◘ EXPOSITION: « LE TEMPS SUSPENDU »DE MILES HYMAN, ENTRE NOIR ET LUMIÈRE

MISE À JOUR: 19 JUIN 2017

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Du 11 février au 18 juin 2017, le Musée de l’illustration jeunesse (MIJ) propose une rétrospective inédite de l’œuvre de Miles Hyman, artiste au trait éminemment incisif et à la palette sensuelle, à travers ses illustrations réalisées pour la presse et pour l’édition… En tout, plus de 200 dessins de celui dont la carrière a débuté en 1985 sont proposés au public. Un moyen  pour le musée départemental de  s’ouvrir à un public plus large, avec une belle incursion dans le monde de la BD.

Miles Hyman
Miles Hyman

• « Plutôt que d’imposer un message, je préfère ouvrir une porte. Pour moi, un bon dessin interroge mais ne donne pas directement une réponse : les paramètres ne doivent pas être définis à l’avance »… Ces propos de Miles Hyman, les visiteurs de l’exposition qui lui est dédiée au MIJ pourront en vérifier la portée, du 11 février au 18 juin. Considéré par certains comme « le plus français des dessinateurs américains« , Miles Hyman est né en 1962, à Bennington  dans le Vermont. Il a commencé par étudier la peinture à la Buxton School de  Williamstown (Massachussets)  puis les arts graphiques à la Wesleyan University.

170111151157_affiche-expo-miles-hyman-mij-f-vrier-2017• Arrivé en France, au début des années 1980,  pour y faire ses études  aux Beaux Arts, il a commencé sa carrière d’illustrateur en collaborant dès 1985 au Magazine Lire alors dirigé par Bernard Pivot. Dessinateur surdoué, il est donc  surtout connu pour son travail d’illustrateur. Il collabore régulièrement à  la presse, des deux côtés de l’Atlantique, donnant des dessins au Monde, à Télérama, à  Libération, mais aussi, de l’autre côté de l’Atlantique,  au New York Times,  au  New Yorker Magazine et à The International Herald Tribune … Actualité ou faits divers, il « écrit ses images », capable de passer d’un univers des plus sombres à des ambiances colorées, se montrant tantôt incisif, tantôt sensuel.  Il lui arrive aussi de mettre son talent au service de la communication pour de grandes entreprises:  Louis Vuitton – LVMH,  IBM ou Canal + ont déjà fait appel à lui.  En 1994, Miles Hyman a regagné les Etats-Unis pour s’installer à Los Angeles où il a vécu durant huit ans, avant de revenir en  France.

hyman-2• Il a également fait des incursions dans l’univers de la bande dessinée et il a illustré de nombreuses couvertures et des ouvrages pour des éditeurs prestigieux tels que Gallimard, Denoël, Actes Sud,  le Seuil… Il a mis en images de grands noms de la littérature, comme John Dos Passos (Manhattan Transfert ) ou Joseph Conrad (L’Agent secret ) publiés chez Futuropolis. Par ailleurs, Miles Hyman a collaboré avec Marc Villard et Philippe Djian et il a signé les couvertures de la série de romans policiers Le Poulpe publiés par les éditions La Baleine.

hyman• Qu’il choisisse le fusain ou les pastels secs, ses deux techniques de prédilection,  Miles Hyman fait de chaque dessin une œuvre à part, au cadrage souvent cinématographique. Il utilise une palette de couleurs chaudes à laquelle il donne une force narrative singulière. L’artiste a choisi de s’installer à Paris et son travail a été exposé au Palais de Tokyo en 1990 et dans diverses galeries à travers le monde: Médicis à Paris,  Papergras à Genève, Maeght à Barcelone ou encore la Michael Gallery à Beverley Hills. Le magazine de graphisme américain Communication Arts lui a même  remis son prix annuel pour l’une des illustrations de Drawings, ouvrage monographique de référence paru en 2015 aux éditions Glénat.

hyman-3• « Cette rétrospective va très loin dans ma carrière puisqu’elle réunit mes premiers dessins des années 80 jusqu’à des œuvres réalisées l’automne dernier », précise Miles  Hyman, qui  refuse d’être identifié à un seul genre, souhaitant « rester souple et ouvert à plein de styles ».  L’artiste qui dit connaître le Mij et la qualité de ses expositions, s’est déclaré «  honoré d’être invité et ravi de pouvoir faire découvrir (son) travail à d’autres publics ».  Riche de 200 œuvres originales,  cette exposition rétrospective inédite, permettra donc de découvrir et de mesurer le travail de l’artiste réalisé pour la presse, et  pour l’édition, le tout prolongé par un parcours pédagogique à destination des publics scolaires, à partir de 7 ans. Signalons qu’un catalogue  Le temps suspendu (58 p, illustrations, 13 €) a été publié pour l’occasion.

Une exposition en phase avec l’actualité de l’auteur…Miles Hyman vient de publier  de nouvelles bandes dessinées chez Casterman qui sont l’adaptation de deux chefs d’oeuvre de la littérature américaine. Il s’agit de Le dahlia noir, de James Ellroy, et de La loterie, de Shirley Jackson, une nouvelle qui  est l’équivalente américaine du Horla de Guy de Maupassant.

51v3fcm6swl-_ac_us218_ Le dahlia noir (1 vol. br, 170 p, éd. Casterman, Collection Rivages Casterman noir, 20 €)

• Los Angeles Police Department, 1946. Dwight « Bucky » Bleichert fête son premier jour aux Mandats, le prestigieux service où rêvent de travailler la plupart des flics de la Cité des Anges. Il fera équipe avec Leland « Lee » Blanchard, un collègue qui comme lui a été boxeur, et qu’il a déjà affronté sur un ring. Malgré les nondits entre eux, les deux hommes sympathisent. Ils ne savent pas encore qu’ils vont enquêter ensemble sur un crime qui va à la fois les rapprocher et bouleverser leurs existences : la mort atroce d’une jeune femme, Elizabeth « Betty » Short, surnommée le Dahlia Noir, dont on retrouve le corps mutilé dans un terrain vague, en janvier 1947… Ainsi débute l’un des plus fameux romans noirs de la littérature américaine des dernières décennies, à la fois polar haletant et portrait saisissant de Los Angeles, dans toute sa fascination trouble : Le Dahlia noir, de James Elroy. C’est le plus francophile des dessinateurs américains, Miles Hyman, déjà auteur avec Matz, dans la même collection, d’une adaptation de Nuit de fureur de Jim Thompson, qui en signe la mise en images, très inspiré par la ville de Los Angeles où il a personnellement vécu plusieurs années. L’adaptation du roman d’Ellroy en bande dessinée est assurée une fois encore par Matz, mais cette fois-ci à quatre mains puisqu’il a travaillé en équipe avec le cinéaste David Fincher.

La loterie (1 album relié, 139 p, éd. Casterman, 23 €)

• Dans un village de la Nouvelle-Angleterre, chaque année, au moins de juin, on organise la Loterie, un rituel immuable, où il est moins question de ce que l’on gagne que de ce que l’on risque de perdre à jamais.

51zdtotpjwl-_sx374_bo1204203200_À lire également: Drawings (1 vol.  relié, 210 p, éd. Glénat, 39 €)

• Un Américain à Paris, et vice-versa… Miles Hyman est sans doute le plus français des dessinateurs américains. Voyageant sans arrêt des deux côtés de l’Atlantique, il expose régulièrement dans des galeries prestigieuses à travers le monde. Ce livre reprend des dessins parus sur différents supports : presse, édition, publicité et travaux personnels. Sur des textes de Michel Rime, Jean-Luc Fromental, Marc Villard, Étienne Robial, François Guérif, Matz, Jean-Bernard Pouy et Jérôme Charyn, Miles nous emmène pour un voyage en dessin à travers les différents lieux et thèmes qui l’inspirent. Son trait élégant, ses couleurs vives, ses cadrages cinématographiques rappellent le naturalisme d’un Edward Hopper. On y découvre : son amour pour Paris, sa passion pour les livres, sa vie américaine ainsi que, à travers quelques photos d archives, des moments-clés de sa vie. Ainsi, à travers tous ces éléments, cet ouvrage quasi monographique révèle un grand dessinateur dans son entièreté, aux influences et aux talents multiples.

 INFOS PRATIQUES

Musée de l’illustration jeunesse

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Hôtel de Mora 26 rue Voltaire 03000 Moulins

Exposition ouverte  du mardi au samedi (10 h à 12 h – 14 h à 18  h) ainsi que  les dimanches et jours fériés (14 h à 18 h)

Tarifs des entrées: 5 € (3 € tarif réduit)

Contacts: Tél. 04 70 35 72 58   et http://www.mij.allier.fr

► Pour en savoir plus: le site de Miles Hyman  http://www.mileshyman.com/

site-hyman

UNE SÉANCE DE DÉDICACES POUR UNE FIN D’EXPOSITION

La Montagne (édition de Moulins) 18 juin 2017

En bref et ailleurs…Le tour des expositions…

joannin• La salle d’exposition du Pôle culturel de la médiathèque Jeanne-Cressanges, à Dompierre-sur-Besbre, a accueilli le 13 décembre 2016 le vernissage de l’exposition Kaléidoscope, de Maurice Joannin. Elle se tient jusqu’au 4 février 2017. L’ artiste Yzeurien y présente une trentaine de ses œuvre

Savoir plus  : http://mauricejoannin.fr/

  • À Bourbon-l’Archambault, le 7 janvier 2017, a eu lieu le vernissage de l’exposition de peintures de Rodolphe Verniaud. Né en 1973 à Moulins, il peint depuis 1989 et il a déjà participé à de nombreuses expositions.

► Savoir plus: http://www.rodolpheverniaud.com/

• Du 14 janvier au 30 avril, au Frac, à Clermont-Ferrand, se tient une exposition des œuvres du photographe Pierre Gonnord. Elle est composée pour partie par les portraits de joueurs de l’ASM Clermont Auvergne.

► Savoir plus:  http://www.loeildelaphotographie.com/