◘ EXPOSITIONS: « DÉSHABILLEZ-MOI! » et « DE COULEURS ET D’OR », DEUX RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER (NOVEMBRE 2016)

MISE À JOUR: 2 FÉVRIER  2017

Jean-Paul PERRIN

Avec « Déshabillez-moi », au C.N.C.S et « De couleurs et d’or » au Musée Anne-de-Beaujeu, Moulins confirme sa vocation de ville d’expositions. Deux grandes manifestations, dans des domaines totalement différents, à découvrir. 

Déshabillez-moi!, à découvrir au C.N.C.S. 

(15 octobre 2016 – 5 mars 2017)

  • Le Centre national du Costume de scène fête ses dix ans…Une décennie durant laquelle, grâce à ses expositions permanentes et temporaires, il a pu séduire 670 000 visiteurs, suscitant reportages et articles jusque dans les médias nationaux, voire internationaux. Pour marquer l’événement, une nouvelle exposition, “Déshabillez-moi! ”,  a été dévoilée le 14 octobre,  en présence de Line Renaud et de Mathieu Chedid.

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  • Un siècle de chanson à travers des costumes, choisis parmi les plus emblématiques, c’est la nouvelle exposition que propose jusqu’au 5 mars 2017 le C.N.C.S. Elle présente un vaste panorama des tenues de scènes portées par les vedettes au fil des spectacles, depuis les robes en strass de Mistinguett jusqu’au blouson en cuir noir et bandana de Renaud, en passant par les fameux costumes dessinés par Jean-Denis Malclès pour les Frères Jacques ou les  tenues noires qu’ont enfilées aussi bien  Johnny Hallyday, qu’Edith Piaf,  Barbara ou  Alain Bashung.
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    Les célèbres tenues des Frères Jacques

    Autres pièces exposées : les costumes dorées et pailletés à souhait de Claude François, des tenues de scène de Dalida, de Lio, de Sylvie Vartan ou de Juliette Gréco mais aussi celles d’Henri Salvador ou de Dick Rivers.  On y voit aussi bien les petites robes Carven chantées et portées par Jacqueline François, que la fameuse ceinture de bananes de Joséphine Baker qui fit scandale en son temps ou  les tenues dorées d’Etienne Daho. À découvrir ou à redécouvrir en même temps,  des  créations couture signées Jean Paul Gaultier, Thierry Mugler, Frank Sorbier ou encore Fifi Chachmil, pour les artistes pop français et internationaux. Madonna, Beyoncé, Nina Hagen et Rihanna sont donc de la partie.

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    Line Renaud, lors de l’inauguration

    Lors de l’inauguration, le 14 octobre, Line Renaud et Matthieu Chedid, deux artistes qui ont marqué ou marque leur génération respective, dans des styles totalement différents, avaient fait le déplacement. Devant la vitrine rassemblant quelques-unes de ses tenues, la première dit avoir ressenti « un choc» : « Que d’émotion de retrouver ici mes robes qui me rappellent tant de souvenir heureux ! ». Quant au second, il s’est dit « bluffé », face à ses  costumes de scène auxquels une salle entière a été consacrée. Pour lui, « ces tenues sont comme la photographie d’une époque. Elles représentent aussi (s)on imaginaire qui se concrétise. Quelque chose de très émouvant ».

  • cncs-deshabillez-moi-608-jpgPour Stéphane Malfettes, directeur de l’auditorium du musée du Louvre et commissaire de l’exposition « le costume est d’abord une conquête. Celle de la visibilité. Pour sortir de l’ombre et apparaître sous les feux de la rampe, les vedettes du Music-hall, les idoles yéyé, les célébrités du disco, les légendes de la variété, les héros du rock’n’roll, les stars du rap, les papes de l’électro endossent des tenues qui, au premier coup d’oeil, les distinguent du commun des mortels. Plus ou moins spectaculaires, leurs métamorphoses scéniques cherchent à rendre visible la musique, à lui donner une image et un corps. Loin d’être secondaire, l’apparence est ainsi un élément constitutif de l’expression musicale, un trait d’union entre le public et l’artiste. cncs-exposition-deshabillez-moi_2889710 Le costume révèle ce qui fonde la musique populaire : une musique qui est bien plus que de la musique. Faites par tous et pour tous, les musiques populaires sont en prise directe avec nos vies ; elles en épousent toutes les composantes et les contradictions. Elles sont à la fois juvéniles et intergénérationnelles. Immédiates et atemporelles. Conformistes et rebelles. Traditionalistes et novatrices… Protéiforme et ajustable à l’envie, le costume des musiciens incarne à merveille tous ces élans contraires. Si cette exposition s’intitule “Déshabillez-moi !” c’est parce que son ambition est de mettre à nu le costume. Le musée permet aux visiteurs de porter un regard augmenté sur le hors champ musical et de vivre une expérience à travers la confrontation directe et exceptionnelle avec des objets originaux qui appartiennent ou ont appartenu aux personnalités les plus emblématiques de la scène musicale ».

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  • Dès son entrée dans l’exposition, le visiteur se retrouve plongé dans l’univers de la musique et de la chanson à travers la présentation de collections constituées par des fans. On y découvre des affiches de concerts, des dédicaces, des objets souvenirs glanés lors des concerts ou encore des « objets cultes » qui identifient les artistes dans l’imaginaire collectif : Joséphine Baker indissociable de sa ceinture de bananes, Maurice Chevalier de son canotier et Renaud de son bandana… Ensuite, l’exposition propose un parcours à travers 13 salles thématiques qui transporte le visiteur de l’univers du music-hall (Mistinguett, Maurice Chevalier, Les Frères Jacques…) à celui de l’opérette (Luis Mariano, Paulette Merval, Georges Guétary…). Une salle est aussi dédiée à la « pop Couture » avec les créations de Jean-Paul Gaultier pour Madonna ou les collections lancées par Rihanna, Kanye West ou Pharrell Williams. À admirer aussi les tenues noires très prisées par les artistes. En témoignent les robes d’Edith Piaf et de Barbara ou la génération des blousons noirs. En miroir à cette vitrine, « Les légendes dorées » scintillent grâce notamment aux costumes aux reflets d’or d’Etienne Daho. Le parcours s’achève avec une salle entièrement consacrée  à Matthieu Chédid et à son “double exubérant” -M- !, à la coiffure  détonante, aux lunettes customisées et aux costumes multicolores.  De quoi en “mettre plein la vue” aux visiteurs qui pourront en profiter pour découvrir ou redécouvrir  son très  riche fonds.

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Infos pratiques... “Déshabillez-moi !” est visible jusqu’au 5 mars 2017 au C.N.C.S (Route de Montilly à Moulins), tous les jours de 10 à 18 heures. Tarif des entrées : 6 € (gratuit pour les moins de 12 ans). Des visites guidées sont organisées chaque week-end à 14 h 30 et à 16 h 00, ainsi que tous les jours, durant des vacances scolaires de la zone A (durée: 1 h 30).

© La Montagne Centre-France, édition de Moulins (20 janvier 2017)
© La Montagne Centre-France, édition de Moulins (20 janvier 2017)

Contact : tél : 04 70 20 76 20 et http://www.cncs.fr.

Deux autres expositions programmées au C.N.C.S. en 2017

©Moulins-tourisme.com
©Moulins-tourisme.com

Après  « Déshabillez-moi », le C.N.C.S.  accueillera deux nouvelles expositions. La première, Modes, théâtre et haute couture 1700-2000 qui se tiendra du 8 avril au 17 septembre, sera dédiée aux costumes illustrant trois siècles  d’échanges entre la mode, le théâtre et la haute couture. La seconde, qui ouvrira en octobre 2017,  sera dédiée aux artisans de la scène, c’est à dire aux différents métiers  qui contribuent à la réalisation des costumes de scène.

© Moulins-tourisme.com
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► Modes, théâtre et haute couture 1700-2000

À partir des collections du C.N.C.S. et de prêts extérieurs, l’exposition présentera les influences croisées entre l’histoire de la mode et celle du costume de scène, du XVIIIe siècle aux années 2000.

ballets-russes• Dès l’Ancien Régime, les liens entre ces deux mondes font du costume de scène le laboratoire des innovations de la mode. Les spectateurs des théâtres royaux, prescripteurs de modes, retrouvent sur scène les costumes portés par les courtisans. Au XIXe siècle, le romantisme conduit à mettre à la mode les tenues de la Renaissance. Au XXe siècle, l’influence des Ballets Russes de Diaghilev est considérable sur des couturiers comme Jeanne Lanvin et Paul Poiret, les couturiers portent une attention particulière aux créations des théâtres.

Jeanne Lanvin (1867-1946)
Jeanne Lanvin (1867-1946)

• Inversement, les costumiers de théâtre conçoivent, dans leurs ateliers, des costumes inspirés de la mode. Ces influences réciproques ont parfois joué un rôle important comme on le découvrira avec le tutu, avec le déshabillé à la fin du XIXème e siècle, ou aux siècles suivants, avec la consécration des vêtements contemporains sur scène.

• Le développement de la haute couture depuis le Second Empire a modifié les relations entre les costumiers traditionnels et les actrices. Un système, sorte de triangle magique, s’est ainsi organisé entre l’actrice – mannequin, le couturier et le journal de mode. Faire valoir de la couture, les actrices ont offert un débouché aux couturiers relayé par les journaux de mode. Cette force commerciale très forte perdure encore aujourd’hui avec les tapis rouge des grands festivals relayés la presse people.

Paul Poiret (1879-1944)
Paul Poiret (1879-1944)

• Couturiers/costumiers, comme Worth, Redfern, Poiret, Lanvin, Chanel, Saint Laurent, Lacroix, Versace…, mais aussi et plus rarement costumiers/couturiers, comme Bianchini et Gontcharova, illustrent la vitalité des liens qui unissent dessinateurs de costumes, couturiers, costumiers et décorateurs. Cette histoire de la scène a profondément influencé celle de la mode d’aujourd’hui qui, à travers les fashion weeks du monde entier, offre au public des mises en scène extravagantes racontant en 20 minutes l’histoire d’une collection ou d’une marque.

Cléo de Mérode
Cléo de Mérode

• Sujet curieusement inédit, approché parfois dans les monographies de couturiers, première manifestation sur ce thème en France, cette exposition permettra de mettre en relation de très beaux costumes et de rares documents graphiques empruntés dans les plus grands musées français, dans les différents départements de la Bnf et dans les collections privées avec ceux portés à la scène. Des costumes de Cléo de Mérode et Sarah Bernhardt à ceux d’Isabelle Huppert, il est passionnant de découvrir combien la scène a influencé la mode de ville.

(Présentation de l’exposition extraite du site du C.N.C.S)

“De couleurs et d’or” au Musée Anne de Beaujeu

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Une exposition à découvrir jusqu’au 17 septembre 2017

 Du 26 novembre 2016 au  17 septembre 2017, le musée Anne-de-Beaujeu servira d’écrin à des collections nationales… Le musée national du Moyen Âge, actuellement en rénovation et plus connu sous le nom de musée de Cluny, situé au cœur de  Paris, a proposé au musée départemental de l’Allier de lui prêter  un ensemble d’œuvres.

telechargement-1• Peinture, sculpture, manuscrit, tapisserie, mobilier, orfèvrerie… cette sélection inédite doit permettre aux visiteurs d’admirer des chefs- d’œuvre reflétant le raffinement des 15ème  et 16ème  siècles. En tout 25 pièces provenant de toute l’Europe et conservées au musée de Cluny.  Plusieurs œuvres du musée Anne-de-Beaujeu, très rarement présentées au public et restaurées pour l’occasion, compléteront cet ensemble et montreront la qualité des collections conservées à Moulins. Les Archives départementales de l’Allier et la médiathèque de Moulins Communauté ont également répondu présentes avec le prêt de rares documents et ouvrages enluminés.

• Fil directeur de ce voyage : la couleur. L’histoire du goût, la symbolique, les techniques liées aux pigments et aux colorants permettront de mieux comprendre l’univers coloré du Moyen Âge et de la Renaissance. Dans un espace qui leur est entièrement dédié, les enfants découvriront les grands thèmes de l’exposition grâce à un parcours adapté et interactif. Un riche programme culturel complète cette exposition avec des conférences, dont une ciné-conférence, des lectures, des concerts, des visites commentées, ou encore des ateliers à destination des plus jeunes…

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Le musée de Cluny, en cours de rénovation

• Le chantier de rénovation du musée national du Moyen Âge, qui comprend la construction d’un nouvel espace d’accueil et la restauration de la chapelle, a débuté à l’automne 2015. Ces travaux ont entraîné la fermeture de certaines salles pour une période de deux ans, notamment celle des sculptures et peintures des 14ème  et 15ème  siècles. Pour permettre la présentation au public des chefs- d’œuvre qui y sont habituellement exposés, le musée de Cluny a proposé certaines de ces œuvres à des musées français et étrangers dans le cadre d’expositions « hors les murs ». C’est ce qui a conduit le musée Anne-de-Beaujeu à se porter candidat. Le Mab installé dans le pavillon Renaissance du palais des ducs de Bourbon, est connu pour ses riches collections du Moyen Âge et de la Renaissance, qui seront ainsi mises en regard avec les œuvres du musée de Cluny.

• Les collections conservées au musée Anne-de-Beaujeu forment deux ensembles distincts. Le premier de ces ensembles est étroitement associé à l’histoire du Bourbonnais au 15ème  et au début du 16ème  siècle avec le mécénat artistique des ducs de Bourbon et de leur entourage. Il est majoritairement représenté par des sculptures provenant du duché et destinées à des lieux de dévotion ou des espaces laïcs. Il est complété par des fresques et des objets d’art décoratif. Par ailleurs, le Triptyque du Maître de Moulins, chef-d’œuvre de l’art français des années 1500, est conservé à proximité, au sein de la cathédrale de Moulins. Le deuxième ensemble est constitué de peintures sur bois des 15ème  et 16ème  siècles provenant des Pays-Bas, d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie. Cinq de ces œuvres sont des MNR (Musées Nationaux Récupération). Des sculptures, objets d’art, pièces d’armement complètent cet ensemble. Les œuvres les plus notables ont bénéficié d’importantes campagnes de restauration et seront visibles, dans une salle entièrement réaménagée, en 2017.  En correspondance avec ce riche patrimoine, le musée de Cluny propose un ensemble d’œuvres des années 1500, dont de remarquables sculptures. Cette sélection est complétée par des œuvres appartenant au musée Anne-de-Beaujeu, provenant de toute l’Europe et datées du 12ème  au 16ème  siècle : émaux, pièces d’armement, coffrets, céramiques… Ces pièces remarquables, mais isolées dans le fonds du musée, sont peu connues et ont rarement été exposées.

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Détail de La Sainte Famille, une des pièces prêtées par le musée de Cluny

• Toutes ces pièces ont fait l’objet de recherches menées par des spécialistes (universitaires et conservateurs) et pour certaines, de restaurations importantes. En 2017, un catalogue reprenant les pièces majeures conservées au Mab sera publié.

Trois peintures du musée d’Orsay ont fait l’objet d’un dépôt provisoire au musée Anne-de-Beaujeu, dans la salle des peintures du XIXe siècle : « Saint Louis entre l’Église et saint Thomas d’Aquin« , huile sur bois (vers 1888) de Luc Olivier Merson ( 1846-1920) , « Les gardes-côtes,ancienne Gaule« , huile sur toile (1888) de Jean Lecomte du Nouy (1842-1923) et « On relève un blessé« , fragment du « Panorama de Champigny« , huile sur toile (entre 1880 et 1882) d’Édouard Detaille (1848-1912).

images-1◘ Infos pratiques : L’exposition est visible du 26 novembre 2016 au 17 septembre 2017 au Mab (Musée Anne-deBeaujeu), place du colonel Laussedat à Moulins.

Contacts : tél : 04 70 20 48 47  et www.mab.allier.fr.

À savoir…Du nouveau pour le tarif  des entrées dans les musées départementaux  situés à Moulins. La gratuité a été élargie au moins de 16 ans et le tarif réduit s’applique désormais aux 16-25 ans comme aux étudiants. En outre un « Passeport 12/4/3 » a été créé : pour 12 €, il permet d’accéder à 4 sites pendant 3 jours. Le Mij (Musée de l’illustration jeunesse) et le Mab sont à découvrir lors de visites libres mais les réservations restent obligatoires pour le château des ducs de Bourbon et pour la Maison Mantin.

D’autres expositions à découvrir…

 

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Histoire d’harmonies à Commentry (26 novembre 2016 b- 26 août 2017)

 

Après « Trésors fossiles » en 2010 et « Fer et Savoir-Faire » en 2012, la ville de Commentry consacre une nouvelle exposition à son patrimoine social et culturel. Avec  » Histoire d’harmonies », c’est toute la mémoire musicale du bassin commentryen  qui est mise en valeur.

1474697942_media• Avec Histoire d’harmonies, Commentry a choisi de jouer une partition inédite. L’exposition destinée à un large public, parmi lesquels les scolaires,  retrace l’histoire de ces ensembles musicaux populaires qui drainaient les foules lors de leurs représentations et concours musicaux, à travers leurs dimensions sociétales et sociales, en puisant dans le riche passé musical du bassin commentryen. L’écriture, l’image, la création musicale, la musicologie s’y mêlent à travers une quinzaine de thématiques. L’interactivité est aussi  présente via des tablettes tactiles. Durant toute l’exposition abritée dans les locaux de la Pléiade et  qui s’étend sur 9 mois, une vingtaine de rendez vous sont programmés avec des concerts, des spectacles musicaux, des conférences et des ateliers.

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© La Montagne – Centre France, édition de Montluçon (23 janvier 2017)

► Pour en savoir plus…. http://www.commentry. fr.

►  Pour accéder à la vidéo de présentation:

 http://www.commentry.fr/mediatheque.php?id_video=56

► Pour feuilleter la plaquette de présentation (ci-dessous)

https://fr.calameo.com/read/000797872583c6764927a

allier-infos@sfr.fr