalement, la sorcellerie d’aujourd’hui ne serait-elle pas qu’une vieille religion tellement moderne ?

◘ GÉOGRAPHIE & GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Auvergne 2021-2022. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, illustrations en couleur, cartes, index, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le petit futé – Guide de région, 12,95 €.

Z petit futé auverneTerre d’histoire qui a toujours su garder son identité et sa culture, l’Auvergne méritait un guide précis, où seraient étudiés la région dans son ensemble, mais aussi les départements et les différents pays qui la composent. L’ouvrage s’organise autour de 3 points : une étude de la nature, des traditions et de la gastronomie auvergnates, abordée dans la rubrique “Invitation au voyage” , une analyse ordonnée,  “De lieux en lieux” , des villes et des villages des différents départements, et enfin un catalogue pratique permettant aux visiteurs de préparer au mieux leur voyage et de se déplacer facilement en Auvergne. La rédaction du guide a donc concocté différentes rubriques à picorer pour prendre le pouls de ce qui fait le charme de l’Allier, du Cantal, du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire. Sous forme de coups de cœur ou de Top 10, on ne manquera rien des activités proposées toute l’année en Auvergne. Les rédacteurs donnent également leurs coups de cœur sur les restaurants, hébergement ou culture. Des idées de séjours et deux dossiers thématiques sont abordés, le Thermalisme et la coutellerie.

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Les plus belles balades à moto : Auvergne, Rhône-Alpes. 2021-2022. 1 vol. br, 240 p, illustrations n-b et  couleur, index, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé, 14,95 €.

guide-voyage-moto-auvergne-rhone-alpes-petit-fute_hdC’est à l’une des plus belles régions pour faire de la moto que le guide s’attaque avec cette nouvelle déclinaison de ses plus belles balades. Si la destination est nouvelle, la recette du guide reste la même avec un livre qui propose en premier lieu des conseils sur la préparation de son voyage à moto, sur l’équipement du pilote, sur l’utilisation du GPS …Cette édition présente surtout de nombreux itinéraires de balades pour emprunter les plus belles routes de la région depuis la chaîne des Puys aux Gorges de la Sioule. Chaque carnet de route présente le tracé avec son plan détaillé, mais aussi les villages pittoresques, sites naturels, monuments historiques et autres points d’intérêt à visiter sur la route. Restaurant et hébergement sont également de la partie lorsque la pause s’impose. Et comme pour les éditions précédentes, on retrouve  également à l’intérieur, Le Repaire des Motards.

• CUBIZOLLE Hervé : Curiosités géologiques du Livradois-Forez et de ses bordures. 1 vol. br, 118 p, cartes, éd. BRGM éditions,  coll. Guides géologiques, 19 €.

Z guidePour faire partager au plus grand nombre une richesse minérale, qui se trouve bien souvent sous nos yeux sans que l’on s’en rende compte, Hervé Cubizolle,  originaire Saint-Dier-d’Auvergne et  professeur de géographie à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne, propose de partir à la découverte des Curiosités géologiques du Livradois-Forez. Une région moins étudiée que la chaîne des puys, mais qui se révèle intéressante à explorer , avec son urbanisation limitée, sa nature encore préservée et l’importance de son patrimoine historique et archéologique Dans ce guide, destiné à un public averti, il invite le lecteur à découvrir 22 curiosités géologiques situées  entre Puy-de-Dôme, Loire et Haute-Loire, du massif de Pierre-sur-Haute aux maisons en meulières du village de Chavarot à Saint-Jean-des-Ollières en passant par les orgues du volcan du Montpeloux à Saillant. En dehors de  l’histoire géologique du Livradois-Forez, des caractéristiques de ces roches, et d’un aperçu de la biodiversité du territoire, Hervé Cubizolle développe un chapitre sur l’utilisation des pierres par les hommes.

• GALLAS Gilles : Marcher dans et autour d’Issoire. Trente idées de promenades. 1 vol. br, 104 p,  autoédition Gilles Gallas (gillesgallas.e-monsite.com), 15 €.

202_001 (2)Gille Gallas, à travers ce nouveau guide, propose de sortir des sentiers battus pour redécouvrir Issoire (Puy-de-Dôme), en recensant une trentaine de  balades.  Lorsque les chemins du Sancy sont bondés, en période estivale, et que les plus beaux points de vue du Cézallier semblent  parfois éloignés, on peut assouvir son désir de balades en marchant  dans et autour d’Issoire, avec différents parcours qui permettent d’aborder et de découvrir autrement la ville sous-préfecture et ses alentours. C’est  le  confinement passé à Issoire qui a poussé ce  marcheur invétéré à partager ses découvertes en s’adaptant à tous les goûts, et à toutes des capacités, depuis les courtes promenades au cœur de la cité jusqu’aux randonnées dans les grands espaces à proximité. On pourra ainsi suivre le circuit de l’eau en ville déambuler dans  le dédale des venelles d’Issoire, faire une incursion dans le quartier vigneron de la ville mais aussi entreprendre un parcours de sylvothérapie, s’aventurer jusqu’au pic d’Usson ou faire le  tour du château d’Hauterive.

• LA BROSSE Gaële de (sous la direction de) : Guide spirituel de la voie du Velay : sur les chemins de Saint-Jacques.1 vol. br, 255 p, cartes, illustrations, index, éd. Salvator, 12 €.

Z Guide-spirituel-de-la-voie-du-Puy-en-VelayParmi les quatre grandes voies jacquaires qui traversent la France, celle du Puy-en-Velay est la plus ancienne et la plus fréquentée. Les acteurs de cette voie ont donc souhaité proposer, en complément des ouvrages pratiques, un guide ouvert à toute sensibilité religieuse ou spirituelle. Ce livre en poche, les pèlerins pourront ainsi transformer leur marche en démarche et nourrir leur quête au fil des étapes. Pour chacune d’elles, ils trouveront des textes variés rédigés par une centaine de contributeurs : explications sur le patrimoine sacré, vies de saints, présentations d’acteurs du chemin, témoignages de pèlerins, méditations. Un compagnon de route indispensable au pèlerin avant et pendant son pèlerinage mais également à son retour, pour entretenir la flamme de cette aventure et poursuivre son cheminement. Publié sous la direction de Gaële de La Brosse, avec la collaboration de Brigitte Alésinas, Dominique Bourgin, Marie-Virginie Cambriels et Pauline Dobon, ce guide dont la toute première édition remonte à 2011,  a fait appel à une quinzaine de contributeurs.

• LAFON Marie-Hélène (Textes), MALON Christian (photographies) : Haute-Auvergne, un pays. 1 vol. br, illustrations, éd. de la Flandonnière, 28 € (à paraître le 13 octobre)

Z Haute AuvergneComment rêver meilleure association que celle de la plume de Marie-Hélène Lafon avec  l’objectif du photographe Christian Malon, pour exhumer sensiblement ces atmosphères d’antan qui ont un parfum d’éternité dans ce qu’elles disent de l’humanité et de son rapport à la nature. Rien de spectaculaire dans ces arrêts sur image parlant d’une société rurale pas si lointaine dont nous voyons parfois ressurgir une illustration folklorique. Pourtant que de charme, que de vitalité émergent de ces pages qui nous parlent d’un temps et d’un monde qui ne seront jamais révolus tant qu’ils trouveront une place dans les cœurs et esprits de notre pays.

• MAHÉSINE Prune : L’Auvergne-Rhône-Alpes. Livre pour enfants. Illustrations de Maud Riemann.1 vol. br, 38 p, illustrations en couleur, éd. Milan, coll. Mes docs – France, 8,50 €.

Z Mahesit (2)La grande région Auvergne – Rhône-Alpes est particulièrement riche de lieux naturels et culturels. Lyon, le Palais idéal du facteur Cheval, l’Ardèche, le Cantal, Annecy… La Région Auvergne-Rhône-Alpes est riche de lieux naturels et culturels. Ce livre propose un parcours de sites choisis, du parc naturel des volcans d’Auvergne aux Alpes majestueuses. Photos et illustrations se mêlent dans cette nouvelle collection documentaire, construite comme un itinéraire de voyage pour visiter la France, le pays le plus visité au monde, depuis chez soi. Prune Mahésine est née à Alger en 1990 et a grandi dans le sud de la France. Passionnée par la nature, les paysages et le monde animal, elle a étudié la biologie puis la géographie. Grande amatrice de trecks et de randonnées pédestres, elle aime découvrir le monde à pied et s’immerger au cœur des espaces les plus sauvages et les plus préservés.

• PRIVAL Marc : Paysages en Massif central. L’empreinte de l’homme. 1 vol. br, 300 p, illustrations, éd. de la Flandonnière, 39 € (à paraître le 13 octobre)

Z Paysages auvergne► La géographie et l’histoire ont légué au Massif central un lot alléchant de richesses patrimoniales. Tel Sherlock Holmes, Marc Prival, en tant que pédagogue et chercheur, a promené son regard affûté sur les grands espaces du Massif central afin de résoudre les énigmes issues de la riche histoire des relations entre Homme et paysages. La grande variété des illustrations proposées au cours de cette quête ajoute beaucoup d’agrément à cet ouvrage riche de 300 pages.

◘ DIVERS

• CHALENDAR Pierrette : Cuisine des pays d’Auvergne. 1 vol. br, 90 p, éd. Lacour-Ollé, 8 €.

1629211737_livre.cuisine.des.pays.d.auvergne.pierrette.chalendar.editions.lacour.olle► La cuisine auvergnate est à l’image des gens qui l’ont élaborée au fil des temps: simple dans ses composantes, roborative comme il convient à un pays de haute et de moyenne montagne, fière de denrées avec lesquelles elle est confectionnée, qu’elles soient données par la nature ou résultant du travail des hommes. A partir du début du XIXème siècle, les choses évoluent. La division tripartite n’est plus aussi sensible et le cloisonnement interrégional s’estompe. Les gens du cru se sont ouverts à de nouvelles saveurs sans pour autant tourner le dos aux denrées qui ont constitué la matière de la cuisine d’autrefois. Cet ouvrage a été conçu dans cet esprit; certaines recettes sont conformes à celles que réalisaient nos grands-mères, d’autres se veulent plus actuelles en ce qu’elles allient produits du terroir et préparations qui ont vu le jour hors de nos frontières, comme  les boulettes auvergnates et les lentilles façon arancini, ou en ce qu’elles apprêtent les recettes locales selon des modes actuels, à l’image de la  mousse fermière au chocolat et à la verveine de Velay. Mainous n’avons jamais perdu de vue la qualité gustative des produits, pas plus que les préférences saporifiques des autochtones, en particulier la présence du lard gras dans nombre de soupes ou de farcis. De même, les ustensiles culinaires de jadis (chaudrons de cuivre, pots, poêles à long manche, broches) n’étant guère employés de nos jours, nous avons opté pour des instruments plus contemporains et plus fonctionnels.

Z plaisirs sucrés• CLAIRET Anne : Plaisirs sucrés d’Auvergne. La tradition au goût du jour. Photographies de Patrick André. 1 vol. br, illustrations, éd. de la Flandonnière, 26 € (à paraître le 13 octobre)

Plaisirs sucrés en Auvergne, la tradition au  goût du jour, est un beau livre qui explore avec délice les quatre départements de la région. Du souvenir d’enfance, à la rigueur chronométrée de la confiserie, des précieux souvenirs d’une profession aux espoirs de ses nouveaux acteurs, au fil des recettes, des rencontres et de l’histoire des spécialités, Anne Clairet, se saisit du rapport au temps comme d’un fil d’Ariane.

• FROGER Lilian  (sous la direction de) : 1976 – 1986. Une décennie de photographies couleur. Exposition Aurillac – Musée d’art et d’archéologie. 1 vol. relié, 280 p, 240 illustrations en couleur, éd.  Lienart éditions (Aurillac) – Musée d’Aurillac, 29 €.

b6908b_326f6ccb310a46008a4ea89a6cf50efb_mv2Initiée en 1984, la collection de photographies contemporaines du musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac se compose de quelques 750 tirages, datés de la fin des années 1960 à nos jours, et notamment d’un ensemble exceptionnel des années 1970-1980, constitué autour de la question de la couleur en photographie, axe principal d’acquisition du musée. Prenant appui sur cette collection, l’ouvrage propose de retracer l’histoire de la photographie couleur, des prémices de la reconnaissance culturelle et institutionnelle à partir de la fin des années 1970, jusqu’à son assimilation et généralisation dans les années 1980. Les textes qui le constituent explorent cette période brève et mal connue, quand la photographie artistique en couleurs accède aux murs des musées et galeries, auparavant réservés au noir et blanc. Alors que l’on fait habituellement débuter cette apparition en 1976 avec les expositions de William Eggleston et de Stephen Shore au MoMa de New York, cet ouvrage met en évidence le fait que cette histoire de la couleur est à la fois plus ancienne et loin d’être exclusivement américaine. Exactement dans les mêmes années, des photographes français, italiens, britanniques et japonais commencent à explorer la couleur et exposent en Europe comme aux États-Unis. Les échanges des deux côtés de l’Atlantique sont nombreux et les parcours de diffusion s’avèrent plus complexes qu’il ne semblerait de prime abord. Un livre indispensable pour mieux saisir les étapes de légitimation de cette production en couleurs, qui reste encore largement à redécouvrir.

• GRANGE Bernadette (dessins et aquarelles), ARNAUD Philippe (textes) : Au pays des Onsen. Carnet de voyage à Kyushu. 1 vol. br, format à l’Italienne, 76 p, illustrations en  couleur, éd. Bernadette Grange (berna.grange orange.fr ou 06 81 57 51 12), 20 €.

pays onsenUn album illustré qui est le récit d’un séjour de deux semaines  dans une famille japonaise, avec laquelle se sont noués des liens d’amitié depuis 1966. Ce récit est rehaussé de dessins et d’aquarelles évoquant la vie quotidienne de cette famille et leur séjour dans la région de Kumamoto : nuit dans un Ryokan et randonnée dans la caldera du Mont Aso.

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LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• AGOT-VAREILLAUD Ginette : Guet-apens. 1 vol. br, 162 p, éd. les Monédières, coll. Récits d’ici, 17 €.

Z agot vareillaud► Que se passe-t-il dans la maison des Bleuets ? Véronique vit isolée en pleine campagne. Son quotidien est laborieux mais paisible, jusqu’au jour où la voiture d’un inconnu tombe en panne à l’entrée du chemin d’accès à son exploitation. Son destin prend alors un tout autre tournant. La jeune femme connaîtra des moments d’inquiétude, de doutes et même, de peur. Qui est cet homme qui vient brusquement bousculer ses habitudes ? Combien de temps le sort va-t-il s’acharner sur Véronique ? Retrouvera-t-elle enfin son bonheur ? Ginette Agot-Vareillaud  livre dans ce cinquième roman une histoire riche en surprises et rebondissements. Au fil des pages, des événements heureux et dramatiques se succèdent et nous tiennent en haleine jusqu’au dénouement.

• ASSOLLANT ALFRED :  Assollant et la Commune de Paris. Préface de Robert Guinot. 1 vol. br, 256 p, éd. Ramsay, 20 €.

Z ASSOLANT (2)Cette édition établie par Robert Guinot comporte deux titres d’Alfred Assollant : “Assez tué”, est un essai publié en 1879 qui lui permet de mettre en avant ses idées antimilitaristes et anticléricales. Le second texte, Le docteur Judassohn, est  un roman qui a pour cadre les champs de bataille de la guerre franco-prussienne de 1870. Alfred Assollant, parfois écrit Assolant,  né à Aubusson (Creuse) le 20 mars 1827 et mort à Paris, le 3 mars 1886, est un romancier français, auteur de romans pour la jeunesse. Farouche opposant de Napoléon III, il a collaboré à la presse d’opposition, puis il est devenu  auteur de romans pour la jeunesse. En 1867, il a publié “Les Aventures du capitaine Corcoran” dans la Bibliothèque Rose de Louis Hachette. Après la guerre de 1870, il a surtout été un écrivain politique,  publiant des articles dans les organes proches des partisans de la Commune.

• AUBLÉ Ariane : Chacun est le cadeau de l’autre. 1 vol. br, disponible à la librairie Au Fil des pages à Guéret.

2000005503234 (2)Ce premier livre d’Ariane Aublé, originaire de La saunière en Creuse,  se présente comme  un joyeux désordre, composé de plusieurs parties, dont chacune est un fragment de l’auteure, ses souvenirs, ses prises de position, ses amusements avec les mots. C’est un espace de liberté absolue dans lequel elle s’offre sans pudeur au lecteur, en tant que  femme libre qui assume seulement maintenant sa liberté. De confidences en secret, elle considère cet ouvrage comme une sorte de passeport pour l’association ArianOrigin’Ailes qui a pour vocation d’aider les gens à oser au travers des  moyens d’expression variés, depuis les enfants jusqu’aux plus ancien. Un désir qu’elle résume ainsi : “J’ai envie de générer un mouvement, envie d’oser pour se permettre d’être qui on est,  car plein de gens en ont besoin”.

• BADEFORT Xavier : Les anges des terres sauvages. 1 vol. br, 363 p, éd. Nouveaux Auteurs, 18,95 €.

51p5lrBzZLS._SX195_► Le XVIIIème siècle s’achève et, bientôt la Révolution vient secouer l’histoire,  son souffle réveillant la meute des hommes malfaisants. Gabriel d’Aymar, lui, bouscule son destin. Les horizons lointains l’appellent, irrésistiblement. Il court derrière le bonheur, le rattrape, il s’enfuit, qu’importe ! Mathilde l’obsède, Angèle l’envoûte, ce sont elles, ses héroïnes. En dépit des trahisons, il ne cesse jamais de lutter. Dans les Caraïbes, en Amérique, dans le grand Nord, Gabriel combattra, des hommes, des loups, il aimera passionnément deux femmes, n’aura qu’un seul ami et beaucoup d’ennemis. Selon l’auteur, il est un  héros résolument moderne, “même si cette période reste très arriérée, particulièrement dans le bas Limousin”. Il se retrouve face à  des problématiques contemporaines, telles que le féminisme, l‘euthanasie, ou encore le racisme… L’intrigue se déroule sur fond d’aventures épiques, d’histoires d’amours passionnées et d’amitiés fidèles, dans un aller-retour entre des décennies et des continents. “Les anges des terres sauvages” a été couronné par la prix 2021 du jury de la revue  Femmes actuelles. Xavier Bradefort est professeur d’histoire au lycée Edmond-Perrier, à Tulle et il est également l’auteur de “Loin de la meute” publié par les éditions Le lys bleu.

• BERTIGNAC Franck : Aller simple pour Lisbonne. 1 vol. br, 128 p, éd. Lucien Souny,  coll. Plumes noires,  6,90 €. 

9782848868691 Sa femme ne le supporte plus, son fils l’exaspère, il y a longtemps que son travail ne le passionne plus. Il voudrait foutre le camp, prendre de la distance avec son existence et vivre celle dont il rêve. Il est prêt à tout pour y parvenir. Précis, déterminé et méthodique, il organise l’enlèvement d’une jeune étudiante afin de se procurer l’argent nécessaire au nouveau destin qu’il s’est inventé. Tout se passe comme prévu – la rançon est versée, l’otage libérée –, mais la nouvelle vie n’est pas celle espérée. Comment goûter à la douceur lisboète quand chaque journée ressemble à la précédente ? Comment apprécier le fondant des pastéis de nata quand on est pourchassé par deux anciens fachos complètement dingues ? Et si le bonheur tant désiré ne se limitait pas à un matelas de quelques centaines de milliers d’euros ?

• BOUDRIE Jean-Louis : Sherlock Holmes en Limousin.  1 vol. br, 224 p, éd. Geste éditions, 18 €.

Z BOUDRIE HolmesLorsque Sherlock Holmes et le Dr Watson sont invités par un ami limousin aux commémorations du 700ème anniversaire de la mort du roi Richard Cœur de Lion devant le château de Châlus en Limousin, ils acceptent avec empressement. En même temps, il leur est demandé conseil pour mettre fin aux agissements de la Bande à Burgou, un légendaire bandit de grand cœur et de grands chemins qui rançonne les bois de la région ; on le croyait disparu, il refait surface. Une immersion dans un monde de veilles pierres et de forêts sauvages peuplées de loups cruels et de diverses créatures, un monde qui leur est totalement étranger et qu’ils devront apprivoiser, à moins que ce ne soit le contraire. Qui l’emportera ? La froide analyse et les savantes déductions du célèbre détective ? Ou la ruse et l’audace des hommes des bois ? Et sil y avait des femmes des bois ? Et un trésor caché dans les ruines ? Une chose est certaine : cette affaire laissera des traces de part et d’autre, et Sherlock Holmes le dira lui-même : “Unfortgetable !” Inoubliable, mon cher Watson … Originaire de Châlus et vivant  à Limoges, Jean-Louis Boudrie s’inscrit dans l’estimable tradition des Médecins-Ecrivains-Chasseurs. Il s’inspire des mille et une anecdotes de cette double vie pour écrire quelques petites nouvelles et des polars de terroir.

• BOUYSSE Franck : Oxymort. Roman policier. Livre en gros caractères. 1 vol. br, éd. Gabelire, 23,50 €.

Z BouysseLouis, professeur de sciences, s’éveille, menotté, sur la terre battue d’une cave où règne un effroyable silence. Engourdissement, incompréhension. Il ne sait pas pourquoi il est là, ni où il se trouve. La seule façon de repousser son désespoir est de remonter son emploi du temps depuis le jour de sa séquestration. Guetter l’apparition d’une femme, au moment où les ombres s’étirent dans le crépuscule. La seule façon de repousser son désespoir, de lutter, est de remonter le temps, errer dans les corridors de sa mémoire et chercher à comprendre, en allant de piste en piste, pour tenir en laisse la folie. Guetter l’apparition d’une femme, au moment où les ombres s’étirent dans le crépuscule. Jouer la musique de sa survie.

• CARREAUX Claude : Les silences de l’Aspic. 1 vol. br, 202 p, éd. Les Monédières, coll. Roman policier, 19 €.

Z Carreaux « Dernière pièce du puzzle, fin du jeu. Voici l’as de pique, c’est-à-dire: l’as-pic ou les roses et l’amour. Réponds-moi en accrochant une rose à ta fenêtre… » Au pied du massif des Monédières, une nouvelle affaire vient troubler le pittoresque village d’Espignac et ses habitants, en ce début des années soixante. Depuis l’assassinat de son mari, Jacqueline supporte très mal la solitude, elle se sent désormais prête à croquer la vie à pleines dents. Mais un jour, la veuve commence à recevoir de mystérieux messages alternant menaces et paroles de charme. La police ayant opté pour la thèse de l’admirateur maladroit, notre protagoniste décide de mener son enquête, seule, au mépris du danger qui la guette. Qui peut ainsi s’en prendre à elle ? Elle aurait bien une petite idée, mais…

• CHEMIN Henri : Un Destin bon enfant. 1 vol. br, 224 p, éd. Le Puy Fraud – Lucien Souny, 17,90 €.

Z Chemin► Sophie était au bord du précipice. Un hasard compatissant lui avait fait rencontrer Jean-François Coléco dans un café-tabac en rase campagne. Ils avaient partagé une très longue galère jusqu’à ce qu’un destin bon enfant leur trace enfin la route à suivre : celle du repentir, de l’honneur, du travail, de l’amour et de l’espoir. De là était née Laura. Quelques années plus tard, elle affichait le même don et la même passion que son père : le dessin. Restait à confirmer que sa fille ne reproduirait pas les tourments qu’il avait connus dans sa jeunesse. Dans la solitude des promenades nocturnes que Jean-François affectionnait, les paroles de sa grand-mère lui revenaient : « Il y a une justice en haut. Celui qui fait le mal devra payer un jour et, s’il ne débourse rien, c’est qu’il a fait autant de mal que de bien. » Maria avait raison et les hasards de la vie viendraient parachever sa prophétie. Un roman captivant sur fond de mystères, de reconstruction de soi et d’amour partagé. Comme dans ses précédents livres, Henri Chemin  offre ici une histoire émouvante avec tous les ingrédients de la surprise, des rebondissements, des coups de théâtre et de la chute finale.

• DE FROMENT Jean-Baptiste : Badroulboudour. 1 vol. br, 212 p, éd. Aux Forges de Vulcain, coll. Fictions, 18 €.

CVT_Badroulboudour_5625 (2)Antoine Galland, universitaire inadapté à la vie moderne, a été quitté par sa femme. Il arrive au Kloub, un club de vacances au bord de la mer, en Egypte. Un jeu mystérieux et peut-être dangereux lui est alors proposé : démasquer Badroulboudour, la femme idéale. Sous la forme d’un conte comique et légèrement kafkaïen, commence un récit d’apprentissage qui fera d’Antoine, bien malgré lui, le principal protagoniste d’une supercherie nationale. A moins qu’il ne s’agisse d’une histoire d’amour dont il est le héros. Jean-Baptiste de Froment,  fils de Bernard de Froment, est un haut-fonctionnaire, homme politique et écrivain français. Normalien et agrégé de philosophie, c’est un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Il est membre du Conseil d’État et depuis 2014 élu au Conseil de Paris, ainsi qu’à la métropole du Grand Paris. Il est aussi l’auteur d’un roman, « Etat de nature », paru en janvier 2019.

• DELMONT Laurent : Les eaux vives. Postface de Sophie Barjac. 1 vol. br, 226 p, éd. les Monédères, 18 €.

Z Delmont► “ Ce jour d’été 1979, je le pressentais, allait changer le cours de ma vie”… Sur la place d’un village assoupi, Jean attend l’heure de l’enterrement qui l’a fait revenir à la campagne de sa jeunesse. Autour de lui, chaque détail de ce décor familier lui rappelle les images et les souvenirs de l’été de ses quatorze ans, quelques quarante ans plus tôt. Laurent Delmont, d’une écriture rafraîchissante et sucrée, rend hommage aux étés de l’enfance, de l’adolescence. Avec une émotion tendrement ironique, il nous remémore les senteurs, les copains et leurs plaisanteries moqueuses mais aussi les douleurs, les manquements de la vie, l’éveil des sens et les premières amours. Un retour à la croisée des chemins qui déterminent, à ces âges, la suite d’une existence.

• DEPELLEY Jean, COMPIN Christophe : Mademoiselle Ernestine : la légende de Montcigoux. 1 vol. br, 64 p, illustrations, éd. Les Monédières, 17,80 €.

Z depelleyMontcigoux, 1913… Un château, une famille, un squelette…Au Début du XXe siècle, la découverte d’un squelette humain au domaine de Montcigoux, met les villageois en émoi. L’inquiétude se répand, éveille les soupçons… La légende accusatrice sur Ernest et Ernestine, anciens propriétaires du château, voit le jour. La commission d’enquête arrivera-t-elle à élucider ce qui s’est véritablement passé ? Aujourd’hui encore, cette légende perdure : histoire réelle ou vieille fake news à la peau dure… Qui est donc ce mystérieux squelette ?

• GIANI Jocelyne : La païenne. 1 vol. br, 324 p, éd. Les Monédières, 21 €.

Z GianiRoman historique.  Sur cette terre sauvage qui sont les vrais barbares ? « Balivernes que vos esprits des forêts et vos génies des arbres. Mais le jour où les hommes ne croiront plus à tout cela, ils ne respecteront plus la terre qui les porte. Ils croiront devenir sages, alors qu’ils seront fous ! Ils détruiront tout au nom de la connaissance. » À l’aube de l’an mille, le vicomte d’Oloron vit dans son castera planté sur un éperon dominant les gaves. Bravant fièrement les Pyrénées se dresse l’abbaye de Sauveterre où une quarantaine de bénédictins observent strictement la Règle. Dans la plaine, Bélissenda grandit en sauvageonne au village des Artigues, communiant avec les forces vives de la terre. Au rythme des saisons, des fêtes religieuses et païennes, alors que le système féodal se met progressivement en place, seigneur et abbé voient d’un mauvais œil l’autonomie de ces chrétiens rebelles. Assoiffés de pouvoir, ils décident d’annexer ce territoire. Écriture généreuse, souci de l’authenticité, pertinence du rythme, Jocelyne Giani compose dans ce récit, fort bien mis en scène, un hymne sensuel à la nature, au féminin sacré et à la vie dans toutes ses manifestations.

• GOULFIER Simone : Le soleil se lève sur les puys. 1 vol. br, 208 p, éd. du Pays Vert (Clergoux – Corrèze),  20 €.

large (1)Simone Goulfier vit à Ayen, une commune corrézienne  où ont été accueillis, il y a quelques années, des réfugiés syriens. Un épisode qui lui a remis en mémoire  l’histoire de sa propre famille qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, avait accueilli des réfugiés du Sud de la France. Ce n’est toutefois pas un récit historique. Elle en a fait un roman, imaginant un octogénaire qui retrouve la fille de la famille qui l’a caché, pour en faire une histoire d’amour. Un QR code figurant  sur la couverture permet d’accéder aux dix premières pages, à une présentation du livre et de l’auteur.

• JUNG Jacques : Le faux pas d’un maçon creusois. 1 vol. br, 260 p, éd. Geste éditions, coll. Geste noir, 12,90 €.

Z Jacques jungEn 1973, dans les environs de Bourganeuf en Creuse, un maçon tombe d’un toit. Plus de deux ans ont passé lorsque la sœur de la victime fait part de ses soupçons au commissaire de police de Guéret. Pour elle, il ne s’agit pas d’un accident. Elle ne parvient pourtant pas à convaincre le policier. Jusqu’au moment où un indice viendra valider la thèse de l’agression. Dans la mesure où Pepito Rossi n’avait pas d’ennemis, pourquoi l’a-t-on assassiné ? Les pistes sont nombreuses et les rebondissements vont conduire les inspecteurs dans le milieu des tailleurs de pierre de Sardent puis dans les gangs marseillais et grenoblois des années 70…

• KOSKI Pascal : Du monde au balcon. 1 vol. br, éd. Louvre Victoire, 8 €.

Z KOSKI (2)Pour son tout  premier roman, Pascal Koski a choisi de situer  l’action au Château de Boussac dans la Creuse, à la fois de nos jours et au XVIe siècle. Rendant hommage en même temps au château et à George Sand qui y écrivit son premier roman champêtre “Jeanne” : “ Toute personne qui a vécu un drame douloureux, un petit accident ou une catastrophe terrible, ruminera toujours les quelques instants qui ont précédé le drame. Les quelques secondes qui précèdent une catastrophe et qui suffisent à bouleverser une vie entière, tiennent de la fatalité. Mais l’esprit réfléchit et remâche les ingrédients qui ont entrainé les évènements. Il se demande s’il aurait dû intervenir plus tôt pour éviter le drame. Au XVIème siècle un événement terrible eu lieu un jour festif. C’était un mariage comme tant d’autres, à cette époque. Et pourtant l’issue en fut tragique. Quarante dames de valeur périrent ce jour-là…”

• MALAVAL Jean-Paul : Un été sous les tilleuls. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br,   456 p, éd. Libra Diffusio, 25 €.

Z malavalUn règlement de comptes à la campagne, avec une fin en apothéose !… Famille, je vous hais ! Albin Dumontel coule des jours tranquilles dans son manoir de la campagne limousine. Un héritage pieusement conservé où le vieil homme entretient le souvenir de ses deux épouses défuntes. Mais à l’été, il se doit de sacrifier à un rite bien établi : l’irruption de sa famille. Deux enfants et cinq petits-enfants viennent bientôt troubler la sérénité des lieux. Lorsque la belle-fille d’Albin aborde la question de l’héritage, les masques tombent et les clans se forment. Sous les amabilités et les bons sentiments, les rivalités percent. La réussite des uns est insupportable aux faillites des autres. Chacun défend son pré carré et chacun, dans son coin, nourrit son petit secret : un amant, des difficultés financières, une orientation sexuelle…

• MINGAU Muriel, CHAVENAUD Claire : La famille Indri-Indri. 1 vol. br,  40 p, illustrations, éd. Les Monédières ; 13,50 €.

Z MINGAU► Que peut-il donc bien se passer  dans la très bruissante  forêt au cœur de Madagascar ? Au plus haut des arbres, la famille Indri-Indri mène une vie qui semble des plus tranquilles, sauf pour le petit dernier, qui a le vertige… Pas facile pour un lémurien ! Le jour où, soudain, le danger surgit, menaçant sa petite famille, out autant que la forêt, ses habitants et même le lynx-fossa, que vont-ils devenir ? Qui sait, les arbres sont si robustes. La terre et la nature, si généreuses. Pour lecteur à partir de 6 ans.

• PASQUET Michel : Mémoires de jeunesse : Tome I :  Dis, mémé !  Préface de Jean-Michel Auxiètre. 1 vol. br, 318 p, éd. Edilivre, 22,50 € (version numérique : 4,90 €)

9782414512973 (2)Dans ce premier volume de ses Mémoires de jeunesse, qui sont en réalité une autobiographie romancée, Michel Pasquet, médecin à la retraite depuis 2008, soulève le besoin de se replonger dans son enfance, qu’il ressent comme   le moment le plus heureux de sa vie, “ quand  le temps était plus doux et gentil qu’aujourd’hui ”.  Un après-guerre idéalisé par le temps qui s’est écoulé ou des souvenirs sincères ? Par timidité ou par pudeur, Michel Pasquet a choisi de mêler ses souvenirs à des éléments de fiction en intégrant à son récit  le personnage de Julot, jeune Parisien  maltraité par la ville, fraîchement débarqué à la campagne. C’est ce dernier qui raconte les aventures creusoises de son camarade du réel, Michel… Le lecteur se trouve entraîné dans un univers paradoxal, à la fois tranquille et tumultueux, tendre et cruel, pathétique et drôle, où l’humour côtoie une profondeur de pensée s’apparentant à la philosophie. Autour de Julot, promu  narrateur, évoluent des personnages au tempérament affirmé, enfants et adultes confondus, qui insufflent au récit une vigueur étonnante et font qu’à aucun moment on ne se lasse de leurs agissements, riches tant en situations burlesques qu’en événements dramatiques Après des études à Limoges et Bordeaux, Michel Pasquet est devenu médecin en 1973, à l’aube d’une révolution majeure entamée par la libéralisation de la contraception en 1971. En tant que  gynécologue, il a  accompagné le changement des mentalités, depuis la  légalisation de l’avortement en 1975 jusqu’aux bébés éprouvettes, se heurtant parfois  à ses confrères “ grands-pères réfractaires” qui dénonçaient les “prescripteurs de salopes”.

• PÉRINET Alain : Tournée générale en Limousin. 1 vol. br, 175 p, éd. Geste éditions, 11,90 €.

Z PérinetAlain Périnet  nous invite à une « tournée générale », généreuse en portraits de personnages atypiques et truffée d’anecdotes vécues. Depuis le bistrot qui fut le théâtre de son enfance, il a toujours recherché ces échanges chaleureux dans les cafés, véritables réseaux sociaux avant l’heure. Plébiscités actuellement comme lieu de la citoyenneté indispensable, ces commerces illustrent plus que jamais la fameuse citation d’Antoine Blondin : « Le zinc est un métal conducteur ». Les pages nous entraînent au contact de personnalités souvent hors norme, nous font vivre des scènes parfois émouvantes et drôles le plus souvent. Le narrateur quitte un instant le comptoir pour nous emmener sur la tournée de l’épicier puis d’un facteur creusois. Le récit dessine à chaque paragraphe une fresque de la société, parfois teintée de vin rouge mais toujours pimentée de propos truculents, à déguster sans modération.

• PEYRAMAURE Michel : Inventaire avant fermeture. Cent ans de vie, cent ans de littérature. 1 vol. br, 200 p, éd. Calmann-Lévy, 16,50 €. 

9782702184042-001-T À l’approche de son centenaire, Michel Peyramaure se retourne, avec beaucoup d’élégance et de facétie, sur son existence d’homme de lettres resté fidèle à sa région natale, la Corrèze. Ces croquis de mémoire sont ceux d’un sage, attentif, du seuil de sa caverne, à la vie de sa province, de sa famille, comme au souvenir de ses amis et de ses amours, des figures célèbres aussi bien que des anonymes singuliers côtoyés dans sa longue carrière. Dans ces pages, on croise Régine Desforges, on échange une recette de cuisine avec Amélie Nothomb, on apprend la fin tragique de la grosse Zizi, dans les terribles inondations de 1960… Ce n’est pas un testament que livre Michel Peyramaure, mais des fragments tour à tour profonds ou malicieux de la vie d’un homme qui a bien vécu, beaucoup lu et pose un regard sincère et émouvant sur la vieillesse.

• PEYRAMAURE Michel : La vie passionnée: le roman de Marguerite Desbordes-Valmore.  1 vol. br, 220 p, éd. Calmann-Lévy, 18  €. 

Z Peyramaure Desbordes valmore► Pionnière du romantisme, Marceline Desbordes-Valmore a fréquenté les plus illustres de ses contemporains : Hugo, Vigny, Dumas père, Balzac. Avant-gardiste, elle a inventé des rythmes qui font d’elle l’annonciatrice de Verlaine et de la poésie française moderne. La spontanéité de ses vers lui a valu l’admiration de Sainte-Beuve, de Stefan Zweig ou d’Aragon. Pourtant, rien ne prédestinait Marceline Desbordes, née à Douai, à une telle postérité. Avant de rencontrer un succès éclatant sur les plus grandes scènes françaises, elle avait dû  endurer la misère et surmonter de nombreux drames : la ruine de sa famille après la Révolution, la mort prématurée de sa mère lors d’un voyage cauchemardesque en Guadeloupe, celle de cinq de ses enfants. Et, pour finir, des amours malheureuses. Michel Peyramaure, qui a  choisi de donner dans ce roman la parole à son mari, l’acteur Prosper Valmore, fait entrer le lecteur  dans la confidence d’une artiste passionnée et passionnante au destin hors norme. 

Z Siccardi• SICCARDI Jean, GROSSO Hélène : L’artisan du diable. 1 vol. br, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,90 €.

► Jules Pernet, un misérable gamin comme tant d’autres sur le port d’Anvers, tente jour après jour de survivre. Il ignore tout ce que le destin lui réserve de meilleur et de pire. Il ne sait pas qu’il sera le relieur d’art personnel de la reine de Belgique ni qu’il connaîtra la descente aux enfers par amour. D’Anvers à l’Angleterre puis la France, en voyageant par le Congo belge, celui qui deviendra « l’artisan du diable » sombrera dans une folie obsessionnelle inspirée par le refus de perdre sa jeune épouse.

• SOUMY Jean-Guy : Le regard de Jeanne. 1 vol. br, 272 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terre de France, 20 €.

Le-Regard-de-Jeanne (2)Le Regard de Jeanne, ou l’union de deux solitudes et la traversée d’un monde disparu, celui des foires et des artistes itinérants, au XIXe siècle.. Rien ne prédestinait Jeanne à cette vie-là. Orpheline de seize ans, placée dans une ferme en Corrèze, elle a un jour le courage de fuir le destin tracé pour elle, entre servitude, ignorance et violence. Le hasard lui fait croiser le chemin de Florimont, qui la prend sous son aile dans sa roulotte. Il lui enseigne son art, celui, magique et naissant, de la photographie en ces années 1860. De foires en villages, l’homme immortalise familles, demeures et paysages, et tient boutique l’hiver à Clermont-Ferrand. Jeanne tisse avec son mentor un lien quasi filial qui révélera leurs parts secrètes. Et d’apprentissages en rencontres, Jeanne grandit, son regard s’affine… Le Regard de Jeanne, traversée du monde disparu des foires et des artistes itinérants au XIXe siècle, est aussi le beau roman d’une émancipation. Un magnifique roman d’initiation, de transmission, sur la vie, ses secrets, et un art naissant, la photographie

• VAREILLAUD Jean : Quelques heures pour une vie. 1 vol. br, 198 p, éd. Les Monédières, coll. Récits d’ici, 18 €.

Z VareillaudLa vie vaut-elle la peine d’être vécue, vraiment ? Quelques heures, c’est le temps qu’il reste à Claude, pour revivre sa vie. De l’insouciance de son enfance dans la campagne des années quarante, au déchirement de la guerre d’Algérie, en passant par le bonheur de former une famille, son chemin était tout tracé, jusqu’au jour où une rencontre fortuite et des révélations bouleversantes lui donnent un tout autre tournant. Mais, maintenant qu’il se remémore ces événements, cloué sur un lit d’hôpital, quels seront ses plus grands regrets et ses plus belles réussites ? A-t-il fait les bons choix ? Avec ce récit intime d’une vie en apparence ordinaire, qui pourrait être celle de tout un chacun, Jean Vareillaud nous livre un roman riche en émotions, fait de joies et de peines, de souffrances, de doutes, mais aussi d’espoirs. Jean Vareillaud décrit dans ses romans le terroir limousin et le courage de ses habitants.

• VERNEUIL Isabelle : Y a pas problème ! 1 vol. br, 199 p, éd. La Route de la soie éditions, 13 €.

Z VERNEUILIsabelle Verneuil a été professeur d’anglais pendant vingt ans. À quarante ans, ses trois enfants élevés, elle se met à écrire comme elle  en avait le projet depuis l’enfance. Dix ans plus tard, elle publie son premier roman bilingue français/anglais, mettant en scène des jeunes en situation d’apprentissage d’une langue étrangère. Elle écrit aussi des nouvelles et des récits sur le voyage, la nature ou les relations humaines. Dans ce nouvel opus, elle nous invite à prendre conscience de la notion d’accueil. Elle cherche à monter au lecteur, au travers d’histoires singulières de demandeurs d’asile venus en France, comment se déroule leur vie quotidienne.

 

◘ HISTOIRE & DOCUMENTS

• ALAMBRE Jean : Quand la France marchait en sabot. Préface de Daniel Chasseing. 1 vol. br, 160 p, ll. n-b et couleur, éd. Mon Limousin, 19 €.

Z AlambreJean Alambre propose une étonnante plongée dans l’Histoire de France en partant d’un objet aujourd’hui presque disparu : le sabot. L’occasion aussi pour l’auteur de conter, avec un talent incomparable, la vie d’un des derniers sabotiers du Limousin, le Corrézien Martial Graille. Sabots et sabotiers ont marqué les paysages et les mémoires. Avec le temps, la nostalgie des uns ou la curiosité des autres se sont développées pour ces symboles d’une époque qui se serait éteinte avec eux. C’est ce double appétit que vient nourrir le nouveau livre de Jean Alambre qui, gourmand de tours et détours, nous fait redécouvrir ces temps où la France marchait en sabots. Son travail prolonge parfaitement l’exposition de la collection issue de l’atelier du dernier sabotier de Corrèze, Martial Graille, accueillie par la Maison de l’Arbre et de la Nature de Chamberet.

• BATTUT Laurent : Les crimes de Bourg-Lastic : la brigade Jesser entre Auvergne et Limousin. 1 vol. br, 32 p, illustrations en couleur, éd. Lamarque histoire, 6 €.

71rb9yAURNS._AC_UY218_Du 9 juillet au 22 août 1944, Bourg-Lastic, village auvergnat de 1 400 habitants situé aux confins du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, fut le théâtre de plusieurs crimes commis par la brigade Jesser, colonne allemande chargée de réprimer la Résistance. Les assassinats restés les plus énigmatiques sont ceux du 15 juillet 1944 : 23 hommes furent fusillés au petit matin après une semaine de ratissages de la région, d’arrestations, d’interrogatoires et de tri parmi des otages séquestrés pendant cinq jours et six nuits. Ce guide ne se contente pas de rappeler le contexte et le déroulement d’un massacre peu connu. Il détaille les pratiques répressives allemandes et propose pour la première fois une présentation biographique complète des victimes des crimes nazis de Bourg-Lastic. En outre, cette étude s’appuie sur une iconographie exceptionnelle et, dans sa grande majorité, inédite. Laurent Battut est spécialiste de l’histoire de la seconde guerre mondiale en Auvergne, et plus précisément dans la partie occidentale du Puy-de-Dôme, à la frontière du Limousin. Il est déjà l’auteur d’une étude sur le Groupement 22 des Chantiers de la jeunesse, 1940-1944, paru aux éditions Anovi. Ce guide s’inscrit dans le cadre des recherches qu’il mène actuellement sur la brigade Jessser et la répression nazie en Auvergne en 1944.

• DUPONCHEL Julie : Le syndicat de la Diège 1921-2021.  Cent ans d’énergies au service de la haute-Corrèze.  1 vol. relié, 168 p, illustrations, éd. Syndicat de la Diège (Ussel), 20 €.

Z Diège 2 (2)Cet  ouvrage qui retrace la naissance du syndicat, en mai 1921, puis  son développement et ses perspectives, a été réalisé à partir de l’important travail de recherches et de dépouillement des archives effectué  par Julie Duponchel, durant une année. Elle a également fait appel aux souvenirs et documents des élus, actuels ou anciens, ainsi que des habitants. L’objectif de Pierre Chevalier président su syndicat, était de profiter du centenaire pour “laisser une trace”, à destination de tous ceux qui s’intéressent au syndicat et au territoire de la haute Corrèze, sans toutefois en faire un livre technique pour spécialistes. Les documents d’archives ont été condensés pour  qu’ils puissent intéresser le maximum  de lecteurs. Illustré de nombreux documents, il retrace les grandes étapes, depuis  les toutes  premières initiatives de communes haut corréziennes, comme Ussel puis Meymac,  pour produire leur électricité. Il met l‘accent sur la volonté  d’Henri Queuille, dès 1917, de construire une usine pour électrifier des communes autour de Neuvic, prélude à la constitution du syndicat en mai 1921. Pêle-mêle, on y retrouve  la construction du barrage des Chaumettes et de l’usine de Val Beneyte mais aussi des biographies d’élus qui ont fait ce syndicat,  depuis Henri Queuille jusqu’à  Joseph Dalègre ou Henri Belcour…

• ESTRADE Paul, ESTRADE Mouny : François Aussoleil (1861-1928).Un journaliste méconnu. Premier député socialiste de la Corrèze.  1 vol. br, 304 p, éd. Lucien Souny, 23 €.

Z estrade► Son nom a disparu de la mémoire collective. Pourtant, François Aussoleil, par son engagement et son ancrage, appartient à toute la Corrèze et à toute la communauté limousine. Premier député socialiste de la Corrèze envoyé à la Chambre (1919), il devient en janvier 1921 le premier député communiste du département. Élu clairvoyant, il a voté et revoté pour que les femmes obtiennent immédiatement le droit de vote, il a demandé que soient incompatibles la fonction de parlementaire et le statut d’actionnaire de sociétés financières, il a proposé l’instauration de l’école unique, gratuite, jusqu’à 18 ans, il a désapprouvé l’occupation de la Ruhr, il a combattu la répression coloniale au Maroc, la guerre en Syrie, etc. Pionnier sans médailles, homme discret et désintéressé, député, professeur, conteur, journaliste – principalement au Travailleur de la Corrèze et à L’Humanité –, il a dévoué sa vie entière à la cause de la justice sociale. En cette année 2021 – centenaire de la fondation du parti communiste –, cette biographie tire François Aussoleil de l’oubli, restaure sa singularité, son altruisme et son talent. Elle est assortie d’une sélection de ses écrits, publiés ou inédits. La verve de sa prose est un régal. Paul et Mouny Estrade sont les auteurs du très remarqué Léon Lanot, premier maquisard de Corrèze paru en 2011.

• GRANDCOING Philippe, LAFAYE-FOUHÉTY Hélène : Sublime Périgord. La fabrique d’un territoire d’exception. 1 vol. relié, 240 p, illustrations, éd. les Ardents éditeurs, 29 €.

arton520-c6020 (2)Partir à la découverte d’une des destinations préférées des touristes français et étrangers tout en expliquant les origines et les étapes de son succès, telle est l’ambition de Sublime Périgord. Croisant le regard d’une géographe et d’un historien, ce livre invite à revivre par le texte et par l’image cette lente alchimie qui, depuis près de deux siècles, a fait découvrir et changer ce territoire. Hélène Lafaye-Fouhéty et Philippe Grandcoing suivent ainsi, du XIXe siècle à nos jours, la mutation du regard porté sur les paysages et monuments. Ils revisitent aussi bien la littérature et le cinéma que la peinture ou la photographie, analysent ce que le Périgord doit à sa gastronomie, à ses sites préhistoriques, à ses vestiges antiques ou médiévaux, à ses villages et à ses saveurs. Se dessine aussi, de Montaigne à l’abbé Breuil en passant par les Britanniques et les chefs étoilés, l’importance de ses ambassadeurs, anonymes ou célèbres qui ont contribué à la fabrique de ce territoire d’exception. De Lascaux à Brantôme, de Sarlat à Monpazier, de la Double au Bergeracois, ils dressent une carte tout en nuances et en richesses où se découvre au coin d’une halle, au détour d’un sentier ou au débouché d’une ruelle, une région qui a su allier préservation du patrimoine et invention d’un art de vivre.

• LACOMBE Jean-Jacques, LACOMBE Claude : Chronique de Juillac. Préface de Nicole Lemaître. 1 vol. br, 530 p, illustrations n-b et couleur, éd. Association Hier pour demain, 28 €.

390_001 (2)Cette  monographie de la  commune de Juillac (Corrèze) a nécessité à ses deux auteurs cinq années de travail, entre recherches de documents dans divers fonds d’archives de toute la France, mise en perspective, écriture et publication. Au départ,  ils avaient  simplement projeté d’écrire une brève monographie d’une quinzaine de pages sur leur commune, en hommage à la mémoire de Claude Arnal, qui avait redécouvert Jeanne Villepreux-Power (née à Juillac en 1794). Cette monumentale Chronique de Juillac, riche de 527 pages  et  rehaussée de très nombreuses illustrations, retrace 1.400 ans d’histoire de cette localité corrézienne. C’est une micro-histoire “documentée et passionnante”, selon les propos des préfaciers,  Nicole Lemaitre, professeure émérite d’histoire moderne à l’Université Paris -I Panthéon-Sorbonne et Jean-Loup Lemaitre, docteur en histoire médiévale, qui ont par ailleurs supervisé cet ouvrage. Les deux auteurs préparent actuellement un nouveau livre qui sera consacré à l’église et aux curés de Juillac.

• LACOUR Lucien : Hortense Thayer-Bertrand (1810-1889). De Sainte-Hélène à la légende napoléonienne. 1 vol. br, 288 p, éd. Lucien Souny, 13 € . 

9782848868660Ses portraits nous renvoient l’image d’une femme élégante, aux traits réguliers, au regard profond. On la devine sensible et généreuse, fidèle à ses engagements et volontaire dans les épreuves. Et quelle destinée ! Fille du général Bertrand, l’un des derniers compagnons de Napoléon, Hortense Thayer passe son enfance à Sainte-Hélène, assiste aux obsèques de l’Empereur, connaît à son retour en France la vie mondaine de l’époque romantique, puis celle du Second Empire, voyage à travers l’Europe. De nombreuses personnalités sont de ses amis, comme l’orateur Montalembert dont elle partage les luttes politiques. Alors que la misère est grande dans les classes populaires, sa piété l’entraîne à seconder son mari dans des activités charitables. À la fin de sa vie, seule survivante de sa famille, elle a à cœur de transmettre la mémoire d’un père et d’un temps révolu.

• LAMIC Catherine : Les petits métiers : Corrèze, Lot, Dordogne. 1 vol. br, 210 p, illustration, éd. Tertium (Vayrac – Lot), 18,90 €.

Z LamicAprès  “Paroles Paysannes du Haut-Quercy, Catherine Lamic poursuit son travail de collecte de mémoire de Cuzance à Astaillac, de Gramat à St Julien Maumont, de Martel à Beaulieu/Dordogne, de Peyrillac-et-Millac à Turenne. Onze femmes et hommes passionnés, nés dans l’entre-deux guerre, livrent leur parcours de vie, témoignent de leur savoir-faire professionnel et de l’évolution de leur métier. Dans ce monde en passe de n’être plus, elles ont été restauratrice, apicultrice, ouvrière chez Andros, agricultrice ; ils ont été bûcheron, viticulteur de vin paillé, meunier, épicier, tonnelier, minotier, funambule. Chacun de ces témoignages est un chapitre de l’histoire humaine et économique de la Vicomté de Turenne qui couvrait une partie de la Corrèze, du Lot et de la Dordogne.

• LATTA Claude : Le château de Sédières et son domaine. 1 vol. br, 136 p, éd. Carrefour Ventadour, 19 €.

Z Sedières (2)Le château de Sédières, érigé  sur le territoire de la commune de Clergoux, célèbre pour ses nombreux étangs, n’a pas révélé toutes ses histoires, parfois encore méconnues. Au fil des générations qui s’y sont succédé, des parcours de vie s’y sont croisés. Du Moyen-âge à la Renaissance jusqu’à la Révolution et même après, jusqu’en 1964, date à laquelle le Département a repris  en main le site, le château est indissociable des familles qui l’ont occupé. Au fil des pages, Claude Latta, docteur en histoire et spécialiste des mouvements républicains et ouvriers du XIXe siècle, déjà auteur d’un “Guide de la Corrèze”,  s’est appliqué à décortiquer les vies des différentes familles, tout en recensant leurs biens et leurs affaires, en lien avec le château de Sédières. C’est tout cet itinéraire de vie de l’édifice de Clergoux que l’auteur, inconditionnel du département de la Corrèze, son “pays de cœur”,  a choisi de retracer dans cet ouvrage.

• LESAUX Yves : Neuf ans en uniforme. 1 vol. br, 168 p, éd. du Pays Vert (Clergoux – Corrèze),  18 €

largeYves Lesaux, fils de gendarme, né en Bretagne en 1943, n’a que  12 ans, lorsque sa famille part pour la Tunisie. Resté seul en France, il est envoyé à l’école militaire de Tulle, où il devient enfant de troupe, pendant 5 ans. Il apprend la vie à la dure dans les trois casernes de la ville, Marbot, Lovy et des Récollets. De bizutages en vexations, il livre un témoignage émouvant, à travers la résurgence de ses souvenirs, les bons comme les mauvais. En même temps, il se remémore les  sorties du dimanche, des fêtes foraines, des bals, des courriers et des colis de Noël… Après Tulle, il poursuit ses études au Prytanée militaire de La Flèche. À 20 ans, il décide de renouer avec  la vie civile mais, pour cela, il doit rembourser ses frais d’études. Il devra effectuer encore trois années comme surveillant dans un lycée. À travers cet ouvrage, Yves Lesaux donne un aperçu de ce qu’a été  la vie d’un petit garçon qui, dans les années 50,  se retrouve  engagé bien malgré lui dans l’armée française. Son passage à Tulle lui aura quand même permis de rencontrer son épouse, dont il partage encore  la vie,  60 ans plus tard. Un QR code figurant  sur la couverture permet d’accéder aux dix premières pages, à une présentation du livre et de l’auteur, ainsi qu’à  une vidéo tournée sur les lieux de l’histoire.

• Le Limousin autrefois. 1 vol. br, 152 p, illustrations n-b, éd. Alan Sutton, 12,90 €.

Z le-limousin-d-autrefois► Le Limousin est un terroir riche de traditions !  Mais au fil des années et des générations, tout un pan de la culture locale s’efface peu à peu de nos mémoires. C’est pourquoi la simple collecte de photographies et de cartes postales anciennes reste primordiale dans la quête de nos racines. D’une commune à l’autre, d’une vallée à l’autre, nous reconnaissons les caractéristiques du Limousin entre terres sèches et prés verdoyants, villes tapissières et cités faïencières, carrières de kaolin ou mines de charbon… Chaque image d’un village, d’un lieu-dit, d’un atelier ou d’une ferme détient un témoignage historique irremplaçable. Ce sont autant de choses presque anodines, qui s’estompent peu à peu, et qu’il faut préserver. Alors, pour ne pas oublier, partons retrouver nos aïeux sur les routes de la Haute-Vienne, de la Corrèze et de la Creuse en Limousin.

• Lurçat intime. Œuvres sur papier. 1 vol. br, 96 p, 86 illustrations en couleur, éd. Institut de France – Académie des Beaux-arts –  éd. des Cendres, 25 €.

téléchargement (2)► Ouvrage publié  à l’occasion de l’exposition “ Lurçat intime. Œuvres sur papier ” présentée durant l’été 2021 par l’Académie des beaux-arts au Pavillon Comtesse de Caen au Palais de l’Institut de France. : “Depuis la rétrospective qui lui a été consacrée aux Gobelins en 2016 et qui l’a fait découvrir au grand public, on connaissait surtout Jean Lurçat pour ses tapisseries et ses peintures expressives et colorées. Mais cet artiste incroyablement éclectique maîtrisait de nombreuses techniques ; il était peintre, lissier, graveur, calligraphe, lithographe, céramiste et dessinateur…  L’ouvrage que nous lui consacrons révèle un visage inédit de Lurçat. À l’exception de ses années de jeunesse, il n’y a pas eu d’exposition consacrée uniquement à ses œuvres sur papier. Il en demeure pourtant plus d’un millier conservé dans la maison de l’artiste. Nous proposons ici un voyage libre à travers des œuvres qui, pour beaucoup d’entre elles, n’ont jamais été montrées. Ce fonds exceptionnel, cet aspect de son talent constituent une véritable découverte poétique…  Lurçat fréquentait le Tout-Montparnasse des années 1920 ; ces tourbillons d’idées, ce fourmillement de couleurs illustrent à la fois l’époque dont il est le témoin et sa flamboyante créativité. Au croisement des arts plastiques avec lesquels il flirtait, on retrouve dans cet ensemble de dessins choisis au fil de sa carrière l’unité d’un artiste engagé dans son temps”.(Jean-Michel Wilmotte, Membre de l’Académie des beaux-arts, Directeur de la maison-atelier Lurçat)

ROBERT Maurice : Ce Limousin que j’aime. 1 vol. br, 274 p, éd. Le Puy Fraud – Lucien Souny, 17,90 €.

Z Robert► Maurice Robert est limousin et, comme le sont depuis des siècles les siens – artisans ruraux et petits paysans, pour la plupart –, il est limousinant. Il avait à cœur de dire l’amour qu’il porte à ce pays à tous ceux et toutes celles qui l’ont façonné hier et qui le construisent aujourd’hui. Il tenait également à rétablir certaines vérités, à tordre le cou aux idées reçues ou faussement répandues. C’est maintenant chose faite. Par ailleurs, dans ce livre, il dresse un panorama de l’histoire du Limousin pour mieux souligner ce qui constitue intrinsèquement l’identité limousine. À force d’illustrations et d’exemples, il revient sur les atouts, les réalisations et les succès de cette région, reconnus en France, voire en Europe et quelquefois même au-delà. Ethnologue, Maurice Robert a dédié sa vie à sa passion : le Limousin. Il a signé nombre d’études, d’ouvrages, de préfaces, de chroniques ; il a animé des conférences, des émissions. Il a été membre et parfois fondateur d’associations régionales et nationales. Il fait aujourd’hui autorité.

• Ventadour passé, présent, avenir. Tables rondes 2000-2019. 1 vol. br, éd. Carrefour Ventadour, coll. Cahiers Ventadour, 18 €.

2019 (2)Ventadour renaît matériellement. La cristallisation des ruines laisse entrevoir la fin de la dégradation des vestiges ; du même coup, apparaissent des aspects cachés de l’enceinte défensive qui relancent l’intérêt des archéologues. Ventadour renaît aussi dans l’esprit et l’imaginaire. Les thèses artistiques reviennent au premier plan : les troubadours, appuyés sur leur dimension culturelle internationale et les convergences européennes, dictent leur thématique touristique ; l’architecture romano-gothique comme l’art de Contre Réforme, sont illustrés par de beaux livres ; la période marquante des guerres de religion et de la Renaissance catholique dont les Ventadour furent des protagonistes centraux, émerge de l’oubli. Apparaît plus clairement la densité culturelle et artistique investie par l’histoire en ces lieux, et motive un nouvel intérêt du public. Au même moment, l’initiative locale s’arc-boute sur ce patrimoine. Il était temps qu’acteurs, promoteurs et bénéficiaires de cette évolution se réunissent pour tenter de formuler ensemble les raisons et les perspectives de l’entreprise. Quel patrimoine bâti, quel héritage artistique ou intellectuel rendent légitime un tel effort ? Archéologues, historiens, écrivains, voire maîtres spirituels, peuvent l’expliquer à leur façon. Vers l’avenir, quelles attentes justifient, au-delà de la protection, une mise en valeur dynamique du site ? Ce cahier est une petite bible pour action à venir.

• VITAL Caroline : Journal d’une Lymée ou la difficulté d’arriver au diagnostic. Préface de Judith Albertat. 1 vol. br, 200 p, éd. Le Lys Bleu éditions, 18,40 €.

2671 (2)Ce livre en forme de  journal  retrace le parcours chaotique et humiliant qu’a traversé la Corrézienne Caroline Vital à partir de février 2014. C’est à ce moment-là que son état de santé s’est mis, sans raison apparente, à se dégrader rapidement. Pendant que la médecine pataugeait vers la recherche d’un diagnostic, la maladie de Lyme semblait, elle, en avoir profité pour s’inviter dans sa vie avec une violence dévastatrice.  La souffrance n’est plus devenue un sujet de plaisanterie pour la quadragénaire. Mais d’incompréhension, de révolte et de colère. Des sentiments qui l’ont poussée à prendre la plume et à publier ce  Journal d’une Lymée. Elle fait le récit de ces  longs mois d’une errance médicale douloureuse, tant physiquement que psychologiquement. En 18 mois, elle rencontre quarante médecins, du généraliste local au spécialiste de l’Institut Pasteur, multiplie les prises de sang, tests spécifiques à la maladie, examens et autres  explorations. La Faculté ne veut y voir  que  stress, dépression, troubles psychosomatiques, fibromyalgie ou même schizophrénie. Il lui faudra attendre de longs mois  pour qu’enfin un médecin de la Dordogne lance un protocole de soin, après le retour, positif, d’un test allemand de la maladie de Lyme, au spectre plus large.

• VITTÉ Louis-Olivier : Mes p’tites histoires de Xaintrie. 1 vol. br, 144 p, biblio, éd. Mon Limousin, 8 €.

20210614-XAINTRIE-couvTraces de pas des ouvriers du Diable à Forgès, légende de la loutre et du marteau, cloche fendue à Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, mais aussi lieux mystiques remontant à la nuit des temps… Louis-Olivier Vitté nous invite à pousser la porte de la Xaintrie, entre Limousin, Auvergne et Quercy, afin d’y découvrir ses richesses et ses petites histoires insolites. Cet ouvrage est d’abord celui d’un promeneur curieux. Ces p’tites histoires que l’auteur a choisi de raconter sont pour la plupart vraies, mais aussi parfois venues de légendes très anciennes, des légendes toujours rattachées à un lieu, à une émotion, à une curiosité. Ce livre est là pour  accompagner dans la découverte de la Xaintrie, avec des histoires que l’on partageait autrefois et qui ont souvent disparu des mémoires. Ainsi, en les racontant à son tour, chacun participera à  en sauvegarder le souvenir…

• WATTEL Bénédicte : Le château de Boussac : le château de la Dame à la licorne. 1 vol. br, 112 p, illustrations n-b et couleur, éd. Louvre Victoire, 10 €.

Z WATTEL (2)Un historique du Château de Boussac dans la Creuse. Construit par Jean Ier de Brosse, compagnon de Jeanne d’Arc, il a été habité par George Sand qui y écrivit “Jeanne” et qui y découvre les fameuses tapisseries de la Dame à la Licorne. Le château a été ensuite restauré par un couple de passionnés,  Lucien et Bernadette Blondeau, à partir de 1965. Ouvert aux visites, on peut y voir de nombreuses collections dont des Tapisseries anciennes et contemporaines.

◘ GÉOGRAPHIE & GUIDES

• COUDERT Gallianne, DUPREZ Guillaume : Le p’tit Corrézien, guide pratique : s’installer  et vivre en Corrèze, découvrir le territoire, les opportunités, les témoignages. 1 vol. br, 160 p, illustrations n-b et couleur, éd. Puits fleuri, coll. Essentiels, 15 €.

Z Corrèze (2)Territoire rural que l’on pourrait qualifier de  » profond « , la Haute- Corrèze a toujours été, comme la Creuse ou le Larzac, le symbole d’une France dépeuplée, agricole, reculée. Pourtant la Corrèze n’est ni le département le moins dense, ni le moins peuplé. Alors, si comme 80% des citadins, vous souhaitez changer de vie, la Haute-Corrèze dispose de nombreux atouts : un environnement naturel protégé et exceptionnel, des opportunités d’emploi, de création et reprise d’entreprise nombreuses et diversifiées, un immobilier accessible dans des communes à taille humaine. Les auteurs disent avoir conçu ce guide comme celui qu’ils auraient aimé pouvoir lire quand ils ont pris la décision de venir s’y installer. Car venir vivre dans ces  » territoires  » quand on n’y est pas né, est un choix qui doit être fait en toute connaissance de cause. Pour cela, ils proposent au fil des pages de décrire le plus fidèlement possible, et sans concession, les points faibles, mais également, et ils sont sans conteste bien plus nombreux, les points forts de ce magnifique territoire qu’est la Haute et Moyenne Corrèze.

• Parc naturel régional de Millevaches en Limousin : Corrèze, Creuse, Haute-Vienne : 43 balades. Nouvelle édition mise à jour. 1 vol. br, 130 p, illustrations en couleur, cartes, index, éd. Chamina, coll. Balades et randonnées, 15 €.

Z Millevaches (2)Cette  nouvelle édition mise à jour a été réalisée en partenariat avec le Parc naturel régional de Millevaches. Le topoguide couvre l’ensemble du territoire du Parc, à cheval sur trois départements de la région Nouvelle-Aquitaine : la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne. Très complet, il  propose plus d’une quarantaine de circuits de petite randonnée, enrichi de textes sur les différents aspects du territoire (patrimoine bâti et naturel, géologie, économie et agriculture…) pour découvrir toutes les richesses des paysages et milieux naturels du limousin. Doté d’une nouvelle couverture et d’une  nouvelle présentation intérieure, le guide comporte des cartes sur fond IGN au 1/25 000è pour se repérer facilement. On y trouve aussi une présentation culturelle du PNR de Millevaches (histoire et traditions, milieu naturel, géologie…), ainsi que de détail des centres d’intérêts pour chaque circuit et les renseignements pratiques et adresses utiles

◘ DIVERS

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NIVERNAIS-BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• DESSEUX Thierry : La parole est au silence. 1 vol. br, 220 p, éd. Christine Bonneton, 14,90 € (à paraître en septembre)

la-parole-est-au-silence (2) Un huis clos infernal, une enfance maltraitée, le destin estropié d’une fillette de cinq ans : voici raconté le quotidien d’une orpheline de mère, non seulement haïe par sa belle-mère au sein d’une famille recomposée, mais chaque jour déshumanisée davantage par la dragonne aux « yeux figés », machiavélique et sadique. Un drame qui se déroule sur six années. Ceux qui savent choisissent pourtant de se taire, le père comme les autres… Un récit brut, une écriture dépouillée : le malheur rendu anonyme. Ce conte tragique pourrait être celui de n’importe quel autre innocent, en n’importe quel endroit, à n’importe quelle époque. Alors qu’aucun enfant, par la faute du silence des adultes, ne mérite d’être quiconque. Une histoire presque ordinaire, celle d’un huis clos en enfer. Né à Lyon, Thierry Desseux vit depuis trente ans dans la Nièvre. Il a mené une carrière de journaliste. Parolier et interprète, il a enregistré trois albums de chanson française. Chroniqueur radio, il anime un feuilleton littéraire et musical hebdomadaire. Auteur de plusieurs ouvrages, son dernier roman La Mélancolie des incurables est paru en 2020.

• GENEVOIX Maurice : La mort de près. Édition établie par Filippos Katsanos. 1 vol. br, 160 p, éd. Flammarion, coll. Étonnants classiques, 3,60 €.

Z Genevoix Dans La Mort de près, l’écrivain convoque à sa table de travail le lieutenant de 14, tel qu’il était, dans sa vareuse tachée de sang et de boue, sentant le cadavre et la chimie. Le jeune officier n’a plus peur, il ne souffre plus, ses larmes sont taries. Il parle calmement, posément, libéré du feu des souvenirs qui brûlait les pages de Ceux de 14. Il raconte de nouveau quelques moments de sa guerre, comment il a rencontré la mort et ce qu’il en a vu. Tout est clair. On y comprend ainsi, mieux que dans le récit haletant d’autrefois, le déroulement d’un combat d’infanterie au début de la Première Guerre mondiale. Ce petit livre bouleversant est l’un des plus réconfortants jamais écrits.

GENEVOIX Maurice : Un jour. 1 vol. br, 210 p, éd. Plon, 19 €. Nouvelle édition.  (à paraître le 16 septembre)

Z Genevoix (2)“Un jour” est un roman testamentaire de Maurice Genevoix, publié au Seuil en 1976, quatre ans avant sa disparition, alors qu’il était âgé de 86 ans.  « Comment ne pas être brusquement un ami, un compagnon et un complice de ce maître des forêts et des cœurs ? Car voici la rencontre, dans cette floraison de l’écriture, de personnages simples et fraternels qui n’acceptent pas la foudre de l’actualité : l’orage continue de gronder. La sinuosité de la phrase de Genevoix est comme un sentier qui s’infléchit, se joue, se modèle au gré de la lumière, des bêtes et des frondaisons. L’Éden n’est pas loin, à l’orée d’un bois, en premier sillon. Et si nous nous retournons, ce n’est pas sur un passé mais sur un fourré, sur un vol de vanneaux, sur un dialogue où « le crépuscule s’attarde encore à notre gré ». Le présent est ainsi contenu dans la nature qui conserve ses mottes, son pelage, son odeur et sa poésie intemporelle. Nous redécouvrons cette alliance, cette « harmonie préétablie » au cœur de notre univers cabossé, et nous devenons humbles et impatients devant la souveraineté d’un homme qui marche à côté de son ombre » (extrait de la présentation par les éditions du Seuil, en 1976):  » La presse et la télévision ne s’y sont pas trompées, qui depuis quelques années se sont emparées du merveilleux conteur, de l’homme sec, mince, aux gestes et aux mots vifs, pour en faire la  » vedette  » d’une nouvelle croisade … Une évidence s’impose : “Un jour” est un livre parfait. A la fois magistral et délicat, voué à la pénombre peuplée des forêts et des mémoires. Si Maupassant ne s’était pas déjà approprié le titre, Maurice Genevoix eût pu dire : “Une vie”. Ou : “Un homme”. Ce sont des titres difficiles à mériter”(François Nourissier)

◘ HISTOIRE & DOCUMENTS

• BARBARIN Juliette, RAOULT Hélène, STRASBERG André : Du calice à la locomotive : objets de Saône-et-Loire. Photos de Forent Pannuti et Julien Piffaut. Préfaces d’André Accary et Hervé Reynaud.  1 vol br, 81 p, 90 illustrations n-b et en couleur, éd. Lieux dits, 15 €

vign_du-calice-a-la-locomotive-objets-de-saone-et-loire_img Un calice en cristal à Roussillon-en-Morvan, une locomotive à vapeur au Creusot, un piano à Change, une bannière de procession à Givry… Ce sont quelques-uns des trente objets révélés dans cet ouvrage. Conservés en Saône-et-Loire, non dans des musées mais dans des bâtiments publics – mairies, hôpitaux, églises – ou chez des particuliers, ils sont protégés au titre des Monuments historiques en raison de leur caractère technique, artistique, historique…exceptionnel. Les pratiques évoluant, tous ne sont plus en usage, leur place sociale et leur utilité ne sont plus forcément perçues, mais tous témoignent de la diversité des activités humaines au cours du temps, tous suscitent encore curiosité et émotion. Ce livre propose d’informer le touriste, l’amateur, le citoyen soucieux de la sauvegarde de son patrimoine, sur le sens et l’histoire de ces objets, mais aussi sur les moyens que l’Etat, les collectivités, les professionnels et des bénévoles passionnés mettent en œuvre pour protéger, entretenir, faire connaître et transmettre ce patrimoine aux générations futures.

• GUELFF Pierre : Surprenante, curieuse et mystérieuse Bourgogne.  1 vol. br, 310 p, illustrations en couleur, éd. Jourdan, coll. Curio-Guides, 19,90 €.

Z BourgogneC’est en se mettant dans  les traces d’Henri Vincenot, chantre de la Bourgogne par excellence, que Pierre Guelff a sillonné cette vaste région de long en large, principalement à pied, pour être en symbiose avec cette « Terre bénie des dieux » (surtout Bacchus !). Il a aussi été à la rencontre de ses habitants qui, au fil du temps, ont façonné le fameux « caractère bourguignon » : franc, ouvert et loyal. Dans cet ouvrage abondamment illustré, le lecteur ira à la découverte d’une quarantaine de lieux chargés d’Histoire, de légendes, de symboles, d’anecdotes, d’énigmes… des lieux souvent insolites, parfois secrets, généralement méconnus du grand public. Pierre Guelff mène une carrière de chroniqueur pour la radio et pour la presse écrite. Il est déjà l’auteur de plusieurs livres consacrés au traditions, aux mystères et au sacré.

• PERRIN Roland : À la découverte de Marcigny. 1 vol. br, 130 p, illustrations en couleur, autoédition Roland Perrin (disponible sur le site Amazon), 22 € (format Kindle : 8 €).

41cXa4JESFL._SY291_BO1,204,203,200_QL40_ML2_Au bord de la Loire, Marcigny est une petite ville du Brionnais, qui possède une riche histoire. En parcourant ses rues, on découvre des traces des siècles passés dont celles du Prieuré des Dames qui a fait la renommée de la ville. Outre le Prieuré des Bénédictines créé par Saint-Hugues, abbé de Cluny, Marcigny a vu d’autres congrégations religieuses s’installer dans ses murs. De riches familles ont également participé au développement de la cité, tout au long du Moyen-Âge et jusqu’à la Révolution. Pendant le premier confinement de 2020, alors qu’il venait tout juste de quitter Montluçon, Roland Perrin a eu tout loisir de parcourir la ville en tout sens, tout en photographiant les lieux les plus  remarquables et en  explorant  les écrits laissés au fil des siècles par ceux qui ont vécu cette histoire locale ou qui l’ont étudiée.  C’est le résultat de ce travail que l’auteur propose de découvrir dans ce livre. Peut-être cette lecture incitera-t-elle  à venir découvrir Marcigny qui a, en plus, l’avantage d’être située sur la route des églises romanes du Brionnais. Né à Servant, au cœur des Combrailles, Roland Perrin a accompli durant quatre décennies toute sa carrière professionnelle au sein de l’entreprise Montluçonnaise Landis et Gyr, d’abord comme agent de méthode puis comme responsable de la fabrication. Il a mis à profit sa retraite pour écrire plusieurs livres.

• TATREAUX Roland : Histoire de la police à Chalon-sur-Saône sous l’Occupation. 1 vol. br, 175 p, illustrations, éd. Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, 20 €.

Roland Tatreaux tente de dresser un tableau de la police durant cette période trouble allant de juin 1940 à septembre 1944.

• WATSON Jessica, MAZUY Rachel : André Claudot (1892-1982). La couleur et le siècle. Exposition Dijon – Musée des Beaux arts de Dijon (25 juin – 20  septembre 2021). Textes de Bertrand Tillier et Philippe Cinquini. 1 vol. br, 225 p, illustrations n-b et couleur, éd. Musée des Beaux-arts de Dijon, 35 €.

andreclaudot-tt-width-800-height-1200-crop-1-bgcolor-ffffff (2)Le parcours personnel et artistique d’André Claudot (1892-1982) se confond avec l’histoire du XXe siècle, à travers des œuvres influencées par le fauvisme, l’expressionnisme et la caricature. Anarchiste avant 1914, caricaturiste pacifiste et antimilitariste après la guerre, antifasciste et socialiste vingt ans plus tard, résistant, communiste dès 1945, il participe très tôt aux groupes d’artistes engagés de l’École de Paris et son empreinte sur toute une génération d’artistes à Pékin et Hanghzou est indéniable. Si son travail à l’encre est fondamental, c’est la couleur qui dirige sa peinture, ses paysages comme ses portraits et scènes de genre, que ce soit en Chine ou en Bourgogne.  Richement illustrée, cette première monographie donne à explorer et à comprendre l’homme tout autant que l’artiste, ses engagements et ses œuvres.

◘ GÉOGRAPHIE & GUIDES

• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Bourgogne 2021-2022. 1 vol. br, 660 p, illustrations en couleur, cartes, index, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Le petit futé – Guides de région, 11,95 €.

Z BourgogneUne  édition actualisée du Petit-Futé Bourgogne pour permettre de partir à la découverte du riche  patrimoine bourguignon, de ses vignobles et des cours d’eau de ses quatre départements. Une histoire, un patrimoine, un vin… La Bourgogne a ses ambassadeurs, qui, de coutume, forment le plus joli des résumés. Le plus pratique aussi. Car si la vigne, les rues pavées ou les tuiles vernissées demeurent des images fortes, élevées au rang de symboles, elles n’en cachent pas moins toute la richesse d’une géographie et la diversité des paysages. Avec ses quelques 31 600 km2, la Bourgogne se place au sixième rang des régions françaises, en termes de superficie. À l’est, la Côte-d’Or, avec la capitale des ducs de Bourgogne, Dijon, qui est à la fois préfecture et siège du conseil de région. Au sud, depuis Mâcon, la Saône-et-Loire , sous la coupe administrative de Mâcon et l’aura culturelle de Chalon-sur-Saône. A l’ouest, la Nièvre et sa préfecture, Nevers. Enfin, le département de l’Yonne, au nord, constitue la dernière part de ce quatre-quarts. La meilleure saison pour visiter la région ? Que l’on se rassure, face aux frimas, de nombreux hôtels et restaurants font rougir l’âtre et offrent gîte et couvert, douillets et réconfortants. Aux grandes chaleurs, de nombreux lacs permettent de se rafraîchir les idées. L’automne réserve de superbes décors à qui veut apprécier les charmes du coin, avec en point d’orgue la beauté des vignes.

Z Autun morvan• AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Autun – Morvan : au cœur de la Bourgogne. Nouvelle édition. 1 vol. br, 140 p, illustrations en couleur, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Le petit futé – Carnet de voyages, 4,95 €.

Un carnet de voyage « Autun-Morvan, au cœur de la Bourgogne » a été concocté par le Petit Futé et l’Office de Tourisme du Grand Antunois Morvan. Le lecteur pourra entre autre y découvrir 59 chemins balisés pour des balades d’Autiu à Bibracte et son musée, ses vestiges en passant par les Rochers du Carnaval à Uchon, ou Anost la pépite villageoise du Morvan, sans oublier le Château de Couches dit de Marguerite de Bourgogne.

• Bourgogne : les 50 plus beaux sentiers Chamina. 1 vol. br, 120 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Chamina, coll. Les plus beaux sentiers Chamina, 14 €.

Z Bourgogne chamina (2)Le guide “ Les 50 plus beaux sentiers Chamina en Bourgogne” est une invitation à  arpenter à pied les circuits de randonnée de cette région historique, façonnée par les ducs de Bourgogne. Situés sur l’axe Lyon-Paris, les quatre départements bourguignons (Nièvre, Yonne, Côte-d’Or, Saône-et-Loire) dont le point de convergence est le Parc naturel régional du Morvan, donnent à voir (et à boire !) une large palette de paysages et de terroirs. Les 50 itinéraires présentés sont de longueur variable pour une pratique familiale et sportive et ils s’appuient sur une cartographie établie sur fond IGN au 1/25 000è pour se repérer facilement. On y trouve le détail des principaux centres d’intérêts, les renseignements pratiques et adresses utiles.

• GROSJEAN Pierre-François, CHAMBRIS  Armelle : Bourgogne. 1 vol. relié, 204 p illustrations en couleur, éd. Publimonde, coll. Visages et paysages 28 €

Z BOURGOGNELa collection « Visages et Paysages » compile dans son ouvrage “Bourgogne” des photographies prises aux quatre coins de la région. D’un département à un autre, d’une forêt profonde à une colline plantée de vignes, d’un fleuve à une source vive, d’un dolmen à une basilique, l’objectif du photographe tente d’épouser les multiples points de vue d’une région riche de son histoire et de sa diversité. Ses photos racontent le terroir, la particularité des dizaines de “pays” qui constituent la Bourgogne, le travail des hommes, leur manière d’habiter et de vivre cette région. Ce livre est une invitation à parcourir la beauté sauvage de la Bourgogne, à découvrir sa richesse architecturale, son art de vivre et à embrasser du regard ses “visages et paysages”, sources de son identité profonde.

◘ DIVERS

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BERRY

◘ LITTÉRATURE

• AURAIX-JONCHIÈRE Pascale, DIAZ Brigitte, MASSON Catherine (sous la direction de) : George Sand et le monde des objets. Postface de Michelle Perrot. 1 vol. br, 520 p,  biblio, index des noms d’auteurs et d’artistes, index des œuvres de George Sand, éd. Classiques Garnier, 38 €.

SAND GarnierActes du  21ème Colloque international George Sand consacré à  “George Sand et le monde des objets” (19 et 20 juin 2017 à Clermont-Ferrand   –  21 et 22 juin 2017 à Nohant-Vic.) sous la responsabilité scientifique de Pascale Auraix-Jonchière (CELIS – Université Clermont-Auvergne), Simone Bernard-Griffiths (CELIS-Université Clermont Auvergne), Brigitte Diaz (Université de Caen) et Catherine Masson (Wellesley College, GSA). George Sand n’est ni sociologue ni peintre d’objets, et pourtant ces derniers ont beaucoup compté dans sa vie domestique et créatrice et, dès leur perception première, dans sa vision du monde. Ce livre montre la place qui fut la leur dans son quotidien et dans sa relation à l’écriture. L’ouvrage est organisé autour de deux grands thèmes : Les objets dans l’espace social (14 contributions), Objets écrits, écritures de l’objet (15 contributions). Postface de Michelle Perrot : Le monde sandien des choses.

• BRUNAUD Maud : L’amour est une bulle de savon. 1 vol. br,  213 p, éd. Ramsay, 16,90 €.

Z BRUNAUD Berry (2)Amandine, Parisienne overbookée et fashionista jusqu’aux bouts des ongles, décide de s’installer à la campagne dans la ferme de sa tante après avoir découvert les charmes d’une vie bucolique lors de ses dernières vacances…. Elle découvre alors la réalité d’une vie qu’elle n’imaginait pas : au lieu du sac dernière tendance, elle empoigne la pelle et la fourche tandis que  la chèvre Jacotte devient sa nouvelle confidente. Même elle  est une véritable experte pour faire les choses en dépit du bon sens, avant de tout larguer, elle aurait dû faire une toute petite chose ! Réfléchir ! Amandine est-elle vraiment équipée pour vivre cette vie ? Pas sûr ! La campagne, pour elle, c’est comme “Koh-Lanta” pour Chantal Thomas, “The Voice” pour Assurancetourix, “Qui veut gagner des millions” pour Mister Bean ! Bref, un défi. Pourra-t-elle survivra dans cet environnement plein de “codes incompris” ou bien sera-t-elle condamnée à retourner  à sa vie de Parisienne glamour ? Maud Brunaud, journaliste et écrivaine, est originaire de Châteauroux,  où elle vit et travaille. Auteure de « Talons aiguilles et chapeau de paille » (2016), un roman pétillant et plein d’humour, elle s’est lancée avec « Face à elle » (2016) dans un autre style littéraire, celui du polar. Elle a également à son actif  des ouvrages sur le Berry.

• DELÉTANG  Noël : Sherlock Holmes et le secret de la vallée noire. 1 vol. br, 190 p, éd. Geste éditions, 18 €.

Z deletng holmes Au plus profond du Berry, ce pastiche à la manière de Sir Arthur Conan Doyle entraîne le lecteur en 1903, dans une aventure haute en couleurs au sein de l’École de peinture de Crozant et riche en étapes pittoresques, de Gargilesse à Nohant. Quoi de plus inattendu pour un détective que d’être recruté par un peintre impressionniste ?… Quoi de plus exotique pour un Anglais que d’être invité à une noce berrichonne ?… Quoi de plus sidérant pour le Docteur Watson que d’être confronté à de la sorcellerie ?… Quoi de plus excitant pour Sherlock Holmes que de devoir enquêter sur les traces de George Sand ? Voici le récit mouvementé dune enquête historique diabolique menée par l’enquêteur le plus célèbre du monde.

• DIAT Nicolas : Ce qui manque à un clochard. 1 vol. br, 240 p, éd. Robert Laffont, 19 €.

Z DIATDans la verte campagne berrichonne, l’homme le plus différent qui soit est apparu ; il sortait des marais telle une étrange apparition. Jamais cette terre n’avait donné naissance à un enfant aussi bizarre. Il fallait bien que l’anormal advienne un jour.” Marcel Bascoulard a vraiment existé. Ce mendiant, séparé de sa famille, vivait dans des masures et vendait ses toiles au prix qu’on lui offrait. Il est né en 1913 et a été assassiné en 1978. Dessinateur de génie, travesti, poète et photographe, il a choisi pour sœurs d’existence solitude et pauvreté. Les extases n’étaient pas loin pourtant. Dans ces Mémoires romancés, tout imprégnés d’une douce mélancolie, la prose avoisine souvent la poésie, retournant la misère en gloire. Nicolas Diat est écrivain et éditeur. Il est l’auteur d’essais, dont “Un temps pour mourir”, couronné par l’un des grands prix de l’Académie française. Avec “Ce qui manque à un clochard” , il aborde pour la première fois le genre romanesque.

• MALET Jean-Charles : Valençay, jardin d’Ibères. 1 vol. br, 250 p, éd. Alice Lyner, coll. Romans,  18 €.

Z mallet (2)► En 1808, Napoléon 1er envahit l’Espagne. Large vainqueur face à une armée désorganisée et un pays presque à l’abandon, il décide d’envoyer Ferdinand, prince des Asturies et héritier légitime du trône en résidence surveillée en France, alors qu’il a choisi de confier à un de ses frères la couronne espagnole. Quentin Burbaud est chargé par Fouché de se joindre à l’escorte en partance de Bayonne qui achemine Ferdinand, son frère et son oncle ainsi qu’une partie de la cour qui l’accompagne, jusqu’à la résidence de monsieur de Talleyrand, à Valençay, qui doit les y accueillir. La mission de ce jeune policier est simple ; elle consiste à assurer la surveillance, tout autant que la protection, des princes espagnols aussi longtemps que durera leur séjour dans le Berry. Complots, incendies, meurtres, enlèvements, affaires de cœur, rien ne lui sera épargné… Entre roman et faits historiques, Jean-Charles Malet plonge dans le quotidien de la vie au XIXe siècle dans ce petit coin de Berry. Richement documenté et parsemé de citations avérées, ce livre immerge facilement le lecteur dans le tableau historique, au point que parfois on en oublierait presque qu’il s’agit d’abord d’un roman !

• MANIGAULT Pierre : Esprit et tendresse des mots. Recueil de poésie. 1 vol. br, 167 p, éd. Sydney Laurent, 16,60 € (disponible en version e-book). 

Sans titre (2)Poursuivant depuis quelques années, avec force  volonté, sa lutte contre des pathologies invalidantes et douloureuses, Pierre Manigault  consacre cet ouvrage à la poésie. Il sait mêler avec aisance, dans une expression le plus souvent populaire, une langue française élégante, avec un brin de pittoresque argot, le tout additionné de quelques mots désuets empruntés au vieux français, mais aussi de mots italiens ou grecs quand nécessaire. Plus rarement, il puise dans les  expressions de langue anglaise, avec un soupçon  de latin, lorsqu’il s’agit de satisfaire une rime. Enfin,  chaque fois que faire se peut, il se plaît à jouer  avec les mots, au bénéfice de strophes originales, façonnées avec humour ou humeur, mais toujours avec tendresse. Finalement,  ce recueil qui parvient à envisager tout à la  fois le temps, les joies et les épreuves de la vie, ainsi que les sujets actuels de société,  apparaît comme un subtil  Manifeste pour la vie. Pierre Manigault est déjà l’auteur  de deux ouvrages autobiographiques dans lesquels il raconte son parcours personnel : “Une enfance en Berry” relate les aventures liées à son enfance tandis que  “Au-delà des bouchures”, témoigne de son parcours professionnel atypique qui l’a conduit à faire carrière dans l’aéronautique. Durement éprouvé par la maladie, il dit avoir trouvé dans  l’écriture le meilleur moyen de faire face à ces épreuves.

• PEYLET Gérard : George Sand, de l’universel à l’intime : “L’œil du cœur”.   1 vol. br, 272 p, éd. Presses universitaires de Bordeaux, 23 €.

Z G SANDGrande écrivaine romantique, George Sand incarne l’esprit du temps où elle vécut. Ce livre souligne la modernité d’une œuvre dont le succès en France et dans le monde est toujours grandissant depuis le dernier tiers du XXe siècle. Cet ouvrage dévoile une unité étonnante dans l’œuvre de George Sand, la générosité. Celle-ci peut viser l’universel ou le particulier et l’intime. Dans tous les cas, le lecteur retrouve la même cohérence dans un regard sandien nourri par une profonde générosité. Toute sa vie la romancière a en effet opposé à l’individualisme exalté par ses contemporains, solidarité et générosité qui doivent permettre progrès de l’humanité et progrès individuel. Son œuvre a donc incontestablement une fonction morale. Une forme de didactisme sensible fait partie intégrante de son art : George Sand est animée en permanence par la volonté de transmettre à son lecteur un enseignement fraternel. La générosité est bien la clé d’une sensibilité qui concilie les contraires : l’universel et l’intime structurent en profondeur la pensée et l’imaginaire de George Sand. Ce livre le montre en suivant trois pistes : l’engagement et l’éducation, la défense de l’art et des artistes, l’attachement intime à un territoire.

• SAND George : Fictions brèves : nouvelles, contes et fragments. 1841-1851 : Mouny-Robin (1841) , Carl (1843), Histoire du véritable Gribouille(1851).  1 vol. br, 234 p, biblio, éd. Librairie Honoré Champion, coll. Textes de littérature moderne et contemporaine, 48 €.

Z Sand oeuvres champion► Cette suite de l’édition des fictions brèves de George Sand  fait voyager le lecteur parmi des mondes fantastiques dans lesquels il est question d’opéras, de musique et de littérature, de sacrifice et d’amour. Mouny-Robin (1841) : édition critique établie par Olivier Bara : Assistant à l’Opéra de Paris à une représentation du Freischütz, opéra fantastique de Carl Maria von Weber, le narrateur de Mouny-Robin prend ses distances avec le rationalisme de son voisin français, désireux de tout expliquer « par amour du vrai », comme avec l’» amour du fabuleux » de son autre voisin, un Allemand livré aux fantaisies de son imagination. Ce narrateur invite à aller retrouver en pleine nature, loin du plafond et des quinquets de l’Opéra, les sources vives de l’imaginaire fantastique. – Carl (1843) : édition critique par Jeanne Brunereau : Dans cette courte nouvelle fantastique qui mêle musique et littérature, Carl, compositeur et chef d’orchestre viennois, semble revivre lorsqu’un jeune garçon, fils d’aubergiste maltraité par son père, révèle des dons insoupçonnés de musicien pendant ses crises de somnambulisme. –  Histoire du véritable Gribouille (1851) : édition critique par Pascale Auraix-Jonchière et Ève Sourian : Le petit Gribouille, jugé sot et mal aimé par sa famille, s’enfuit dans la forêt, où sa rencontre avec diverses créatures surnaturelles affiliées au conte, comme Monsieur Bourdon, l’entraîne dans une quête de la sagesse. Réfugié sur l’île des fleurs, un espace à valeur d’utopie, il choisira grâce à sa marraine, la reine des prés, de se sacrifier pour pacifier un monde belliqueux mû par l’amour du gain.

• SAND George : Jeanne. Préface de  Bénédicte Blondeau-Wattel. 1 vol. br, 368 p, éd. Louvre Victoire, 10 €.

jeanne-et-catherine-1-1024x383 (1) (2)Jeanne est le roman d’une jeune bergère de la Marche, native de Toul, antique cité gauloise, puis romaine, qui est engagée comme servante à la petite ville voisine de Boussac. Trois hommes la désirent: Marsillat, un avocat en quête de bonnes fortunes paysannes, Guillaume de Boussac, un jeune aristocrate mélancolico-rêveur, sir Arthur, un riche Anglais au cœur noble. Ce dernier ne souhaite qu’une chose, épouser la jeune fille, mais elle se refuse obstinément au mariage au nom d’un vœu qu’elle a fait autrefois. L’histoire se termine tragiquement par la mort de Jeanne qui, pressée ignoblement par Marsillat, se précipite par une fenêtre pour lui échapper, et qui ne survit que fort peu de temps à sa commotion. Jeanne est un cœur simple. À travers elle, s’invente une figure héroïque et symbolique du peuple. Elle ouvre le monde à la poésie. Contre la prose décevante de la société contemporaine, George Sand avec ce roman campagnard et socialiste atteste que “la mission de l’art est une mission de sentiment et d’amour.”

• SAND George : La ville noire. Édition établie par Johanna Pernot. 1 vol. br, 251 p, biblio, glossaire, éd. Flammarion, coll. Étonnants classiques, 4,90 €.

9782080246455Armurier de talent, Sept-Épées rêve de devenir patron et de s’installer à la ville haute, chez les bourgeois. Mais pour satisfaire cette ambition, il lui faudrait sacrifier son amour pour la belle Tonine… Roman social méconnu, La Ville noire brosse un portrait sensible de la fierté ouvrière et esquisse une utopie socialiste lumineuse. Cette édition se décline en trois parties : Tout pour comprendre (Notes lexicales, biographie de l’auteure, contexte historique et littéraire, genèse et genre de l’œuvre, chronologie et carte mentale), Tout pour réussir (explications linéaires guidées, sujet de commentaire guidé, glossaire d’analyse littéraire, arts et média) et enfin Groupements de textes (Villes, pouvoir et idéal, Quatre femmes puissantes).

• SANDEAU Jules : Catherine. Préface de Brigitte Rastoueix-Guinot   1 vol. br, 304 p,  éd. Louvre Victoire, 8 €.

jeanne-et-catherine-1-1024x383 (2)► C’est en 1845 que Jules Sandeau a publié Catherine, un roman qui a bénéficié de plusieurs rééditions mais qui a disparu des rayons des librairies depuis bien longtemps. Sandeau était attaché à la Creuse, un département dans lequel il a finalement peu vécu. Cet attachement transparaît notamment dans Catherine, un roman qui se déroule aux portes d’Aubusson, à Saint-Silvain-Bellegarde. C’est l’histoire d’une jeune fille qui vit heureuse chez son oncle, le curé du village. Elle est promise à Claude, son ami d’enfance. Un jeune châtelain, Roger, est de retour depuis peu sur ses terres. Il s’éprend de Catherine à laquelle il fait une cour assidue. Mais son père s’oppose à cette mésalliance et il doit se résoudre à épouser sa cousine Mavina. Catherine, surmontant son désespoir, devient la femme de Claude.

◘ HISTOIRE & DOCUMENTS

• BEUZELIN Jean-Marie : Le Berry insolite et secret. 1 vol. br, 270 p, illustrations en couleur, index, éd. Jonglez (Versailles), Coll. Guides insolites écrits par les habitants du pays,  17,95 €.

Z beuzelinLoin des foules et des clichés habituels, le Berry garde encore des trésors bien cachés qu’il ne révèle qu’à ses habitants et aux voyageurs qui savent sortir des sentiers battus. Le seul édifice religieux en France à être dédié uniquement aux enfants, le point exact du centre de la France, une mairie dans un château, un pèlerinage pour guérir les enfants difficiles, la seule grange pyramidale que l’on peut visiter en France, le bunker secret de Marcel Dassault, les traces d’un laboratoire alchimique, un théâtre installé dans un ancien couvent…Un guide indispensable pour ceux qui pensent bien connaître le Berry ou pour ceux qui souhaitent découvrir un autre visage de la région.

DUVAL Vincent : Escale à Rochefort.  1 vol. relié, 64 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte, 16,50 €.

imagePar la grâce d’une palette inspirée, Vincent Duval nous propose une visite sensible de Rochefort-sur-Mer et de sa presque jumelle, Tonnay-Charente. Son plan de ville nouvelle du XVIIe siècle recèle bien des surprises, fruits d’une histoire et d’une identité mouvantes. Ni totalement maritime, ni vraiment terrienne, elle affiche un caractère unique : on peut y rêver, en sédentaire, de voyages lointains et d’aventures exceptionnelles. Riche de son patrimoine, elle n’est pourtant pas qu’une ville musée : ses quais résonnent encore des cris des lamaneurs et l’on ne se lasse pas du spectacle des cargos remontant la Charente, comme suspendus sur la toile des marais enserrant la ville. Il fallait cette âme d’artiste mâtinée de marin au long cours —celle de Vincent Duval— pour en restituer toute la subtilité.

• LARPENT Gérard : Histoire de Vierzon. 1 vol. relié, 240 p, illustrations en couleur, éd. La Geste éditions, 29,90 €.

Z LarpntEn s’appuyant sur les travaux des archéologues, des chercheurs, des  historiens et des chroniqueurs de la vie locale, cet ouvrage rassemble de nombreuses études ou anecdotes relatant de façon vivante et concrète l’histoire de Vierzon et de ses habitants. Cent millions d’années ! Il peut paraître audacieux de dater les origines de Vierzon de l’époque du cénomanien. Pourtant c’est bien dans cette période géologique que la petite cité des bords du Cher plonge ses racines. Incendiée pendant la guerre des Gaules, pillée par le Prince Noir en 1356, écartelée par les guerres de religion au XVI° siècle, coupée en deux par la ligne de démarcation sous l’occupation allemande, Vierzon sut à chaque fois se relever de ces épreuves. Des personnages illustres la marquèrent de leur empreinte.

• MÉRIGOT Guy : Du côté de Villers: une jeunesse berrichonne. Mémoire et lieux en Champagne berrichonne dans les années 1950-1960. 1 vol. br, 128 p, 50 illustrations n-b, éd. L’esprit du temps, 20 €.

Z mérigot• Né dans une ferme en 1942, Guy Mérigot a habité ensuite au café du village, Au bon Coin, jusqu’en 1960, année où sa mère décide de partir habiter Châteauroux, après le décès de son mari.   Dans cette petite commune de 207 habitants remontent des souvenirs de la France rurale de l’après-guerre encore coincée au XIXᵉ siècle. Son imaginaire est alors envahi de machines agricoles monstrueuses comme les batteuses puis les moissonneuses-batteuses Massey-Harris et des gros tracteurs américains Mac Cormick ou Farmall que côtoie parfois encore « le geste auguste du semeur » cher à Victor Hugo. Mais il se rappelle également d’autres gestes plus familiers, notamment ceux d’un grand-père apiculteur occasionnel qui lui permettait de déguster l’incomparable brèche ou ceux de son autre grand-père qui prenait par temps de neige, avec des saulnées, des alouettes qui étaient cuisinées le soir-même par sa grand-mère. La petite école communale sera le lieu de son éveil intellectuel qu’il ajoutera à la pratique de projectionniste de films 16mm. Le goût de la musique commencera avec les bals campagnards qui le pousseront à apprendre l’accordéon. Enfin, l’arrivée des Américains sera l’occasion de découvrir les ballets incessants des avions dans le ciel de la base aérienne de Châteauroux-Déols si proche mais surtout la modernité, avec l’American way of life. Au total, une vie de gamin heureuse, mais dans la solitude.

◘ GÉOGRAPHIE & GUIDES

• DUPUIS Marc : Guide du Pays de Talleyrand. Préface de Marc Doucet. 1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. La Bouinotte éditions, coll. Berry en poche, 18,50 €.

product-367-1Le prince de Talleyrand, maître de Valençay, fier château “ de la Loire”,  exilé en Berry, donne son nom à ce guide qui sillonne le nord du département de l’Indre. En neuf  régions  et treize circuits thématiques, on part à la découverte de cette terre de Gâtines, pays gourmand au patrimoine exceptionnel, à l’identité plurielle, aussi berrichonne, par son histoire, que ligérienne par certains de ses paysages. De Levroux et son impressionnante collégiale aux rives du Cher et ses châteaux, en passant par le Zoo parc de Beauval, l’œuvre de Benjamin Rabier (le père de Gédéon le canard et de la vache qui rit !) et le petit train du Bas-Berry, patiemment restauré par une équipe de passionnés, Marc Dupuis, guidé par son insatiable curiosité́ et sa connaissance intime de la région, nous livre les incontournables autant que les lieux les plus secrets de ce terroir.

• GUILLAUME Gérard : Guide Pèlerinages et Chemins de Compostelle en Berry. 1 vol. br, 176 p, illustrations en couleur, éd. La Bouinotte éditions, coll. Berry en poche, 19.50 €

product-366-1Lorsqu’est évoqué de nos jours le mot “ pèlerinage”, des images surgissent aussitôt, échappées des époques médiévales avec leur cortège de miracles et de récits légendaires. Parmi elles, dominent celles ayant trait aux  chemins de Compostelle, d’autant plus vives que le Berry est traversé par la voie de Vézelay. En 1998, le succès de ce phénomène a valu à cette route l’inscription au patrimoine mondial de l’Humanité, de la cathédrale de Bourges et de la basilique de Neuvy‐Saint‐Sépulchre. C’est pourquoi le présent guide accorde une place importante à ce monument. Mais le Berry est aussi la terre de nombreux autres pèlerinages. Certains, voués à la Vierge Marie, s’enracinent dans le Moyen‐Âge. Ils ont parfois des origines lointaines. La proximité de sources ou de fontaines rappellent des croyances païennes que l’Église a christianisées. Loin des théologiens et des savants, le peuple prie d’abord avec les pieds ! Dans cette perspective, ces pèlerinages peuvent être rapprochés en Berry des “pardons” bretons avec leurs “troménies” qui, comme certaines processions d’ici, peuvent se dérouler sur plusieurs kilomètres. Voilà pourquoi, avec l’aide d’André Faure, marcheur chevronné, ce guide propose des circuits pour randonner à partir de certaines églises. L’itinéraire de plusieurs d’entre eux est séculaire. Pour les autres, oubliés, il a été fait appel à l’imagination.

◘ DIVERS

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◘ LITTÉRATURE

• BOURG Lionel : Geoffroy Guichard : Le vert paradis des dieux  trop humains. 1 vol. br, 64 p, éd. Médiapop, coll. Club des écrivains, 9 €.

as-st-etienne-couv-hdCet ouvrage est le deuxième opus d’une collection qui se propose de faire le tour de France des clubs en compagnie d’écrivains définitivement acquis à la cause de leur équipe. Livre de mémoire, d’émotions teintées d’humour, d’enfance et d’âge mûr, “Geoffroy-Guichard, Le vert paradis des dieux trop humains” ne se veut pas simple apologie de l’équipe stéphanoise, mais, le football brassant de multiples enjeux, une sorte de rêverie ou de méditation alliant la nostalgie aux considérations les plus actuelles. Légende et réalité dès lors s’unissent, l’évocation de la finale de la Coupe d’Europe à Glasgow demeurant sans doute le fil conducteur de ce récit très autobiographique. Lionel Bourg est né en 1949 à Saint-Chamond. Attaché à l’AS Saint-Étienne, il est l’auteur d’une soixantaine de livres. Il a, entre autres, reçu en 2019 le prix Lucien Neuwirth pour “C’est là que j’ai vécu” (éditions Quidam).

◘ HISTOIRE & DOCUMENTS

• GUÈLERAUD Jean-Marc : Noms de familles et noms de lieux dans le département de la Loire : patronymes, toponymes et généalogie. 1 vol.  relié, 432 p, index, éd. Actes Graphiques, 28 €.

Z Guelereaud (2)Selon une enquête réalisée en 2010, 61% des Français ont déjà fait une recherche sur leur famille ou leur nom. Une autre enquête plus récente, datée de 2015, indique que 90% disent s’intéresser à la généalogie. Le regain d’intérêt actuel pour la généalogie est porté par la facilité d’accès aux ressources en ligne, les échanges en réseau, et l’envie, un brin nostalgique, de connaître enfin sa provenance familiale. Avec plus de 5100 noms de familles sélectionnés, ce dictionnaire se veut un outil pratique de recherche de nos origines. Chacun de ces noms possède un lien avec un village, un hameau, un écart de notre terroir, tous lieux habités, entretenus et mis en valeur par nos ancêtres. Nos noms de familles portent le nom de ces lieux, ou inversement la terre leur a donné son nom. Tous portent témoignage de la vie populeuse et foisonnante du monde rural d’autrefois. Le promeneur citadin qui parcourt les sentiers ligériens à la recherche d’air pur et de verdure, se doute-t-il qu’il met ses pas dans les pas de ses ancêtres du XIIe ou XIIIe siècle ? Cet ouvrage est réalisé en coédition avec l’Association Généalogique de la Loire

◘ GÉOGRAPHIE & GUIDES

◘ DIVERs

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