◘ VIENT DE PARAÎTRE (AVRIL – MAI – JUIN 2017)

MISE À JOUR:  22 MAI 2017

PARUTIONS RÉCENTES  : BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er avril au 30 juin 2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

  • DARCY Coralie : Je serai ton prince. 1 vol. br, 200 p, éd. Rebelle éditions (Désertines), coll. Lipstick, 13,50 €.

Lou se définit comme une inculte de l’amour. A vingt-quatre ans, elle n’a aucune expérience des hommes et se sent plus seule que jamais. Inscrite pas inadvertance sur un site de rencontre tout spécial, la voici obligée de fréquenter Samuel Wyatt, un riche canadien qui a les allures du prince charmant. Mais les apparences sont trompeuses et Lou devra défendre sa vertu face à ce bel adonis !

  • DAUTRAIX Margaux : Spencer & la  vie réelle. 1 vol. br, 140 p, autoédition Margaux Dautraix, 7 €.

Spencer et la  vie réelle raconte l’histoire de Fiby, une jeune adulte américaine qui apprend qu’elle a un petit frère que ses parents ont abandonné à sa naissance, il y a presque 20 ans, faute de moyens financiers. Elle démarre alors un road trip à travers les Etats-Unis dans le but de le retrouver avec, comme seuls éléments de départ, son prénom et les coordonnées de l’orphelinat... Margaux Dautraix,  jeune auteure de 20 ans, a déjà à son actif  deux  romans, dont le tout premier « Les aventures périlleuses de Soraya Littlewing« ,  publié alors qu’elle n’avait que treize ans. Pour éditer ce nouveau titre, elle a eu recours au financement participatif, via la plateforme Ulule.

• DESNOIX Hervé : W 8 A. 1 vol. br, 382 p, éd Édilivre, 20,50 €

La petite ville provinciale et calme de Montluçon vit une nuit de cauchemar : un quadruple homicide a eu lieu dans trois endroits de la ville. William Alexander, lieutenant – inspecteur dont la jeunesse et les vêtements lui valent souvent des railleries, est chargé de l’enquête et doit faire faire face à la fois à la médiatisation de l’affaire et la pression hiérarchique. Le tueur est le même. Les victimes n’ont pas de lien entre elles. Il n’y a ni mobiles, ni témoins. La pression va s’accentuer d’autant plus que les meurtres s’accumulent dans la ville. L’enquête prend alors une direction inattendue. William Alexander va devoir cacher les preuves, passer la main à son coéquipier Jeff pour travailler plus sereinement et découvrir une vérité qu’il aurait mieux valu éviter de dévoiler. Chroniqueur à la radio montluçonnaise RMB (« Hervé se mêle de tout »), l’auteur a publié plusieurs romans, depuis 2003, chez le même éditeur.

• FERRIEUX Claude: Alerte à Romans: braquages, meurtres, menaces sur l’agglomération. 1 vol. br, 165 p, illustrations, éd. du Petit Pavé, 15 €.

Une ville : Romans-sur-Isère. Une agglomération : Bourg-de-Péage – Chatuzange-le-Goubet. Des flics : la capitaine Nora Kaïfi et son adjoint Kévin, lieutenant. Des gendarmes, dont le lieutenant Marc Lemaître.  Des braquages entachés d’agressions inexpliquées : une à l’arme blanche, suivie de blessure, l’autre qui se solde par un meurtre. Le tout pour des mobiles incompréhensibles. La disparition d’un chauffeur d’Areva et de son chargement nucléaire…Le groupe du commissariat de Romans est sur la brèche, guidé par Nora – une ancienne de l’équipe de Meurtre à Romans –. Belle femme d’âge presque mûr, elle ne laisse pas indifférent Marc, le chef des gendarmes de Bourg-de-Péage, lui aussi impliqué dans l’enquête. Parviendra-t-il à ses fins ? La dureté des faits criminels peut-elle laisser place à un peu de douceur et de romantisme ?

  • FOURNIER Jean-Claude : Swinging mai 68. 1 vol. br, 440 p, éd. Marivole, coll. Années 60, 20,90 €.

► Ce roman nous replonge dans l’Europe des « sixties » avec l’« exil » du héros outre-Manche, en 1968. De son poste d’observation londonien, le pays natal se rappellera à son bon souvenir en mai 68. Lui qui était parti voir ailleurs afin de découvrir des mentalités plus libres, voire des moeurs plus légères, ne peut rentrer au quartier latin faire SA révolution. Il est condamné à vivre par procuration des événements que lui et toute la jeunesse de l’époque attendaient depuis longtemps d’une manière plus ou moins latente. De retour en Auvergne, il assiste, en outsider en quelque sorte, à la queue de la comète « révolutionnaire » et à une « normalisation soft » qui ne dit pas son nom mais qui siffle la fin de la récréation soixante-huitarde et de son idylle avec une jeune Anglaise connue à Londres. Jean-Claude Fournier a vécu les années dont il nous parle dans ce troisième roman. Il a effectué le « pèlerinage » en Suède qu’une génération d’adolescents provinciaux frustrés effectuait dans ce pays, afin d’y trouver des délices supposés, souvent fantasmés, que les lois natalistes de la France d’avant 68 interdisaient aux postulants à l’amour libre et que les moyens de contraception permettaient déjà dans les pays du nord à la même époque. Il a vécu la déception de son personnage, qui voudrait aller voir au quartier latin ce qu’il se passe, mais ne peut le faire en raison des grèves des transports dans l’hexagone. Il a partagé l’enthousiasme de son héros envers les événements, mais aussi ses doutes quant à la radicalité de certaines revendications.

• MOREAU Julien: Enracinés. Roman policier. 1 vol. br, 192 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

► Benoît rentre chez lui. Dans sa Montagne bourbonnaise natale. Mais rien ne va plus dans ce mystérieux territoire de moyenne montagne où les bûcherons se font la guerre. La fille de son meilleur ami a disparu, il recroise les fantômes du passé et met les pieds dans une enquête où il est loin d’être convié. Le policier n’a de cesse de vouloir déterrer la vérité mais tout le monde n’a visiblement pas intérêt à ce qu’elle éclate au grand jour. Quand les souvenirs resurgissent brutalement alors que tout le monde pensait avoir oublié certains détails sordides, l’heure des règlements de compte a sonné. Pourtant, il y a peut-être plus à perdre qu’à gagner de révéler certains secrets…Julien Moreau, 34 ans, est journaliste pour le quotidien régional La Montagne. Spécialisé dans les faits divers et la justice, il est passionné par les grandes affaires criminelles.

• TÉNOR Arthur : Guerre des idées au collège: Laïcité en danger . Illustrations de Berth. 1 vol. br, 160 p, illustrations, éd. Scrinéo, 8,90 €.

Thibault, élève de 3ème, est un modèle de calme et de modération. Un matin d’octobre, la fille pour laquelle il en pince, Kristina, arrive en classe avec une mèche blanche dans les cheveux. C’est un signe de ralliement pour le mouvement religieux rigoriste qu’elle vient de fonder. Désormais, elle n’aura de cesse de recruter de nouveaux adeptes. La réaction ne se fait pas attendre. Kader, le plus proche ami de Thibault, voit dans ce prosélytisme au sein du collège une menace pour le principe de laïcité. Alors il crée son propre mouvement, qu’il baptise les Tricolores. Son credo est de défendre farouchement les valeurs républicaines. Emporté par son tempérament passionné, Kader entame une véritable guerre idéologique contre les Mèches blanches qui, en réaction, se radicalisent encore davantage. Et Thibault ? Il est au centre de cette folie naissante, entre Kristina et Kader. L’intervention de certains professeurs, les débats, les mesures disciplinaires et réglementaires ne parviennent pas à apaiser les tensions entre factions ennemies. Sans doute, malgré tout, la paix finira-t-elle par revenir, mais comment, et à quel prix? Auteur de nombreux romans (Grasset, Gallimard, Le Seuil, Plon,…), Arthur Ténor qui vit près de Vichy. C’est un « explorateur de l’imaginaire » dont les récits mêlent action et suspense, tendresse, humour et fantaisie. Il effectue régulièrement des déplacements en milieu scolaire et dans les salons du livre.

  • VALETTE Philippe  :  Mon village : récit. Préface de Pascal Pinel. 1 vol. br,  207 p, illustrations, lexique des mots bourbonnais, éd. Plein Chant, coll. Voix d’en bas, 14 €.

► Philippe Valette (1887-1962), dont les parents s’étaient séparés alors qu’il avait six ans, fut élevé par ses grands-parents paternels vivant au centre de la France, dans la région du Bourbonnais. Après leur mort, le père de Philippe le place comme vacher, mais  pour fuir sa condition d’ouvrier agricole, Philippe devance à 19 ans l’appel au service militaire, et il sera, pendant la guerre de 1914-1918, mobilisé dans l’infanterie. Après la guerre, il devient facteur-receveur des Postes. Son premier livre, Oh ! Vivre…, dans lequel il condamnait sans appel cette guerre, était dédié à Émile Guillaumin. En 1935, lors de l’attaque de Mussolini contre l’Éthiopie, il fait pour un journal de Saint-Étienne, La Tribune Républicaine, un reportage sur cette guerre atroce qu’il a vue de près pendant un mois. Il publie cette année 1935, son deuxième livre,Sur la terre. Il écrira ses dernières œuvres, parmi lesquelles Mon village, paru en 1947, à Chareil-Cintrat, une commune de l’Allier, où il s’était retiré en 1942 qui constitue l’autobiographie à peine romancée de sa cahotique et laborieuse, dans tous les sens du terme, enfance rurale. Il auto-édite en 1953 Valeurs et synthèse, mais son dernier ouvrage, Le petit commerce anecdotique, restera inédit.

◘ HISTOIRE

• LAMENDIN Henri : De Morny, selon plusieurs écrits. 1 vol. br, 100 p, éd. Souvenirs éditions, (Guillestre), prix non communiqué.

L’auteur, né en 1928 à Paris, a soutenu en 2008, le jour de ses 80 ans, une thèse de doctorat d’université en odontologie à Clermont-Ferrand. Comme on le sait, le duc de Morny (1811-1865) a possédé une vaste propriété autour du château de Nades.

  • LONDRES Albert : Grands reportages à l’étranger. Préface d’Étienne de Montety. 1 vol. br, 900 p, éd. Arthaud, 32,50 €.

Septembre 1914. Un jeune journaliste, correspondant du « Matin », est envoyé sur le front de Champagne. On vient d’apprendre que la cathédrale de Reims est sous la menace des canons allemands. Le débutant rapporte une série d’articles dont l’un commence ainsi : « Ils ont bombardé Reims et nous avons vu cela. » C’est tout simple, un reportage : des faits, et une plume. Cette plume, c’est celle d’Albert Londres qui sera pendant plus de vingt ans le voyageur sans bagage de la presse française, envoyé spécial sur tous les continents : sort des travailleurs africains au Congo, des prostituées de Buenos Aires, des Juifs de Palestine,ou des pêcheurs de perles du golfe Persique, rien de ce qui est humain ne lui paraît hors sujet. Un talent, une verve, un goût inentamé pour la vérité. Dans une profession où se sont illustrés Pierre Mac Orlan, Henri Béraud, Joseph Kessel, il est devenu « le patron » (extrait de la présentation d’Étienne de Montety). Cet ouvrage présente les reportages hors de France d’Albert Londres : « La Chine en folie »(1922), « Le Chemin de Buenos Aires » (1927), « Terre d’ébène » (1929), « Le Juif errant est arrivée » (1930) et « Pêcheurs de perles » (1931).

  • MALTE-BRUN Victor Adolphe : Bourbonnais Allier. Réimpression en fac-similé de l’ouvrage paru dans la collection « La France illustrée» : géographie, histoire, administration et statistique. 1 vol. br, 96 p, biblio, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

La géographie, l’histoire du département de l’Allier, héritier de la province du Bourbonnais, ses communes et ses monuments. Initialement publié dans  la France illustrée, au milieu du XIXème siècle, cet ouvrage  comporte aussi des informations statistiques et bibliographiques.

PINOTEAU Andy :  L’ Église Saint Martin, Jenzat, Allier. 1 vol. br, autoédition Andy Pinoteau (Fleuriel), 5 €.

  • VINCENT Gérard : Au temps des bouchures en Berry et en Bourbonnais : lavoirs, loges, mares, puits, chemins… 1 vol. br, 142 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. Alice Lyner, 19 €.

Dans nos campagnes, nos vieilles bouchures sont un symbole d’une civilisation disparue, les éléments d’une société rurale dont nous sommes tous, plus ou moins directement, issus. Les gens de l’époque les ont créées. Ils en avaient besoin pour vivre tout comme d’autres « constructions » que sont les lavoirs, les loges de vigne, les mares communales, …  Aujourd’hui, tous ces vestiges peuvent nous paraître dérisoires, évincés par le temps et le progrès. Pourtant, ils étaient si importants il n’y a pas si longtemps que cela.    Dernier d’une longue lignée d’agriculteurs, Gérard Vincent, né en 1936, a repris avec son épouse la ferme de ses grands-parents en 1961.  Attaché aux traditions, à la solidarité, au respect des anciens et à ce qu’ils ont réalisé pour leurs enfants, il souhaite œuvrer pour la sauvegarde de ce passé. C’est pour ne pas oublier et transmettre aux générations futures que Gérard et Lucienne Vincent ont composé cet ouvrage.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• ARTIGES Isabelle : Le diable à portée de la main. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,50 €.

En 1940, en Dordogne, André Aubin, 18 ans, travaille chez son père, artisan du bois. C’est alors qu’arrivent les réfugiés lorrains, suite au régime de Vichy. En 1941, le jeune homme part pour les chantiers de jeunesse à Pontgibaud. Il s’engage ensuite dans le maquis et participe à la libération d’Angoulême, de Périgueux et de Cognac, puis à la prise des ports de l’Atlantique et de l’île d’Oléron. L’auteure, Isabelle Artiges, est une esthète et une femme d’entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions. Après « Les Petits Mouchoirs de Cholet » et « La Belle Créole », « Le diable à portée de la main », dont la première édition remonte à 2007, était son troisième roman publié  aux éditions De Borée.

• BARDOT Thierry : Les mauvaises herbes. 1 vol. br, 480 p,  éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

Pour redonner un sens à sa vie, Thibault décide d’acheter à un vieux paysan le domaine des Tailles, qui va  lui réserver bien des surprises. Il compte  se lancer dans l’élevage de chèvres. Mais le vendeur regrette soudain sa vente et souhaite récupérer ses biens. Thibault ne s’explique pas ce revirement jusqu’à ce qu’il découvre un cadavre enterré dans sa propriété…

Né en 1958, Thierry Bardot a déjà écrit trente-cinq nouvelles et plusieurs romans. « Le Hameau des Tailles », son deuxième roman publié aux Éditions De Borée, confirme ses talents d’écrivain.

  • BARON Sylvie :  Les justicières de Saint-Flour.1 vol. br, 430 p, éd. L’Ecriteau éditions, 25 €.

► Rien ne les destinait à se rencontrer. Encore moins à se voir : Joséfa, la femme de ménage habitant un petit hameau du Cantal, simple, courageuse, obstinée, usée par des tâches répétitives, difficiles et précaires qui accaparent ses journées et Alice, l’urbaine, talentueuse architecte d’intérieur, intellectuelle, raffinée et discrète. Il faudra qu’un drame épouvantable les touche pareillement pour que chacune trouve dans son désespoir le chemin vers le monde de l’autre et son propre chemin. La vie nous donne parfois des ressources insoupçonnées. Celles qui permettent ici à Joséfa et à Alice de construire un récit haletant dont rien ne pourra entraver le cours. Entre émotions et intrigue diabolique : un mystère dans le pays de Saint-Flour qui vous tiendra en haleine.

BARRAL René : La Colère des Drailles. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,10 €.

Compagnon menuisier, Florian Delpuech, dit Fleurette, partage sa vie entre le travail auprès de son maître et les plaisirs offerts par la boisson et les filles des auberges. Mais, tandis que la guerre entre camisards et papistes fait rage, le jeune homme, inquiet pour ses parents, décide de les rejoindre. Hélas ! c’est une sinistre surprise qui l’attend : ses parents ont été tués. Dès lors, gangrené par le désir de vengeance, Fleurette poursuit le responsable de ce massacre, un dénommé Flessières…

• BESSON Pierre: Un  pâtre du Cantal. Illustrations d’Albert Robida. Réimpression en fac-similé de l’édition de Paris, librairie Delagrave, 1920. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 13 €.

 Pierre  Besson (1873-1945), instituteur dans le Cantal, s’inspire de ses souvenirs pour raconter à la fin du XIXe siècle l’histoire du petit Pierre qui, malgré les promesses faites à sa mère de trouver un emploi, décide de continuer d’aller à l’école. Ayant trouvé refuge chez sa grand-mère, il est embauché comme pâtre par Caraud, vacher de soixante-douze ans. Un caméristat dans le Cantal: « Allons, Pierre, me dit ma mère un soir d’automne, tu es un grand garçon maintenant, tu ne peux pas toujours courir la noisette; il te faut aller en classe. » Et, après m’avoir vêtu de ma blouse neuve, de ma casquette en peau de lapin, chaussé de mes sabots garnis, elle me conduisait au chef-lieu de ma commune, à Cheylade. L’école ! C’est-à-dire l’inconnu pour moi ! Plus nous en approchions, moins je me sentais rassuré. J’avais peur du « Maître »; mes camarades en parlaient comme d’un ogre qui ne mangeait peut-être pas les enfants, mais qui ne leur marchandait pas les bourrades, et ils ne se trompaient guère. « Je vous mène un petit garçon, lui dit ma mère, et tirez, tirez-lui les oreilles. Soyez tranquille. » Jamais recommandations ne fut mieux suivie. On ne nous gâtait pas dans nos familles ! »…

  • BOUCHET Maurice : L’inconnu de Roche Rouge. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

De son temps, Georges Quatremains menait paître ses brebis sur le domaine de Roche Rouge, comme son père et son grand-père avant lui. Mais aujourd’hui est une autre époque, et les pâturages sont désormais attribués par tirage au sort. Cette année encore cette terre échappe à son fils Hubert. Pire ! c’est Julien Combe, un individu que Georges ne porte pas dans son coeur, qui s’en empare. Et quand Julien installe là-haut un berger que personne ne connaît, le vieux ressent cette décision comme une véritable trahison. Le voilà bien décidé à savoir d’où vient cet inconnu… À l’heure de la retraite, Maurice Bouchet a décidé de saisir sa plume et de partager sa passion pour la nature. À travers des personnages authentiques et un style où l’humour pointe sous la sensibilité, il nous raconte la  » vraie vie « , inspirée par celle des gens de la terre dont il est le fils.

  • CALLEROT Geneviève : Les cinq filles du Grand-Barrail. 1 vol. br, p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 14,90 €.

Les Minaud sont métayers au Grand-Barrail depuis des générations. Juanna s’y installe en 1911, après son mariage avec Alexandre. Elle lui donne cinq filles : Lucile, Valentine, Renée, Yvette et Yolande. Gazé pendant la guerre, Alexandre meurt en 1927, au matin de la naissance de Guynemer, le fils tant attendu… La famille éclate. Cinq récits, chacun se rattachant à l’une des filles, retracent la vie de cette famille. Ces chroniques peuvent se lire comme autant de nouvelles indépendantes, cependant Geneviève Callerot sait distiller peu à peu de nouvelles informations et chaque récit en apprend un peu plus sur les autres, tricotant avec talent le destin des Minaud. Elle nous livre ainsi un vrai document sur le pays, les travaux et les jours, à travers la destinée de chacune des cinq filles et piège son lecteur dans une intrigue en étoile, s’affirmant comme une vraie romancière.  » Vers les cinq heures, Lucile embrassait son monde et remontait à son chez elle, qui était pour la jeune femme plus beau que tous les palais des rois. Elle ranimait le feu et faisait son petit souper tout en soignant ses lapins, rentrant son linge, inspectant son jardin, l’arrosant s’il y avait lieu. A la nuit, Emile rentrait. [.] Ils soupaient, tous deux, heureux comme personne. « 

• CATINOT-CROST Laurence : Contes, légendes et récits d’Auvergne. 1 vol. br, 176 p, éd. Alan Sutton, coll. Provinces mosaïques, 14 €.

Dans le panthéon merveilleux de l’Auvergne, il existe toutes sortes de personnages, bons ou mauvais, beaux ou affreux. Il en est de très célèbres, comme la Vierge noire, Odile de Montluçon, Magdeleine de Saint-Nectaire. Mais on y rencontre aussi des êtres obscurs, des créatures au caractère malicieux, mystérieux, dont le souvenir a presque totalement disparu. Heureusement pour nous, Laurence Catinot-Crost est là pour nous entretenir de merveilles que la plupart des gens d’aujourd’hui ont oubliées.  Elle nous rappelle, à travers ses contes, que la vie est aussi faite de magie et de mystère… Parfois drôles, souvent gentiment effrayantes, ces petites histoires dévoilent un peu de l’âme auvergnate.

  • CHALAYER Maurice : Le genêt d’or. 1 vol. br, 336 p, éd. Feryane, coll. Livres en gros caractères, 20 €.

Sur les traces d’un aïeul charpentier, sujet de son prochain roman, Sylvain s’installe en Aubrac dans l’hôtel de Félix et Mélissa. Mélissa, la Camarguaise qui par amour se languit dans les montagnes, et Sylvain, l’écrivain en panne d’inspiration quitté par son épouse, vont s’apprivoiser et se donner l’énergie qui leur manquait. C’est par la découverte de leurs racines et du haut pays qu’ils retrouveront un sens à leur vie : pour Mélissa, sortir d’un douloureux passé et, pour Sylvain, tenter de reconquérir sa femme et reprendre la plume…

  • CROZES Daniel : Un été d’herbes sèches. 1 vol. br, 306 p, éd. du Rouergue, coll. Rouergue en poche, 7,80 €.

► Durant l’été 1970, un adolescent de quinze ans passe ses vacances dans la ferme d’un vieil oncle, perdue au fond d’une vallée. Kléber et sa femme Marie vivent encore pauvrement et à l’ancienne, dans une maison sans eau courante ni confort, et les terres sont exploitées avec un attelage de vaches et du matériel archaïque. Agée de cinquante ans, Marie en fait vingt de plus et souffre encore de n’avoir pas pu devenir mère. Kléber, lui, reste très marqué par sa captivité en Allemagne. Les fantômes de la guerre demeurent très présents, notamment parce que les voisins, de lointains cousins, ont été des collaborateurs et se sont enrichis au marché noir. Habitué à une vie plus facile, l’adolescent découvre cependant avec plaisir les travaux des champs. Il y a la beauté de ce paysage bosselé, sur lequel les hommes ont posé leur empreinte, la simplicité du mode de vie et la gentillesse de ce couple d’ordinaire solitaire. Le collégien noue très vite une relation profonde avec son oncle et l’assiste du mieux qu’il peut. D’autant que, très vite, Kléber se trouve gravement fatigué, et la solidarité doit s’organiser pour rentrer les foins. Dans ce très beau roman à l’inspiration autobiographique, Daniel Crozes fait revivre les campagnes et les paysans d’autrefois. Il nous fait partager la mémoire d’un monde disparu, avec l’émotion de celui qui a assisté au crépuscule de la vieille civilisation agricole. Un été d’herbes sèches a été couronné par le prix Arverne 2016.

  • DASSAS Michèle : Le recenseur. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 6,50 €.

► 1936, les Gordoniens se préparent au recensement pour lequel, Antoine Maurier, instituteur à Aubigny, a été missionné, en remplacement de son oncle souffrant. Hébergé par le maire et châtelain de Saint-Satur, il tombe, d’emblée, sous le charme de son épouse Rosa, femme superbe, à la personnalité envoûtante. Antoine découvre avec beaucoup d’intérêt le milieu des vignerons et des mariniers. Sollicité par ses hôtes, il donne des leçons à leur fille Caroline. La crue de la Loire viendra prolonger son séjour. 1844. Marié et promu juge de paix à Sancerre, Antoine se retrouve au cœur d’un drame qui touche la famille du châtelain : Doit-il conclure à l’accident ou au suicide ? L’ascendant, qu’exerce sur lui Rosa, toujours aussi séduisante, pèsera sur sa décision. Le dernier volet de ce triptyque s’ouvre en 1851. C’est, cette fois, Caroline qui fait appel au juge, l’obligeant à rouvrir le dossier. Antoine enquête, prenant en compte des pistes négligées sept ans plus tôt. De révélations en révélations, il reconstitue une histoire qui fait resurgir le passé trouble de certains protagonistes. Comment dévoiler la vérité sans mettre en péril son propre bonheur ?

• FAURAX Sylvain: Seul temps. 1 vol. br, 242 p, éd. du Volcan, 16 €.

Daniel, ancien photographe de guerre, ne parvient pas à surmonter la perte de sa femme. À quel temps vivre son existence pour en surmonter les épreuves ? Il cherche des réponses en noyant sa tristesse dans un hôtel désuet de Casablanca et se retrouve embarqué dans un étrange jeu de piste, une aventure qui le conduira des banlieues sombres de Paris au Rajasthan en Inde en passant par les vieux quartiers marocains. C’est parfois au contact du pire que l’on reprend prise avec la réalité. Mais peut-être aussi du meilleur quand il rencontre l’espiègle et séduisante Lise… Il va progressivement reprendre goût à la vie. Jusqu’où peut-on aller pour retrouver un être perdu ? « Seul temps » est un voyage initiatique et romantique aux aspects d’un thriller. Ce mélange des genres transporte le lecteur dans des contrées pittoresques, à la rencontre de personnages non moins hauts en couleur, aux comportements désopilants, parfois brutaux, mais jamais dénués de sentiments. Un tueur à gages philosophe avec son acolyte rock’n’roll, une séduisante jeune femme, un chauffeur de taxi mythomane, et bien d’autres composent le canevas énigmatique des pérégrinations de Daniel. Demain peut-être fait de lumière… Trouvera-t-il les réponses aux énigmes qui en entravent l’accès ?

  • GEORGES Gérard : À la belle marquise. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 19 €.

Début des années 1900, à Royat. Comment une petite fabrique artisanale de chocolats devient une entreprise au succès florissant, grâce à l’alliance d’une fille de confiseur et d’un jeune ingénieur des mines. En 1889, ce n’était encore qu’un très modeste moulin – chocolaterie. Mais Auguste et Clémentine Roussel, jeunes mariés, ont des idées et de l’ambition. Lui, ingénieur des Mines, a pour réputation de réussir tout ce qu’il entreprend. Elle, fille d’un confiseur réputé de Royat, a su depuis toute petite aiguiser son palais. Guimauves, pralines, dragées et autres douceurs n’ont aucun secret pour elle. Conjuguant leurs talents, Auguste fait le serment de créer « le meilleur chocolat de toute la contrée », aux arômes et épices subtils… Comment, en une dizaine d’années, leur modeste entreprise artisanale deviendra-t-elle la florissante enseigne A la Belle Marquise, qui jusqu’à Paris et à l’étranger, fera le bonheur des gourmands et des célébrités ?

• GLOMOT David: Le trésor du papillon de fer: le livre de raison, Londres 1666. 1 vol. br, 282 p, éd. de Borée, coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

► Padraig, géant roux irlandais, est un jeune contrebandier qui croupit dans une prison anglaise. Auprès de Tull, son geôlier, ancien corsaire, il découvre l’existence d’un fabuleux butin de pirates. Ce trésor, en plus d’une belle quantité de métal précieux, recèlerait un mystérieux livre écrit par un conquistador, ancêtre de Padraig. Suivez les aventures du contrebandier et de ses complices Jethro l’affranchi, Lizzy la prostituée et Salamander le forban sur la piste du papillon de fer. Rôdez sur le port de Bristol, traversez l’Atlantique, affrontez les jungles des Caraïbes et les forêts du Canada, espionnez des sorcières sur la lande galloise et échappez aux chasseurs de primes et aux corsaires. Découvrez, enfin, Londres en plein cataclysme, en cette terrible année 1666 où la ville s’est embrasée… Aurez-vous le courage de vous embarquer à la recherche du fameux Livre de raison ?  Né en 1976, David Glomot est professeur agrégé et docteur en histoire. Ce passionné de jeux de rôles et d’imaginaire géographique aime lier le temps et l’espace en explorant des époques et des lieux hors du commun, ou en étudiant les contrées de fiction qui peuplent la littérature, comme L’île au trésor de Stevenson ou l’Arkham de Lovecraft.

HACK Josie : Le bar de l’Elfe. 1 vol. br, 210 p, éd. du Chardon, 12 €

Le « Tomcat » n’a pas dit son dernier mot ! Est- ce que l’esprit du mal a vraiment pris possession d’une personne dans l’établissement? Max, l’ami d’enfance de Lagarde en est persuadé en tout cas. Le commissaire, qui n’est pas un adepte du paranormal, préfère trouver des explications plus réalistes aux assassinats commis. Mais des événements bizarres vont semer un doute dans son esprit. Cupidité, trahisons, rivalités, indifférence. Tous les travers de la nature humaine, menant parfois au meurtre sont présents dans le Bar de L’Elfe. Une affaire qui poussera le commissaire Lagarde à ses limites. Heureusement qu’il a toujours son célèbre flair et Sven, son adjoint, dynamique et courageux.

• HACK Josie : Blues Mortel à La Roche Blanche. 1 vol. br, 182 p, éd. du Chardon, 12 €.

Avec « Blues Mortel à la Roche Blanche», Lagarde, commissaire à Clermont-Ferrand et son nouvel adjoint, le jeune et séduisant Sven, se trouvent confrontés à une série de meurtres inexplicables; tous semblent avoir un lien avec le milieu des concerts rock de la région. Une des victimes de ces agressions n’est autre que la fille de son amoureuse, qui vient de rompre avec lui, le laissant en proie à ses doutes et à son mal-être. Il se plonge dans cette histoire de tueur en série avec sa classe, son charisme et son flair légendaire, à la recherche d’un fou meurtrier, secondé de Sven, à qui il doit apprendre le dur métier de flic, mais qui, de son côté lui donne des leçons de vie… C’est pour lui une réelle affaire d’honneur et ……d’amour.

• HACK Josie : Enquête au Gour de Tazenat. Les enquêtes de Lagarde et de Sven. 1 vol. br, 220 p, éd. du Chardon, 14,80 €.

Le volcan a craché sa fureur durant des siècles, les blocs de pierre répandus autour de lui en témoignent. Et même si les eaux limpides du Gour de Tazenat donnent une impression d’apaisement, le commissaire Lagarde va devoir affronter le crime aux abords de ce joyau naturel. Assisté de son fidèle coéquipier, Sven, il mène son enquête sur les berges du cratère, ainsi qu’à Charbonnières-les -Vieilles et Manzat, les villages alentours. Tout commence par un corps découvert par un pêcheur… d’autres morts suivront. Et il y cette autre énigme, qu’il veut résoudre seul. Les drames qui se sont déroulés trois siècles plus tôt sur les mêmes lieux occupent son esprit, depuis qu’il a vu ce portrait envoûtant … Mystères et crimes dans le parc des volcans d’Auvergne dans ce nouvel épisode des « Enquêtes de Lagarde et de Sven ».

  • HACK Josie : Randonnées meurtrières en Auvergne. 1 vol. br, 181 p, éd. du Chardon, 14,80 €.

►Randonnées meurtrières en Auvergne… La nature auvergnate se pare de ses couleurs d’automne et le commissaire Lagarde songe à s’adonner au sport de la randonnée. Mais c’est un meurtre et non une balade de détente qui va le conduire sur les sentiers balisés en compagnie de son adjoint, Sven. Le corps d’un homme sauvagement assassiné est retrouvé au bord du mystérieux lac Pavin. Comme à son habitude, Lagarde s’implique à fond dans son enquête, au risque de raviver de vieilles blessures, car la victime n’est pas un inconnu. Sven doit également faire face à quelques turbulences dans sa vie de père de famille, ce qui lui provoquera des états d’âme pas très professionnels. De Besse-en-Chandesse au Rez-de-Sol, le commissaire Lagarde et Sven s’efforcent à dénouer les fils d’une sombre machination.  Josiane Hack est née en 1958 au Luxembourg. Secrétaire trilingue de formation, amoureuse de la lecture et la musique. Elle s’est installée en France en 1978. L’idée de se consacrer à l’écriture l’attire de plus en plus et elle choisit l’écriture de romans policiers. Premier ouvrage écrit en 2013  « Blues Mortel », est suivi par “Les jeux funestes de Tomcat »,“ Le Bar de L’Elfe” en 2014. “ Enquête au Gour de Tazenat” parait en 2015 et obtient le troisième prix du salon littéraire de Combronde « Le Noël des romanciers d’Auvergne ». « Randonnées meurtrières en Auvergne », achevé en 2015 s’est vu récompensé par le premier prix du jury du salon « Des Plumes chez la Belette » 2016 à Ebreuil.

  • HACK Josie : De Souvigny à Chouvigny. Lagarde enquête.1 vol. br, 239 p, éd. du Chardon, 15,10 €.

Le soleil brille généreusement sur la région Auvergne et le commissaire Lagarde prépare ses vacances bien méritées. Au moment où il se décide enfin à aller rejoindre sa compagne en Norvège, un meurtre annule ses projets de voyage. Le village pittoresque de Chouvigny et ses gorges sauvages sont, cette fois, le théâtre du crime. Chose étrange, Lagarde avait éprouvé quelques sombres pressentiments en apercevant la jeune victime quelques jours plus tôt. Elle était alors pleine de vie, séduisante et suscitait désir et jalousie parmi ceux qui l’entouraient Disparition et meurtres sous un soleil assassin. Lagarde, aidé par son fidèle adjoint Sven, sacrifiera ses vacances pour se livrer à la chasse au meurtrier.

  • JUDENNE Roger : Le silence des rives. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,90 €.

Autour d’elle, un silence épais a remplacé le vacarme assourdissant des obus allemands et des cris de panique. Toinette lance alors un appel au ciel :  » Papou ! Papou !  » Mais Papou est resté sur l’autre rive, inatteignable à cause du pont rompu. Sans rien saisir au tragique de la situation, Toinette s’accroche au couple qui vient de lui sauver la vie. Mais dans le tumulte du bombardement, celui-ci ne s’est pas aperçu que la petite était différente… Roger Judenne est né dans une famille d’origine rurale. Son enfance se déroule au contact de la nature et des paysages. « Le silence des rives » a fait l’objet d’une première édition en 2010.

  • LAPORTE Gilles : Des fleurs à l’encre violette. 1 vol. br, 480 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,95 €.

Deux familles que rien ne prédisposait à se rencontrer – l’une notable et traditionaliste, l’autre modeste et progressiste – s’unissent bon gré mal gré par le mariage de leurs enfants Rose-Victoire Dieudonné et Aimé Delhuis. Les deux fils du couple, Victor et Clément, suivront deux trajectoires et deux engagements différents. Dans la lignée des Dieudonné, Victor épouse une aristocrate et affiche un certain mépris à l’égard des siens tandis que Clément entre à l’Ecole normale d’instituteurs où, comme tous ses condisciples, il étudiera le violon. Gazé en 1915, il est évacué à Vittel où il rencontre sa future femme, Mathilde, normalienne elle aussi. Ensemble, ils prennent, dès la fin de la guerre, leurs fonctions et s’engagent avec passion pour la laïcité et l’éducation. Clément, les poumons rongés par l’ypérite, mourra en léguant à son jeune fils son amour de l’enseignement, de la musique et l’engagement dans la franc-maçonnerie que lui a transmis le maître luthier avec qui il avait entrepris la fabrication de son propre violon.

• LÉONARD Alain: Enfants de la liberté. 1 vol. br, 385 p, éd. de Borée,  coll. Vents d’histoire, 19,90 €.

► 1783. La vie est rude pour ceux qui cultivent la terre, tributaires du climat, des mauvaises récoltes et accablés d’impôts. Catherine, fille du puisatier du village, se voit forcée de quitter sa famille acculée à la misère, et d’entrer au service des nobles locaux, les Saint-Val. Elle suivra ses maîtres à Paris où la colère populaire, qu’attisent la faim et des décennies d’injustices, sera à l’origine des événements de 1789 qui conduiront à des changements radicaux dans la société française. Du statut de femme de chambre, puis de fugitive à celui d’héroïne de la Bastille, Catherine, jeune fille au caractère entier et rebelle, connaîtra un destin hors du commun. A travers son épopée, entre joies, peines et amours, c’est un pan de la Révolution française et de la société du XVIIIe siècle qui nous est dévoilé. Après une carrière militaire en France et à l’étranger, Alain Léonard est actuellement infirmier dans un hôpital clermontois. À 52 ans, il débute l’écriture avec ce premier ouvrage dans lequel se mêlent histoire de France et souffle romanesque. Depuis 2006, il collabore au quotidien La Montagne en tant que correspondant local de presse.

• LHOSTE Bernard: La clé du tiroir. 1 vol. br, 300 p, éd. La Clé du Chemin (Craponne-sur-Arzon), 19 €.

►À Lacombe, joli nid d’aigle dans la montagne de Bas-en-Basset, Anselme et Victorine ont toujours beaucoup de plaisir à accueillir leurs petits-enfants aux beaux jours. Surtout Xavier et Marina, dont l’affection et la complicité réciproques muteront vers une relation amoureuse sans que quiconque (et pas même eux) n’y prenne garde. En agitant l’épouvantail des risques liés à la consanguinité, les parents respectifs des deux adolescents vont mettre le holà à cette idylle naissante. De leur côté, les grands-parents voient cela avec beaucoup plus de philosophie, de compréhension et de bienveillance.  Hélas, Anselme, quelques mois après la mort de son épouse, est victime d’un accident. Il aura toutefois le temps de murmurer à son petit-fils un énigmatique message : “ Toi… toi, Xavier… la clé… du tiroir… dans le… pour toi… pour toi… et Mari”… Il faudra aller jusqu’en Bourgogne pour en percer le mystère.

  • MALROUX Antonin : L’espoir de belles aurores. 1 vol. br, 350 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

Janvier 1960, Gatien, un maçon, quitte son hameau du Cantal pour rejoindre son régiment en Algérie. Il laisse derrière lui Émilienne, dix-sept ans, fille d’agriculteurs aisés, qui a juré de l’épouser à son retour. En Algérie, c’est l’escalade de la violence. La famille de Gatien est inquiète mais les premières lettres du garçon sont rassurantes. Quant aux parents d’Émilienne, ils ignorent la liaison entre les deux jeunes gens mais leur abondante correspondance éveille leur attention.  Et puis soudain, Gatien ne reçoit plus de nouvelles, comme si un drame s’était produit…Né en 1942 dans le Cantal, Antonin Malroux a d’abord suivi  un apprentissage de tailleur d’habits, avant de s’orienter vers le commerce. Parallèlement, il a commencé à écrire des romans. Il est aujourd’hui membre correspondant de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand.

  • MAXIMY Hubert de : Olympe. 1 vol. br, 432 p, éd. Feryane, coll. Livres en gros caractères, 23 €.

En 1793, au Puy-en-Velay, Olympe, veuve du tanneur Chambeyrac, est la proie de deux hommes qui cherchent à la déposséder de ses biens, mais aussi de ses droits. Prête à tout pour ses enfants, Olympe va déployer l’énergie de son puissant tempérament et son irrésistible séduction. L’an II. La Terreur. Un accident de chasse débarrasse Olympe de son barbon de mari et la propulse à la tête de la tannerie familiale. A vingt-huit ans, elle doit affronter l’avidité de la bourgeoisie locale prête à tout pour faire main basse sur son patrimoine. Aidée d’un avocat retors et d’un notaire amoureux, mais aussi de deux gamins dont son fils aîné, Olympe est bien décidée à en découdre pour préserver l’avenir de ses quatre enfants. A ses côtés, ses anciennes compagnes de couvent : Anaïs, la boiteuse, et Euphrasie, l’aristocrate déchue. Toutes trois vont spéculer sans vergogne sur les biens nationaux, mettant à mal les intérêts des plus puissants. En place de la fortune, n’est-ce pas la prison, voire la guillotine, qui attend nos aventurières ?

• MÉLIS Frédéric: Pensées burlesques et saugrenues. 1 vol. br,  éd. du Volcan, 8,60 €.

► C’est un vagabondage littéraire et malicieux que nous vous proposons de découvrir à travers ces textes. Une promenade polysémique semblable à la cueillette de fruits sauvages où se sont mêlés quelques chiasmes. Presque crédibles, les définitions se composent de mots aux sonorités qui peuvent prêter à confusion ! Plus qu’une lecture linéaire, nous vous invitons à « picorer  » ces définitions, pensées, citations, interrogations, aussi burlesques que saugrenues voire farfelues. Les sujets abordés sont divers, ils abordent certains phénomènes de société, scientifiques, humains, anecdotiques, des situations et des dialogues incongrus. Autant de sujets qui ont traversé la « tête » de l’auteur. Plus qu’une lecture linéaire, c’est une invitation à picorer des définitions, pensées, citations, interrogations, aussi burlesques que saugrenues voir farfelues. Les sujets abordés sont divers, ils abordent certains phénomènes de société, scientifiques, humains, anecdotiques, des situations et des dialogues incongrus. Autant de sujets qui ont traversé « l’esprit » de l’auteur (rien de spirituel là-dedans). La succession de ces pensées, est le résultat d’une écriture spontanée ou distillée, plutôt gentilles, jamais crue ou vulgaire (enfin nous l’espérons). Presque crédibles, les définitions se composent de mots aux sonorités qui peuvent prêter à confusion (elle nous le rendra). Les pensées apparaissent comme elles sont apparues, au fil de l’eau ou du vin ou du café ou du jus de pomme, c’est au choix. Elles ne sont ni classées ni par genres ni par types, ici il n’y a rien d’académique !

• MÉLIS Frédéric: Semchen, le semeur de cheminées. 1 vol. br, illustrations, éd. du Volcan, 14,50 €.

edv_semchem_couvp1_mlTout commence par la lecture d’une étrange histoire racontée par un maître d’école à ses élèves…Elle va faire naître chez le jeune  héros, Semchen, une drôle d’idée. Parviendra-t-il à la réaliser ? Après un long parcours dans les arts graphiques, auteur de livres sur la gestion de la couleur et le traitement des images numériques, ainsi que de nombreux articles dans la presse spécialisée; Illustrateur avec plusieurs expositions à son actif, Il se consacre aujourd’hui à l’écriture et à l’illustration. Ses travaux d’écritures et ses réalisations sont principalement destinés à la littérature jeunesse notamment « Semchem le semeur de cheminées », un conte pour enfants.… Mais pas que !

• PALACH Jean-Marie: Sabre d’or, les aventures de Loïc, le corsaire. 1 vol. 176 p, br, éd.  du Volcan, 12 €.

EdV_Sabre_dor_1couv_Nouveaute►En l’an de grâce 1711, deux vaisseaux de la Royale s’apprêtent à mouiller dans le port de Saint-Malo de l’Isle, avant de rejoindre le reste de la flotte ancrée dans la rade de Brest. Parce qu’il s’est approché de trop près des navires de guerre, un adolescent, Loïc, est arrêté, accusé d’espionnage et condamné à l’exil par le prévôt. Sa peine est annulée in extremis par l’amiral Duguay-Trouin, commandant en chef de la flotte du roi. Il se retrouve enrôlé comme mousse sur la frégate L’Invincible que dirige Jean Doublet. Grand Timon, son fidèle second, devient le tuteur du jeune marin. Le destin de Loïc changera au fil des aventures qu’il vivra. Il devra s’affirmer et s’imposer par des actes héroïques, mais aussi par sa clairvoyance et sa sensibilité. Au cours de ce voyage initiatique, il rencontrera Simon le barbier, un chirurgien sinistre, Clément l’indiscret, Amalia la belle Lisboète et bien d’autres personnages. L’auteur a su retranscrire avec beaucoup de détails le climat politique de l’époque, l’ambiance à bord d’une frégate, le rôle des marins et leurs faits de bravoure. Plusieurs personnages ont une place prépondérante dans ce récit. Ils nous offrent une palette de sentiments propre à un beau roman d’aventures où se télescopent la violence, la trahison, la découverte et l’amour.

• PALET Marie de: Le valet de pique. 1 vol. br, 390 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits de terroir, 20,90 €.

►Parti à la recherche d’un ancien château pour rendre service à son cousin André, Damien se demande bien pourquoi il a accepté d’aller se perdre sur ces petites routes sinueuses de campagne ; d’autant que, pour faire plaisir à sa grand-mère, il a promis de se rendre dans le village d’où est originaire sa famille. C’est là qu’il rencontre Valentin, un retraité à la fois bourru et attachant, qui s’avère être un cousin. Alors que Damien s’apprête à repartir, sa voiture tombe en panne, et le voilà contraint de passer quelques nuits sur place. C’est le début d’une grande amitié entre les deux hommes. Au fil du temps, Damien va en apprendre un peu plus sur l’histoire de Valentin, mais un mystère demeure : pourquoi le surnomme-t-on le « Valet de pique » ?

PARAILLOUS Alain : Le bois des serments. 1 vol. br, 350 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Après plusieurs mois à suivre Napoléon dans ses conquêtes, la dernière défaite à Waterloo décide Aurélien à regagner le domicile familial, dans l’espoir de retrouver Sylvette, sa promise. A peine est-il arrivé que son père décède. Aurélien reprend les terres paternelles bien peu fertiles, avec l’idée de développer une nouvelle activité : l’industrie des bouchons de liège connaît un véritable essor. Renseignements pris, il s’associe à Alexandre Ducomet, la cinquantaine, riche marchand de bois, et nouvel époux de Sylvette. Les surprises, qui émailleront le destin d’Aurélien, ne font que commencer… Profondément attaché à la ruralité et à ses valeurs, Alain Paraillous a exprimé cette fidélité dans deux livres de souvenirs, « Le Chemin des Cablacères » et « Les Collines de Canteloube », puis dans un roman, « Les Peupliers du désert ». Son savoureux « Dictionnaire drolatique du parler gascon » est un succès de librairie. Mais c’est surtout son film « L’Occitanienne ou le dernier amour de Chateaubriand » qui a contribué à le faire connaître d’un très large public en 2008.

  • PLUCHARD Mireille : Les sentes buissonnières. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée, coll. Les essentiels, 15,50 €.

En 1880, Aurélie, fille d’un garde forestier, est la cinquième d’une fratrie de sept enfants. Vaillante et déterminée, elle s’applique à l’école pour sortir de son milieu et obtient brillamment son certificat d’études, puis son brevet. Quand son père, endetté, doit sacrifier ses études, Aurélie part travailler à la filature mais elle n’a pas l’intention d’abandonner son rêve… Mireille Pluchard est tombée dans l’écriture tout naturellement lors de ses recherches généalogiques. Est née alors une trilogie, La Saga des Teissier, narrant la vie de sept générations de ses ancêtres. Passionnée d’Histoire et d’histoires, Mireille Pluchard brosse les portraits de personnages toujours attachants et sait entraîner le lecteur dans l’intrigue. Ses romans Le Petit Bâtard et Le Puits Sans-Nom parus aux éditions de l’Écir en 2008 et 2010 ont connu un vif succès.

• RICROS André: 16 morts pour un barrage. Roman policier. 1 vol. br, 176 p, éd. de la Flandonnière, 16 €.

La cupidité a ses raisons que la raison ignore...Alexandre est un paysan attaché à ses terres, sur les hauteurs de la vallée. Il a refusé tous les ponts d’or que le maire lui a offerts pour qu’il accepte d’abandonner son domaine et permettre ainsi l’édification d’un barrage qui rapportera énormément d’argent à la commune. Désormais, tous les moyens sont bons pour qu’Alexandre cède. Même les plus inavouables…Au-delà de l’intrigue policière, un tableau sans concession des pires noirceurs de l’âme humaine. André Ricros est né en 1953 et a vécu son enfance dans le sud de la Châtaigneraie cantalienne. L’essentiel de sa vie professionnelle fut consacré aux arts de l’oralité. En 1985, il créa l’Agence des Musiques des Territoires en Auvergne qu’il quittera en 2015. Depuis, sa vie est centrée sur l’écriture et des activités artistiques dans le cadre de la Compagnie l’Auvergne Imaginée qu’il codirige. Il a publié de nombreux ouvrages dont « Bouscatel – Le Roman d’un cabrettaïre » qui a reçu le prix de l’académie Charles Cros.

  • ROCHE Florence :Les fruits de la liberté. 1 vol. br, 304 p, éd. de Borée, coll.Les essentiels, 14,50 €.

► Flavie, est une jeune paysanne qui travaille durement dans la ferme de son père. La nuit, elle s’instruit en secret auprès d’un vieil oncle jésuite pour lequel elle éprouve une grande affection. En 1870,1’année de ses vingt ans, Flavie tombe amoureuse d’un jeune ouvrier agricole, Léon, mais cet amour est impossible car elle est elle-même promise à un paysan fortuné du village. Elle décide alors de fuir à Paris. Elle trouve refuge à Montmartre au moment où éclate la révolte de la Commune et fait la rencontre de Clairvoix, un peintre insurgé, de Blanche, chanteuse de cabaret, de Nonette, ouvrière, de Patronne, aubergiste, et de bien d’autres personnages. De part et d’autre des barricades, les destins se croisent entre amours et chagrins, espoirs et désillusions. Flavie assiste en témoin à ces bouleversements mais son cœur est partagé entre Clairvoix, qui se bat pour le peuple de Paris et Léon, qui a fait carrière dans l’armée et s’oppose aux insurgés. Qu’adviendra-t-il ? De retour au pays, la jeune femme trouvera-t-elle la force de braver le destin et de cueillir enfin les fruits de la liberté ?

• ROSSET Jean : L’Aube de la Liberté. 1 vol. br, 540 p,  éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,10 €.

1943. Le collège parisien de Jean-Luc est réquisitionné par l’occupant et le jeune homme doit regagner le domicile parental. Là, il constate avec dépit que son père, notaire et maire du village, loge sous son toit le chef de l’unité allemande en place. C’en est trop ! Il accepte l’invitation de son oncle Léon, auquel il voue une grande admiration, à l’aider dans sa scierie, le lieu de ses vacances d’enfant. Mais Jean-Luc va surtout y découvrir les heures éprouvantes de la guerre en s’engageant aux côtés de son oncle qui se révèle être le chef d’un maquis. Après une carrière de cadre de direction dans la sidérurgie, Jean Rosset s’est reconvertit dans l’écriture. On lui doit notamment le best-seller « Les Porteurs de terre », republié dans la collection « Terre de poche » aux éditions de Borée.

• SOMBRUN-TESNIÈRE Martine: Le goût de la gentiane.  Illustrations de Gaëlle et Léo Dangles. 1 vol. br, 240 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

► Non loin du Mont-Dore, aux abords du buron du Capucin, un meneur de chiens nordiques, amoureux des neiges glacées, et une famille de vacanciers désireuse de profiter de ses congés d’hiver, se trouvent soudain en face d’inquiétants personnages…Entre courses en traîneaux, balades à skis, entre moments chaleureux et épisodes haletants, l’auteur entraîne  ses lecteurs dans les neiges auvergnates, avec une multitude de personnages attachants ou menaçants… Partageant son temps entre son Périgord natal et l’Auvergne, Martine Sombrun-Tesnière, après avoir fait carrière dans l’éducation nationale, s’adonne désormais à sa passion de l’écriture. Elle a déjà publié plusieurs recueils de souvenirs d’enfance, de récits animaliers et de nouvelles pleines d’humour, ainsi qu’un roman mystérieux, « La maison aux deux visages ». 

  • SORDELLI Jean-Claude : La dernière saison. Livres en gros caractères. 1 vol. br, éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Passaget, petit village dans le nord du Cantal, dans les premières années du XXe siècle. Le temps est rythmé par les saisons, les travaux des champs, les fêtes, les naissances et les morts. Marie a épousé un ami d’enfance, Victor. La noce est belle mais le mariage incertain, le mari infidèle et violent. C’est lui qui est choisi par l’étrange châtelain du village pour diriger l’équipe qui va déboiser la forêt et lui arracher son antique secret : selon une très vieille légende, une ville magnifique a existé là où il ne reste plus qu’une montagne boisée. Soudain la guerre éclate, et pourtant Éloi, le vieil ermite, avait prévenu : « Le jour où les boeufs laboureront la montagne, ce jour-là, le canon montera de l’autre côté… ». Un roman puissant dans cette région d’Auvergne, dont les hommes et la terre ressuscitent nos racines chères à nos coeurs. Jean-Claude Sordelli a été professeur de Français dans différents collèges pendant près de 40 ans. Il vit à Saint-Paul-des-Landes (Cantal) et évoque sa jeunesse dans plusieurs romans, lorsqu’il était placé en famille d’accueil. Il fut parmi les premiers, avec L’Écorce ou Soleil haut, à réinstaller le roman du terroir dans notre littérature.

• TOURNAIRE Éric: Le dragon de Saint-Georges. Roman policier. 1 vol. br, 128 p, éd. de la Flandonnière, 14 €.

« L’homme courait. Depuis ce qui lui semblait une éternité, filant à travers les futaies, le souffle de plus en plus rauque. Si seulement il n’avait pas lâché son fusil ! La fatigue  commençait à le gagner, malgré la panique qui lui donnait  des ailes, et le lourd piétinement derrière lui, qui se  rapprochait, se rapprochait… ». La deuxième enquête du gendarme de Bellerive-sur-Allier vous entraîne le lecteur  du Maroc à la Guyane à la vitesse d’un cheval au galop, en une trépidante fantasia. Né en 1958 à Casablanca, Eric Tournaire taquine régulièrement l’onirique et le documentaire à travers carnets de voyages, bandes dessinées et livres jeunesse. Il signe là son deuxième roman, issu de l’histoire de son hameau et de sa fertile imagination, volet n°2 d’une trilogie poético-policière et régionaliste.

  • VALETTE Patrice : Une saga historique haletante au cœur de l’Auvergne : Tome 1: Le secret du château de Fraisac1 vol. br, 270 p, éd. City – Terre d’histoire, 17,90 €.

Septembre 1855, la foire du village de Saint-Anthème rassemble tout ce que le Forez compte de scieurs et d’ouvriers du bois. Parmi les hommes qui cherchent du travail, Joseph Matheron reçoit une offre du châtelain de Fraisac. La proposition d’embauche, très généreuse, intrigue Joseph qui se méfie mais ne peut pas refuser.  Au château, le mystère s’épaissit encore. Pourquoi les riches propriétaires ont-ils fait appel à lui ? Que cachent-ils ? Et pourquoi est-il autant désorienté par la mystérieuse fille du maître de maison ? Lui, le loup solitaire qui ne croit en rien et ne compte sur personne, s’attache aussi, contre toute attente, à une pauvre fillette qui vit aux abords de la propriété. Dans ce fascinant et rude pays d’Auvergne, Joseph va devoir surmonter tous les coups du destin et vivre une aventure qui va radicalement transformer sa vie.

  • VALETTE Patrice : Une saga historique haletante au cœur de l’Auvergne. Tome 2. Les ombres du Bois Saint-Martin. 1 vol. br, 270 p, éd. City – Terre d’histoire, 17,90 €.

Milieu du XIXe siècle, en Auvergne. Joseph Matheron, scieur de bois, trouve un nouvel emploi à des dizaines de kilomètres de chez lui, loin de celle qu’il aime. Mais, peu de temps après son arrivée, la fille du propriétaire du bois dans lequel il travaille désormais est assassinée dans des conditions particulièrement sordides. Or Joseph est le dernier à l’avoir rencontrée… Aux yeux d’une police pervertie et d’une justice arbitraire, il est le coupable idéal. La condamnation sera expéditive et sans appel : ce qui attend désormais Joseph, c’est le bagne !Le bois Saint-Martin recèle décidément bien des ombres et des mystères… Pour gagner sa liberté, Joseph va devoir affronter de nouveaux périls et compter, plus que jamais, sur les siens. Patrice Valette est un jeune retraité. Passionné de livres, il s’est lancé dans l’écriture d’une saga sur le Forez et a déjà publié Le secret du château de Fraisac (Terre d’Histoires, 2016).

• WOUTERS Josette: La maison de Lou. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 18,90 €.

Promise à Alfred Dethys, futur hériter d’une riche famille possédant la plupart des terres du village, la jolie Lou hésite pourtant à se donner à lui. Lorsqu’en 1916 elle croise Alexander Van Driès, jeune architecte au service de l’armée belge, ses dernières hésitations s’envolent. C’est certain, elle n’épousera pas Alfred Dethys mais ce bel officier qui la demande en mariage. Malgré les menaces de son père, qui ne se résout pas à voir partir sa fille avec un inconnu, Lou va suivre l’homme qu’elle aime et prendre à bras-le-corps cette nouvelle vie qui l’attend. Une vie parfaitement heureuse, jusqu’au jour où la crise de 1929 fait voler en éclats toutes les belles promesses d’un avenir radieux.

◘ HISTOIRE

  • BARON Sylvie (sous la direction de) : Mémoires de nos villages : Neuvéglise, Pierrefort, Saint-Flour. Préface de Sylvie Baron. 1 vol. br, 380 p, éd. L’Écriteau éditions (Pont-du-Casse), 25 €.

Vous ! C’est vous, amis lecteurs, qui êtes le sujet de ce livre… Parce que ces textes (des poèmes, des récits, les portraits, des anecdotes) sont votre mémoire, notre mémoire commune, qu’ils nous parlent de chez nous, tel que nous vivions il n’y a pas si longtemps. Rassemblés autour de l’écrivain cantalien Sylvie Baron, les auteurs ont voulu faire vivre nos racines en interrogeant nos aînés pour qu’ils racontent leur univers d’autrefois : un monde si proche, et déjà si lointain, que l’on revisite ici avec tendresse et émotion.

• COUZELAS Vivien: Dans la tête d’un hooligan: Enquête Football et violence. Le témoignage d’un supporter. 1 vol. br, 320 éd. du Volcan,  19,90 €.

EdV_VC_Hooligan_Couverture_ombre_p1_Site_ml► Qu’est-ce que le hooliganisme ? Cet univers est finalement méconnu, et évoque chez la plupart d’entre nous un rejet. Et qu’est-ce qui peut bien motiver un passionné de football, fervent supporter de son club à jouir du football via le prisme de la violence ? Pourquoi les faits divers qui en découlent peuvent réveiller en nous une certaine curiosité, ou nous choquer ?  Vivien Couzelas nous explique pourquoi et comment une personne d’apparence proche de nous peut s’orienter vers cette trajectoire de vie. Il nous répond en rapportant les confessions de Théo, un hooligan anonyme, qui a bien voulu lui ouvrir les portes de son monde. Il s’est confié avec beaucoup de sincérité sur son parcours, son évolution et s’est fendu de nombreuses anecdotes et confessions savoureuses, saisissantes, « pour briser les idées reçues sur ce mouvement ». Parallèlement, l’auteur s’est appliqué à décrire l’historique du hooliganisme, de ses origines dans les années 1960 à aujourd’hui, aussi bien en France que dans les autres pays du monde, tout en dressant une description exhaustive des codes de ce milieu. Outre les dialogues avec Théo, un long travail d’enquête a été réalisé auprès de journalistes, consultants, sociologues et supporters du monde entier, qui ont apporté à l’auteur de multiples informations sur le hooliganisme. Ce voyage littéraire dépasse les questions sur le foot ou ses supporters, il soulève des questions psychologiques, sociologiques ou politiques, le résultat est aussi instructif que passionnant<

  • GUITTAUT  Pierric : La dévoreuse : Le Gévaudan sous le signe de la bête : 1764-1767. 1 vol. br, 336 p, illustrations n-b et couleur, éd. de Borée, 21,50 €.

► La Bête du Gévaudan n’est pas un mythe, et ses nombreuses victimes réclament mieux que le mauvais thriller auquel beaucoup la cantonnent. C’est partant de ce constat que l’auteur s’est lancé à sa poursuite il y a dix ans. Romancier remarqué pour ses polars ruraux, Pierric Guittaut est aussi chasseur et tireur à poudre noire, passionné d’Histoire et qualiticien certifié dans l’industrie aéronautique. Après plusieurs séjours en Margeride, l’auteur nous livre l’enquête la plus complète jamais réalisée sur le sujet : analyse intégrale du fonds d’archives, reconstitutions de tirs, comparaisons anatomiques. Tous les suspects sont passés en revue. Bousculant les idées préconçues, les conclusions de cette investigation sont inédites et nous permettent de nous réapproprier un pan entier de notre histoire rurale tombée dans l’oubli. En franchissant les frontières, le lecteur se retrouvera même lancé sur les traces d’un authentique spécimen de la Bête du Gévaudan, qui attendait depuis plusieurs décennies dans la discrétion d’un Musée de la Nature qu’on (re) découvre son illustre filiation. 250 ans après la fin de l’affaire de la Bête du Gévaudan, Pierric Guittaut nous livre enfin les clefs pour comprendre cette énigme qui n’en était pas une…

  • Histoire sociale Haute-Loire: Volume 8. 1 vol. br, 260 p, illustrations, éd. du Roure, 22 €.

► Pendant la guerre Civile espagnole (1936-1939) la France a dû accueillir près de 500 000 réfugiés qui se sont retrouvés dans des camps d’hébergement, comme celui de Langogne, présenté ici par Raymonde Prat. Malgré l’accueil mitigé qu’ils ont reçu, beaucoup ont choisi de rester dans notre pays et de s’y intégrer.  Quelques-uns, du fait de leur engagement militant aux côtés des Républicains, ont été l’objet d’une surveillance constante par les autorités françaises. Georges Chanon a retrouvé le dossier de neuf membres des Brigades internationales assignés à résidence à Alleyras.  La Deuxième Guerre mondiale a bouleversé la vie de millions de personnes. Jean-François Arnould poursuit sa chronique de la vie d’un quartier du Puy-en-Velay: voici le boulevard Carnot libéré. Après la guerre, vient le temps de la reconstruction. C’est à cette tâche qu’ont été astreints, de 1945 à 1948, plus de 3000  prisonniers allemands en Haute-Loire. Leur histoire est relatée par René Dupuy, d’abord au camp de Brioude où ils ont souffert de la faim et sont morts en grand nombre, puis sur les chantiers, dans les mines, les usines et les fermes. L’évolution des relations de l’homme avec son environnement intéresse aussi l’histoire sociale. Maryse Tort, botaniste universitaire reconnue, étudie la perception des zones humides, les tourbières, du XIXe siècle à nos jours. Militant écologiste, Martin Arnould relate les épisodes de la mobilisation qui mit en échec le projet de barrage à Serre de la Fare. Michel Rondet (1841-1908) passa l’essentiel de sa vie de mineur et de militant dans la Loire mais il a vécu six ans en Haute-Loire où il est mort. Raymond Vacheron présente ce précurseur du syndicalisme. Avec sa brève histoire de l’hôpital d’Aiguilhe, Romain Guilloux, fait revivre cet établissement créé sous Adhémar de Monteil au XIe siècle, ce qui en fait un des plus anciens hôpitaux construits en France, et qui perdura jusque vers 1700.

  • LANGLOIS Denis : La politique expliquée aux enfants (et aux autres). 1 vol. br, 140 p, illustrations de Plantu, éd. SCUP, 7 €

Le livre « La Politique expliquée aux enfants (et aux autres)», illustré par Plantu et dont la toute première édition remonte à 1983, était devenu introuvable. En cette année 2017 très politique, Denis Langlois a décidé de le remettre à jour et de l’offrir gratuitement aux lecteurs. On pourra trouver le texte en intégralité, avec les illustrations sur le site La politique expliquée aux enfants. Depuis le 20 février 2017, il est également possible de se procurer la version papier du livre. Un libraire-éditeur militant, les éditions SCUP, a pris l’initiative de proposer le livre à un prix modique. Né en 1940, Denis Langlois réside à Chamalières, après avoir vécu durant plusieurs années en Haute-Loire. Il a été avocat au Barreau de Paris de 1968 à 1993 et il s’est spécialisé dans les grandes affaires pénales, notamment en défendant la famille Seznec dans ses demandes de  réhabilitation de Guillaume Seznec. Il est par ailleurs l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages.

  • LEFEBVRE Thierry, RAYNAL Cécile: Jules Mathivat, pharmacien minéralier à Châtel-Guyon. Réimpression en fac-similé. 1 vol. br, 66 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €

► Peu après la guerre de 1870, afin de contrer la concurrence des stations thermales allemandes, le médecin parisien Adolphe Gubler attribua à chaque eau minérale française des vertus thérapeutiques spécifiques. Dès lors, Châtel-Guyon, modeste bourgade du Puy-de-Dôme, se spécialisa dans le traitement des troubles digestifs grâce à ses eaux capables de « purger sans douleur ». Au début du XXe siècle, Jules Mathivat, pharmacien saisonnier qui exerçait l’hiver en région parisienne et pendant la saison thermale à Châtel-Guyon, décida d’exploiter une source et de concentrer ses sels minéraux pour obtenir des pastilles laxatives. Après quelques années de conflit avec la Société des eaux minérales de Châtel-Guyon (qui contrôlait 21 sources du village en 1900), il parvint à réaliser un forage en 1909. Il obtint ainsi une eau richement minéralisée qu’il baptisa naturellement « Source Mathivat »

• MOULIER Pierre, MOULIER Pascale: Le Cantal insolite. Nouvelle édition.  1 vol. br, 192 p, illustrations en couleur, éd. de la Flandonnière,  28 €.

Une femme-loup, un bras qui soigne la folie, un corbillard philosophe, un chapelle creusée dans un rocher ou dédiée au devoir de mémoire, d’étrange quilles de cheminées, un puits miraculeux puis maudit, une statue vénérée à Murat et à Chicago… le Cantal n’est pas avare en curiosités ! Par le biais de l’insolite, nous voici invités à pénétrer au cœur d’une Haute Auvergne secrète, sauvage  et mystérieuse, loin des sentiers balisés et des attractions rebattues. Une façon intimiste d’apprendre à connaître ce pays tout en montagnes et en recoins, rétif au regard superficiel et qui ne se livre qu’à ceux qui l’aiment. Auteurs d’une dizaine d’ouvrages consacrés au patrimoine auvergnat, tant prospecteurs de terrain que fouilleurs d’archives, Pierre et Pascale Moulier ont arpenté avec passion les montagnes, les villages et les moindres hameaux du département. Ils nous livrent ici un florilège de leurs plus belles découvertes. Pierre Moulier est professeur de philosophie et dirige la revue « Patrimoine en Haute-Auvergne », véritable encyclopédie évolutive du département. Pascale Moulier est archiviste du diocèse de Saint-Flour, spécialiste du patrimoine religieux cantalien et présidente de l’association Cantal Patrimoine.

• MOYÀ-FREIRE  Aurélia : Cahier d’exil d’une adolescente espagnole (1939-1943). Avant-propos, appareil critique et postface de Rose Duroux, Célia Keren et Danielle Corrado. 1 vol. br, 114 p, éd. Presses universitaires du Midi, coll. Hespérides, 14 €.

Aurélia Moyà vient d’avoir 14 ans quand elle et sa famille traversent la frontière franco-espagnole, le 1er février 1939. La guerre d’Espagne touche à sa fin, le camp républicain a perdu. Commence pour Aurélia une longue pérégrination, des Vosges jusqu’en Normandie. Pour surmonter ces bouleversements, elle a un allié : son cahier, dans lequel elle rédige, jour après jour, ses « mémoires ». Malgré les déplacements incessants, la guerre, l’occupation et le travail à l’usine ou aux champs, Aurélia se bat avec une langue qui n’est pas la sienne, le français, pour consigner les faits marquants de sa vie en France et de celle de sa famille, de février 1939 à l’été 1943.  À la suite de ce récit inédit, une postface analytique met en lumière l’originalité de ce texte et ses apports à notre connaissance de cette séquence fondamentale de l’histoire contemporaine. Cette source, échappée par hasard à la destruction promise le plus souvent aux écritures ordinaires de soi, nous donne accès à une expérience personnelle de la rupture brutale qu’a provoquée l’exode de 1939 pour des milliers de personnes. Elle témoigne des efforts d’une adolescente prise dans les aléas de l’histoire pour retrouver le contrôle de son destin. Rose Duroux,une des auteures de l’appareil critique et de la postface est  professeure émérite de l’université de  Clermont-Auvergne. Elle  a consacré plusieurs travaux aux enfances en guerre et aux récits d’exil.

  • PAGIS René : Dans la salle des pas perdus. 1 vol. br, 204 p, éd. de Borée, coll. Histoire Documents, 18,90 €.

Fils de fermiers , René Pagis devient gendarme, monte les échelons et intègre la magistrature. Il y exerce les fonctions de juge d’instruction, juge des enfants et procureur de la République. Cette carrière hors du commun a donné lieu à bon nombre de rencontres et d’anecdotes que l’auteur relate dans un récit de mémoires. L’auteur évoque dans l’avant propos son parcours professionnel avant de partager avec le lecteur différentes anecdotes et moments forts qu’il a vécu dans la gendarmerie et la magistrature. Bien écrit dans un style enjoué et empli d’humour, René Pagis donne un point de vue intéressant du métier d’officier de gendarmerie et de magistrat à la fin du XXe siècle. Il relate des anecdotes souvent humoristiques et des rencontres parfois cocasses avec des personnes célèbres :François Mitterrand, Gérard Depardieu, Claire Chazal.Il partage son expérience de procureur sur l’affaire Agnès Marin violée et tuée par le jeune Matthieu Moulinas, affaire qui a donné lieu à un documentaire TV et à un livre Parents à perpétuité.

• TOURREAU Alain : Notre-Dame-du-Port, Clermont-Ferrand : un parcours commenté en seize points de découverte. 1 vol. br, 96 p, illustrations, éd. de Borée, coll. Visites guidées, 14,90 €.

Une récente campagne de restauration a rendu à Notre-Dame-du-Port son aspect du XIIe siècle. Vu d’un belvédère, le chevet se caractérise par une parfaite lecture des éléments intérieurs et une construction pyramidale très élancée. Un remarquable portail sculpté, rare en Auvergne, orne le flanc Sud. L’intérieur est célèbre pour ses remarquables chapiteaux présentant l’histoire d’Adam et Ève et celle de Marie. Une statue miraculeuse de la Vierge à l’Enfant est conservée dans la crypte sur son autel d’origine. Alain Tourreau est assurément l’un de ceux qui connaissent le mieux Notre-Dame-du-Port. Guide-conférencier pendant dix ans au fil des mots, il en dévoile toute l’histoire.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

  • AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul : Auvergne 2017. 1 vol. br, 530 p, illustrations en couleur, cartes, plans, index, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit Futé – Guide de région, 9,95 €.

Terre d’histoire qui a toujours su garder son identité et sa culture, l’Auvergne méritait un guide précis, où seraient étudiés la région dans son ensemble, mais aussi les départements et les différents pays qui la composent. L’ouvrage s’organise autour de 3 points : une étude de la nature, des traditions et de la gastronomie auvergnates, abordée dans la rubrique »Invitation au voyage », une analyse ordonnée, « De lieux en lieux », des villes et des villages des différents départements, et enfin un catalogue pratique permettant aux visiteurs de préparer au mieux leur voyage et de se déplacer facilement en Auvergne.

• Balades nature dans les volcans d’Auvergne. Nouvelle édition. Illustrations de Jean Chevalier. 1 vol. br, 128 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Belles balades éditions (Marseille), coll. Balade nature, 13,90 €.

Une promenade sur un massif volcanique, du Puy de Dôme au Cantal. C’est la traversée d’une région qui ne peut se découvrir qu’au travers d’itinéraires dévoilant la richesse de sa faune et de sa flore. Ainsi, il est possible d’observer des cerfs, ou encore un mouflon, introduit récemment dans le massif. Après la découverte du puy de Sancy, pourquoi ne pas aller faire une promenade désaltérante… à Volvic ! Ce guide propose aux lecteurs de découvrir les volcans d’Auvergne. A travers 11 parcours, ils pourront  connaître les mystères de ces immenses cratères en passant par le sentier du Puy de Cros, le panorama de Nonette, le plateau de Gergovie, le circuit des oiseaux et d’autres endroits aux noms poétiques. Au fil des pages, on trouvera  des balades illustrées de cartes IGN, les plus beaux sites présentés par des naturalistes passionnés, ainsi qu’un  guide pour identifier et mieux connaître les animaux de la région.

  • Le chemin de Stevenson : GR 70 : plus de 10 jours de randonnée (6ème édition). 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b et couleur, cartes, index, éd. Fédération française de la randonnée –Chamina éditions, coll. Topo-guides GR, 16,20 €.

Il y a plus d’un siècle, le jeune écrivain Robert Louis Stevenson partait à pied à la découverte d’un pays inconnu en compagnie de l’ânesse Modestine, devenant ainsi le père de tous les randonneurs. Après son périple, il publiait son journal de route sous le titre « Voyage avec un âne à travers les Cévennes ». Nous vous convions à la découverte de l’intégralité du chemin de Stevenson, avec un départ du Puy-en-Velay et la visite de cette jolie ville. Cette randonnée itinérante de 14 jours sur le GR70 vous ravira tant par la variété des paysages du Massif central que par la qualité et la convivialité des hébergements que nous avons sélectionné. Le Chemin de Stevenson : les vastes plateaux volcaniques du Velay, les hautes terres rudes du Gévaudan, les croupes dénudées du mont Lozère, des crêtes et vallées de la Cévenne des Camisards… Autant de pays, autant de paysages et d’histoires ; une aventure sans cesse renouvelée au long des 252 kilomètres de ce périple dans les pas de Stevenson, où chaque jour « le voyage de demain vous emportera corps et âme vers quelque autre paroisse de l’infini ». (Des promenades à pied, R. L. Stevenson)

  • DESLAIS Pierre : L’Auvergne : Géographie curieuse et insolite. 1 vol. cart., 128 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France,14,90 €

Cet ouvrage propose une découverte de l’Auvergne et de sa géographie, en évoquant des faits incontournables ou méconnus de l’histoire régionale, souvent insolite.   Ses nombreuses illustrations, tirées des anciens manuels scolaires, rappellent l’époque de Paul Vidal de la Blache, le géographe qui fit suspendre les fameuses cartes murales dans toutes les classes primaires au début du siècle dernier. Toutes les informations, écrites par un géographe moderne, sont cependant actualisées, tordant parfois le cou aux idées reçues. L’ouvrage est divisé en quatre  parties : l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme. Géographe et historien de formation, Pierre Deslais est enseignant dans ces deux matières. Avec cet ouvrage, il vise à instruire le lecteur tout en l’amusant pour lui apprendre une multitude d’informations, le tout avec une lecture toujours distrayante.

  • DESLAIS Pierre : Mon Atlas Auvergne Rhône Alpes. Illustrations d’Amélie Clément. 1 vol. relié,  32 p, illustrations en couleur, éd. Ouest-France,12 €

Ouvrage à destination des enfants de 6-9 ans, cet atlas est constitué de douze cartes illustrées permettant de découvrir les spécialités, les monuments, les attractions et les traditions de la nouvelle  région Auvergne – Rhône – Alpes. Il comprend  une grande carte de France en introduction et  une  carte pour chacun des 11 départements, ainsi qu’une cinquantaine d’illustrations par département sur les loisirs, la culture, l’histoire, la faune et la flore, …  L’illustratrice de cet atlas, Amélie Clément, est l’auteure de l’album jeunesse « Colonie de Vacances » (Petite Plume de Carotte, 2012). Elle a illustré « Mon atlas Bretagne », « Mon cahier de jeux Bretagne » et « Mon atlas Provence-Alpes-Côte-d’Azur » publiés par les  Éditions Ouest-France.

Guide du Routard Grand Clermont. 1 vol. br, 128 p, illustrations, cartes, plans, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide  du routard France, 4,90 €.

La dynamique Clermont Ferrand est une destination incontournable pour les fans d’art avec sa formidable cathédrale en pierre de lave et sa basilique inscrite au Patrimoine mondial de L’Unesco. Située au pied de l’impressionnant Puy de Dôme, Clermont-Ferrand vous offre de belles échappées vers des paysages grandioses : du plateau de Gergovie et les côteaux du sud aux volcans de la chaîne des Puys, de la faille de Limagne aux contreforts du Livradois. Le guide comporte toutes les infos utiles pour découvrir le territoire, tous les bons plans pour profiter au maximum du séjour. Y figurent aussi  des adresses soigneusement sélectionnées sur le terrain , des anecdotes surprenantes et  des cartes avec les adresses positionnées.

  • Le pays de Craponne à pied : 16 promenades et randonnées. Nouvelle édition mise à jour. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Fédération française de la randonnée, Coll. Topo-guides PR, 9,70 €.

Situé au nord du département de la Haute-Loire, au cœur d’un vaste plateau granitique, le pays de Craponne est tout à fait remarquable par la diversité des paysages. Les herbages dominent l’espace agricole favorisant l’élevage bovin, principale activité des agriculteurs. Deux rivières, l’Ance et l’Arzon, serpentent au milieu de gorges profondes, paradis des pêcheurs de truites. C’est le pays du calme et de l’évasion, la pureté de l’air vous surprendra.

  • ROS Rémi : Le Cantal autrement . 1 vol. br, 211 p, illustrations en couleur, autoédition Rémi Ros (Montech),  21 €

► « Le Cantal autrement », est une invitation faire découvrir la région d’enfance de l’auteur. Rémi Ros, promeneur impénitent, fait la chasse aux lieux insolites et partage avec son lecteur ses découvertes les plus inattendues. À ceux qui se croient imbattables à propos des richesses de leur région, il démontre, images et textes à l’appui, qu’ils n’en ont rien vu ou si peu. Installés dans leurs habitudes, ils imaginent qu’ils connaissent les lieux où ils ont passé leur enfance, où ils se sont maintes fois rendus. Ce que leur propose l’auteur, c’est de renouer avec leur pays, de vivre une histoire d’amour commencée dès l’enfance. à ceux qui ne connaissent pas ce pays original et attachant, il offre le moyen de découvrir les richesses les plus secrètes du «plus grand massif volcanique d’Europe», «le seul département français à porter le nom de son fromage». Pour ce faire, Rémi Ros s’appuie sur une documentation multiforme : lectures, observation directe, et sur une iconographie aussi riche que variée.

• SEREIX Anthony, LABOURDETTE Jean-Paul, AUZIAS Dominique : Les chemins de Compostelle : la voie du Puy-en-Velay. Nouvelle édition. 1 vol. br, illustrations en couleur, cartes, plans, éd. Nouvelles éditions de l’Université, coll. Petit FutéThématique Guide, 9,95 €.

Le Petit Futé Chemins de Compostelle – Voie du Puy est un guide complet suivant la voie millénaire qui mène du Puy-en-Velay à Saint-Jean- Pied de Port. A travers les 29 étapes et les variantes d’un chemin parcourant la France, le Petit  Futé donne toutes les indications utiles aux pèlerins d’aujourd’hui pour cheminer en toute sérénité. Des indications uniques, comme le dénivelé de chaque étape, des indications pratiques, avec les hébergements de toutes les catégories (de l’accueil pèlerin aux chambres d’hôtes luxueuses), les monuments à voir et un «Journal de l’étape» qui retrace une journée de marche, ainsi que des indications insolites pour donner à chaque lecteur l’envie de partir sur ce chemin d’espoir et de lumière.

  • Volcan du Cantal : pays de Saint-Flour, Haute Auvergne : plus de 25 jours de randonnée. Nouvelle édition. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur, cartes, éd. Fédération française de la randonnée, coll. Topo-guides GR, 15,70 €.

Avec un diamètre d’environ 70 km, le massif cantalien est l’un des volcans les plus importants d’Europe. Pics, monts et planèzes ont peu à peu pris la place de l’énorme volcan des origines. Du plomb du Cantal ou du Puy Mary, vous prendrez toute la mesure de cette région quasi montagneuse, devenue un immense pâturage d’altitude. Plus à l’Est, perchée sur son promontoire de basalte, Saint-Flour garde au travers de son évêché et de sa cathédrale le souvenir jaloux de sa prospérité passée. Elle est la porte qui permet d’accéder aux sommets aplanis et parsemés d’énormes blocs de granit de la Margeride, aux gorges de la Truyère et au vaste plateau basaltique de la Planèze. L’ouvrage donne la description des sentiers balisés, entretenus, sécurisés et il est adapté à la randonnée de plusieurs jours, sac au dos. Il apporte aussi les informations pratiques indispensables pour préparer son itinéraire : les étapes, les  hébergements, les moyens d’accès…

◘ DIVERS

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• BORDES Gilbert: Le barrage. 1 vol. br, 320 p, éd. Presses de la Cité, 12 €.

► 2012, vallée de la Corrèze. Un projet de barrage vient troubler le paisible village de Saint-Geniez. Si les autorités espèrent redynamiser le pays en amenant de l’activité autour d’un immense lac de retenue, la création de l’ouvrage implique de noyer la moitié du bourg. Tandis que jeunes et vieux s’associent pour lutter contre l’engloutissement de leurs terres, de leurs maisons et de leur cimetière, Fabienne Marquet, une infirmière éprouvée par la vie, tombe sous le charme de François Belmas, l’ingénieur en charge des travaux… Mais Belmas est volage, Fabienne le sait : aucune femme n’a réussi à le retenir. Pourtant, comment combattre la force qui la pousse vers cet homme à qui rien ne résiste ?   Sans doute faudra-t-il des hasards et des erreurs, mais aussi l’intervention de Louise et Valentin, ses deux enfants, pour que la jeune femme reprenne goût à la vie et s’autorise enfin à vivre…

  • BORDES Gilbert : Chante rossignol. 1 vol. br, 290 p, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20,50 €.

L’histoire d’une solitude et d’un secret. Joseph, ivrogne invétéré, est un semeur d’embrouilles notoire dans son village de Corrèze. Personne ne connaît le secret qui l’a contraint à quitter sa fiancée Margot. Son amitié avec le petit Alexandre saura peut-être panser ses plaies… Un roman dédié aux humbles et aux oubliés. Il chantait bien, Joseph, tout le monde s’en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s’est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n’a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son coeur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu’il n’a jamais oubliée. Car Joseph, le m’as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie…

  • BRIEUC Michelle : La rancœur en héritage. 1 vol. br, 310 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

À la mort de son père, pour échapper au destin misérable qui lui est promis et ne pas se soumettre à la règle du droit d’aînesse, le jeune Pôl décide, le cœur serré, de quitter la ferme et d’aller gagner sa vie. Pourquoi ne pas rejoindre les Johnnies et, comme eux, tenter de faire fortune dans le commerce des oignons ? Bravant toutes ses peurs, Pôl entreprend cet apprentissage qui le conduit vers les côtes d’Angleterre. Long sillon, sur terre et sur mer, que cette route des oignons cultivés en Bretagne. Et bouleversante leçon de vie au rythme des saisons chaotiques. Mais le garçon rêveur s’endurcit. Et bientôt il ne craint plus d’affronter les obstacles qui vont faire de lui un homme et lui permettre, l’heure venue, de revenir sur sa terre de rancœur pour reprendre, de main de maître, les rênes de l’exploitation familiale.Un roman de terroir poignant qui nous plonge dans la Bretagne et l’Angleterre du 19e siècle.

  • BUISSON Nelly : Les Simples de la Saint-Jean. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Le temps s’écoule délicieusement dans ce village verdoyant et pittoresque. Mais un jour, d’insolites phénomènes récurrents se produisent, ravivant les vieilles croyances, les rumeurs, et des histoires qu’on croyait à jamais enterrées. D’abord indifférent, Antoine, le jeune instituteur commence à se moquer ouvertement de ces affaires d’un autre âge, d’autant plus que le maire décide de faire intervenir Noël, « le sorcier » connu dans toute la région. Par chance, la découverte d’une grotte préhistorique vient détourner l’agitation grandissante et faire oublier momentanément les esprits facétieux. Seulement, dès sa première visite, Marc Caillaud, le talentueux archéologue dépêché sur le site, est confronté à une situation des plus étranges qu’il n’a connue sur aucun chantier de fouilles. Dès lors, les événements s’enchaînent, les langues se délient, les yeux tombent sur de si curieuses choses qu’il faudra en référer à la gendarmerie. Pourtant rien n’empêchera les amitiés de se nouer ni l’amour de triompher de tous les mystères. Une palpitante histoire où le désir, la fantaisie et la toute puissance de fraternité réconcilient avec la vie ! Institutrice à la retraite, Nelly Buisson vit à Saint-Martin de Fressengeas en Périgord Vert. Elle s’est prise au jeu de l’écriture, motivée par le succès qu’a rencontré son premier roman, » La Maison au bout du village ». Elle écrit comme elle peint, c’est-à-dire, par petites touches successives, qui avec le recul, donneront une histoire captivante et intrigante. Elle puise son inspiration romanesque dans toutes les histoires que ses grands-parents lui racontaient mais aussi, plus simplement, dans l’observation assidue de la vie et du quotidien des gens qui l’entourent !

  • CAMILLERI Robert : Le bon inspecteur Parianov. 1 vol. br, 224 p, éd. du Panthéon, 16,80 €.

Ce roman policier moderne qui allie à la fois le fictif et le vrai, l’historique et le présent, est attachant par son style et son suspense. Le lecteur s’identifie aux qualités et aux valeurs du personnage principal le bon inspecteur Parianov. L’auteur  met en scène une ambiguë affaire de meurtre dans le Cantal, département si cher à l’inspecteur et d’habitude si paisible. Un homme Fernand Faraud, un ancien maquisard résistant, qui avait fait ses preuves durant la guerre 1939-45, est retrouvé sauvagement assassiné. Peu d’indices, et pourtant une importante organisation semble à l’origine du crime. Cette affaire touche, à l’échelle mondiale, les domaines scientifique, technologique, de communication et gouvernemental.

  • DEMARS Michel : L’enfant de l’Angelière. 1 vol. br, 306 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Qui a bien pu racheter l’Angelière, cette maison de maître construite à l’écart, contre laquelle le panneau  » A vendre  » battait au vent depuis des lustres ? La question met toute la bourgade de Loriol en émoi et dénoue les langues. L’Angelière ne fut-elle pas jadis marquée par un sinistre destin ? Appelés sur place, le médecin et l’instituteur lèvent le voile : les nouveaux propriétaires ont un enfant atteint d’une grave maladie qui déforme son visage et doit être protégé des regards insistants et de la curiosité. C’est pour cela qu’ils ont choisi l’Angelière et viennent, à grands frais, de la restaurer. Mais les chasseurs qui, pour cause de tranquillité, se voient interdire l’accès au domaine ne l’entendent pas de cette oreille et l’approche des élections échauffe peu à peu les esprits. Bientôt, deux clans s’affrontent : d’un côté, celui du maire sortant et de l’instituteur séduit par l’intelligence et la sociabilité du petit infirme, de l’autre celui des chasseurs sous la conduite du coléreux Devaud. Lequel s’emporte et commet des exactions qui se retournent contre lui dans les urnes. Le jour du 14 juillet, alors que le village se retrouve pour la fête, un terrible orage éclate. Et, comme si les fantômes du passé revenaient soudain, l’Angelière est la proie des flammes…

 GASPARINI Robert: Les sanglots de l’été.  1 vol. br, 222 p, éd. de la Veytizou, 18 €.

Dans les années 1960, deux étudiants français, Claude et Jean-Pierre, découvrent l’Espagne, alors sous la dictature de Franco, à travers une petite ville d’Estrémadure. Sous le soleil ardent des étés de la péninsule ibérique, des liens d’amitié et d’amour se tissent au fil des années. Seulement voilà, il suffira d’une légère brise pour raviver les braises des la discorde, héritage douloureux de la Grande guerre… Robert Gaspérini, professeur agrégé d’espagnol, après voir enseigné à des générations de Brivistes, a entamé une carrière d’écrivain avec « La magie du Canal des moines ». « Les sanglots de l’été » est  son second roman.

• LOUTY Pierre: Adrien de la Combe aux loups. 1 vol. br, 316 p, éd. de la Veytizou, 20 €.

Noël 1898…À l’heure où Martin Nadaud, le plus célèbre des maçons creusois s’éteignait, un enfant venait au monde. Prénommé Adrien, il fréquente l’école de Soubrebost, découvre les carrières de granit du Compeix, les cascades d’Augerolles. À vingt ans,  désemparé, il quitte sa terre natale pour devenir charbonnier, à la lisière de la Grésigné, avant de rejoindre le chantier de restauration de la cathédrale d’Albi. En 1936, il s’établit à la Garette et sauve le Marais poitevin de l’oubli. C’est là qu’il croise Ernest Pérochon, instituteur et écrivain,  Edmond Proust, également  instituteur et syndicaliste, mais il y rencontrera aussi les soldats allemands de l’armée d’occupation.  Rejoignant la Résistance, il devient chef départemental du maquis corrézien et, à la libération, il s’installe aux abords du Chédal, là où il avait construit sa cabane.  Puis viendra le temps des lilas, synonyme pour lui de jours heureux en famille, non loin du Pont Saint-Martial, dans la cité des porcelainiers. Un parcours exemplaire d’un maçon de la Creuse devenu chef des Maquis corréziens et, enfin, le maître du Temps et de l’Eau… Pierre Louty, après avoir été instituteur et conseiller pédagogique,  a fondé les éditions de la Veytizou, il y plus d’un quart de siècle. Il  a publié plusieurs romans, des livres de souvenirs, ainsi que des ouvrages d’histoire, notamment sur la 2ème guerre mondiale et la Résistance en Limousin.

  • MORGON Alysa : La dernière transhumance. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Félicien et Élisée se connaissent depuis l’enfance. Devenus bergers, ils se retrouvent au moment des transhumances. Voilà trois étés, ils ont fait la connaissance de Barthé. Des liens si solides se sont noués entre eux qu’on ne pourrait imaginer les voir un jour se briser. Tous trois ballottés par leur famille, malmenés par la vie, mais diantrement attachés à leurs troupeaux, ils échafaudent sur l’alpage les rêves les plus fous pour se sortir de leur misère. Élisée, toujours joyeux et décidé, va un jour leur indiquer le chemin de la providence : la Californie… Un paradis lointain où d’autres bergers, à la tête d’imposants troupeaux, courent dans les immenses plaines, remplissant leurs poches de dollars, dit-on ! Bravant familles, peurs et incertitudes, ces garçons, certes courageux mais aussi passablement en déroute, embarquent pour l’Amérique, un pays dont ils ignorent tout. Un voyage au bout d’eux-mêmes, comme au bout de leurs forces et de leur témérité. Mais cette dernière transhumance sera-t-elle celle de l’espérance ou bien celle du tourment ? À moins qu’elle ne soit celle du bonheur, tout simplement ! Trois compagnons attachants qui font partie de ces six mille Hauts-Alpins partis tenter leur chance aux États-Unis comme moutonniers.

  • NIQUET Gilberte-Louise : Le médecin des pauvres. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

Blaise travaille dur. Veuf de sa première épouse, il s’efforce, avec son frère Nicolas, resté célibataire, de faire vivre la boulangerie qu’ils ont acquise ensemble. Mais un jour, Nicolas avoue : il vient de perdre au jeu et a dû revendre sa part chez le notaire. Désespéré, il va s’exiler en Amérique, conscient de laisser les siens dans un terrible embarras. Trahi, Blaise persiste. Il travaillera plus dur encore pour rembourser les traites mensuelles. Mais il veut aussi permettre à ses enfants de poursuivre des études et de s’en sortir. Son fils, Léonce, garçon particulièrement doué, ne deviendra-t-il pas un médecin des pauvres apprécié jusque chez les riches ? Et sa fille, la petite Yette, n’aura-t-elle pas un destin hors du commun ? Ecrivain de renom, Gilberte-Louise Niquet nous donne là bien plus que l’histoire d’une famille en proie aux coups durs de l’existence. Elle dresse le tableau des sociétés française et américaine à l’aube de la Belle Époque et nous montre, derrière la fascinante flambée du progrès, l’envers d’un décor, celui des métiers et de la peine.

  • PERLIER Guy : Histoires de tram. 1 vol. br, 160 p, éd. Les Monédières, 18 €.

Au fil des trajets de tram, la France occupée se dévoile et la vie ordinaire de chacun dépeint un quotidien fait de douleur et d’espoir. Quatre nouvelles traitant des différents aspects de la guerre durant l’Occupation allemande. Au travers de voyages en tramway traversant le Limousin, les personnages racontent leurs vies, leurs quotidiens. « Sous l’aile du maréchal » retrace l’histoire d’Hubert, engagé comme gardien dans un camp de travail. Au fil des voyages son uniforme lui pèse de plus en plus et devient un fardeau. « Les trois filles de la ligne 2 » nous plonge dans la vie de Gilberte, Yvonne et Marinette : entre marché noir, pension pour jeunes filles, résistance et amours interdits. « Oradour ne répond pas » L’un des séminaristes envoyés à Oradour au lendemain du massacre rentrent à Limoges durablement ébranlé dans ses convictions. Enfin, la ligne 1 relate « La rencontre » de Michel, enfant juif caché dans un tram pour échapper à l’école, et Jeantou, mécanicien retraité qui partagent pendant un court instant leur passion des tramways.

• PEYRAMAURE Michel: Le sabre de l’empire. Joachim Murat, roi de Naples. 1 vol. br, 386 p, éd Pocket, coll. Pocket Best, 7,40 €.

Le récit épique de la vie de Joachim Murat, fils d’aubergiste devenu roi de Naples.   Destin exceptionnel que celui de Joachim Murat (1767- 1815), dernier-né des onze enfants d’un aubergiste du Quercy qui, destiné à une carrière ecclésiastique, entra dans l’armée en tant que simple soldat et finit maréchal d’Empire et roi de Naples. Raconter la vie de Murat, c’est ranimer le souvenir de la geste napoléonienne tant ses exploits épousent l’histoire de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. Première campagne d’Italie, campagne d’Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna, la Moskowa… Murat est de toutes les expéditions et se distingue par son courage et son intrépidité sur tous les champs de bataille. Charismatique et flamboyant, il faisait de l’ombre aux plus grands, y compris à son beau-frère, Napoléon Ier, qui reconnaissait pourtant en lui le meilleur  » sabre de l’Empire « . C’est au personnage fictif de Jean, orphelin recueilli par la famille de Murat, que Michel Peyramaure fait endosser le rôle de biographe de ce héros des plus romanesques.

  • RÉTIER Pierre : Le vent de neige. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 6,50 €.

Les yeux embués de larmes, Michèle Delauvergne roule vers Lussac. Sa douce et bien-aimée maman vient de mourir subitement. Commence alors la veillée funèbre au cours de laquelle, grâce au témoignage du notaire venu exprimer les dernières volontés de la défunte et au récit de sa tante Marie-Louise, Michèle va découvrir le secret de sa mère. En une nuit vont défiler les années d’une vie, les apparences, le mariage arrangé par les familles, l’autorité de la belle-mère au caractère haineux, et cette passion longtemps cachée pour Pierre Frémont dans les paysages sauvages et magnifiques du plateau de Millevaches. Il restera alors à Michèle, à l’issue des obsèques, à accomplir l’ultime geste d’affection envers Christine, en marchant vers le lieu mythique où, un jour, à la faveur d’un vent de neige, s’est noué entre deux êtres un amour éperdu, plus fort que les contingences et que la mort. Un roman bouleversant dans lequel l’héroïne, Michèle, va découvrir son histoire familiale sous une tout autre lumière. Auteur de plus de vingt romans, Pierre Rétier a été récompensé par le prix Panazô pour « Le Maître de l’eau », et par le prix Lucien Gachon pour « La Nuit des louves ».

• ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul: Un moulin entre deux rives. Passions et intrigues au cœur du Limousin et de la Dordogne. 1 vol. br, 320 p, éd. City (Bernay), coll. Terre d’histoires, 17,90 €.

► Victor Couturier, 25 ans, solidement charpenté, décide de quitter ses montagnes du Limousin. Il trouve du travail à Saint-Léonard de Noblat, dans le moulin à papier de la famille Lignac. Victor se rend vite indispensable, mais des vols, des agressions, et une disparition secouent la région. Le jeune homme veut comprendre ce qui se cache derrière cette vague de violence. Mais on lui a confié aussi une autre mission : il se remémore chaque jour la prière de cette vieille dame âgée rencontrée chez lui, sur les bords de la Dordogne : « Ramène-la avant qu’il ne soit trop tard. »Qui Victor doit-il retrouver ? La belle Elisabeth, dont il est tombé amoureux ? Noémie la cuisinière, qui a pris Victor sous son aile ? Ou Pauline, une jeune fille muette et solitaire, qui possède des dons impressionnants…Jean-Paul Romain-Ringuier vit près de Limoges. Auteur de dix romans, il signe là une nouvelle saga aux personnages authentiques et forts. 

• ROMAIN-RINGUIER Jean-Paul: L’or blanc des carrières. Secrets de famille, passions et trahisons au cœur du Limousin.  1 vol. br, 320 p, éd. City (Bernay), coll. Terre d’histoires, 17,50 €.

1865. L’univers du kaolin n’a aucun secret pour le jeune Henri. Il passe ses vacances scolaires au milieu des carrières et des ouvriers, et Albine aux yeux envoûtants ne le laisse pas indifférent. Elevé par Maria, la servante du patron, il rêve de travailler sur le site. Mais un jour, le propriétaire de ces carrières est assassiné, et c’est son gendre qui le remplace. Un homme faible, dominé par ses pulsions, manipulé par son épouse. Obligé de fuir, Henri s’installe à Paris. Mais en secret, il rêve toujours de l’or blanc des carrières… Les événements inquiétants qui se succèdent au pays de la porcelaine, lui donneront-ils l’occasion de renouer avec son passé ? Qu’est devenue Albine, son amour de jeunesse ? Et quel est le secret jalousement gardé par Maria ?

  • SIGNOL Christian : Dans la paix des saisons. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 360 p, éd. À vue d’œil, 21 €.

►Surmonter les séquelles d’une grave maladie, changer le cap de sa vie… A sa sortie de l’hôpital, Mathieu n’a qu’une idée en tête : quitter Paris, se réfugier dans le Quercy auprès de ses grands-parents qui l’ont élevé jusqu’à l’âge de douze ans. Rien n’a changé dans la petite maison à deux pas de la rivière où Paul et Louise luttent, chacun à sa façon, contre la marche d’un siècle qui les rejette. Le vieux maréchal-ferrant continue de forger des fers que personne n’achètera. L’ancienne sage-femme, qui a dû renoncer à exercer, s’est plongée dans la médecine des plantes. Porté par leur humanité généreuse, leur énergie farouche, leur obstination à être heureux malgré tout, Mathieu retrouve petit à petit la force, le courage et l’apaisement qu’il était venu chercher au pays de son enfance. L’amour et la sagesse de ces êtres qui lui sont chers vont lui permettre d’entrevoir la promesse d’une existence différente, plus féconde, d’un bonheur qu’il croyait à jamais perdu.  Avec ce beau livre, véritable hymne à la vie, Christian Signol s’affirme une fois encore comme un des grands romanciers de la consolation. Chez lui, l’espoir, le combat, et la victoire sur le destin qu’ils autorisent, sont toujours magnifiés par la splendeur du monde.

• SIGNOL Christian : Une année de neige. 1 vol. br,  éd. Retrouvées, coll. Lire en grand, 14,50 €.

Sébastien a dix ans et la leucémie menace sa vie. Malgré l’amour de sa mère, il n’a qu’une obsession : rejoindre dans le Lot ses grands-parents qui sauront éloigner de lui la peur et la mort. Il est sûr qu’au cœur de cette campagne qu’il aime tant, il pourra puiser l’énergie pour lutter contre la terrible maladie qui l’affaiblit chaque jour davantage. Dans la petite ferme familiale, Sébastien oscille entre les périodes de découragement et le plaisir des joies simples, dans l’enchantement toujours renouvelé de la nature et de ses secrets. Son grand-père ne lui a-t-il pas raconté que l’hellébore, éphémère  » rose de Noël  » qui fleurit sous la neige, possède des pouvoirs magiques qui pourraient lui apporter la guérison tant espérée ?

  • TABOURY Daniel : Le triton du diable. 1 vol. br, éd. Lucien Souny, coll. Souny Poche, 6,50 €.

L’homme vit reclus. Tel l’oiseau nocturne, il ne quitte sa maison qu’au crépuscule. D’aucuns prétendent avoir aperçu son ombre fuyant à leur approche. D’étranges manifestations ajoutent encore au mystère, et la peur ancestrale de l’étranger resurgit lorsqu’une salamandre, animal mythique aussi appelé « triton du diable », est inexplicablement gravée sur une roche. On parle de mauvais sort, car dans ce coin désertifié, l’angoisse impalpable chemine avec la rumeur. Au-delà d’une intrigue romanesque originale, l’auteur peint avec une sensibilité sans concession un monde rural à la fois hostile et attachant. Cette histoire conduit sur les traces d’un vieil homme, dernier témoin obstiné d’une société paysanne traditionnelle sacrifiée sur l’autel de la modernité. Daniel Taboury a fait le choix à la fin des années 70 de s’installer à la campagne, dans sa Creuse natale. Sans doute pour vivre près des eaux et des poissons, – une passion déterminante – et prendre son temps pour concilier son métier d’enseignant avec l’écriture. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur la pêche et les poissons (nouvelles, essais..). Tout récemment, il a signé « Le Dico insolent de la Pêche » (2015). Plusieurs romans ont été publiés aux éditions Lucien Souny, dont « Les Noces de copeau », et « À contre-courant ». » Le Triton du diable »  avait fait l’objet d’une première publication en 2000.

• VANDEVIVERE Claire : Trois Week-ends en famille. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

À soixante ans, Audrey et Alain décident de quitter Bruxelles pour s’installer en Normandie avec leur benjamin, Nico. Parce qu’ils aiment l’endroit et qu’ils veulent arracher leur adolescent à ses mauvaises fréquentations. Leurs trois autres enfants vivent ailleurs, en Belgique et en France. Les parents ont deux souhaits : réunir toute la famille dans leur nouvelle maison à l’occasion de leur anniversaire de mariage et voir leur progéniture s’épanouir dans la vie… Heureusement qu’Audrey pratique la méditation et qu’Alain peut s’évader dans ses sculptures, car c’est mal parti ! L’aînée est abandonnée par son mari, la cadette est en burn-out, le grand frère se rend en catimini à l’étranger et le plus jeune s’enfuit de la maison. Dans un style frais, moderne, empreint d’humour et de légèreté, Claire Vandevivere explore l’entrelacs des relations de couples, des rapports familiaux et générationnels, des particularités culturelles. Une histoire au réalisme détonnant, qui plonge le lecteur dans un univers bouillonnant d’énergie et d’euphorie. Claire Vandevivere est échevine – élue locale – à Jette, l’une des dix-neuf municipalités de Bruxelles. De l’écharpe à la plume, du discours au roman, elle signe ici son premier livre.

  • VAREILLAUD Jean : L’impossible vérité. 1 vol. br, 306 p, éd. des Monédières, 19 €.

À vendre maison isolée à 10 kilomètres de Guéret. Beau potentiel. Prévoir travaux importants. Beau terrain avec arbres fruitiers. En achetant cette maison, Jean-Michel et Roseline B, s’attendaient à des surprises, des bonnes et des mauvaises jusqu’à ce que Jean-Michel tombe sur un os… Intrigués, ils décident de rencontrer, Ernest Patureau, l’ancien propriétaire pour le questionner. Celui-ci, il leur fait cette réponse laconique : – Faut pas creuser petit, faut pas… Faut pas… Jean-Michel et Rosine vont mener l’enquête et découvrir, au gré des rencontres avec ce vieux monsieur tour à tour grincheux ou cordial, l’étonnante histoire de la famille Patureau. Un beau roman de terroir sur la transmission et la générosité entre génération. Un jeune ménage fait revivre une vielle ferme et s’intéresse au passé des habitants de la bâtisse qu’ils viennent de racheter et qu’ils rénovent. Découvertes étonnantes et indices troublants vont émailler leur parcours et les conduire à mener l’enquête auprès de l’ancien propriétaire qui, peut à peut, leur dévoilera l’histoire particulière liée à cette maison, son histoire.  L’auteur, Jean Vareillaud se passionne pour l’écriture de romans dédiés à sa région de prédilection, le Limousin, et plus particulièrement la Creuse, sa terre natale. Son  treizième roman nous entraîne à la manière d’un roman policier dans la vie d’un petit paysan limousin et de sa famille au sortir de la guerre et dans les années cinquante.

• VARENNE Antonin: Équateur. 1 vol. br, 340 p, éd. Albin Michel, 20,90 €.

États-Unis, 1871. Pete Ferguson est un homme en fuite. Il a déserté l’armée durant la guerre de Sécession et il  est recherché pour meurtre dans l’Oregon, mais aussi pour vol et incendie dans le Nebraska.  Sous le nom de Billy Webb, il est embauché par des chasseurs de bisons qu’il quitte après un différend sanglant. Il croise alors la route de Comancheros qu’il suit jusqu’au Mexique, d’où il s’embarque pour le Guatemala… Quoi qu’il fasse, où qu’il aille, Pete attire les problèmes et fait les mauvais choix. La violence qui l’habite l’éloigne toujours plus de ceux qu’il aime : son frère Oliver, resté au ranch Fitzpatrick avec Aileen, Alexandra et Arthur Bowman. C’est une femme qui changera son destin, une Indienne Xinca chassée de sa terre natale. Pour la sauver, il fera échouer une tentative de coup d’état. Ensemble, ils iront jusqu’à l’équateur dont Pete a fait son Graal et où il pense que les forces régissant ce monde s’inverseront enfin…Après une maîtrise en philosophie, Antonin Varenne a parcouru le monde, avant de poser ses valises en Creuse : Islande, Mexique… La Guyane et l’Alaska sont les deux derniers pays en date qu’il a découverts. 

VITTÉ Louis Olivier : Le secret des trois sœurs. 1 vol. br, 400 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

Dans un village du Limousin, sur les rives de la Dordogne, au lendemain de la Grande Guerre…  Trois sœurs, Adélaïde, Emeline et Marie, tiennent une auberge de bonne réputation. Il n’est pas un client, – voisin, gabarier -, qui ne se rêve patron aubergiste, choyé par ces excellentes cuisinières, d’humeur égale et… célibataires, même quand l’arrivée de deux voyageurs, ingénieurs, potentiels rivaux, vient perturber les habitudes des fidèles. Un matin d’hiver, pourtant, l’établissement ferme. Comme chaque année, à la même époque, les sœurs disparaissent quelques semaines durant, laissant voyageurs et villageois presque orphelins. Où et pourquoi partent-elles ainsi sans rien dire ? Tous sont torturés par le doute et la jalousie…  Louis-Olivier Vitté signe le portrait tendre de trois femmes décidées à vivre leurs rêves en toute liberté, à une époque charnière qui voit l’émancipation de millions de femmes. 

◘ HISTOIRE

• AMBROISE-RENDU Anne-Claude, CHAUVAUD Frédéric (sous la direction de) : Machination, intrigue et résolution – Une histoire plurielle de la préméditation. 1 vol. br, 254 p, éd. Pulim, coll. Constellations, 20 €.

En 1898, consacrant sa thèse de doctorat à la préméditation, l’avocat Henri Legrand notait l’absence d’ouvrages existant en France sur la question et ajoutait que la nécessaire modernisation du Code imposait de réfléchir à la pertinence de cette notion. Cet appel, demeuré sans écho, invite à rouvrir le dossier pour analyser les théories, suivre les pratiques et s’interroger sur les discours qui accompagnent la prise en compte de la préméditation et les enjeux qu’elle mobilise. Car ce qui n’est pas exactement une spécificité française n’est pas non plus une réalité universelle : la Grande-Bretagne et les États-Unis ne tiennent pas compte de la préméditation dans l’évaluation des crimes, tandis que le Pérou et le Mexique, s’ils l’admettent, n’en font pas une circonstance aggravant les pénalités. Nombreux sont les juristes, les psychologues et les criminologues qui ont insisté sur la nécessité de prendre en compte la durée pour mieux comprendre l’infraction – crime ou délit – et en évaluer précisément la gravité. Dès les années 1930, ces spécialistes distinguent trois étapes : la phase psychologique, la phase préparatoire qui peut être plus ou moins longue et qui correspond à la préméditation, et la troisième et dernière phase, celle de l’exécution. De manière plus pragmatique, des lexicographes considèrent que la préméditation est tout simplement une « décision prise d’avance ». Or, en posant la question de la préméditation, c’est moins le crime que l’on examine que l’individu et l’énigme du passage à l’acte, suggérant que la prise en compte de la préméditation permettrait de distinguer plusieurs catégories de criminels, les « professionnels » et les « occasionnels ». C’est à ces questions, qui sont d’une actualité toujours criante, que ce livre se propose de répondre en les inscrivant dans le temps long, du XVIe siècle à nos jours, et en multipliant les approches afin de saisir la préméditation entre les discours et les pratiques.

•CATINOT-CROST Laurence: Limoges en 100 dates. 1 vol. br, 120 p, biblio, éd. Alan Sutton, coll. Une ville en 100 dates,12 €.

Dans la lignée « La Corrèze » et de  « l’Auvergne en 100 dates », « Limoges en 100 dates »  fait revisiter l’histoire de cette belle ville d’où sont partis beaucoup d’événements qui ont chamboulé l’histoire économique de la France. C’est par exemple la naissance de la C.G.T. à Limoges. Limoges s’appelait la ville rouge, car c’était une ville ouvrière d’où sont parties beaucoup de revendications, de grèves. Limoges était un foyer de contestataires et de personnes qui voulaient améliorer leurs conditions de vie. L’expression «se faire limoger» vient de Limoges, bien sûr. Avec plus de 50 livres à son actif, Laurence Catinot-Crost a un beau palmarès d’écrivain-historienne. 

  • COUSSEAU Vincent, GABAUDE Florent, LE BERRE Aline (sous la direction de) : Jeanne politique – La réception du mythe de Voltaire aux Femen. 1 vol. br, 312 p, éd. Pulim, coll. Espaces humains, 22 € .

Jeanne d’Arc, figure sans visage aux cents visages, est une « légende vivante » (Michelet) dont Napoléon et Schiller ont fait l’incarnation de la nation en armes, un symbole depuis lors sans cesse revivifié autant que martyrisé par les médiations historiographiques, littéraires, filmiques, populaires ou commerciales et les factions militantes qui s’en disputent l’héritage. Ce parcours de météore alliant la jeunesse, le charisme, l’intrépidité à une mort précoce et imméritée, la gloire à la déréliction, fascine autant qu’il dérange. Cet ouvrage analyse comment le mythe de Jeanne d’Arc s’est forgé et a évolué au cours des siècles jusqu’à aujourd’hui, à travers des réalisations artistiques, des manifestions publiques, des prises de positions politiques ou idéologiques, oscillant entre hommage et satire, panégyrique et stigmatisation, récupération et déconstruction.

  • FORGET Philippe : Labeur, conscience et vérité : Alfred Leroux (1855-1921), archiviste et historien protestant. 1 vol. br, 380 p, illustrations, biblio, éd. Pulim, coll. Rencontre des historiens du Limousin, 29 €.

Jusqu’à aujourd’hui, on pouvait penser que la vie d’Alfred Leroux (1855-1921) avait été aussi austère que le travail auquel il s’est consacré aux Archives de Limoges d’abord, dans sa retraite de Bordeaux ensuite. Mais ce « géant de l’érudition limousine » (R. Chanaud) n’était pas seulement l’archiviste-historien aussi compétent que discret dont il a laissé l’image, et c’est un tout autre visage qui se dévoile ici pour la première fois : opposé dès l’adolescence à son milieu familial, ce converti protestant et républicain convaincu, moraliste intransigeant, n’aura cessé d’être tourmenté par le milieu érudit de Limoges, qui l’accepte mais ne le tolère pas, l’arrogance du milieu parisien, qui le connaît mais ne le reconnaît guère, la turpitude découverte au coeur du protestantisme limougeaud aussi, le sectarisme des extrêmes enfin. A partir de quelques lettres retrouvées et d’un manuscrit inédit, l’auteur a patiemment élargi ses recherches pour finalement reconstituer le portrait d’un homme porté par la passion du savoir et de la vérité, aux prises avec l’histoire intellectuelle, religieuse et politique de son temps.

• FOURNIER Jacques René: Notre village : témoignages.  1 vol. br, 305 p, éd  Pages libres du Limousin, 20 €.

C’est un village limousin comme tant d’autres. Il vit, gai, accueillant, bien qu’il ne puisse plus exhiber sa partie haute au bord de la grande route. En effet, rançon de l’évolution des temps, l’hôtel-restaurant, l’auberge, le maréchal-ferrant, le poste à essence, la cabine téléphonique publique ont été emportés par l’appétit vorace de l’automobile. Alors l’auteur et ses compagnons originaires de ce hameau – dont certains ne l’ont jamais quitté – se souviennent… C’est original, surprenant, cocasse mais aussi émouvant et parfois instructif. Cependant, si riche et si passionnant que soit son passé, l’âme de ce hameau, en intégrant une saine nostalgie, perdure avec bonheur dans un renouvellement harmonieux. Cette histoire est aussi un hommage rendu à tous les villages de nos campagnes qui, depuis des siècles, constituent la trame vivante et fertile de notre nation.

• IPPOLITO Marguerite-Marie : Une terre aux racines chrétiennes : le Limousin. 1 vol. br, 100 p, éd. l’Harmattan, 12,50 €.

Les Limousins ont des racines chrétiennes, héritage du Moyen-Âge. Saint Martial, saint Eloi, les ostensions, les Croisades, les papes d’Avignon, les nombreuses églises romanes, sans oublier les œuvres d’art attestent de ce sens du sacré, aujourd’hui encore profondément ancré, comme en témoignent leurs traditions et coutumes. C’est donc à un tour d’horizon de la chrétienneté des Limousins que nous invite ici l’auteur.

LEYGONIE Marcel : Ce jour qui changea le cours de ma vie. Souvenirs d’un ancien nez noir1 vol. br, 64 p, éd. de la Veytizou, 7,50 €.

Fils de paysans modestes, né à Seilhac, au cœur de la Corrèze,  en 1927, Marcel Leygonie  est devenu tulliste, après 3 années d’insouciance. Apprenti à la Manufacture d’armes de Tulle, il avait à peine 17 ans quand les S.S. de la sinistre division  Das Reich surgissent dans Tulle qui venait d’être libérée par les Francs-Tireurs du colonel Kléber. C’était le 9 Juin 1944… Les SS qui anéantiront dès le lendemain le village d’Oradour, rassemblent tout le monde dans la cour de l’usine. L’auteur va vivre la tragédie des pendaisons : 99 malheureux  conduits à la mort et exécutés les uns après les autres par des S.S. en furie. Marcel Leygonie, qui a  échappé de peu à la déportation et a pu rentrer chez lui, n’oubliera jamais ! Témoin de son époque, il livre ici le meilleur de ses souvenirs.

  • PERLIER Guy, DELARBRE Hélène : Oradour-sur-Glane. Préface de Camille Senon. 1 vol. br, 54 p, illustrations n-b et couleur, biblio, éd. La Geste éditions, coll. Tout comprendre, 4,90 €.

► Il s’agit ici de donner au plus grand nombre des bases de connaissance utiles à une réflexion éclairée. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage court mais d’une densité originale tous les éléments clés qui permettent d’appréhender l’essentiel des événements du massacre, leur contexte et leurs prolongements : la fouille des décombres, le choix de la préservation des ruines et de la construction du nouveau village, le procès de Bordeaux, les traumatismes et les conflits qu’il a engendrés. Il sera aussi confronté à la question essentielle de la préservation de la mémoire portée par les derniers témoins et le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane dans « le tumulte meurtrier du monde » actuel… La réflexion proposée ici est prolongée par l’oeil de la photographe, familière du site et apte à saisir la détresse humaine dans la dureté des pierres. 

• RÉSAL Jacques, ALLORANT Pierre (sous la direction de) : La demeure de l’ambition – L’ascension d’une famille bourgeoise vue à travers les lettres des femmes (1814-1914). Préface de Geneviève Haroche-Bouzinac . 1 vol. br, 445 p, biblio, index,  éd. PULIM, coll. Matière et histoire, 26 €.

► Si le mode de vie des failles bourgeoises a su attirer l’attention des historiens, l’originalité consiste ici à saisir l’ascension d’une lignée de médecins et d’ingénieurs du Morvan au XIXe siècle. À partir d’un corpus exceptionnel de lettres de femmes, un miroir est tendu à l’ambition de ces femmes qui portent l’ambition scolaire, intellectuelle et professionnelle de leurs époux, fils et frères, tout en assumant la gestion de la demeure. Contribution à l’histoire de la conjugalité, de la maternité et de la sororité, ce recueil de correspondance intime exprime les sentiments de ces femmes, leurs frustrations, leurs déceptions, leurs peines, mais aussi leur affections et leurs loisirs, leurs plaisirs et leurs jours en Bourgogne, de Louis XVIII à Clemenceau.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

◘ DIVERS

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► NIVERNAIS – BOURGOGNE

◘ LITTÉRATURE

• DESVIGNES Lucette: La parole est d’argent. 1 vol. br, 110 p, éd. de l’Armançon, 13,50 €.

► Recueil de nouvelles mettant en scène les compromissions au quotidien de l’âme humaine. Lucette Desvignes est Docteur ès lettres (Paris, 1970), agrégée d’anglais. – Ancien professeur d’histoire du théâtre et de littérature comparée. – Romancière. Elle a abrégé sa carrière universitaire (universités de Lyon et de Saint-Etienne) pour se consacrer à l’écriture. En France, on connaît surtout ses romans (deux sagas, huit romans en tout…pour l’instant, neuf bientôt), mais aux USA, on a édité et traduit son théâtre et ses nouvelles. Ses œuvres sont nombreuses et touchent des lecteurs très divers : sa première trilogie « Les Mains nues » (Mazarine), superbe roman qui l’a consacrée, ses publications universitaires et, tout dernièrement, la présentation du grand peintre Pierre Leygonie, montrent que Lucette Desvignes passionne et étonne toujours.

• ÉMERY Jean: Petits bonheurs perdus. 1 vol. br, 104 p, éd. de l’Armançon, 13,50 €.

« Vous vous souvenez, mes petits gars, les soirs d’été sous le lilas, ce qu’on était bien ! » dit grand-mère par delà le temps, à l’auteur de ces souvenirs d’enfance. À la manière d’un impressionniste, Jean Émery peint, par petites touches, la vie simple d’une famille morvandelle entre 1931 et 1945. Des petits riens qui peuplent les journées et rythment l’enfance de l’auteur. Laissez-vous aller à la nostalgie et dégustez ces « Petits Bonheurs perdus », une madeleine à la main…Jean Émery a passé son enfance a la Grétaude, près de Moulins-Engilbert, chez ses grands-parents. C’est à l’âge de la retraite qu’il s’est mis à 1’écriture, avec « Enfance nivernaise » et « Un apprenti dans la ville ». On lui doit aussi « Dans le jardin de grand-père » et « Le Puits de la Marie du Paul », toujours dans ce style simple et poétique qui le caractérise.

• FAUCONNIER Alain: Les eaux noires de la Bérézina. 1 vol. br, 184 p, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

Novembre 1812, retraite de Russie, l’obstacle de la Bérézina. Pierre de Cernay et ses cousins, tous trois officiers de la Grande Armée, vivent l’un des épisodes les plus épiques et cauchemardesques de notre histoire. Le froid traversant, la faim obsédante et le harassement des troupes viendront à bout des rêves de grandeur de chacun d’entre eux. Malgré tout, Pierre et ses cousins n’oublient pas qu’ils recherchent Virgile, le meurtrier de leur tante assassinée à Chalon-sur-Saône deux ans plus tôt… Avec ce souci du détail qui le caractérise, Alain Fauconnier s’attache à faire revivre les actes de bravoure collectifs aussi bien que les cruautés individuelles. Le lecteur, happé, se surprend à avoir faim et froid dans les bourrasques de neige avec les héros de cette fresque dantesque. Alain Fauconnier a la passion de l’histoire et il  aime la faire partager en se consacrant a l’écriture de romans historiques dans le strict respect des événements et des mentalités du moment, tout en restant au niveau des acteurs, aussi humbles soient-ils. 

• LEBERT Karine: Les demoiselles de Beaune. Préface de Michel de Decker. 1 vol. br, 400 p, éd. Presses de la cité, coll. Romans terres de France, 20,50 €.

Au XVe siècle, pour enterrer son douloureux secret, Balbine de Joinville va lier son destin à celui des hospices de Beaune. Un drame réaliste et sensible mêlant la petite et la grande Histoire. Toute petite déjà, Balbine de Joinville aimait se promener dans les venelles de Beaune. Là, elle pouvait observer l’édification des hospices – les plus beaux de toute la Bourgogne ! – et rêver d’y prodiguer, un jour, des soins aux malades. Mais, en 1454, si la jeune fille choisit de s’enfermer en ces lieux, l’année de ses dix-huit ans, c’est pour enfouir son drame et sa honte. Elle y reste toutefois par passion pour les herbes médicinales. Une passion qui nourrit un talent de thérapeute apprécié du médecin Maric Lambert. Ce dernier, veuf inconsolable, ne cache pas son attirance pour cette soeur hospitalière au lourd secret… Pendant un demi-siècle, le destin tumultueux de Balbine de Joinville s’entremêle à celui des hospices de Beaune à leur apogée, comme les fils de laine d’une tapisserie chatoyante, tableau fidèle de la vie quotidienne d’alors.

• LE GOFF Loïc: Rouge campagne. 1 vol. br, p, éd. de l’Armançon, 18 €.

►  Venu chercher le repos dans sa maison de famille à Saint-Loup-leVieux, Hervé Malgorn ne s’attendait pas à retrouver le village de son enfance sens dessus dessous, suite à la mort violente de plusieurs de ses habitants. Ces meurtres sont-ils liés? S’agit-il d’un tueur en série? Et pourquoi Raymond, le vieil ami d’Hervé, souhaite-t-il lui parler? La police piétine et les journalistes envahissent Saint-Loup-le-Vieux, semant le trouble chez les villageois. Dans la chaleur étouffante de l’été, l’atmosphère devient de plus en plus pesante.  L’évocation sensible du Bas-Morvan nivernais où les hommes et la terre ont une histoire  commune, une écriture efficace, font que le lecteur ne peut se défaire du livre jusqu’à la  dernière page. Rouge Campagne est le premier roman de Loïc Le Goff. Né en 1948, Loïc Le Goff, après des études de lettres, a effectué, à travers l’Europe, un long service civil de plus de trois ans. Il y met un terme pour travailler dans la presse et la publicité puis revient à ses engagements premiers dans le mouvement social aux côtés de l’abbé Pierre. Il aura d’importantes responsabilités à Poitiers, Nevers, Toulouse où il mènera de front un combat contre l’exclusion et des missions humanitaires dans le Tiers Monde. Il est l auteur de « Compagnons de l abbé Pierre », paru aux éditions Bayard. Aujourd’hui à la retraite dans l’Allier, il se partage entre bénévolat et écriture.

• MÉNY Didier: Les vies oubliées. 1 vol. br, 120 p, éd. de l’Armançon, 15 €.

► Qui est Marc dont la mémoire s’est enfuie ? Que trouvera-t-il dans sa quête d’un passé qu’il croyait englouti ? Qu’est devenue Hélène chassée par la violence et la haine ? D’une guerre à l’autre, d’une terre à l’autre, de paysages en odeurs, de drames en bonheurs, des destins se croisent, des vies s’écrivent, s’inventent et se cherchent dans le temps chahuté d’une mémoire incertaine. Roman de l’oubli et du souvenir, Les Vies oubliées nous dit aussi la violence de vivre, les gestes simples, les amours et les drames d’une famille qui traverse le siècle. Didier Mény vit en Bourgogne et se consacre désormais à l’écriture, oscillant entre la poésie et le roman. « À l’Est de la nuit », publié précédemment aux éditions de l’Armançon, a obtenu le prix littéraire du Deuxième Roman de Laval.

• RENARD Jules:  Monsieur Vernet. 1 vol. br, 73 p, éd. La Comédiathèque, coll. Libre théâtre, 9,90 €.

►  « Monsieur Vernet » est l’adaptation à la scène d’un des meilleurs romans de Jules renard, l’écornifleur. Un brave bourgeois vit heureux entre sa famille et son commerce. Il rencontre, un jour, Henri, un jeune poète vaniteux et sans talent, dont il se prend d’amitié. Il l’accueille chez lui, le comble de prévenances et songe même à lui donner sa nièce en mariage. Mais c’est à Mme Vernet que le jeune artiste s’intéresse, il l’éblouit, trouble ses pensées et fait tant et si bien que l’honneur conjugal n’est sauvé que de justesse… Le succès de « Mr Vernet » fut éclatant bien que l’écriture de cette pièce fut littéraire et rende un peu ardu l’accès à sa poésie. L’art de Jules Renard est exigeant, il est un penseur très fin, très subtil à qui quelques lignes suffisent pour faire surgir, soudain, un paysage, un personnage ou un sentiment…(extrait du site Babelio.com). Comédie en deux actes représentée pour la première fois sur la scène du Théâtre Antoine le 6 mai 1903, « M. Vernet » est entré dans le répertoire de la Comédie-Française  le 30 mai 1933.

  • TASSIN Jacques : Genevoix. 1 vol. br, 128 p, illustrations, chronologie, bibliographie, filmographie, éd. Pardès, coll. Qui suis-je, 12 € .

Maurice Genevoix (1890-1980) est reconnu comme le plus grand témoin de la Grande Guerre, mais également comme un inégalable écrivain naturaliste. Rentré mutilé du front, il fut aussi un « survivant ». Son oeil, sa vitalité, son honnêteté intellectuelle et son aisance stylistique ont fait de lui l une des très grandes plumes du XXe siècle. Son oeuvre est ancrée au côtoiement de la mort dans les tranchées de 1914, au souvenir de tous ceux qui sont tombés au front, autant qu elle est vouée à célébrer la vie. Servi par une sensibilité intelligente et singulière, Genevoix perce les cuirasses du monde : son regard s émerveille et nous émerveille, et ses pages disent l indicible. En chacun de ses livres, il y a comme un surcroît de lumière, une poésie sensible qui déposent les réalités les plus intimes sous nos yeux. La lumière intérieure de Maurice Genevoix et celle qui éclaire notre monde ne font qu une. Il y a en lui une conscience subtile de la vie dont nous avons tous besoin.

◘ HISTOIRE

  • ADLER Laure : François Mitterrand, le roman de sa vie. 1 vol. br, 642 p, biblio, éd. J’ai lu, coll. Littérature générale – biographie, 8,50 €.

Avant d’être ce président qui a marqué la mémoire collective, François Mitterrand aura avant tout été un homme à la vie intensément romanesque. C’est à la rencontre de ce personnage hors du commun que nous invite Laure Adler, dans ce livre écrit comme une enquête, qui veille autant à ne jamais juger qu’à éviter toute complaisance. Afin d’approcher au plus près la complexité de l’ancien président, elle met en scène une centaine des journées « particulières » qui ont forgé l’homme, décidé de son parcours personnel comme de ses combats publics. De son arrivée dans la capitale en 1934 aux derniers instants émouvants du chef de l’Etat, ce livre, à l’aide de multiples entretiens et archives inédits, propose un portrait biographique, politique et psychologique du premier président de gauche de la Ve République.

  • DOLLINGER Sonia, MÉNÉTRIER Laure, HUGONNET-BERGER Claudine : Toute la cité de Beaune : l’histoire, l’architecture et les chefs d’oeuvres.  1 vol. br, 132 p, illustrations en couleur,  éd. Beaux-Arts éditions, coll. Album Patrimoine, 16 €.

Un guide de visite didactique pour découvrir la ville à travers son patrimoine et ses institutions. Une immersion dans l’histoire plurimillénaire de la cité et de ses sites remarquables avec des focus sur les hospices, la collégiale Notre-Dame, le musée du Vin de bourgogne et le musée des Beaux-Arts, sans oublier son prestigieux patrimoine viticole. Sommaire : A travers toute la ville : présentation de tous les sites remarquables de la cité, remparts, églises, couvents, maisons Renaissance et hôtels particuliers.  Le Musée des Beaux-Arts propose une exploration d’une collection d’arts plastiques allant de l’Antiquité à nos jours, fruit de la générosité des Beaunois Le Musée du vin de Bourgogne, cette institution de référence crée par des passionnés est installée dans l’ancien hôtel des ducs de Bourgogne. La Collégiale Notre-Dame : A la découverte de l’architecture et du décor de l’église qui constitue le coeur historique de la cité. Les Hospices : Une plongée dans les archives, l’architecture et les collections incroyables d’un joyau de la fin du Moyen Age   Histoire : Un récit de la ville en huit épisodes et trois journées mémorables avec les portraits de huit personnalités.

  • GAILLARD Laurent (sous la direction de): Les peintres d’Autun (1900-1950) : une inspiration en terre autunoise. Une école de peinture entre ville et ruralité. 1 vol relié, 146 p, 100 illustrations en couleur, éd. Somogy,35 €.

Durant des années, ils ont peint ce coin de France : une quinzaine d’artiste, amis, réunis autour de la forte  personnalité de Louis Charlot ( 1878 -1951 ), tous attachés à ce terroir et à sa ville emblématique, Autun. Ce livre  retrace leur aventure artistique et humaine, leur attachement fidèle et revendiqué à ces lieux qui les fascinèrent mais également, avant eux, l’immense William Turner dont on connaît un dessin de la porte d’Arroux. Cette source d’inspiration constante explique-t-elle la profondeur de leur vision, la justesse de leur peinture ? Il s’en dégage en tout cas un amour de ces paysages, une acuité et une « honnêteté » qui leur font honneur. Ils ne peignaient pas pour la gloire ni pour vendre mais pour rendre la vérité de ce qu’ils voyaient. Sommaire : La peinture de l’Autunois – L’Autunois et sa peinture – Louis Charlot, chef de file – La peinture autunoise et sa représentation à Paris : succès et échecs.

• MARTELET Laurent: De la salive de la terre, naît l’esprit des cailloux. 1 vol. br, 128 p, illustrations hors-texte en couleur, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

► « …La belle oeuvre – de Laurent Martelet – figure parmi les livres les plus captivants, les plus révélateurs connus du monde du vin. Sur le chemin vers une appréciation profonde de l’esthétique du vin fin, quel meilleur guide qu’un vigneron qui en produit lui-même ? Un vigneron avec ses pieds dans le sol et sa tête dans les étoiles. » Kermit Lynch. Se confiant à son beau-frère Denis de Chérisey, Laurent Martelet se livre à cœur ouvert sur son métier de vigneron et « avance des postulats scientifiques qui ne sont que des hypothèses et sont ouverts à toute discussion ». « C’est du combat formidable auquel se livre la vigne avec son propre environnement que naissent les meilleurs et les plus fabuleux potentiels à vinifier. « Je suis convaincu que les plus grandes œuvres naissent toujours de la salive de la terre, qu’elles transmettront l’esprit des cailloux. « Chaque année déroule sa propre quantité d’énergie. De cette énergie, les mécanismes biologique et physiologique de la plante vont être modifiés pour apporter une constitution différente aux futurs vins qui seraient donc « une sorte de mémoire du temps ». Originaire de Franche-Comté, Laurent Martelet a d’abord été  enseignant en milieu agricole avant de reprendre, avec son épouse, les vignes de sa belle-mère à Blagny, sur la commune de Puligny-Montrachet. Ils ont fait  le choix d’appeler leur domaine « Comtesse de Chérisey ».

• MICHÉA Gérard, CHAUVIN Tiffenn: 1939-1945: Seurre et ses environs dans la tourmente. Préface de Gilles Hennequin. 1 vol. br, 370 p, illustrations, éd. de l’Armançon, 32 €.

Dans leur premier livre « Seurre 1939-1945, la parole est aux témoins », les auteurs donnaient à voir la vie quotidienne des habitants durant la Seconde Guerre mondiale. Avec ce second volume, privilégiant témoignages écrits ou oraux recueillis par des passionnés d’histoire, sont mis en exergue les drames ayant endeuillé Seurre et les communes des environs au cours de cette même période, incluant une partie du canton de Saint-Jean-de-Losne et quelques villages proches de Saône-et-Loire. Repères historiques et chronologiques viennent faciliter la lecture des témoignages et des nombreuses illustrations. De courtes biographies consacrées aux 214 victimes de la guerre recensées dans le territoire considéré ancrent cette étude dans la mémoire collective.

  • MITTERRAND Frédéric : Le pays de l’innocence : enfance et adolescence de François Mitterrand. 1 vol. br, 144 p, illustrations n-b et couleur, éd. Robert Laffont, 19 €.

« Mon oncle François, entièrement tourné vers l’action et la conquête du pouvoir, a rarement évoqué son enfance. Elle n’apparaît que par bribes dans les livres qui lui ont été consacrés. On retient généralement qu’elle fut heureuse et qu’il en retira les ressources indispensables pour mener cette carrière éclatante dont même ses contempteurs les plus acharnés reconnaissent l’obstination et la puissance mystérieuse. Mon père, son aîné d’un an, évoquait souvent leurs premières années, avec un réel talent de conteur qui faisait revivre une famille inconnue de moi, des histoires anciennes et un cadre de vie provincial et suranné. En m’appuyant sur le souvenir de ces récits, j’ai cherché à reconstituer l’enfance de François, à partager ses premières affections et ses chagrins, ses émotions et ses ambitions. J’en ai conçu une profonde nostalgie pour ce pays de l’innocence qui fut celui de sa prime jeunesse. »Agrémenté d’une centaine de photos inédites, “ Le Pays de l’innocencereprend, en l’enrichissant, le texte écrit par Frédéric Mitterrand pour son documentaire du même nom, diffusé en 2017 par La Chaîne Parlementaire – Assemblée nationale.

  • SAPIN Christian, CAILLEAUX Denis : Les abbayes de Bourgogne. 1 vol. br, 32 p, illustrations en couleur, éd. J-P Gisserot, coll. Patrimoine culturel Gisserot, 5 €.

La Bourgogne, terre monastique et religieuse par excellence. C’est effectivement sur ce territoire que naissent de très nombreuses fondations dès la fin de l’Antiquité, et c’est également là que l’on voit émerger quelques siècles plus tard les grands réseaux monastiques autour de Cluny et Cîteaux. Par la suite, ce sont les villes qui accueillent très rapidement les premiers ordres mendiants. Ces terres bourguignonnes de grandes réformes pendant le millénaire médiéval demeurent encore à notre époque fertiles, alimentant la spiritualité des moines de Cîteaux, de la communauté oecuménique de Taizé ou, dans le sud de la région, celle de monastères orthodoxes ou tibétains. Le présent se nourrit du passé dans le souvenir des maisons religieuses, conservées ou disparues, qui ont façonné les paysages de la région, développé son économie et marqué durablement la mémoire des hommes au long des temps écoulés. Christian Sapin, archéologue, est directeur de recherche émérite au CNRS. Denis Cailleaux, est maître de conférences en Histoire de l’Art et Archéologie du Moyen Âge à l’Université de Dijon. Tous les deux consacrent leurs recherches sur la Bourgogne médiévale.

• SOUFFLET Gérard: Maquisards russes en Bourgogne. Histoire du détachement Leningrad (1943-1944). Préface de Jean-Marc Berlière. 1 vol. br, 192 p,  illustrations hors texte, éd. de l’Armançon, 22,50 €.

► De la plaine de la Saône au Morvan, des mines de Montceau aux forêts du Châtillonnais, durant une année, d’octobre 1943 à la Libération, des Soviétiques, évadés de camps de travail allemands, ont formé un maquis qui a sillonné trois départements bourguignons.Pour retracer leur histoire, Gérard Soufflet a exploité divers fonds d’archives, en France et en Pologne, et retrouvé les derniers témoins de leur passage.Sont ainsi éclairés et reliés entre eux nombre de faits restés jusque-là inexpliqués : sabotage aux mines de la Machine, maquisards inconnus tués et abandonnés dans la vallée de l’Arroux, assassinats aux abords de la forêt de Gergy, pillages effectués par des hommes « parlant étranger »… On comprend comment la Main d’OEuvre Immigrée (MOI) contrôlait à distance de tels groupes et comment celui de Bourgogne, le détachement Leningrad, reçut en permanence le soutien, parfois conflictuel, de l’organisation FTP-MOI des mineurs polonais du bassin montcellien. Ses relations parallèles avec la résistance gaulliste ne sont pas le point le moins surprenant de ce livre.

• SUIRE Claude: Bourgogne, terre de réussites. 1 vol. br, 216 p, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

► La Bourgogne est une région industrielle. Ce fait est hélas peu connu. Des entreprises s’y créent, grossissent, investissent, embauchent, réussissent à conquérir l’Europe, l’Amérique, l’Asie… Pour son second ouvrage, Claude Suire a réalisé une démonstration par la preuve en réunissant une vingtaine de témoignages d’entrepreneurs et de responsables d’organismes qui les accompagnent. Au-delà des défis qu’ils racontent, on découvre des hommes et des femmes dévoilant des aventures humaines, leurs ressorts, leurs vicissitudes et leurs désirs d’aller encore plus loin. En Bourgogne, on élève de bons vins, certes, mais aussi de belles initiatives rayonnantes d’optimisme, de dynamisme et d’espoir.

  • VIGREUX Jean : François Mitterrand, la Nièvre et le Morvan. 1 vol. br, 130 p, biblio, éd. éditions universitaires de Dijon, coll. Essais, 9 €

Les liens tissés entre François  Mitterrand et le département de la Nièvre constituent une aventure inattendue, mais intense, de 1946 à nos jours. F. Mitterrand, né en 1916 dans une famille charentaise,bourgeoise et catholique, n’était pas prédestiné à devenir le Nivernais sans doute le plus célèbre…C’est cette histoire singulière qu’offre ce livre : une histoire des réseaux, des amitiés et des fidélités, sans négliger le rôle de laboratoire qu’a joué la Nièvre pour François  Mitterrand. L’ouvrage revient aussi sur le rapport du président de la République, de 1981 à 1995, à son fief électoral.  L’auteur, maître de conférences à l’université de Bourgogne, préside l’Association pour la recherche sur l’Occupation et la Résistance en Morvan qui gère le musée de la Résistance en Morvan à Saint-Brisson. Il avait publié en 2005 aux mêmes édition La vigne du maréchal Pétain (112 p., 16 €), à propos de l’attribution d’une parcelle du vignoble bourguignon au chef de l’État français.  Il reste à écrire un livre sur François Mitterrand et le Bourbonnais, ouvrage pour lequel les éléments ne manquent pas.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

  • La Côte dijonnaise : randonnées en Bourgogne : 500 km d’itinéraires de randonnée à pied, en VTT, à cheval. Préface de Régis Desbrosses. 1 vol. br, 84 p, illustrations en couleur, liste de sites Internet, éd. Terre en vues , 13 €.

Guide conçu sur une idée des offices de tourisme de la Côte dijonnaise en partenariat avec le Service Nature de la Communauté de Communes de Gevrey-Chambertin-Nuits-Saint-Georges. Textes et photographies de Christian Bon et Xavier Massip en collaboration avec Laurent Servière. Texte sur le vignoble de Jacky Rigaux. Préface de Régis Desbrosses.  Ce guide propose des randonnées de quelques heures à des itinérances de 2 à 3 jours, avec plus de 500 kilomètres de sentiers qui permettront au randonneur de découvrir au travers de 29 randonnées décrites dans ce guide une partie de la côte bourguignonne inscrite au patrimoine culturel de l’humanité.   Emblématique de la région, le vignoble de réputation mondiale de la Côte d’Or entre Dijon et Nuits-Saint-Georges regroupe à lui seul, vingt quatre des trente-trois grands crus de la Bourgogne. Pour le randonneur la Côte concentre sur quelques kilomètres une grande diversité de milieux naturels, forêts, falaises, plateaux, pelouses calcaires, combes profondes riches en espèces méridionales ou montagnardes selon l’exposition. La plaine n’est pas en reste, le marcheur atteindra en longeant le canal créé par les moines à la fin du XI, l’abbaye de Citeaux berceau de l’ordre cistercien.

  • DECONINCK Olivier, DESANLIS Grégory : La Bourgogne sud et Beaujolais: Autun, Le Creusot, Châlon-sur-Saône,  Tournus, Cluny, Mâcon, Paray-le-Monial, la Clayette . 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll. Le P’tit Crapahut, 12,50 €.

44 balades pour découvrir cette partie sud de la Bourgogne et son prolongement naturel dans les monts du Beaujolais au sud de Mâcon. Des parcours d’une grande variété qui fleurent bon le terroir et l’histoire. Voilà ce qui vous attend lorsque vous traverserez les forêts profondes du Morvan, parcourues par des petits cours d’eau, les chemins viticoles de la côte chalonnaise avec leurs cadoles et les plateaux calcaires du sud qui sentent presque la Provence, avec leurs chapelles romanes. Ici point de monotonie, le patchwork paysager comblera le promeneur en quête de plaisir et de découverte.

• GLOAGUEN Philippe: Le canal de Bourgogne: le long et autour du canal. 1 vol. br, 144 p, illustrations en n-b et couleur,  éd. Hachette Tourisme, coll. Le Guide du Routard, 5,90 €.

► Le « Guide du Routard du canal de Bourgogne » est né à l’initiative des élus du Pays de l’Auxois-Morvan et des offices de tourisme de l’Yonne. Riche de 144 pages, il permet de découvrir ou de  redécouvrir les jolis villages, les bonnes adresses et les bons plans autour des chemins de halage.  Selon Philippe Gloaguen, cofondateur du Guide du Routard qui a participé à la rédaction de ce guide, « la Bourgogne, c’est une région exceptionnelle, au niveau de l’histoire, de la culture, de la cuisine et des vins. Et le canal de Bourgogne, c’est un trait d’union entre tous ces terroirs ». Le guide  propose ses coups de cœur : Dijon, Châteauneuf, l’abbaye de Fontenay ou encore la visite de Semur-en-Auxois. Il y a bien sûr aussi des bonnes adresses pour manger ou boire un verre. Et ce guide, est loin d’être à destination uniquement des touristes de passage. Bien au contraire: « On l’a d’abord fait pour les locaux », explique Philippe Gloaguen, « et en particulier pour les plus jeunes pour qu’ils comprennent que d’habiter la Bourgogne, c’est quelque chose d’exceptionnel. On ne prend pas toujours le temps de se pencher sur l’histoire de France, la cuisine, ou les balades qu’on peut faire à quelques dizaines de km seulement de chez soi. »

  • Un grand week-end en Bourgogne du sud. 1 vol. br, 108 p, cartes, illustrations en couleur, éd. Hachette Tourisme, coll. Un grand week-end à…, 8,95 €.

Ce guide illustré vous propose de parcourir la Saône-et-Loire, à travers des itinéraires et des expériences uniques. On y trouve un carnet d’adresses shopping pour rapporter un peu de la Saône-et-Loire chez soi, ainsi qu’une .  large sélection de bars, de restaurants et d’hôtels pour toutes les bourses (petits prix et hôtels de charme). À 1 h 15 de Paris et 40 mn de Lyon, à pied, à vélo, à cheval, en bateau, à moto, en auto, découvrez une campagne unique au sud de la Bourgogne, élégante et sensuelle, riche d’un patrimoine exceptionnel :deux Grands sites de France, Bibracte-Mont Beuvray et Solutré Pouilly Vergisson ; l’abbaye de Cluny, le théâtre antique d’Autun et autres trésors de l’art roman ; Semur-en-Brionnais, un des Plus beaux Villages de France, rares sont les territoires à proposer autant de sites d’exception ! Ajoutez à cela des vignobles mondialement reconnus, une gastronomie exceptionnelle, des paysages à couper le souffle, des activités nature avec notamment de nombreuses véloroutes sillonnant le territoire, ce guide vous promet un séjour riche en émotions !

  • PERRIER Alain : Dans le Morvan: massif et parc naturel régional. 1 vol. br, 80 p, illustrations en couleur, éd. Glénat, coll. Le P’tit Crapahut, 9,90 €.

30 balades pour toute la famille dans le massif du Morvan et son parc naturel régional.  Situé non loin de Paris, sur les premiers contreforts du Massif central, cet îlot granitique dressé au milieu de la Bourgogne calcaire, qui recèle dans ses profondeurs une multitude de surprises, a su conserver un caractère montagnard. Recouverts en bonne partie de forêts vallons verdoyants, rivières, lacs, étangs et de pâturages ondulés, ces reliefs sont chargés d’histoire et de traditions. Partagé entre l’exploitation de la forêt, l’agriculture et l’élevage (principalement l’élevage de vaches charolaises), le Morvan se caractérise par la dispersion de son habitat. Cela explique son important réseau de chemins. Longtemps délaissé par les riches contrées bourguignonnes voisines où le vin est roi, vivre dans le Morvan n’a pas toujours été facile et des métiers spécifiques y ont vu le jour pour améliorer le quotidien des habitants. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et cette région est devenue un superbe lieu d’évasion pour ceux qui aiment les activités de pleine nature, transformant de fait progressivement le modèle économique de la région.  Ses paysages variés vont vite vous séduire. À vous de découvrir tous ses atouts secrets pour randonner… tout simplement heureux !

  • Pays Charolais – Brionnais – Bourgogne sud. 1 vol. br, 112 p, illustrations, cartes, éd. Hachette Tourisme, coll. Guide du Routard, 4,90 €.

À cheval sur trois régions et aux portes de l’agglomération lyonnaise, le Charolais-Brionnais est un territoire d’excellence et de savoir-faire millénaire, renommé dans le monde entier pour son terroir. Ici, on se régale à table avec le boeuf de Charolles et le fromage de chèvre Charolais, mais aussi en découvrant le patrimoine de ce « Pays d’art et d’histoire », l’un des hauts lieux de l’art roman en France. Le Charolais-Brionnais est une destination incontournable pour les amateurs d’art roman. Ce guide fournit des informations culturelles et pratiques, des adresses d’hôtels, de restaurants et de commerces pour découvrir ce territoire .Au sommaire :  Les sites à ne pas manquer, anecdotes et coups de cœur, les bonnes adresses sélectionnées par les enquêteurs du Routard, les  bons plans et les activités sympas, les infos pratiques et cartes avec adresses positionnées…L’essentiel pour partir découvrir les plaisirs et les richesses de ce joli coin du Sud de la Bourgogne.

  • PERRUSSON Jean-Philippe : Les sentiers d’Émilie : Yonne : 25 promenades pour tous. 1 vol. br, 64 p, illustrations en couleur, éd. Rando éditions, coll. Les sentiers d’Émilie, 8,50 €.

25 promenades pédestres accessibles à tous les âges, aux portes du Morvan, pour découvrir Vézelay, les vignobles de Chablis, Auxerre, comme le canal de Bourgogne ou les villages médiévaux de la vallée de l’Yonne.

  • RENAUD Guy : Guide secret de la Bourgogne. 1 vol. cart., 148 p, illustrations, biblio, liste de sites Internet, éd. Ouest-France, coll. Guide secret, 13,50 €.

Le guide comporte près de 60 sujets pour redécouvrir la Bourgogne, accompagnés d’une  iconographie riche (gravures et documents divers).       La dame de Vix, la communauté des Blancs, le tableau de David emmuré à Saint-Fargeau, des sources divinatoires, guérisseuses ou malfaisantes, une pierre qui vire, les « vivres », ces monstres bourguignons, les vestiges de l’Antiquité dans la région, un temple bouddhiste, des saints et des personnages aux fins sanglantes, le mythe de la Toison d’or, le mystère de la forge de Fontenay… Tels sont quelques-uns des grands thèmes abordés. Universitaire et guide dijonnais, Guy Renaud se passionne pour l’histoire et le patrimoine de sa région depuis trente ans. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la Bourgogne. 

DIVERS

• REEVES Hubert: J’ai vu une fleur sauvage: l’herbier de Malicorne. Photographies de Patricia Aubertin. 1 vol. br, 250 p, biblio,  illustrations en couleur, éd. du Seuil, coll. Science ouverte, 18 €.

« Le but de ces pages est de faire connaître un des domaines les plus admirables de la nature : celui des fleurs sauvages dans nos campagnes. Des splendeurs à portée de chacun, mais que l’on peut piétiner toute sa vie sans jamais se pencher pour les admirer. On passe ainsi à côté de joies, à coup sûr renouvelables chaque année. Ce plaisir intense exige un apprentissage : savoir reconnaître ces fleurs demande un peu de patience mais se révèle gratifiant au possible, tant est grande la diversité des fleurs sauvages et leurs variations selon les moments de leur vie – et de la nôtre. Pour faciliter cette initiation, j’ai souhaité livrer mon rapport personnel à chacune de ces fleurs » (Hubert Reeves).  Chaque fleur est illustrée par de superbes photos en couleur de Patricia Aubertin, prises dans la campagne de Malicorne, un village bourguignon de la Puisaye..

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► BERRY

◘ LITTÉRATURE

  • BERNARD Daniel : Le loup en Berry. 1 vol. br, 56 p, ill. n-b et couleur, biblio, éd. La Geste éditions, coll. Tout comprendre, 5,50 €.

Dans les années 1980, Daniel Bernard fut le précurseur de nombreuses études régionales consacrées à la place du loup dans la société rurale. Après La Fin des loups en Bas-Berry, L’homme et le loup, paru aux éditions Berger-Levrault en 1981, a connu un grand succès : outre sa diffusion nationale, cet ouvrage pionnier a été édité au Canada, traduit en allemand et en japonais. En s’appuyant sur des sources archivistiques et des collectages sur le terrain, Daniel Bernard propose aujourd’hui une mise au point documentée, entre mythe et réalité, sur ce grand fauve aux yeux de braise dans le Berry d’hier… sans négliger l’impact d’un hypothétique retour dans le centre de la France…

  • BISSONNETTE Lise : Maurice Sand : une œuvre et son brisant au XIXè siècle. 1 vol. br, 480 p, illustration n-b et couleur, biblio, index, éd. Presses universitaires de Rennes – Presses de l’université de Montréal, 26 €.

De Maurice Sand, l’histoire culturelle et littéraire n’a en général retenu que son état de fils bien-aimé de la plus célèbre écrivaine du XIXe siècle. Pourtant, son œuvre – qui allie peinture, dessin, illustration, théâtre, histoire de l’art et sciences naturelles – porte la marque d’un créateur original et cohérent. Dans cette première étude exhaustive et magnifiquement illustrée, Lise Bissonnette présente l’œuvre de Maurice Sand enfin vue comme un ensemble et explore les mécanismes de sa méconnaissance historique. Titulaire de neuf doctorats honoris causa et docteure en lettres de l’université de MontréalLise Bissonnette est journaliste, administratrice et écrivaine. Elle a dirigé le quotidien Le Devoir de 1990 à 1998 et a été présidente de Bibliothèque et Archives nationales du Québec jusqu’en 2009.

  • BOIZEAU Léandre : Manuel de survie à l’usage des cinquante ans et plus. 1 vol. br, éd. La Bouinotte éditions, 16 €.

En empruntant les chemins des souvenirs oubliés, l’auteur nous emmène insidieusement dans un pays que les gamins de moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître : celui de son enfance. À partir de là, il nous invite, sur le mode de l’humour, à réfléchir sur tout ce qui a changé depuis. Irrésistible ! Avec l’oeil décalé qu’on lui connaît, Léandre Boizeau examine, à la loupe, les travers de la société dans laquelle nous vivons. Il passe tout à la moulinette de la dérision : la fièvre acheteuse, l’école, les « outils » de la communication, le ballon rond, la télé, la « malbouffe »… Un plaisir jubilatoire à l’état pur ! C’est tendre, irrévérencieux, nostalgique, féroce parfois, mais toujours drôle.  Voilà un petit livre qui va beaucoup faire rire… et encore plus causer !  Co-fondateur du magazine La Bouinotte, Léandre Boizeau est auteur d’une douzaine d’ouvrages. Président du comité de soutien pour la révision du procès Mis et Thiennot, il est également conteur et a adapté plusieurs de ses livres en son et lumière.

  • CALLOT Didier : Le bohémien aux yeux clairs. 1 vol. br, 328 p, éd. Marivole, coll. Romans Marivole, 20 €.

La suite de « La Gitane », roman paru chez Marivole en 2015. Retour sur « La Gitane » : Le destin tout tracé de Denis, jeune paysan berrichon, a pris un tournant inattendu et décisif lorsqu’il a rencontré Carmen, une jeune et belle gitane venue vendre des paniers dans la cour de la ferme familiale. Attirés l’un vers l’autre, les deux jeunes gens ressentent vite l’urgence de s’aimer avant d’être séparés par la prégnance de leurs milieux sociaux et culturels. Mais leur amour sera plus fort que les obstacles qui présageaient une union impossible et ils partiront, par monts et par vaux, à la recherche l’un de l’autre. Après de nombreuses aventures et mésaventures, ils finiront enfin par se retrouver et pourront enfin espérer vivre heureux autour du fruit de leur amour, mais la Grande Guerre viendra à nouveau les séparer, comme une sorte de malédiction s’acharnant sur leur bonheur. Porté disparu à la suite d’une expédition nocturne dans les lignes ennemies, Denis ne donnera plus signe de vie et Carmen, se rendant à l’évidence de sa perte, reprendra sa vie de nomade au sein de son clan, mais avec malgré tout, au fond d’elle-même, une lueur d’espoir qui refuse de s’éteindre…Devenu romancier après une carrière professionnelle médico-sociale et un parcours artistique amateur aux talents multiples, où a toujours dominé la passion de l’écriture, Didier Callot a publié deux romans, « La Gitane » en 2015 et « L’Ermite de Loire » en 2016. Sollicité par de nombreux lecteurs de son premier roman, il a repris sa plume pour redonner vie à cette belle histoire d’amour où persiste une énigme autour de la disparition de Denis…

  • LAVALADE Marie France : George et Alexandre : portrait de George Sand. 1 vol. br., 481 p, éd. L’Harmattan, 29 €

Présentation d’une George Sand inattendue, débarrassée de l’ombre de Musset et de celle de Chopin. L’ouvrage, qui  est entièrement basée sur sa correspondance et ses agendas, brosse le portrait d’une femme moderne, à la curiosité insatiable. Cette période de sa vie avec le graveur Alexandre Manceau (1817-1866) la révèle dans toute sa richesse. Marie-France Lavalade est née en 1953 à Paris. Après des études d’archéologie interrompues, elle devient institutrice et termine sa licence d’histoire. Elle Abandonne l’enseignement primaire après dix-sept ans pour reprendre des études à l’Ecole du Louvre. Examens et concours obtenus, elle devient conférencière des Musées Nationaux et dispense des cours à l’Ecole du Louvre et dans des Universités inter-âge. Retraitée depuis novembre 2014, elle a gardé une petite activité au sein d’une école d’Histoire de l’art et s’adonne désormais à sa triple passion pour la lecture, l’écriture et la redécouverte d’artistes oubliés.

• LOUDE Claude: Je suis… George Sand. Ce soir, tout va fleurir.  Préface de Michelle Tricot. 1 vol. br, 86 p, illustrations en n-b et couleur, biblio, chronologie, éd. J-André (Lyon), coll. Je suis…, 10 €.

► Aurore Dupin n’avait pas trente ans quand elle devint George Sand à la faveur d’un premier succès littéraire. Elle scandalisait déjà avec ses tenues masculines et son cigare, avec ses écrits et ses discours révolutionnaires et féministes. Elle fut à la fois haïe et adorée. Elle rassembla autour d’elle tous les laissés-pour-compte de la révolution industrielle et les paysans berrichons, ses proches voisins qu’elle célébra dans ses romans au puissant lyrisme. Elle rassembla aussi à Nohant les plus grands artistes de son temps : Liszt, Balzac, Flaubert et Tourgueniev. La cantatrice Pauline Viardot y chanta accompagnée de Chopin. On jouait au théâtre, on riait au spectacle des marionnettes. On y pleura aussi la mort d’un enfant. Nohant bruit encore de toutes ces émotions… George Sand, auteur incontournable du XIXe siècle, est entrée dans la légende. Victor Hugo dira à sa mort :  » Je pleure une morte et je salue une immortelle. « 

  • NATUREL Mireille (sous la direction de) : Proust et Alain-Fournier : La transgression des genres 1913-1914. Préface d’Agathe Corre-Rivière. Postface de François Bon. 1 vol. br, 252 p, éd. Honoré Champion, coll. Recherches proustiennes, 40 €.

« Le Grand Meaulnes » paraît le 6 novembre 1913,  » Du côté de chez Swann » le 14. Tous les deux sont des romans singuliers, inclassables qui défient les catégories traditionnelles, dans la définition même du genre romanesque, dans la perméabilité des composantes : la composante poétique recouvre de son voile ce qui n’est plus qu’apparence de roman. La guerre décidera du destin des deux œuvres, pour toujours dans le cas d’Alain-Fournier, de façon transitoire pour Proust. Cette double célébration, co-organisée par Mireille Naturel et Agathe Corre-Rivière, petite-nièce d’Alain- Fournier, s’est déroulée à Illiers-Combray en deux temps, novembre 2013 (« 1913 : la transgression des genres ») et novembre 2014 (« 1914 : la guerre et ses enjeux »).  Mireille Naturel est responsable du Centre de Recherches Proustiennes de la Sorbonne nouvelle et Secrétaire générale de la Société des Amis de Marcel Proust. Elle a publié  « Proust et Flaubert : un secret d’écriture » (Rodopi, 1999, réédité en 2007),  « Proust et le fait littéraire » (Champion, 2010, réédité 2012), « Marcel Proust, L’arche et la colombe » (Michel Lafon, 2012), et elle a édité « Proust Pluriel » (Presses de la Sorbonne nouvelle, 2014). Elle est également  rédactrice du « Bulletin Marcel Proust« .

  • SAND George : Ce que disent les fleurs : le conte de la couleur rose. Adaptation de Christine Colonna-Césari. Illustrations de Césarine. 1 vol. br, 36 p, illustrations en couleur, éd. Pianitsa (Charenton), coll. Les couleurs du pouvoir, 18,90 €.

Une petite fille parle aux fleurs et au vent. Elle découvre l’histoire de la rose et s’initie ainsi à la botanique. George Sand se met elle-même en scène, enfant, pour transmettre sa vision poétique de la vie, des plantes et des animaux. Ce que disent les fleurs est l’un des plus jolis contes merveilleux pour enfants de George Sand, de par sa concision, son message profond et sa sensibilité. On y retrouve une petite fille qui parle avec les fleurs et le vent, se cache parmi eux pour mieux les appréhender, et partager avec nous, sa découverte d’une légende sur l’origine des roses qui embaument son jardin. Ce conte nous dit aussi qu’il est important d’écouter les intuitions subtiles des enfants, en contact sensoriel inné avec la Nature. Nous y retrouvons la petite fille qu’a été George Sand, libre sauvageonne en communion fusionnelle avec les éléments naturels. Voici donc, une petite fille de la noblesse qui court à travers champs, parle avec la vie, les plantes et les animaux, à travers le prisme d’un conte, dont on ne se lasse pas d’entendre et transmettre la suave mélodie. Qui à force de se pencher aux frontières de l’invisible, entend l’Essence Ciel : une ode magnifique à la reine des fleurs, toujours d’actualité, la Rose ! Très joliment illustré par les peintures naïves de Césarine.

SAND George : Légendes rustiques. Dessins de Maurice Sand. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. des régionalismes, coll. Au viu leupard, 15,95 €

« Mon cher fils, Tu as recueilli diverses traditions, chansons et légendes, (…) car ces choses se perdent à mesure que le paysan s éclaire, et il est bon de sauver de l’oubli qui marche vite, quelques versions de ce grand poème du merveilleux, dont l’humanité s’est nourrie si longtemps et dont les gens de campagne sont aujourd’hui, à leur insu, les derniers bardes »… George Sand.  Les « Légendes rustiques » ont été écrites par George Sand à partir de récits fantastiques recueillis dans la campagne berrichonne par son fils Maurice. Loups-garous, lavandières, farfadets et lupins…phénomènes étranges, à la fois inquiétants et singulièrement séduisants. Car si l’on tremble en parlant du mystère, on n’en éprouve pas moins un certain plaisir à ce frisson. Et c’est tout le charme des légendes du terroir : un charme que George Sand excelle à faire revivre.

  • SARZAUD-AUPETIT Sylvie : Qu’est-ce que les gens diraient 1 vol. br, 204 p, éd. Alice Lyner, 17 €.

Vieux célibataire, Armand vient de s’éteindre après avoir consacré sa vie à sa passion pour la photographie. Le temps de régler la succession, ses proches s’installent quelques jours à Boussac, petite ville creusoise où les rumeurs vont bon train. On raconte qu’Armand cachait un trésor, on dit aussi qu’il entretenait une maîtresse bien plus jeune que lui…  Valentine, la nièce du défunt, se prend au jeu de découvrir la véritable personnalité d’Armand, au risque de dévoiler des secrets de famille qui ne sont pas au goût de tout le monde. L’intrigue dévoile peu à peu les éléments d’un puzzle qui révélera à Valentine une nouvelle vision des relations intrafamiliales.  Par-delà l’enquête autour d’un oncle au passé mystérieux, ce roman invite à une réflexion sur l’emprise du conformisme et les difficultés à s’en libérer.  Née à La Châtre, Sylvie Sarzaud-Aupetit, après une vingtaine d’années d’enseignement, a quitté l’éducation nationale en 2011. Elle est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages alternant contes pour enfants et  guides pratique. Elle  signe ici son troisième roman.

◘ HISTOIRE

• À Châteauroux… Il était une fois l’avenue de la gare. 1 vol. br, 146 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte édition, 22 €.

  • ► C’est l’une des rues emblématiques de Châteauroux, reliant la gare au centre ville avec, en point de mire, le fameux « building ». Une rue au destin changeant, dont on découvre l’histoire au fil de cet album passionnant et richement illustré.  Son histoire commence avec celle de l’arrivée du train à Châteauroux, au milieu du xixe siècle, en périphérie du centre urbain. Lorsque les premiers voyageurs descendent des wagons en 1847, ils cheminent sur un simple débarcadère en bois. Un projet de tracé de rue est alors envisagé pour relier la gare à la ville par une voie rectiligne aboutissant au théâtre. Les champs et les vignes cèdent progressivement la place à un alignement de maisons bourgeoises. L’urbanisation progresse sous le Second Empire et la Troisième République avec l’activité commerçante et l’animation ferroviaire qui provoque également la construction de la manufacture des tabacs. Commerçants, artisans et professions libérales s’installent dans la rue principale qui conduit au centre de la ville. On y créée une institution pour l’éducation des jeunes filles, devenu l’un des lycées de la ville, la Chambre de commerce, une coopérative pour les agriculteurs de l’Indre, les services de l’Inspection des Eaux et Forêts, une imprimerie, le premier cinéma de Châteauroux, des aubergistes et hôteliers mais aussi tout ce que le commerce indépendant compte dans tous les domaines : les vêtements, la fourrure, la radio et TV, la coutellerie, la quincaillerie, les arts ménagers et la décoration, la librairie, l’épicerie, les fleurs, l’automobile… 
  • BAZIN Lionel, BAZIN Anne, DUMASY Françoise : Le prieuré et le bourg de Saint-Marcel, Indre : XIIe-XVIIIe siècles. 1 vol. br, 305 p, illustrations en couleur, éd. Association pour la sauvegarde du bourg médiéval de Saint-Marcel (Saint-Marcel, Indre), 50 €

Cet ouvrage est le fruit d’un travail important réalisé par Lionel Bazin qui  a rassemblé toute la documentation et diligenté les enquêtes jusqu’aux archives de l’Indre. Quant à Françoise Dumassy, elle s’est chargée de la rédaction du texte, et de la mise en forme des chapitres.  « J’ai fait appel à deux jeunes archéologues compétents, l’un photographe, Cyrille Galinand, et le second, Raphaël Durand, maquettiste de talent également » indique Françoise Dumasy.  L’ouvrage, grand format, compte 310 pages illustrées de plusieurs centaines de photographies. Il   a été réalisé avec le soutien de l’association pour la sauvegarde du bourg médiéval de Saint-Marcel, présidée par Jean-Pierre Lécubin. Lionel Bazin, 86 ans, industriel à la retraite, a passé toute sa vie à Saint-Marcel. Il fut, en 1962, le président-fondateur de l’Association pour la sauvegarde du site archéologique d’Argentomagus et s’est toujours intéressé de très près à l’histoire de sa commune. Françoise Dumasy, qui a enseigné l’archéologie romaine à l’université Paris I, a dirigé, de 1989 à 2002, les campagnes de fouilles sur le site d’archéologique du plateau des Mersans. Elle a déjà publié un ouvrage sur le sujet.

• BERNARD Daniel: Costumes traditionnels en Berry. 1 vol. relié, format à l’Italienne, 192 p, illustrations, biblio, éd. Geste éditions, 29,90 €.

► Depuis 1982, Daniel Bernard publie articles et synthèses sur le vêtement populaire berrichon, contribue à mettre en place des expositions réalisées par la Guérouée de Gâtines autour des parures et habits du peuple, tout en faisant réaliser de fidèles reproductions de costumes pour la scène au sein de cette association. À la suite de Jean Favière, il a été l’un des premiers à analyser le costume traditionnel berrichon à partir d’un corpus de sources archivistiques élargies, sans négliger les innombrables fonds iconographiques et les pièces matérielles sauvées de l’injure du temps.  Ce volume rassemble l’ensemble de ses études consacrées aux pratiques vestimentaires berrichonnes et à cet « objet d’histoire » que représente le costume régional des contrées de l’Indre et du Cher.

  • COULON Gérard : Le Berry gallo-romain. 1 vol. br, 56 p, illustrations n-b et coul, biblio, éd. la Geste, coll. Tout comprendre, 5,50 €.

Comme la majeure partie des Gaules, le Pays biturige – à peu près le Berry actuel – est conquis par Jules César au milieu du Ier siècle avant J.-C. Dès lors, la rencontre des cultures gauloise et latine donne naissance à une civilisation originale, brillante et méconnue, celle des Gallo-Romains. Pendant plus d’un demi-millénaire (51 avant J.-C .- 476 de notre ère), les Bituriges adoptent le mode de vie de leurs vainqueurs. Leur environnement se transforme à la ville comme à la campagne, le latin devient langue officielle, les habitudes et les comportements se modifient. À travers quinze chapitres, ce petit livre se propose d’offrir un panorama aussi complet que possible des divers aspects de la vie de tous les jours. De la maison aux aqueducs, des voies romaines aux débuts de la vigne, des artisans du fer aux pratiques funéraires, ce n’est pas l’image d’un passé figé qui resurgit, mais celle d’un monde grouillant de vie qui, quelque deux mille ans après, ne cesse de nous fasciner.

• COULON Gérard : Guide des voies romaines de l’Indre. 1 vol. br, 144 p, illustrations en couleur,  éd. La Bouinotte édition, coll. Berry en poche, 19 €.

Archéologue et historien, Gérard Coulon nous propose une manière originale de découvrir le département de l’Indre, en suivant les voies romaines qui demeurent encore aujourd’hui profondément inscrites dans les paysages. Plusieurs courts chapitres introductifs composent un mini-manuel sur ces routes antiques : leur construction, leur tracé, leur aspect actuel, les révélations de l’archéologie aérienne, sans oublier les ponts, les relais, les bornes qui les scandaient et le trafic qui les animait. Mais surtout, ce guide propose trente-trois circuits pour partir à la découverte de ces routes vieilles de quelque 2000 ans, grâce à des textes précis, fluides et accessibles à tous. Richement illustré de photographies, de vues aériennes, de cartes, de croquis et de dessins humoristiques, ce guide constitue un véritable outil de découverte et de plaisir à l’usage des marcheurs et de tous ceux qui se passionnent pour les curiosités du Bas-Berry. Bref, une autre manière de musarder dans l’Histoire et un guide pour randonner malin sur les chemins du passé !  Conservateur en chef du patrimoine, Gérard Coulon est né en 1945 à Mézières-en-Brenne. Après avoir enseigné les lettres et l’histoire à Buzançais et à Châtillon-sur-Indre, il a fondé le musée d’Argentomagus puis dirigé le Service des monuments et musées départementaux de la Touraine. Archéologue et spécialiste des voies romaines, il nous livre ici le fruit de plus de quarante années de recherches sur le terrain.

  • NARBOUX Roland : Bourges et ses écrivains. 1 vol. br, 194 p, éd. Alice Lyner, 21 €.

Bourges, connue pour son industrie militaire et son printemps musical, n’a pas laissé de traces littéraires importantes. Pourtant, la cité a inspiré maints auteurs, d’où une multitude de textes en tous genres (poèmes, romans, analyses historiques ou géographiques, autobiographies, courriers personnels, polars, témoignages, notes touristiques) qui montrent bien sa diversité. Regroupés dans ce recueil, ces textes sont des morceaux choisis et commentés en fonction de leur intérêt, de leur curiosité ou de la sensibilité de l’auteur – les écrits d’un Anglais comme Percy Allen, par exemple, ne peuvent pas laisser indifférent – et si la capitale du Berry jouit aujourd’hui d’une image attractive, on pourra constater qu’il n’en a pas toujours été le cas, alors que dans le même temps, la cathédrale Saint-Etienne et le palais Jacques Cœur ont toujours été admirés.   Alors, de Jules César à Jean-Christophe Rufin, laissons-nous pénétrer par cette riche moisson de textes, née de regards croisés et de plumes diverses.

  • NARBOUX Roland : De l’abbaye Saint-Ambroix à l’hôtel de Bourbon: une passion berruyère. Préface de Daniel Colling. Avant-propos d’Antoine Falleur. Photographies de Nicolas Cholet. 1 vol. relié, 172 p, illustrations n-b et couleur, éd. La Bouinotte éditions, 25 €.

C’est la première fois qu’un ouvrage aborde l’histoire de l’Abbaye Saint-Ambroix, l’un des édifices emblématiques de Bourges, qui accueille aujourd’hui l’Hôtel de Bourbon. Une histoire riche et tumultueuse, depuis les invasions normandes jusqu’à sa transformation en un magnifique Hôtel de luxe, par ailleurs doté d’un excellent restaurant. Devenue une puissante abbaye, Saint-Ambroix a dû affronter de nombreux dangers, des destructions, pour renaître à la fin du XX ° siècle. Le récit est illustré de nombreuses anecdotes, évoquant des personnages énigmatiques comme mademoiselle de Bourbon, quelques mystères, comme celui lié aux restes de Rodrigues et Chimène, sans omettre le destin singulier d’une fabrique de toiles de navires qui occupa un temps son espace! Les péripéties de ce domaine constitueront sans doute une découverte, tant pour de nombreux Berrichons que pour les visiteurs de la cité de Jacques Cœur. De l’Abbaye Saint-Ambroix à L’hôtel de Bourbon Une passion berruyère.

  • RICHOUX Claude : Vierzon : l’âge d’or du commerce. 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b, biblio, éd. Alan Sutton, coll. La mémoire en images, 19 €.

► Au début du XXe siècle, Vierzon accueillait les succursales de quelques grandes enseignes parisiennes telles La Belle Jardinière, La Samaritaine ou Le Bon Marché. Qui s’en souvient aujourd’hui ? Et qui se rappelle encore des succès que remportèrent les braderies monstres organisées par plus de 200 commerçants dans les années 1930-1935 ? Si actuellement le commerce vierzonnais manque de vitalité, il a connu entre 1900 et 1950 un véritable âge d’or. Grâce à des photographies anciennes, des en-têtes de factures ou des publicités, Claude Richoux évoque ce passé florissant et retrace l’histoire des boutiques et des magasins réputés qui sont présentés dans ces pages.

  • ROBERT Anne-Laure, SIRERE Christophe: Bourges. Photographies de Naturimages.  1 vol. br, 193 p, illustration en couleur, éd. Geste éditions,  29,90 €.

La ville est, pour beaucoup, indissociable du Printemps de Bourges, pourtant il n y a pas que l’oreille à être titillée dans la capitale du Cher où mille et une merveilles ravissent l’œil. La cathédrale domine toute la ville et, dans plusieurs quartiers, le Moyen Âge surgit parmi les nombreuses maisons à colombages. Bourges, c’est aussi une ville nature avec un muséum de renom et ses marais longtemps nourriciers aujourd’hui poumon vert de la cité. Capitale du Berry, elle sait, comme lui, associer son dynamisme avec son héritage dans une ambiance unique de bien-être et de bien-vivre.

Vivre au maquis  et l’épuration dans la région R5 (Berry, Limousin, Périgord) 1943-1945 : Actes des colloques de 2011 et de 2015, Châteauroux. 1 vol. br, 210 p, éd. Aspharesd, 19 €

► Actes des colloques réunissant les historiens des départements de la région R5 (Berry, Limousin, Périgord), les colloques s’étant tenus en 2011 et 2015 au centre d’études supérieures à Châteauroux, traitant les questions de la vie quotidienne dans les maquis et de l’épuration (1943-1945).

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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► FOREZ

◘ LITTÉRATURE

  • MARCONNET Philippe : Contes et légendes de la Loire. 1 vol. br, 424 p, éd. de Borée, 23 €.

Il était une fois… Qui n’a jamais eu à lire ou à entendre ce début de phrase qui ouvre la porte d’un monde où tout est possible ? Dans le département de la Loire, comme ailleurs en France, l’univers des contes et des légendes enveloppe toujours les villages et les campagnes. Ces histoires ne sont plus que les témoins des longues veillées d’hiver d’autrefois, qui mêlaient familles et voisins au coin d’un feu. A la lueur de quelques bougies, les anciens aimaient alors à conter, avec force de détails, des histoires de trésors, de diables et de sorcières, pour la plus grande joie des enfants qui attendaient avec angoisse le dénouement des récits. Vous voici donc parés pour faire un beau voyage dans l’imaginaire de nos aïeux où le merveilleux se mêle à la réalité. Au cœur du mont Pilat vous rencontrerez le Zicle, gardien d’un trésor immense que nul homme n’a encore découvert… En compagnie d’un pêcheur de saumons, vous ferez une rencontre inattendue dans les gorges de la Loire… Vous assisterez également à la création de la ville de Roanne par la fée Uriande… A Saint-Just-en-Bas vous revivrez l’histoire du dernier loup-garou… D’aventures chevaleresques en croyances mystiques, diables, lutins, fées, vouivres et sorcières ne seront jamais bien loin pour vous faire découvrir ou redécouvrir, les histoires traditionnelles du département de la Loire.

◘ HISTOIRE

• BESSON Christiane, BESSON Philippe : Femmes Remarquables de Saint-Etienne et de la Loire. Préface de Fabienne Buccio. 1 vol. br, 165 p, éd. de Phénicie, 14 €.

Cet ouvrage est le fruit d’un partenariat de deux ans avec l’association « Stéphanoises », projet soutenu par Fabienne Buccio, première femme préfète de la Loire. Il met en scène 50 femmes exceptionnelles de  Saint-Etienne et de la Loire, appartenant aux générations du passé, du présent et de l’avenir. À côté de grandes résistantes, figurent des artistes connues ou des championnes, à découvrir dans leur intimité et leurs rêves. Elles incarnent  les talents de ce territoire, dans les domaines sportifs, culturels, artistiques, politique ou militant. Certaines sont connues , d’autres sont à découvrir.

  • La Pacaudière et son canton : Changy, Le Crozet,La Pacaudière, Sail-les-Bains, Saint-Bonnet-des-Quarts, Saint-Forgeux-Lespinasse, Saint-Martin-d’Estréaux, Urbise, Vivans . 1 vol. br, 102 p, illustrations en couleur, éd.  Ceux du Roannais (Roanne),  20 €
  • Néronde et son canton : Balbigny, Bussières, Néronde, Pinay, Saint-Agathe-en-Donzy, Sainte-Colombe-sur-Gand, Saint-Cyr-de-Valorges, Saint-Jodard, Saint-Marcel-de-Félines,Violay. 1 vol. br, 119 p, illustrations en couleur, éd. Ceux du Roannais, 20 €
  • PERRIN Éric : Saint-Chamond de A à Z. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. De A à Z, 21 €.

► De A comme aqueducs à Z comme zup en passant par G comme Gier, Eric Perrin utilise l’alphabet comme prétexte pour nous faire découvrir l’histoire saint-chamonaise. Ainsi, vingt-six entrées montrent comment du Saint-Chamond d’aujourd’hui émergent des traces du passé. Monuments, parcs, jardins nous livrent leurs secrets et prennent une autre dimension. Certaines lettres évoquent le passé industriel de cette ville du bassin minier stéphanois et son incidence sur le présent. D’autres reviennent sur les actions menées par le célèbre Auguste Pinay mais rappellent également les actes de résistance de Maurice Bonnevialle, Renée Peillon ou Jean Rivaud, à qui la ville a rendu hommage en donnant leur nom à une rue ou à une place. Au fil des pages, ce dictionnaire amoureux nous invite à découvrir avec curiosité les dessous de notre environnement, beaucoup moins banal qu’il n’y paraît.

  • SAGNARD Jérôme, CAIRA Jean-Claude: Le Pilat: Tome II. 1 vol. br, 128 p, illustrations n-b, biblio, éd. Alan Sutton, coll. La mémoire en images, 19 €.

Après le succès de leur premier ouvrage, Jérôme Sagnard et Jean-Claude Caira nous invitent à découvrir le Parc naturel régional du Pilat grâce à une nouvelle sélection de cartes postales anciennes inédites. De nombreuses anecdotes, puisées dans la presse locale ou dans les archives, retracent le quotidien des habitants au début du XXe siècle. Ainsi, la vie économique, sociale et culturelle est évoquée et, au fil des pages, le Pilat nous montre un autre visage. Au-delà du site naturel, nous découvrons les hommes qui l’habitent et leur mode de vie. Une magnifique excursion en images dans le passé du massif du Pilat !

  • SAPIN Claude : Les maîtres de la poste aux chevaux en Roannais du XVIe siècle au XIXe siècle. 1 vol. br, 171 p, illustrations en couleur, éd. Ceux du Roannais, 25 €
  • 38 soldats morts pour la France, commune de Saint-Haon-le-Châtel. 1 vol. br, 159 p, éd. Société Histoire et patrimoine (Saint-Haon-le-Châtel – Loire), 27 €

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

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◘ VIENT DE PARAÎTRE (JANVIER – FÉVRIER – MARS 2017)

MISE À JOUR: 31 MARS 2017

PARUTIONS RÉCENTES  : BOURBONNAIS, AUVERGNE – VELAY, LIMOUSIN, NIVERNAIS – BOURGOGNE, BERRY ET FOREZ

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre. Sont également mentionnées les publications des éditeurs installés en région. 
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provincesBourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez. Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidemment pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédités ou édités), éditeurs ou imprimeurs, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs, sauf mentions particulières. Elles ne constituent donc pas un point de vue de Vu du Bourbonnais sur le titre en question. 
  •    « Parutions récentes » étant une rubrique trimestrielle, elle fait l’objet d’une mise à jour régulière, du 1er janvier au 31 mars 2017.
  • Pour nous contacter et nous adresser vos informations: allier-infos@sfr.fr .

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► BOURBONNAIS

◘ LITTÉRATURE

• BONNEAU Albert, BLASCO-MARTINEZ Benjamin : Catamount : la jeunesse de Catamount. 1 vol. relié,70 p, illustrations en couleur, éd. Petit à Petit, coll. Catamount, 14,90 €.

catamounbt-jeunesse►  En pleine conquête de l’Ouest, la famille Osborne recueille un nouveau né, seul survivant d’une caravane de colons massacrés par les Cheyennes. Elle le nommera Catamount. Des années plus tard, Catamount est devenu un cavalier et un tireur hors pair grâce à la formation que lui a donnée un vieux trappeur. Mais son destin va changer lorsqu’il retrouvera sur son chemin Black Possum, le chef cheyenne coupable du massacre de ses parents. Une adaptation en bande dessinée du roman de l’auteur bourbonnais Albert Bonneau,  La jeunesse de Catamount, réalisée par Benjamin Blasco Ibanez.

•  BONNEAU Albert, BLASCO-MARTINEZ Benjamin : Catamount : le train des maudits. 1 vol. relié, 70 p, illustrations en couleur, éd. Petit à Petit, coll. Catamount, 14,90 €.

catamount-train-des-maudits Le jeune Catamount est devenu une légende au Colorado et n’aspire qu’à une vie paisible dans son ranch, mais le malheur frappe une nouvelle fois à sa porte : un homme d’affaires véreux est prêt à tout pour bâtir un chemin de fer en lieu et place de la maison de ses parents adoptifs. Le train fantôme est l’adaptation en bande dessinée de la seconde aventure de Catamount, western littéraire créé dans les années 50 par Albert Bonneau, né à Moulins en 1898. La collection originelle comptant près de soixante-dix épisodes, Benjamin Blasco-Martinez dispose donc d’une abondante matière ! À la fois scénariste et dessinateur, il s’inspire librement des romans pour retranscrire l’histoire de Catamount.

  • BOURDIEU Pierre : Sociologie générale. Volume 2 : Cours du Collège de France, 1983-1986: Les concepts élémentaires de la sociologie. Édition établie par Patrick Champagne et Julien Duval. 1 vol. br, 1204 p, éd. du Seuil, 35 €

Ce second volume du cours de  » sociologie générale « , selon l’intitulé que Pierre Bourdieu avait donné au premier cycle de son enseignement au Collège de France, complète la présentation systématique de son appareil conceptuel et de sa démarche méthodologique. Après avoir insisté, au cours des deux années précédentes, sur les notions d’habitus et de champ, Bourdieu consacre une large part des trois suivantes à celle de capital et à l’articulation de ses trois concepts fondamentaux. Attentif aux difficultés de la transmission des savoirs, le sociologue réorganise par ailleurs son cours en le divisant en deux parties. La première, appelée  » leçon « , poursuit la présentation formelle de sa théorie. La deuxième, baptisée  » séminaire « , est quant à elle consacrée à des recherches en cours. Sont ainsi successivement abordés, notamment, un sondage réalisé en vue d’établir un classement des intellectuels influents, la révolution symbolique opérée par Manet et des lectures sociologiques d’œuvres littéraires, parmi lesquelles Le Procès de Kafka et La Promenade au phare de Virginia Woolf. Cet exercice de synthèse, jamais vraiment renouvelé par Bourdieu, offre ainsi un exposé particulièrement accessible et vivant de l’une des entreprises théoriques les plus exigeantes en sciences sociales. Rappelons que le jeune agrégé de philosophie Pierre Bourdieu (1930-2002) avait été nommé professeur de philosophie au lycée Théodore-de-Banville à Moulins en 1954 ; il y enseigna deux ans. L’un de ses anciens élèves, Jacques Lefevre, retraité à Tours, se souvient : « Je considère qu’il mérite de donner son nom à une ville. Mon année de philosophie avec lui a été une de mes meilleurs années scolaires. Elle m’a plus marqué que mes années de Science Po à Paris ». Il se révéla comme un professeur disponible et aimé. Si la ville de Tours a donné son nom à l’une de ses rues, Moulins ne l’a pas encore fait. Est-ce bien logique?

• BURE Véronique de: Un clafoutis aux tomates cerises. 1 vol. br, 377 p, éd. Flammarion, 19,90 €.

téléchargementAu soir de sa vie, Jeanne, quatre-vingt-dix ans, décide d’écrire son journal intime. Sur une année, du premier jour du printemps au dernier jour de l’hiver, d’événements minuscules en réflexions désopilantes, elle consigne ses humeurs, ses souvenirs, sa petite vie de Parisienne exilée depuis plus de soixante ans dans l’Allier, dans sa maison posée au milieu des prés, des bois et des vaches. La liberté de vie et de ton est l’un des privilèges du très grand âge, aussi Jeanne fait-elle ce qu’elle veut et ce qu’elle peut : regarder pousser ses fleurs, boire du vin blanc avec ses amies, s’amuser des mésaventures de Fernand et Marcelle, le couple haut en couleurs de la ferme d’à côté, accueillir pas trop souvent ses petits-enfants, remplir son congélateur de petits choux au fromage, déplier un transat pour se perdre dans les étoiles en espérant les voir toujours à la saison prochaine… Un clafoutis aux tomates cerises, le plus joli roman sur le grand âge qui soit, traite sans fard du temps qui passe et dresse le portrait d’une femme qui nous donne envie de vieillir.

• CRESSANGES  Jeanne : Entre deux sourires. Nouvelles bourbonnaises.  1 vol. br, 239 p, éd. Domini (Ars-sur-Moselle), 17 €

entre-deux-souriresLe chapeau traditionnel des Bourbonnaises se nomme officiellement  « Chapeau aux deux bonjours ». Madame de Sévigné préférait l’appeler : Chapeau aux Deux Sourires. Jeanne Cressanges s’en est souvenu pour donner un titre à ce recueil de nouvelles. D’autant plus que chacune d’elles écrite dans l’émotion, les sourires et les rires, se situe bien Entre deux Sourires. Jeanne Cressanges s’est servie d’histoires, de personnages qu’elle a connus ou qui lui ont été racontés par ses proches, les transfigurant par son imaginaire et son écriture dont on connaît la sensualité, la vigueur et la poésie. Bien que ces histoires se déroulent toutes en Bourbonnais, que leurs héros soient du cru, elles pourraient se passer ailleurs, ils pourraient être nés en d’autres lieux… En choisissant son pays en toile de fond, Jeanne Cressanges qui réside dans les Vosges a simplement voulu être au plus proche d’elle-même, donc de ses lecteurs. Elle a su se servir d’histoires et de personnages qu’elle a connus ou qui lui ont été racontés par ses proches, les transfigurant par son imaginaire et son écriture.

DAUPRAT  Adrienne : Échec et rapt.  Roman.  1 vol. br, 200 p, éd. de l’Atelier d’écriture (Vichy), 17 €.

 ► Venue du monde scientifique, l’auteure s’est lancée dans l’écriture avec la soif d’un écrivain  qui a beaucoup à dire et une grande œuvre, avec la volonté  de faire partager son univers créatif avec le lecteur. Après un recueil de nouvelles remarqué, l’auteur nous livre un premier roman très abouti. On ne peut pas rester insensible au calvaire de la courageuse héroïne dont la psychologie est habilement scrutée au travers des péripéties dramatiques qu’elle traverse. Jusqu’au dénouement doux-amer, le lecteur s’identifie à elle dans le drame qui se joue

DI PAOLANTONIO Sophie: Les choix de Clara. 1 vol. br, 218 p, éd. Flammarion, 17 €.

claraClara, gaffeuse, rêveuse, dyslexique et… amoureuse?Il arrive parfois que nos pires défauts deviennent justement ce qui fait notre charme. C’est le cas pour Clara, dyslexique et dysphasique et, comme elle s’en amuse elle-même, « mal à droite ». La vie de cette jeune femme est à l’image de son appartement parisien : un joyeux bazar. Elle travaille au service succession d une grande banque et c’est là qu’elle va croiser le chemin d Alexandre, qui vient de perdre sa mère et doit régler des formalités d’héritage. Il est tout l’opposé de Clara : organisé, un peu psychorigide sur les bords, détestant Paris. Leur seul point commun ? L’entêtement… ce qui rend leur relation hautement électrique. Mais ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?  Comédie pleine de malice, “Les Choix de Clara” révèle un auteur dont l’imagination ne manque ni de romantisme ni d’humour. Sophie di Paolantonio (Sophie de Charpin Feugerolles pour l’état civil) a 35 ans. Originaire de Montluçon où elle a  vécu vingt ans , elle s’est installée à Paris. “Les Choix de Clara” est son premier roman.

• FOSSAERT Frédéric : Quittance. Roman. 1 vol. br, 200 p, éd. de l’Atelier d’écriture, 17 €.

 ► Quand un salaud majuscule donne toute sa mesure dans l’immobilier, il y a pas mal de dégâts collatéraux…Comme des locataires qui quittent leur immeuble, éventuellement les pieds en avant. Sachant que la suite se passe dans une maison funéraire,  l’heure est à l’enterrement en grandes pompes…funèbres. Poursuivant son chemin dans cette école que l’on appelle le « néo-polar français », Frédéric Fossaert entraîne le lecteur dans l’univers de l’immobilier parisien qu’il a bien connu ainsi que dans celui du marché de la mort, tout à fait dans le ton de cet ouvrage où la vie ne tient finalement qu’à un fil.

  • LIRIS Robert : Un bruit majeur. Préface de Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des poètes. 1 vol. br, 62 p, éd. le Nouvel Athanor (Paris), coll. Les cahiers des sens, 14 €.

►  À travers le choix éditorial effectué par Jean-Luc Maxence et Danny-Marc, parmi tous les textes de Robert Liris, fruits de dix ans de collaboration aux « Cahiers des sens », cet ensemble anthologique proposé par les éditions Le Nouvel Athanor reflète sa pratique à la fois poétique et philosophique, et elle donne du sens à son long parcours poétique. Psycho historien bien connu pour ses recherches sur Glozel, Robert Liris est un poète fidèle à lui-même, « à la parole pleine, franche, indocile », comme l’écrit  dans la préface Jean-Pierre Siméon, directeur artistique du Printemps des poètes. Il  affirme que « la poésie aura le dernier mot ». Ses poèmes sur le destin chahuté de l’homme prennent tout leur sens aujourd’hui encore, comme celui où il parle de la démocratie comme d’une « énigme d’avenir, toujours réinventée partout et pour tous », « scénariste indignée des quémandeurs d’asile »…

• TÉNOR Arthur: Guerre des idées au collège: laïcité en danger. Illustrations de Berth.1 vol. br, 160 p, illustrations en couleur, éd. Scrineo, 8,90 €.

51flz61xbwl-_sx339_bo1204203200_ Thibault, élève de 3ème, est un modèle de calme et de modération. Un matin d’octobre, la fille pour laquelle il en pince, Kristina, arrive en classe avec une mèche blanche dans les cheveux. C est un signe de ralliement pour le mouvement religieux rigoriste qu elle vient de fonder. Désormais, elle n aura de cesse de recruter de nouveaux adeptes. La réaction ne se fait pas attendre. Kader, le plus proche ami de Thibault, voit dans ce prosélytisme au sein du collège une menace pour le principe de laïcité. Alors il crée son propre mouvement, qu’il baptise les Tricolores. Son credo est de défendre farouchement les valeurs républicaines. Emporté par son tempérament passionné, Kader entame une véritable guerre idéologique contre les Mèches blanches qui, en réaction, se radicalisent encore davantage. Et Thibault ? Il est au centre de cette folie naissante, entre Kristina et Kader. L’intervention de certains professeurs, les débats, les mesures disciplinaires et réglementaires ne parviennent pas à apaiser les tensions entre factions ennemies. Sans doute, malgré tout, la paix finira-t-elle par revenir, mais comment, et à quel prix… ?

• TRICARD François MgrPrier 15 jours avec Louise-Thérèse de Montaignac, fondatrice des Oblates du Cœur de Jésus. 1 vol. br, 125 p, éd. Nouvelle Cité (Bruyère-le-Châtel), 12,90 €.

prier► L’auteur, né en 1937, est recteur de l’université catholique de Lyon depuis 1999. Louise-Thérèse de Montaignac (1820-1885), fondatrice des Oblates du Cœur de Jésus, passa la plus grande partie de sa vie à Montluçon. Elle  elle a été béatifiée en 1990. Elle aimait à dire que « l’oblate est la carmélite du monde ». Femme instruite, aisée et priante, de santé fragile mais très active et déterminée, elle a donné un témoignage de liberté par rapport à l’argent et au pouvoir en choisissant d’être du côté des pauvres, spécialement des orphelins. Le charisme des Oblates, c’est « Etre au cœur du monde témoins de l’amour, faire connaître aux hommes le Dieu de toute tendresse ». L’Eglise a reconnu en Louise-Thérèse, lors de sa béatification, l’une des femmes les plus courageuses et entreprenantes pour l’expansion de la dévotion au Sacré Cœur. Elle reste un exemple lumineux qui laisse entrevoir ce que peut faire une femme pour le bien de l’Eglise et du monde.

◘ HISTOIRE

• ASSET Bernard, SÉITÉ Jean-François  : L’épopée Ligier en formule 1. Préface de Jacques Laffitte. 1 vol. br, 210 p, illustrations couleur, éd. E.T.A.I.

51vorvnmu9l-_sx399_bo1204203200_ ► Le 23 août 2015 disparaissait Guy Ligier (né en 1930) à l’âge de 85 ans. Pendant près d’un demi-siècle il aura marqué l’histoire du sport automobile. Ce livre retrace l’histoire de l’une des plus belles écuries françaises de Formule 1. Pendant 21 ans elle a disputé 326 grand Prix pour 9 victoires et 50 podiums.  Cet ouvrage  fait partie des rares qui soient  consacrés à Ligier et à son écurie. Ce n’est  qu’à la trentaine sonnée que ce sportif touche à tout aura pris le tournant du sport automobile. Peu de pilotes français ont marqué un point en championnat du monde de F1, Guy Ligier l’a fait ! Une très belle épopée illustrée des superbes photos de Bernard Asset.

• AUDEMARD D’ALANÇON Bruno : Pierre Audemard d’Alançon, 1916-1986.  Un passionné de la vie civique et une vision humaniste  de la vie ruralePréface de Jean Cluzel. 1 vol. br, 80 p, illustrations, éd. Association Azi la Garance, 17 €.

ob_ac4758_livre-paa1► La 32ème  publication d’Azi la Garance est consacrée à la vie d’un illustre Broût-vernétois, Pierre Audemard d’Alançon. Forte personnalité locale, élu de Broût-Vernet pendant 26 ans, il a été un défenseur de la ruralité, fortement engagé dans le social en milieu rural et dans les Mutuelles agricoles, créateur du Centre social de Broût-Vernet, et de bien d’autres organismes.  L’année 2016 a coïncidé avec le centenaire de sa naissance et le 30ème   anniversaire de sa mort. Le livre, rédigée par son fils Bruno,  invite le lecteur à suivre  les différents parcours de Pierre Audemard d’Alançon, de sa jeunesse à ses engagements professionnels et personnels, tout en rappelant l’enracinement de sa famille à Broût-Vernet.

• AZÉMA-MINARD Gérard (présenté par): Correspondance d’une jeune Bourbonnaise (1913 à 1919). 1 vol. br, 122 p, éd.  Pays et Terroirs – Gérard Azéma -Minard (13 rue des écoles – 03320 Lurcy-Lévis), 15 €.

corresp-bourbonnaise-076La vie à Ygrande, il y a un siècle était dépeinte par Maria Bonin, une jeune femme  décédée de la tuberculose en août 1919, à l’âge de 32 ans. Elle le faisait au travers de lettres adressées à une petite voisine qu’elle avait prise en amitié et initiée à l’écriture. Il s’agissait de Marie Minard, partie vivre avec sa famille en 1911 à Lurcy-lévis, alors qu’elle avait seulement 5 ans. Ces courriers à sens unique, mais qui témoignent de réponses ponctuelles de l’enfant, ont été condensés dans cet ouvrage par Gérard Azéma-Minard, petit-fils de Marie, qui les a exhumés pour témoigner de la rudesse du moment, loin de la guerre certes, mais tellement imprégné par ses désastres. Les premières lettres envoyées à Lurcy par la famille sont adressées d’abord au lieu-dit Leige, près de Bruyères-de-Bord, et, plus tard, à La Brique, route de Sancoins, à l’entrée du bourg. Puis il y a la série des lettres signées Maria Bonin qui resurgissent des profondeurs du passé, précieusement conservées au fond d’un tiroir d’une grande armoire en chêne massif. Elles sont le reflet d’une époque et évoquent des tranches de vie dont le quotidien est souvent dur à supporter. Elles vont pourtant être le ciment d’un lien qui se noue étroitement durant six années, de 1913 à 1919, entre une petite fille de huit ans à peine (la maman du narrateur) et sa correspondante, Maria, âgée de 26 ans

vivhy-guide-pratique• BARTHEZ François:     Guide pratique des malades aux eaux de Vichy. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1851. 1 vol. br, 302 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

 Ce guide comprend l’examen des propriétés des eaux minérales de Vichy, ainsi que l’étude des maladies qui s’y rattachent, avec l’hygiène et le régime à suivre pendant le traitement, précédé de l’histoire et de la topographie de Vichy et de ses environs. L’auteur, François Barthez (1801-1868) fut d’abord pharmacien militaire puis médecin. Il joua une rôle important sous le Second Empire à Vichy, pratiquant la médecine thermale et acquérant une clientèle importante, attirée par sa grande réputation. 

CHASSAING Jean-François : Béchonnet & les cornemuses en France. 1 vol. cartonné, 144 p, illustrations, éd. Maison du luthier (Jenzat), 27 €. 

 couverture_bechonnet► J. Béchonnet (1820-1900), né et mort à Effiat, est le seul facteur de cornemuses français qui a laissé la trace écrite de toutes ses ventes. Il est aussi le plus célèbre par la qualité de ses œuvres. Les recherches de l’auteur, docteur en ethnologie, lui ont permis de découvrir le « cahiers Béchonnet », documents musicologique majeur. L’auteur Jean-François Chassaing, docteur en ethnologie, est conservateur de la Maison du luthier / Musée à Jenzat (Allier). Ses recherches l’ont conduit à découvrir et à faire  connaître des documents musicologiques majeurs tels que les comptes des luthiers de Jenzat et présentement le cahier Béchonnet. Il a publié La tradition de cornemuse en Basse-Auvergne et sud Bourbonnais (1983), La vielle et les luthiers de Jenzat (1987), Le Trésor des luthiers (2013), Joueurs de vielle en France(2014). 

• DAVID-CHAPY Aubrée: Anne de France, Louise de Savoie, invention d’un pouvoir au féminin. 1 vol. br, 800 p, bibliographie, index, éd. Garnier, coll. Classiques Garnier – Bibliothèque  d’histoire de la Renaissance, 69 €.

adyms01bA la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance, les femmes s‟affirment en politique, notamment comme régentes. Anne de France, fille de Louis XI et sœur de Charles VIII ainsi que Louise de Savoie, mère de François Ier, s‟illustrent par leur action à la tête du royaume et par leur puissance. Sous leur influence, la régence s‟invente, se construit et s‟institutionnalise. Pratique empirique du gouvernement, elle ne cesse d‟évoluer et de se métamorphoser. La prise de pouvoir par les femmes implique un questionnement sur l‟autorité et sur la souveraineté du roi et génère des contestations. La régence s‟ancre dans le sang, dans l‟amour et dans le droit, qui légitiment celles qui l‟exercent.Ce pouvoir se construit sur des réseaux et avec l‟appui du roi. Il s‟édifie sur diverses stratégies qui ont comme idéal éthique et politique une pratique du pouvoir fondée sur la vertu, la prudence et la feinte. La régence féminine est un pouvoir aux multiples facettes. Parole et écrit, images et gestes, signes et symboles, histoire et mythes sont autant d‟outils pour celles qui le pratiquent. Ce livre, tiré d’une thèse de doctorat d’histoire soutenue en 2014,  examine les modes de captation, de fabrique et de pratique du pouvoir. Il invite à penser l’invention et les métamorphoses de la régence au féminin.

• DESNOYERS Annie: Cent ans d’enseignement technique à Montluçon (1850-1955). 1 vol. br, 131 p, illustrations, éd. Association des anciennes et des anciens élèves des lycées de Montluçon, 15 €.

Depuis le XIXème siècle et la fameuse révolution industrielle, l’histoire de l’industrie et celle de Montluçon sont intimement liées.Dans ce livre, l’auteure met en lumière une troisième histoire, qui découle des deux premières: l’enseignement technique.  De l’Ecole Pratique, installée dans les locaux du lycée de garçons, qui a pu conduire certains de ses élèves vers les Arts et Métiers, jusqu’à la création de l’Ecole nationale de l’enseignement technique, Annie Desnoyers, dont le travail repose sur une base documentaire abondante et variée, ressuscite tout un pan de l’enseignement peu étudié. C’est l’histoire au long cours de cette formation technique, mais aussi le souvenir des professeurs et le quotidien des élèves qui sont retracés. En fin de volume, figurent quelques parcours remarquables d’anciens élèves.

• DOUCET  Pierre François : L’Abbaye de Bussières-les-Nonnains, commune de Saint-Désiré, Allier, 1188-1920. 1 vol. br, 81 p, illustrations, autoédition P-F Doucet (Saint-Désiré), 15 €.

Après avoir consulté les archives nationales et  départementales à Moulins et Bourges, Pierre-François Doucet  a réussi à publier un ouvrage « clair et simple ». Un livre retraçant l’histoire de ce site, d’abord abbaye cistercienne de femmes, ensuite prieuré puis exploitation agricole, qui a été occupée de façon continue depuis près de 800 ans. Plusieurs siècles et une histoire âpre, marquée par les guerres de religions, la pauvreté, les épidémies… Mais un site qui est toujours resté « très bien entretenu de générations en générations ». Pierre-François Doucet  prépare déjà un nouveau livre autour cette fois-ci de l’abbaye montluçonnaise Saint-Robert, « fille de celle de Bussière ».

• DUMEZIL Bruno, GIOANNI Stéphane, GOMEZ Cécile :  Le dossier saint Léger. Traduction du latin réalisée par l’équipe HagHis . 1 vol. br, 39 + 144 p, biblio, annexes, éd. Les Belles lettres, coll. La Roue à livres – Volume 77), 27 €.

3594Traduit du latin, l’ouvrage réunit : « Passion de saint Léger par l’anonyme d’Autun » ,  « Passion de saint Léger par Ursin »,  « Les ajouts de la passion mixte »,  « La passion de saint Praejectus ». Constituée depuis 2008,l’équipe HagHis (Hagiographie & Histoire) réunit des historiens, des littéraires et des philologues, autour de l’étude de textes hagiographiques du haut Moyen Age occidental et est animé par Bruno Dumézil, maître de conférences à l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense. Les fidèles considèrent le saint comme un patron capable d’intercéder pour eux auprès de Dieu. La puissance (virtus) du saint se manifeste autour de ses reliques procurant la santé aux vivants et le salut aux morts. A terme, ce culte implique des constructions de sanctuaires liés à la vénération des reliques. Dès la fin du IVe siècle le culte des saints était devenu un élément fondamental de la piété occidentale. En raison de la fin des persécution religieuses, d’autres types de sainteté que celui des martyrs de premiers temps du christianisme se développèrent. Tel était le cas de l’ascète ou bien une forme de sainteté particulière associée à la fonction de l’évêque. Au VIe siècle la floraison de la littérature hagiographique suscitée pour des raisons pastorales et liturgiques mais aussi afin de servir rune politique épiscopale transforma la Gaule en « pays de saints ». L’évêque  représentait le principal modèle de la sainteté car il dominait le paysage religieux et il était en outre un homme public. En somme, il constituait l’image idéale de intercesseur auprès des pouvoir supérieurs : humain ou céleste. En outre, certains évêques menèrent une vie ascétique. Au VIIe siècle, l’hagiographie mérovingienne se tourne vers les martyrs contemporains ,comme les abbés assassinés ; mais surtout les évêques exécutés par le pouvoir, puis réhabilités. Tel fut le cas de Léger d’Autun, évêque franc déposé pour haute trahison dans les années 670, qui a donné son nom à près de 55 communes françaises, et que l’abbaye d’Ebreuil avait choisi comme prospecteur. Des évêques assassinés peuvent également prétendre au martyr, tel, dans un contexte auvergnat,  Praejectus de Clermont, le » ramasseur de sycomore ».

FAYET Roger :« C’était un temps déraisonnable… » : au temps de la Grande Guerre. Ouvrage écrit avec le concours de Michel Aubert. 1 vol. br, 62 p, illustrations, éd. Mairie de Saint-Yorre.

 ► Pour commémorer le centenaire de la Première guerre mondiale,la médiathèque de Saint-Yorre a voulu raviver le souvenir de soldats de Saint-Yorre victimes du devoir et leur rendre hommage en y associant autant que possible leurs descendants et les habitants actuels à travers une exposition et cette brochure qui s’efforcent de retracer leur parcours. Celle-ci comprend la biographie des soldats morts pour la France.

• FILLETON Dominique: Quand tu as connu Montluçon dans les années 60/70. 1 vol. br, 350  illustrations en noir et blanc, éd. Champs-Élysées – Philippe Chatel, 25 €.

Après un premier ouvrage consacré à l’histoire de la piscine Saint-Jean, Dominique Filleton a créé un groupe Facebook dédié au passé montluçonnais qui s’est enrichi de centaines de photographies. Avec ce second titre, il propose de remonter « le temps montluçonnais » jusque dans les années 1960-1970. Grâce à des photos et cartes postales, il reconstitue les aspects de la cité  dans la dernière décennie des Trente glorieuses. Rues, commerces oubliés, atmosphère typique d’une époque révolue. Selon l’auteur, on prenait le temps de vivre, avec moins de stress, moins d’automobiles, moins de pollution. Le travail ne manquait. C’est l’image (un peu trop idyllique?) que ce sympathique recueil souhaite donner.

  • Les gares de Moulins.Histoire, archives, anecdotes et perspectives 1 vol. br, 296 p, illustrations en noir et blanc et en couleur, éd. Bertine – Imprimeries réunies (Moulins), 12 €.

La gare de Moulins, un simple lieu de passage ? Depuis son ouverture en 1853 jusqu’au pôle d’échanges intermodal de 2012, la  gare est en fait un lieu chargé  d’histoires. D’abord l’histoire du tracé de la ligne du Bourbonnais dont les rebondissements préfigurent étonnamment ceux de la future LGV. L’histoire d’une adaptation de la ville à l’emprise ferroviaire par un vaste renouvellement urbain et un bras de fer avec Yzeure…L’histoire d’un rôle, celui  de la  locomotive dans le développement économique de Moulins, autour des installations militaires et bien au-delà de l’Atelier de chargement d’obus de terrible mémoire. C’est aussi par la gare que Moulins a « communiqué avec le monde » et vécu au plus près de l’histoire pendant les grandes guerres, notamment celle de 1939-1945, la gare étant alors un haut lieu de la ligne de démarcation. Sans oublier l’évocation de la gare du « tacot » de la Madeleine et d’une gare de Bercy au cœur de la ville… Autant d’histoires et de documents à découvrir dans ce volume indispensable à la connaissance du Moulins

• LAURENT Dominique, QUÉRET-PODESTA Adrien: Heurs et malheurs d’un prieuré michaelien : le Montet-aux-Moines au cœur du bocage bourbonnais. 1 vol. br, 145 pages, 10 illustrations couleur, éd. G.R.A.H.C.A. (Centre de recherches archéologiques et historiques du Centre Allier ), 18 € (23 € franco)

grahca-couv-livreSommaire : un prieuré michaélien dépendant de saint Michel de la Cluse, en Savoie –  Saint Michel de la Cluse, centre culturel européen aux Xe et XIe s – Le Montet en Bourbonnais, étape sur les routes de pèlerinage ? –  Le déclin du prieuré du Montet – Le système de la commande comme source de revenus des orphelins de la noblesse –  Note sur le prince Eugène de Savoie, abbé de La Cluse en 1730. Adrien  Quéret Podesta :  La fondation de l’église et du monastère du Montet : examen des sources – Transcription et traduction de la vente du bois de Mondry par Aymon Vaire Vache.Dominique Laurent : Transcription et analyse de trois procès soutenus devant le Conseil du roi pour le prieuré du Montet et d’un arrêt pris en faveur de Laurent-François de Montmorillon – Glossaire des termes juridiques

bourbonnais•JOANNE Adolphe: Géographie du département de l’Allier: Bourbonnais. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1880 (Librairie Hachette). 1 vol. br, 58 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Le département de l’Allier doit son nom à sa situation sur la rivière l’Allier, qui le traverse du sud au nord et qui y baigne Vichy et Moulins. Il a été formé, en 1790, du Bourbonnais, l’une des provinces qui constituaient alors la France. L’Allier est situé dans la région centrale de la France. Moulins, son chef-lieu, se trouve à 313 kilomètres au sud-sud-est de Paris par le chemin de fer, à 260 kilomètres seulement à vol d’oiseau ».

1482422991_livre-souvigny-son-histoire-son-abbaye-son-eglise-a-limagne-allier-editions-lacour-olle• LIMAGNE Auguste: Souvigny: son histoire, son abbaye, son église.  Photographies de  M-J Devidal. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1904 (Le mois littéraire et pittoresque). 1 vol. br, 58 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

►Table des matières: Chapitre Ier: la ville de Souvigny. Chapitre II: l’Abbaye. Chapitre III: l’aspect extérieur de l’église. Chapitre IV: intérieur de l’église. Chapitre V: les richesses de l’église. Chapitre VI: les dévastations de la Révolution.

• MASSERET Jean-Pierre: Manifeste du progressisme. 1 vol. br, 160 p, éd. Atlande, coll. Coup de gueule et engagement, 12 €.

Le constat de la mort de la gauche actuelle impose de repenser le progressisme. Loin de proposer une évolution à partir d’un modèle existant, l’auteur s’engage à proposer une nouvelle utopie – raisonnable à même de porter le projet d’une démocratie réelle pour une humanité créative, dynamique et lucide. Fils de mineur,  Jean-Pierre Masseret est  né le 23 août 1944 à Cusset. Membre du parti socialiste, il a été président du conseil régional de Lorraine (2004-2015) mais aussi secrétaire d’état aux anciens combattants. Il est actuellement sénateur de la Moselle. 

  • Modes, à la ville, à la scène. Catalogue de l’exposition du CNCS (8 avril – 17 septembre 2017). Avant-propos de Christian Lacroix. Réalisé avec la collaboration de Pascale Gorguet-Ballesteros, Hadrien Volle, Mathias Auclair, Alexandra Bosc et Joël Huthwohl. 1 volume cartonné, 160 p, 150 illustrations en noir et blanc et  en couleur, biblio, liste des œuvres exposées, coédition Centre national du costume de scène de Moulins – Éditions d’art Somogy, 25 €

► Sait-on que c’est à la scène que la mode doit l’évolution des manches sous la  Restauration ? Que le collet et la ligne Art nouveau ont été lancés par Sarah Bernhardt, lorsque, au XIXe siècle, les actrices sont devenues mannequins pour promouvoir les maisons de couture ?  Au XVIIIe siècle, à travers un jeu de miroir, robes et habits de cour sont exhibés au théâtre. À partir du siècle suivant, les actrices exigent d’avoir la silhouette de leur temps. Après 1910, Opéras et Ballets russes inspirent Paul Poiret et Jeanne  Lanvin, tandis que les peintres et décorateurs Léon Bakst et Natalia Gontcharova deviennent stylistes, comme Charles Bianchini dans les années 1890. Le XXe siècle conclut le mariage entre couture et scène. Balenciaga, Balmain, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, Karl Lagerfeld, Thierry Mugler, Christian Lacroix, signent les costumes de célèbres mises en scène, tandis que la mode de la rue fait son entrée sur les planches, les comédiens s’affichant avec les vêtements de Monsieur et Madame Tout-le-Monde. Dans une démarche inédite, cet ouvrage, qui s’ouvre sur un entretien avec Christian Lacroix, renouvelle l’histoire de la mode et du costume de scène en confrontant ces deux univers depuis le XVIIIe siècle pour découvrir et expliquer leurs influences réciproques. L’ouvrage se décline en 4 grands thèmes : Théâtre et modes : jeux de miroir (XVIIIème siècle) – La passion de l’historicisme (XIXème siècle) – Théâtre et modes : jeux de pouvoir, de la Belle Époque aux années 1940 – Haute couture, théâtre et mode (XXème – XXIème siècles).

1477319364_livre-notice-sur-les-tombeaux-de-la-famille-royale-a-souvigny-collection-montjoie-saint-denis-allier-editions-lacour-olle•   Notice sur les tombeaux de la famille royale à Souvigny. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXème siècle. 1 vol. br, 16 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Montjoie – Saint-Denis, 6 €.

► Extrait de l’introduction de l’édition originale : « Les anciens Archambault, les premiers  sires ou comtes de Bourbon, longtemps même avant d’avoir transporté leur séjour à Souvigny, y avaient fait construire, dans l’ancienne église du monastère des Bénédictins, une chapelle pour leurs tombeaux » …

• NINI-NONAT Christiane : Chavroches.  Monographie communale. 1 vol. br, illustrations, éd.  Cercle généalogique et héraldique du Bourbonnais, 18 € (23,10 € franco)

chavroches► Une brochure qui permet de remonter le temps dans la vie du village de Chavroches, petit par sa superficie et son nombre d’habitants mais très attrayant par son histoire. Agrémenté de nombreuses photos et documents, ce livre constitue une très bonne rétrospective de la vie dans le monde rural bourbonnais et dans la commune, depuis la fin du 19ème siècle jusqu’à nos jours.  Les Chavrochais auront plaisir à retrouver sur les photos anciennes des visages et lieux connus, et à se remémorer les temps anciens. Les photos et situations actuelles ne pourront que donner  aux lecteurs l’envie de visiter ce village qui mérite bien un petit détour.

  • NIVAT Anne : Dans quelle France on vit. L’enquête vérité d’Anne Nivat. 1 vol. br, 496 p, éd. Fayard, 22 €.

La France. La connaît-t-on ? Comment la raconter ? Anne Nivat, reporter de guerre, familière des lointains conflits en terres irakienne, afghane ou tchétchène, porte pour la première fois son regard sur l’Hexagone. Pour cette immersion dans six villes de France, à l’heure où les journalistes sont parfois taxés d’arrogance, la reporter de terrain se place à hauteur de ces femmes et de ces hommes côtoyés durant des semaines, chez qui elle a vécu. À Évreux, Laon, Laval, Montluçon, Lons-le-Saunier, Ajaccio, tous lui ont confié leurs préoccupations, leurs projets, lui ont donné à voir leur vie. Qui sont ces Français « oubliés » que l’on accuse parfois de « mal voter » et qu’on ne va jamais rencontrer ? Ils ont évoqué ensemble le sentiment de déclassement et celui d’insécurité, le poids du chômage, le malaise des jeunes, le questionnement sur l’identité. Reconversions réussies, humour et espoir jalonnent aussi cette enquête. À mille lieues des discours stéréotypés charriés par la campagne électorale de cette année 2017, ce récit, dénué de préjugés, sonne « vrai » parce qu’il a été recueilli sans hâte et sans tabou, avec honnêteté, respect et minutie. Anne Nivat est reporter de guerre indépendante, est l’auteur d’une dizaine de livres, dont Chienne de guerre, prix Albert-Londres 2000, tous publiés aux éditions Fayard.

• PÉRIER G : Notice sur les eaux minérales de Bourbon-L’Archambault. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXème siècle. 1 vol. br, 34 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 6 €.

bourbon-eaux-minerales► Les eaux minérales de Bourbon-l’Archambault, déjà connues des Romains, comme le prouvent les nombreux restes de l’installation thermale qu’ils y édifièrent pendant l’occupation de la Gaule et que l’on retrouve encore aujourd’hui, ont acquis une exceptionnelle splendeur aux temps modernes, et notamment sous Louis XIV. Dès cette époque, avec Barèges, Vichy et Forges, elles se partageaient, pendant la belle saison, les faveurs des princes et des grands de la cour. Louis XIV y vint plusieurs fois et, à son exemple, tous ceux qui réglaient sur le maître leur conduite. Citons au hasard: Mme de Sévigné, Melle de Thianges, Mme d’Uzès, Mme de Louvois, la princesse de Tarente, Gaston d’Orléans, l’intendant Fouquet, M.de la Vallière, le marquis d’Antin …

• POPY Jacky : Notaires Royaux de Moulins (XVIe siècle) : Tome V :  des Notaires, Sevyn (1579-1587) – Bernachier (1556-1595) – Cousin (1572) – Cornyer 1ère partie (1581-1593). 1 vol. br, 318 p, éd. Cercle Généalogique et héraldique du Bourbonnais, 30 € (38 € franco)

notaires_20moulins_20tome_20v0Cet  ouvrage,  fruit d’un long travail de dépouillement de fonds notariaux moulinois effectué par Jacky Popy, est le cinquième de la série. Il contient les résumés détaillés, classés chronologiquement d’environ un millier de minutes, avec les cotes des Archives Départementales, constituant un répertoire amélioré qui facilitera l’accès aux actes proprement dits, le tout accompagné d’un petit lexique qui s’enrichit sans cesse. Le secteur d’influence de ces notaires était très vaste et couvrait l’ensemble du Bourbonnais et bien au-delà : Fonds Sevyn :197 paroisses ou communes bourbonnaises citées et environ 106 hors du Bourbonnais. – Fonds Bernachier : il ne reste que peu d’actes et certains sont incommunicables au public. Il comprend les minutes de Bonnet et Jehan Bernachier. – Fonds Cousin : le plus petit des Archives départementales de l’Allier, avec une seule minute. – Fonds Cornyer : une cote et demie avec 91 paroisses ou communes bourbonnaises relevées et 50 hors Allier. La suite sera publiée jusqu’en 1600 dans le tome VI.

 Vichy, guide rose à l’usage des touristes et des buveurs d’eau. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1903. 1 vol. br, 64 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

1434306111_livre-vichy-guide-rose-editions-lacour-olleÀ partir du milieu du XIXe siècle, le succès grandissant de Vichy favorisa la production de nombreux guides dont l’objectif était de fournir aux baigneurs et aux touristes toutes sortes de renseignements utiles à leur séjour : du Guide pittoresque et médical de Hyacinthe Audiffred (1849) au Guide médical des malades en traitement aux eaux de Vichy d’Antonin Mallat (1888), en passant par le Guide-annuaire de Vichy de Ladoïx et César (1853), le Guide de l’étranger à Vichy d’Émile Badoche (1854), le Guide médical aux eaux minérales de Vichy de Léon Lavigerie (1868) et autres Guide du baigneur, Guide du touriste, Vichy-Guide, Guide-plan, Guide indispensable aux buveurs d’eau, etc. Cette profusion éditoriale reflétait la diversité des intérêts particuliers qui se dissimulaient, le plus souvent, derrière ces petits ouvrages à l’apparence objective : tel médecin y vantait sa « méthode » infaillible au détour d’informations pratiques, tel pharmacien en profitait pour faire la promotion de ses spécialités sans rivales, tel commerçant cherchait à attirer une clientèle potentielle.

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

Auvergne – Bourbonnais: Guide Vert Michelin. Nouvelle édition actualisée. 1 vol. br, 600 p, cartes, illustrations en couleur, index, éd. Michelin Cartes et Guides, coll. Guide Vert, 14,90 €.

• Villages de charme dans l’Allier. 1 vol. br, 132 p, illustrations en couleur, éd. Centre France – La Montagne, 7,50 €.

► En 132 pages, abondamment illustrées , « Villages de charme de l’Allier » propose de  redécouvrir la ruralité bourbonnaise en effeuillant l’identité de 24 villages. On y raconte les habitants, les monuments au plus près de la vie. Au fil des reportages, les strates de mémoire sont décollées une à une, à la rencontre des hommes et des édifices. De quoi inciter le lecteur à prendre le temps de repartir sur les routes de l’Allier, pour cheminer au rythme des pas, à nouer des dialogues de connivence, à partager des histoires comme autant de confidences. Villages de charme se décline en 5 grands thèmes: Un patrimoine insolite (Noyant-d’Allier, Saint-Bonnet-de-Four, Saint-Menoux, Agonges et Châtel-Montagne), L’eau coule dans leurs veines (Néris-les-Bains, Chantelle, Hérisson, Château-sur-Allier, Chouvigny, Sainte-Thérence), Sur la route (Lapalisse, Besson, Meaulne), Ils ont une histoire (Ainay-le-Château, Montaigu-le-Blin, Souvigny, Saint-Bonnet-Tronçais, Bourbon l’Archambault, Billy), Un savoir-faire ancestral (Saint-Pourçain-sur-Sioule, Huriel, Charroux, Jenzat).

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► AUVERGNE – VELAY

◘ LITTÉRATURE

• AMIS D’ALEXANDRE VIALATTE (publié par): Cahiers Alexandre Vialatte: n° 42 – Henri Pourrat, roi des jardins. Préface de Dany Hadjadj. 1 vol. br, 206 p, éd. Association des amis  d’Alexandre Vialatte, 25 €.

Ces 42èmes Cahiers regroupent l’ensemble des articles que Vialatte a consacrés à son ami Henri Pourrat, soit 54 articles, rédigés entre 1923 et 1970. Vialatte brosse un portrait « enthousiaste » de Pourrat où se mêlent, selon le journaliste Jean-Marc Laurent,   » la tendresse et l’humour, l’admiration et la passion de l’Auvergne. »  L’amitié entre les deux hommes, ébauchée en  1915, s’étendra sur un demi siècle, donnant lieu à une riche correspondances, dont 7 volumes ont déjà été publiés par l’Association. Selon Dany Hadjadj, qui préface ces Cahiers,  le jeune Vialatte « vouait une grande admiration pour ce grand aîné qui va devenir son guide ». Quant à Pourrat, il est ébloui  par cet adolescent doué, à l’imagination féconde, au style déjà inimitable et il rêve d’en faire un grand romancier ». Bien que  l’essentiel de ces Cahiers soit  constitué d’articles déjà publiés, ils recèlent quelques inédits, tapuscrits retrouvés et fragments de chroniques.

• ANGLADE Jean: La bête et le bon Dieu.1 vol. br, 278 p, éd. Presses de la Cité, coll. Trésors de France, 12 €

9782258114067► En se plaçant dans la peau du charbonnier, de l’ignorant, de la bête, Jean Anglade dialogue avec Dieu. Il Lui pose des questions, râle, règle des comptes, blague, aime, prie ou sourit. Et, à l’issue de ce dialogue, s’ouvre la vision  » angladesque  » d’un univers entièrement gouverné par l’amour et par l’humour. Citant François Cavanna, le Coran, la Bible, convoquant ses maîtres à penser Alexandre Vialatte et Pascal, Jean Anglade enchante par son érudition et ses réflexions :  » Seigneur, on ne Vous honore jamais assez. Quatre jours d’adoration sur sept ne seraient jamais de trop. « La Bête et le Bon Dieu ou les pensées pleines d’humour et de sagesse de Jean Anglade sur la foi, les religions, la nature, Dieu, et l’homme… Essentiel et salutaire.

• BARDOT ThierryL’œil du corbeau. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, 17,90 €.

► Raphaël revient sur les terres de son enfance pour l’enterrement de sa mère. Menacé par des lettres anonymes et des corbeaux accrochés à la porte de la maison familiale, il est contraint de rester et de fouiller dans le passé de ses parents : qui lui en veut et pourquoi ? Avec les anciens du village, tantôt complices, tantôt ennemis, Raphaël va remonter les souvenirs, et découvrir un présent qu’il ne soupçonnait pas…Auteur de poésie et de nouvelles, fin observateur du quotidien qu’il retranscrit dans ses histoires, Thierry Bardot a déjà une bibliographie bien fournie. Ce dernier  roman aux éditions De Borée, confirme avec brio ses talents d’écrivain.

• BARON Sylvie: L’auberge du pont de Tréboul. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 330 p, éd. Libra Diffusio, 23,80 €.

lauberge-du-pont-de-treboul_terroir_hd-copieÀ Tréboul, dans le Cantal, la vie s’est arrêtée en 1934 lorsque le hameau a été noyé par la mise en eau du barrage de Sarrans. Tous les quarante ans, le lac artificiel est vidé pour des travaux de maintenance : les ruines du passé remontent alors à la surface… De nos jours, les habitants des environs se retrouvent volontiers à l’auberge du pont de Tréboul que gèrent les trois sœurs Costeirac : Marthe la patronne, Patience l’artiste et Jeanne, jeune maman tourmentée. Celles-ci ont un nouveau client assidu en la personne de Jarod, médecin célibataire, fraîchement diplômé, qui a accepté de remplacer pour trois mois le docteur Couderc, victime d’un étrange accident.Alors que la mésaventure du docteur Couderc attise les rumeurs les plus inquiétantes, une promeneuse disparaît mystérieusement. Jarod se joint aux recherches. Il ne se doute pas que le village fantôme va se transformer en un piège terrifiant…

• BARON Sylvie : L’héritière des Fajoux. 1 vol. br, 310 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,50 €.

baronÀ la mort de son père, lors d’un accident de débardage dans la petite scierie familiale auvergnate, Marie, qui résidait depuis vingt ans au Québec, décide de revenir sur sa terre natale, l’Aubrac. Elle y voit la possibilité d’un nouveau départ après une crise conjugale. Sa fille Flore, âgée de dix-huit ans, l’accompagne afin de découvrir ses racines. La reprise de l’affaire se révèle difficile. Aidée par ses amis d’enfance, Marie se bat sur tous les fronts dans un univers dominé par les hommes. Elle doit se familiariser avec un dur métier qu’elle apprend petit à petit à maîtriser pour faire face à la convoitise des grosses scieries industrielles. Alors qu’elle reprend goût à la vie, Marie commence à soupçonner que le décès de son père n’était peut-être pas accidentel. Menant sa propre enquête, elle  comprend qu’elle est étroitement surveillée…   Professeur agrégée, passionnée de littérature et amoureuse de la nature, Sylvie Baron a élu domicile dans la Haute-Auvergne. En émule talentueuse des reines du crime anglo-saxonnes, elle signe des thrillers captivants ancrés dans une campagne française pleine de charmes et de secrets.

• BARRAL René: Le bonheur de Lucia. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

barralRecueillie par des religieuses après avoir fui l’Espagne de Franco, Lucia, orpheline, est placée chez des viticulteurs. Entre tâches ménagères et travaux de la ferme, aucune corvée ne lui est épargnée. Elle rêve de s’émanciper, de quitter cette vie de misère. Aussi, le jour où le régisseur du domaine tente d’abuser d’elle, elle décide de partir. Seule au monde, sans famille ni amis sur qui compter, elle va retrouver Claudio, exilé lui aussi. Ce dernier semble avoir eu plus de chance que sa compatriote ; les Favière, industriels à Ganges, dont l’usine de bas Nylon tourne à plein, l’emploient comme chauffeur et jardinier. Et ils vont accepter d’engager Lucia à leur service… jusqu’au jour où Claudio se laisse entraîner par des comparses dans la revente de bas dérobés à l’usine… – Ne te laisse pas faire, petite. Tu ne vaux pas moins que les autres, bien au contraire. Dès quelle vit Sylvain se diriger vers elle en slalomant entre les tables à la suite de Marisette, Lucia pâlit et son cœur se serra tandis que, sans vraiment réaliser ce quelle faisait, elle se dressait sans le quitter des yeux. À cet instant précis quelle avait espéré malgré elle et quelle redoutait par-dessus tout, elle avait le sentiment que son destin s’accomplissait. Quelle sotte avait-elle été de croire échapper à ce garçon en changeant simplement d’adresse ! Ce qui devait arriver arrivait. En déménageant, elle avait essayé de contrarier l’élan qui la poussait vers cet homme. Mais puisque Sylvain Maillé la voulait, qu’il avait retrouvé sa trace et la poursuivait jusqu’ici, elle n’avait plus envie de résister. On ne peut pas toujours tourner le dos au bonheur.

• BÉAL François :Le Châtelain des Briffons. 1 vol. br, 128 p, éd. Lucien Souny, 12 €.

bealLe docteur Clergerie mène à Arnac la vie héroïque et quasi franciscaine d’un humble médecin de campagne. Au cours de ses brillantes études à Paris, il s’est pris de passion pour le billard. Véritable addiction au point de recruter un partenaire à domicile par le biais d’une petite annonce. Débarque alors Manuel Cabrespine, champion toutes catégories. Un homme discret, parfois énigmatique, doué, étranger aux modes, esthète. Autodidacte, il a réussi dans les affaires jusqu’à l’opulence. Il collectionne les objets d’art, il possède un avion personnel, et il décide d’acheter le château à Arnac ! Une amitié indéfectible se nouera entre ces deux hommes d’essence et de culture différentes, qui pratiquent chacun à sa manière le don de soi.  François Béal nous convie à un voyage mouvementé qui convergera vers un final aussi étonnant qu’imprévisible avec cette verve de conteur, rythme et digressions mêlés, qui réenchante l’histoire du monde. Le nom de François Béal est largement associé à celui d’Alexandre Vialatte. Vice-président de l’association nationale des Amis d’Alexandre Vialatte, incomparable connaisseur de sa vie et de son œuvre, François Béal lui a consacré de nombreux essais et des récitals dans lesquels il met en scène et interprète des chroniques.

• BERTHÈS Colette: Les amants de Borde-Rouge. 1 vol. br, 516 p, éd. de Borée,  coll. Terre de Poche, 8,10 €.

► Depuis six mois, Jeanjean Pastourel se rend quotidiennement sur la tombe de son épouse. Il se remémore la fois où il est tombé amoureux de sa sœur de lait, Palmyre, fille d’un riche négociant. Hélas, vivant dans deux mondes si différents, leur amour était impossible. Afin de les séparer, les parents de la jeune fille la placent au couvent. Et Jeanjean, pour tromper son désespoir, s’engage dans l’armée qui l’enverra comme forgeron en Algérie. Sur cette tombe, aujourd’hui, il se souvient de sa vie qui a pris des chemins tortueux. Et pourtant, cette femme qu’il regrette est bel et bien Palmyre…De la Poste à France Télécom en passant par les services sociaux, l’animation socioculturelle, la formation, le travail auprès de réfugiés et l’expression théâtrale, Colette Berthès a effectué mille métiers. Depuis maintenant une quinzaine d’années, elle se consacre à l’écriture.

• BOUCHET Maurice: La pierre au mercier. Nouvelle édition. 1 vol. br, 264 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

bouchetJuin 1943 : la France est occupée, les réquisitions allemandes épuisent les réserves et la famine menace les habitants des villes. Gilou, un jeune citadin de neuf ans, est envoyé à la campagne avec Marcel, son frère, pour échapper aux privations et laisser un peu de répit à leur mère enceinte. À la ferme vivent Emma et Juste, ainsi que Maïu et Méfie, leurs enfants. Gilou devient berger pour mériter sa pitance et découvre la vie paysanne : les messes dominicales, les fauchaisons aux allures de fêtes, la moisson et la batteuse qui réunissent toute la contrée. La réalité de la guerre surgit : les gendarmes ratissent la campagne à la recherche des réfractaires au « Estéo » ; une usine de la ville bombardée par les Anglais dissémine son panache noir jusqu’à la ferme. Mais un drame plus proche encore va bientôt toucher le petit berger, qui sera le détenteur d’un secret beaucoup trop lourd pour lui. Grâce à un luxe de détails, Maurice Bouchet ressuscite la vie quotidienne des paysans pendant l’Occupation, à travers les yeux d’un enfant.

• BOUDOU Josette: Les feux de Bois-Colombes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 448 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,90 €.

boudoux-17-02 En 1935, le jeune maître verrier Gaspard épouse la charmante Sophie contre l’avis d’Angèle, sa mère acariâtre et jalouse, qui a décidé de tout faire pour lui gâcher la vie. Heureusement, quand leur premier enfant naît, le couple peut enfin goûter au bonheur car Angèle, de dépit, se retire à la campagne. Mais hélas, c’est sans compter sur la guerre qui arrive à grands pas…Née en 1935 à La Tour-d’Auvergne, Josette Boudou a été institutrice puis directrice d’école. Auteur de nombreux romans à succès comme « Le Printemps d’Antonia » et « Les Grillons du fournil », elle consacre son temps à l’écriture et au journal d’une association : Patrimoine et Culture. Le prix Gandois lui a été décerné pour son roman « Le Mur de la destinée ». En 2008, elle a reçu également le prix Lucien-Gachon pour « Les Chemins de toile ».

• CHALAYER Maurice: La terre de la discorde.  1 vol. br, 325 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7 €.

De retour au pays, Philippe s’oppose à la volonté de son père et décide de remettre sur pied la ferme abandonnée par son grand-père. Voilà un projet fort mal accueilli par ses voisins : les « anciens », Thérèse et Jules – revêches mais au grand cœur ! Ces derniers devant la persévérance et le respect du nouveau venu pour la terre révisent peu à peu leur jugement. Philippe leur rappelle tant les élans de leur jeunesse, surtout quand il fait la connaissance de la petite-fille de Thérèse, Céline, loin d’être insensible au charme de l’éleveur de chevaux…Originaire du massif du Pilat, Maurice Chalayer est issu d’une famille de scieurs depuis plusieurs générations. Dans ses essais sociologiques et ses romans, il nous invite à pénétrer dans le monde rural où il a passé son enfance. Aujourd’hui, il partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et le journalisme.

• COULON Cécile: Trois saisons d’orage. 1 vol. br., 272 p, éd. Viviane Hamy, 19 €.

cecile-coulon► Les Fontaines. Une pierre cassée au milieu d’un pays qui s’en fiche. Un morceau du monde qui dérive, porté par les vents et les orages. Une île au milieu d’une terre abrupte. Je connais les histoires de ce village, mais une seule les rassemble toutes. Elle doit être entendue. L’histoire d’André, de son fils Benedict, de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins. Celle de Maxime, de son fils Valère, et de ses vaches. Une famille de paysans. Et au milieu, une maison. Ou ce qu’il en reste. Trois générations confrontées à l’Histoire et au fol orgueil des hommes ayant oublié la permanence hiératique de la nature.  Saga portée par la fureur et la passion, Trois saisons d’orage peint une vision de la seconde partie du XXe siècle placée sous le signe de la fable antique. Les Trois-Gueules,  » forteresse de falaises réputée infranchissable « , où elle prend racine, sont un espace où le temps est distordu, un lieu qui se resserre à mesure que le monde, autour, s’étend. Si elles happent, régulièrement, un enfant au bord de leurs pics, noient un vieillard dans leurs torrents, écrasent quelques ouvriers sous les chutes de leurs pierres, les villageois n’y peuvent rien ; mais ils l’acceptent, car le reste du temps, elles sont l’antichambre du paradis. Cécile Coulon renoue ici avec ses thèmes de prédilection – la campagne opposée à la ville, la lutte sans merci entre l’homme et la nature –, qui sont les battements de cœur du très grand succès que fut Le Roi n’a pas sommeil (Éd. Viviane Hamy, 2012). Passionnée par la littérature, le cinéma et la musique – sa thèse de Lettres Modernes est consacrée au « Sport et à la littérature » -, Cécile Coulon, âgée de 26 ans, vit à Clermont-Ferrand. Après quatre romans parus chez le même éditeur, elle est considérée comme l’une des voix les plus prometteuses de sa génération.

  • CYPRIEN Michel : L’élève Sassi Boukeffa. 1 vol. br, 190 p, illustrations, éd. La Galipotte, 18 €.

1955, la France est au début de la guerre d’Algérie. A Clermont-Ferrand, chaque jour, sur le chemin de son école, un enfant du quartier Saint-Jean-d’Herbet longe un camp d’immigrés nord-africains. Soixante ans plus tard, dans un pays qui fait face à la violence des attentats, mais aussi à une longue histoire de violence sociale non assumée par les pouvoirs successifs, l’écolier de 1955 part à la recherche d’un garçon de sa classe, Algérien qui habitait le bidonville Nord Africains… De cette recherche, a priori improbable, l’auteur fait une aventure, qui participe à la fois du souvenir intime, de l’enquête historique, de la sociologie, du reportage quasi journalistique, sans négliger une réflexion sur la fiabilité de la mémoire et un regard sur l’écriture qui se fait au jour le jour. Né en 1949, Michel Cyprien a été enseignant avant de devenir journaliste (en particulier critique de cinéma). Deux de ses romans ont été publiés aux Éditions Julliard : « Maintenant qu’Apolline avait connu l’amour » et « Vieillir sans toi ».  Auparavant, il avait publié trois romans au Mercure de France et « Moi, Hanibal », chez Casterman.

• DE PALET Marie : Le temps des aubépines. Livre en gros caractères.1 vol. br, 500 p, éd. À vue d’œil, coll. 16/17,23 €.

de-palet►Orpheline depuis sa plus tendre enfance, Sylvie vit chez les Verneuil, de lointains cousins de sa mère. Elle a grandi tant bien que mal, préposée aux tâches les plus ingrates, sous le joug de la rude et autoritaire Amélie. Cette dernière a promis de l’élever comme sa propre fille, mais la jeune femme se demande si sa cousine l’a vraiment recueillie par charité. D’autant que, maintenant que Sylvie est en âge de se marier, Amélie semble avoir des plans bien précis quant à son avenir.La notoriété de Marie de Palet s’est développée à l’heure de la retraite, lorsqu’elle a abandonné son métier  d’institutrice pour celui  d’écrivain. Lozérienne de racines et de cœur, elle met en scène sa province d’origine dans ses livres, dans lesquels elle dévoile sa connaissance intime du monde paysan d’autrefois.

• DE PALET Marie: Sidonie des Bastides. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

de-palet-16-02►Rémi, désespéré après la mort de sa femme, erre dans Paris et arrive par hasard dans une vente aux enchères. Soudain, il entend un nom familier et mû par une impulsion, fait l’acquisition d’une malle vide. Celle-ci aurait appartenu à son père, Pierre Lorrain, qu’il n’a pas connu… Vers quelle destination cet objet va-t-il le conduire ? Rémi va se lancer à la recherche de ses racines, malgré les exhortations de sa mère. Une quête qui l’oriente vers la Lozère. Germaine, sa cousine, l’accueille chaleureusement, mais il n’en va pas de même de Sidonie, la grand-mère des Bastides. Pourquoi se méfie-t-elle de lui à ce point ? Rémi perçoit vite que Sidonie lui cache quelque chose… Un secret qu’il est bien décidé à percer à jour.

• DELAGE Alain: Les secrets de Fontvives. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée,  coll. Terre de Poche, 8,10 €.

Paule doit trouver un nouveau mari ! Veuve trop jeune et mère de trois enfants, son choix se porte sur Bernard, l’ami de son défunt époux. Or cette nouvelle union si rapide déclenche la vindicte populaire. Pourquoi un tel déchaînement ? Désemparé, le couple n’a d’autre choix que de fuir mais Paule soupçonne-t-elle qu’elle va au-devant de bien des révélations ? A la fois illustrateur et écrivain, Alain Delage s’investit tout particulièrement dans la vie culturelle et associative de sa région. Ce passionné d’Histoire, natif de l’Hérault, a déjà publié plusieurs ouvrages à vocation patrimoniale depuis 2001.  Les Secrets de Fontvives, dont la première édition remonte à 2013, est  son tout premier roman.

• DELPARD Raphaël: Le roman d’amour de Lucrèce Borgia. 1 vol. br, 256 p, éd. de Borée, 19,90 €.

telechargementCinéaste et romancier, auteur de nombreux ouvrages d’histoire et de fiction, Rapahaël Delpard livre  ici son tout premier roman historique. Il a choisi de s’attaquer au mythe Borgia, en s’attachant à la personnalité de son élément féminin, Lucrèce, la femme lumineuse, en quête d’amour, asservie par son père et son frère. “Raphaël Delpard, fort de ses recherches, resitue l’héroïne dans son contexte et lui offre un vrai rôle. Celui de sa vie. Témoin, son titre : Le roman d’amour… de Lucrèce Borgia. Et pour donner un contenu au mythe et l’inscrire définitivement au générique, on a envie de le croire, de le suivre sur la voie de cette interprétation-là”, écrit Roxane Pouget dans “La Montagne”.

• DUCLOZ Albert: Les larmes de Chanteuges. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7 €.

Marie grandit dans une famille où règne un père alcoolique et violent. Elle se réfugie auprès de son ami Frédéric. Mais les années passent et leurs sentiments évoluent : Frédéric tombe amoureux de Marie, jusqu’à commettre l’irréparable… » Elle avait l’air incrédule d’une suppliciée regardant son propre corps. Le four lui fut pour cela odieux. Un éclair de terreur la glaça. Elle découvrit toutes ses déchirures. Elle se regarda comme si elle eut été une autre.  » Béatrice subit un viol et une double tentative de meurtre. Ce drame va lui faire découvrir l’amour de sa vie. Mais peut-elle encore aimer ? Ce roman est dédié à toutes les femmes victimes d’agressions et de viols » 

• DUCLOZ Albert: Un sourire pour Mathilde. 1 vol., 336  p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 19,90 €.

electre_978-2-8129-2063-9_9782812920639Que ne fait-on par amour…Entre Arnaud, vingt-cinq ans, fils de baron officier, et Camille, dix-neuf ans, fille des fermiers du baron, c’est l’amour fou. Un amour qui défie toutes les convenances sociales. Mais quand Camille tombe enceinte et qu’Arnaud est mobilisé, les problèmes commencent. Avant de partir au front, le jeune homme a fait le serment à sa bien-aimée de rester en vie. Mais il est bientôt pris sous le feu des combats de la Marne. Après avoir échappé miraculeusement à la mort, il décide de déserter pour pouvoir tenir sa promesse. Mais cette désertion, outre le fait qu’elle soit passible de la peine de mort, représente un affront insoutenable pour le baron. Et c’est la raison pour laquelle Arnaud et Camille devront se cacher deux années durant. Arnaud supporte mal d’être pris pour un lâche : il décide de repartir au combat par solidarité avec ses compagnons. La bataille de Verdun est au bout du chemin… Blessé, il retrouve les siens le temps de sa convalescence. C’est à ce moment que la vérité éclate sur la paternité de la petite Mathilde et que le mariage de ses parents est approuvé par le baron. Mais la guerre n’est pas terminée…

• DUPUY Daniel: Une saison enivrante. 1 vol. br, 352 p, éd. de Borée, 19,90 €.

dupuy-danielHubert est un homme accompli à qui tout semble réussir. A la tête d’une entreprise de transport alimentaire prospère, il est influent dans sa commune en tant qu’adjoint du maire et président du club de rugby. Petit à petit, la chance tourne, les difficultés financières et conjugales s’accumulent et Hubert perd pied… L’envie d’écrire tenaille Daniel Dupuy depuis l’âge de dix-sept ans. Fort d’un premier succès avec Fontcouverte, qui a obtenu le prix Charles-Exbrayat 2007, il a récidivé ensuite avec Les Quatre Jeudis, un roman plein de tendresse et d’humour sur les tribulations d’un enfant de onze et avec Le Mystère Fontbrune où il plonge avec délectation dans les secrets d’une famille de notables.

• DUTHEIL Gisèle:  Le soleil pour tout le monde. 1 vol. br, 277 p, éd. des Monts d’Auvergne, 19 €.

soleil  Joy, atteinte de la maladie de Parkinson, doit subir une stimulation cérébrale profonde, opération du cerveau qui peut ralentir la progression de son mal. Ses réflexions, ses doutes, ses souvenirs qui l’assaillent par vagues dé- voilent peu à peu son parcours de femme, sa combativité, mais aussi ses blessures et ses peurs. Et qui est Samir, dont nous suivons l’évolution en parallèle dans un lointain pays ? Construit comme un roman policier, nous emmenant de Paris à l’Auvergne en passant par la Guinée, l’Égypte ou les rives méditerranéennes, c’est un livre tiré de faits réels qui nous tient en haleine jusqu’au bout. Née à Paris en 1952, diplômée de l’école normale, Gisèle Dutheil enseigne pendant plus de trente ans avant de passer à l’écriture. À l’écoute des gens, se plongeant dans des univers différents – la ruralité d’hier, la condition féminine au fil des siècles, la maladie de Parkinson ou la violence conjugale –, elle aime donner à ses romans l’illusion du vrai. Gisèle Dutheil vit dans le Puy-de-Dôme. Elle signe ici son cinquième ouvrage aux Éditions des Monts d’Auvergne.

• FARINELLI Bernard : Les Grands Lointains. 1 vol. br, 216 p, éd. Lucien Souny, 17,50 €.

fareinelli Survolté par le quotidien, Tristan arrive à vélo, en plein novembre, dans un village isolé qui ne compte que quelques âmes. Des hommes et des femmes, se tenant eux aussi à l’écart du tourbillon de la vie, auxquels il va se lier et confier l’immensité de sa douleur : exister sans pouvoir vivre. Il meuble sa solitude en vagabondant et en organisant des rencontres festives, qui dérangent les habitudes. Et peu à peu, cet inconnu devient le ciment des habitants. Plus fédérateur encore sera le château, qui, avec ses légendes, son histoire, son restaurateur, sa jeune propriétaire, va insuffler une nouvelle énergie aux villageois. Ils vont ainsi se rassembler autour d’un projet, dans un esprit communautaire, et comprendre que le bonheur est possible, qu’il est simple comme la vie ! Une histoire où des personnages d’une extrême vérité cherchent à se délivrer d’un passé douloureux. Ils trouveront dans le présent et les liens humains les remèdes aux peines de l’existence. Un roman qui s’inscrit dans les grands lointains, ceux qui culminent dans les horizons, ceux dont chaque être a besoin pour se repérer.

• FARNEL Joseph:  Chez Julotte. 1 vol. br, 288 p, éd. de Borée, 18,90 €.

farnel-julotteA la Libération, Juliette quitte le domicile familial pour aller vivre à Paris avec Alain, un résistant dont elle est tombée amoureuse. Elle découvre des aspects cachés de la vie de son compagnon, avant la Seconde Guerre mondiale… Joseph Farnel a évolué dans l’univers de la mode, au contact des plus grands noms de la haute couture, dirigeant une célèbre maison de prêt-à-porter et lançant les marques J.H.Farnel et Renoma. Il est également un auteur prolifique avec une vingtaine d’ouvrages à son actif. Ses écrits, qui appellent à la tolérance entre les nations, les peuples et les religions, ont souvent été récompensés par des prix. Il a une passion particulière pour le polar, ce qui l’a poussé à créer un personnage récurrent, le détective privé Georges Lernaf.

• FERRIER Florian: Une saison de granit. 1 vol. br, 360 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 7,90 €.

France, 1943, île de Sainte-Kristen : fille d’aubergiste Léonie, vit au large de la Bretagne, sur une île qu’occupent les Allemands. Pensionnaire dans un lycée de Brest, elle a du rentrer chez ses parents depuis que les Alliés ont bombardé la ville. Pour elle, ce retour à la maison est un cauchemar : sa mère la déteste. Chaque jour, elle va devoir subir les brimades et les vexations de cette femme sublime et hautaine, qui n’a que mépris pour sa fille et son mari, un homme effacé, revenu mutilé de la Grande guerre. Léonie sait que la raison de la haine maternelle se cache sur ce bout de terre. Afin d’échapper à la malveillance de sa mère et enquêter sur ses origines, Léonie passe ses journées à vagabonder sur l’île. Ce qui n’est pas sans risque : l’Angleterre est toute proche et envoie chaque jour davantage d’espions sur le sol français, attisant la suspicion de l’occupant allemand qui se fait chaque jour plus menaçant. Bientôt, sa route va croiser celle d’Andrew, un parachutiste anglais échoué à Sainte-Kristen. Décidée à le cacher, Léonie va devoir explorer l’île de fond en comble, découvrir quel parti a choisi chacun de ses habitants pour finalement mettre à jour bien des secrets.

• FRONTENAC Yvette: Les années châtaignes. Nouvelle édition.  1 vol. br, 330 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

frontenac► Difficile de faire vivre trois générations sous le même toit lorsque les caractères sont bien trempés : Yolaine le constate quotidiennement. Les disputes entre sa mère et sa grand-mère maternelle, la propriétaire du domaine, ont rendu le départ inéluctable… Adrienne et Henri, les parents de Yolaine, décident donc de quitter la ferme familiale. Ils ont l’occasion de s’installer, avec leurs quatre enfants, dans une métairie au cœur de la châtaigneraie où les terres sont moins fertiles que celles de la vallée. L’acclimatation réservera bien des surprises à Yolaine, plongée dans le trouble des amours débutantes…

• GEORGES Gérard: La mésangère. Livre en gros caractères1 vol. br, 288 p, éd. Libra Diffusio, 23,30 €.

georges► Printemps 1972, dans la montagne du Sancy, en Auvergne. Le village d’Espinoux est mis en émoi par l’arrivée d’une jolie inconnue, Héline, accompagnée de son petit garçon. Avenante, la jeune femme ne tarde pas à trouver une place comme employée dans l’unique station-service du pays. Pourquoi est-elle venue s’installer dans ce village reculé ? Tout le monde a son hypothèse et les rumeurs vont bon train. Cette agitation n’est pas du goût de Lucien Gouttepiffre, le sabotier. L’homme a mauvais caractère mais il est respecté en raison de ses hauts faits d’armes pendant l’Occupation. Un matin, il reçoit une lettre anonyme. Lui qu’Héline mettait mal à l’aise comprend qu’avec sa venue l’heure des comptes, tant redoutée, a sonné…

• GIMBERT Yveline: L’ombre des chênes. Nouvelle édition. 1 vol. br, 310 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

telechargement► Charles Royer élève seul ses enfants depuis la mort de sa femme, onze ans auparavant. En ce printemps 1925, il conduit son fils Pierre-Louis au domaine des Chênes, où il est embauché pour un an. Le père est inquiet ; Cyprien Joubert, le maître des lieux, est réputé pour sa dureté. Aux Chênes, Pierre-Louis rencontre Léa, la boiteuse au joli visage, que Charles a aimé autrefois. Il est veuf, elle l’est presque également puisque le corps de son mari, disparu à la guerre, n’a jamais été retrouvé. Dès lors, l’enfant ne nourrit plus qu’un espoir : voir ces deux-là vivre enfin leur amour. Mais y parviendront-ils ? Il ne faudra pas compter sur l’aide de Cyprien Joubert. Pourquoi ce dernier a-t-il embauché Pierre-Louis ? Pourquoi a-t-il un jour planté ce jalon au milieu de la grande tourbière.

• GOURGAUD Joseph: La vallée des forges. Nouvelle édition. 1 vol. br., 260 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

gourgaudJuillet 1951, en Velay, un jour d’orage, Pierre prend sa décision : il doit quitter sa ferme louée qui peine à faire vivre sa famille. Sa femme, Marie, rêve d’une autre vie. Comme l’a fait son beau-frère, il va à son tour s’embaucher à la fabrique de faux de Pont-Salomon à quarante kilomètres. Pour lui, c’est un autre monde, même si la petite cité, capitale des lames de faux, est à demi-rurale. Au silence des champs a succédé le vacarme des  » martinets « , ces lourds pilons qui forgent les lames. Seul d’abord, il est rejoint par sa famille.  » On vivra mieux « , avec la paie assurée, la coopérative, le médecin, le logement avec un début de confort et une certaine solidarité ouvrière. Il faut en payer le prix : une vie de famille bouleversée par les horaires, le bruit, la vie qui passe au rythme de la sirène. Et surtout Pierre n’est plus maître du temps. Ce prix ne semble pas trop lourd,  » tous les pays sont bons pourvu qu’on y gagne sa vie « . Dans la vallée des forges, Pierre se prend à aimer ce métier, Marie vit le quotidien d’une épouse d’ouvrier, les enfants grandissent et continuent leurs études. On passe un peu les uns à côté des autres…

• HEURTÉ Yves: Le pas du loup. Nouvelle édition. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

heurteYves Heurté nous entraîne toujours avec la même tendresse et la même émotion dans son univers très personnel : celui de ses souvenirs et de ses rencontres tout au long de sa carrière de médecin. Il livre l’héritage de sa vie passée à soigner, écouter et aimer les autres. Nul autre que lui ne sait aussi bien raconter leurs histoires ainsi que celles qui parlent de cette montagne, si belle et si cruelle pour ceux qui tentent de l’apprivoiser, et qui devient un véritable personnage sous sa plume sensible.  Médecin dans les Pyrénées, Yves Heurté a consacré le peu de loisirs que sa vocation lui offrait à la montagne et à l’écriture. Il a ainsi publié une quarantaine d’œuvres (éditions Gallimard, Le Seuil) qui ont reçu des prix littéraires nationaux. Il publie en 2004 « Vous gens de montagne » aux Éditions De Borée, puis « Le Pas du loup », aujourd’hui repris en poche.

• JOURDE Pierre: La première pierre. 1 vol. br, 240 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 7,20 €.

JOURDE«Dans ces terres reculées, dans ces pays perdus, on vit toujours plus ou moins dans une légende, dans l’image d’un chapiteau roman historié de scènes naïves et cruelles…» Pierre Jourde revient sur des événements qui en 2005 ont défrayé la chronique. Lors de la parution d’un de ses livres, Pays perdu, une partie des habitants du village d’Auvergne dont il était question dans le récit s’est livrée à une tentative de lynchage de l’auteur et de sa famille. Pierre Jourde y décrivait la rudesse de la vie dans ce hameau lointain dont il est originaire, mais aussi une fraternité archaïque à l’occasion de la mort d’un enfant. Célébration d’un village aimé, le livre y a été reçu par certains comme une offense. La première pierre propose une analyse passionnante de cette incompréhension. Il offre aussi une magnifique démonstration des puissances de la littérature et un récit vibrant d’admiration pour ces gens qui vivent dans un temps différent de celui des villes.

• JOURDE Pierre: Winter is coming. 1 vol. br, 160 p, éd. Gallimard, coll. Blanche, 15 €.

jourdeUn retour sur la dernière année du fils de l’auteur, décédé d’un cancer, à seulement vingt ans. «Après coup, on ne peut pas s’empêcher de revenir sur les jours d’avant, comme pour prendre la mesure de son aveuglement d’alors. On se regarde ne pas savoir, on se regarde vivre alors que cela n’est pas encore arrivé, on s’étonne de ce fragile bonheur. Et ce sont tous les moments de la vie, toutes les joies, les naissances, les après-midi dans le jardin, les journées sur la plage, les histoires racontées le soir aux enfants, les photographies et les souvenirs du passé que vient rétrospectivement infecter de son venin le jour où l’on a su. Ta photographie d’enfant joyeux est celle, à jamais, d’un enfant qui va bientôt mourir». Un des trois fils de Pierre Jourde, Gabriel, est mort à vingt ans. Le récit évoque la dernière année de ce jeune homme plein de charme et de joie de vivre, doué pour les arts plastiques et la musique. La figure radieuse de «Gazou» hante le récit de la maladie : les anecdotes du bonheur enfui ponctuent l’élégie. Un texte poignant sur le deuil et l’amour paternel.

LEBRUN  Gérard :  Pascal : tours et détours et retournements. Édition  établie par Francis Wolff. 1 vol. br, 101 p, éd. Beauchesne, 16 €.

9782701022352_2Pionnier de la mathématique du hasard, de la méthode expérimentale en physique ou de l’herméneutique biblique. Et puis catholique fervent au bord de l’hérésie mais épistémologue de l’axiomatique ; philosophe tragique de l’existence humaine mais pamphlétaire comique… Y a-t-il un point où convergent toutes ces facettes de Blaise Pascal ? C’est la recherche à laquelle se livre cet ouvrage posthume (inédit en français) de Gérard Lebrun (1930-1999), grand historien de la philosophie allemande qu’on n’attendait pas sur ce terrain…On y découvrira les méandres d’une argumentation qu’on ne saurait résumer à une étiquette  (« dialectique ») ainsi que les spirales d’une pensée qu’on ne peut réduire à quelques clichés (« irrationalisme », « fidéisme »). Les routes escarpées par où nous conduit Lebrun nous réservent au moins une surprise, celle de voir surgir notre modernité là où on l’attendait le moins : à l’ombre du « Dieu caché » de Port-Royal.

• L’HÉRITIER André:  Dans le lit de la Reine. 1 vol. br, 210 p, éd. des Monts d’Auvergne, coll. Romans historiques, 17 €.

Jean Héritier, garçon d’auberge à Ambert, puis laboureur à Châtelet, dans la commune de Champétières, n’apprécie guère le travail de la terre. L’existence paisible et obscure des paysans lui pèse. Malheureux, car il vient de voir s’envoler l’âme de sa douce épouse, la pauvre Francine, il s’imagine qu’il ne retrouvera le bonheur qu’en partant découvrir de nouveaux horizons. Il ne rêve que d’aventures. Or, au royaume de France, les Guerres de Religion s’éternisent, continuant à semer le sang et l’incendie.  Quand on possède un cœur haut placé, peut-on rester simple spectateur et, parfois, innocente victime de ces féroces batailles ? Non, évidemment. Aussi notre homme abandonne-t-il la fourche et l’araire. Il s’engage dans la troupe du capitaine de Lauras qui combat dans les rangs de la Sainte Ligue, refusant que ce damné Huguenot d’Henri IV monte sur le trône de notre beau pays. Va-t-il trouver gloire et abondante picorée, ou bien la mort dans une sanglante échauffourée ? André L’Héritier, docteur vétérinaire  a exercé son métier pendant dix-huit ans à Massiac, dans le Cantal. Ensuite, il a élevé lions, tigres et autres charmantes petites bêtes, sur les cinquante hectares d’une propriété familiale, non loin d’Ambert. Aujourd’hui, retraité depuis 2004, il occupe son temps à courir et à écrire.  “Dans le lit de la reine” est son dix-septième ouvrage, un roman historique alors qu’il s’est spécialisé dans les “paysanneries”. 

1486306480_livre-velay-et-auvergne-regis-marchessou-auvergne-haute-loire-1903-editions-lacour-olle• MARCHESSOU Régis (édition établie par): Velay et Auvergne: contes et légendes. Noëls vellaves, devinettes, formulettes, dictons populaires,  anciens costumes, les muletiers, la dentelle; vieilles enseignes, chansons et bourrées. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1903 (Le Puy-en-Velay). Textes en français et en patois. 1 vol. br, 350 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, coll. Redivivia, 20 €.

Recueil de Contes et légendes, de noëls vellaves, de devinettes, de formulettes, de dictons populaires, accompagné d’une étude sur anciens costumes, les muletiers, la dentelle, les vieilles enseignes, les chansons et bourrées.L’ouvrage avait déjà fait l’objet d’une réédition en 1980 par les éditions Laffitte-Reprints.

• MARGERIT Robert: Le château des Bois-Noirs. 1 vol. br, 275 p, éd. Libretto,9,70 €.

Au lendemain de la guerre, une jeune fille élevée dans le meilleur monde se laisse épouser par un hobereau de la Haute-Auvergne. Tournant le dos à une existence parisienne vouée à la mondanité, elle ira vivre avec lui dans la retraite anachronique d’un vieux manoir de famille, au cœur des Bois-Noirs, petit massif forestier perché entre la Loire et l’Allier, et que le temps semble avoir oublié. Dans ce lieu d’un autre âge, elle découvre avec quelque stupeur un monde qui n’a pas encore dépouillé son antique barbarie – monde auquel elle décide, tant bien que mal, de s’adapter. Elle y sera aidée par l’amitié affectueuse – et bientôt passionnée – de son beau-frère. Mais leur inclination, d’abord inavouée, ne tarde pas à s’opposer à la sauvagerie native du mari, personnage taciturne, emmuré dans sa solitude, et qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour. Au point de devenir à son tour, poussé par ses démons, le ministre d’un destin qui a fait séculairement de la vieille demeure le royaume de la Mort la plus cruelle. Selon  l’Express(22 mars), « C’est du Charlotte Brontë qui s’achève comme du Simenon,  chamarré d’un lyrisme à la Giono ».

• MAURIN Yvette: Vivre à Verdun suivi de Victoire. 1 vol. br, 440 p, éd. des Monts d’Auvergne, 23 €.

verdunCe livre, bien que racontant la terrible bataille de Verdun, n’a pas pour but de cultiver la haine, mais de garder la mémoire de ce temps-là pour que pareil drame ne se reproduise plus. A l’horreur des champs de bataille, il oppose l’amour, le dévouement, l’optimisme, l’amitié, parfois la gaieté de ces hommes et de ces femmes qui ne savent pas s’ils seront vivants demain et vivent pleinement tous les petits ou grands bonheurs qui leur sont offerts. L’auteure y aborde tout ce qui faisait le quotidien des Français de cette époque, en s’efforçant de bannir les sentiments de haine au profit de la bravoure, de la faiblesse humaine aussi, en semant amour et amitié entre les héros. Avec l’espoir qu’un simple roman donne à la jeune génération la connaissance et la compréhension des événements de ce temps-là.

• MAXIMY Hubert de: Le vent de Champvieille. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 410 p, éd. Libra Diffusio, 23,10 €.

le-vent-de-champvieille_saga_hd-copie1900. Cela fait un mois que Louis Barribax est à bord de L’Annam, navire parti de Saïgon pour Marseille. Pour échapper à l’ennui, dans la touffeur de la zone tropicale, Louis prend la plume… Il part à la recherche de son enfance et son adolescence, l’affection de sa mère, la malédiction pesant sur son père. Il revit des scènes cruelles, des aventures, des amours décevantes mais aussi passionnées. Il revient sur ses propres traces, dans les bas-fonds de Paris, où régnaient misère et cruauté, pour ensuite retrouver son pays natal, le Velay. Il en sortit blessé, solitaire, mais renforcé. Et c’est pour fuir ses montagnes austères et rudes qu’il partit aujourd’hui pour « les colonies ». Mais à présent, parvenu à l’automne de sa vie, c’est vers ce Velay qu’il revient… Mais, à bord de L’Annam, Louis va faire une rencontre où l’amour et la séduction le disputent à  la déception… Une chose est sûre : une fois arrivé à Marseille, Louis n’est plus l’homme qui embarqua à Saïgon.

• MAZEAU Jacques: Le retour des hirondelles. Nouvelle édition. 1 vol. br, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8,50 €.

mazeau-16-02► 1943 : trois ans déjà que les Allemands sont entrés à La Charité-sur-Loire. Le domaine de la Vernière est devenu le QG de l’armée allemande d’occupation. Emma, sa propriétaire en a été dépossédée au profit de Marie, son amie devenue collabo, qui a épousé Klaus Mayer, le commandant de la place. De son côté, Emma reprend le café de la Poste à Donzy et entre dans la Résistance, tout en entretenant une relation amoureuse avec Paul, le chef de réseau. Au fil des mois, contre toute évidence, certains collabos, tels Blanchard, le notaire, ou Armand, l’ancien ouvrier agricole qui a juré la perte d’Emma, continuent de miser sur la victoire de l’occupant, alors que Marie commence à douter d’avoir fait le bon choix… Le jour de la Libération, chacun, au regard de ses choix, devra rendre des comptes, payer ses erreurs ou se racheter.

• MÈGE Francisque:  Souvenirs de la langue d’Auvergne. Essai sur les idiotismes du département du Puy-de-Dôme. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1861. 1 vol. br, 260 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

1447567805_livre-souvenirs-de-la-langue-d-auvergne-francisque-mege-auvergne-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Si l’Auvergne appartenait à la langue d’Oc, il est utile de remarquer que, parmi les provinces où cette langue était parlée, elle était une des plus avancées vers le Nord et se trouvait limitrophe des pays de la langue d’Oyl. C’était en Auvergne que les deux idiomes se trouvaient en contact, c’était là que deux civilisations, gallo-franque et gallo-romaine, s’étaient heurtées, ou tout au moins, arrêtées face à face, et avaient en quelque sorte tracé leur ligne de séparation et de démarcation. Et ne serait-elle pas accusée par la topographie, cette position mitoyenne ressortirait suffisamment des faits. Vicissitudes politiques, administration, moeurs, langage, législation, tout dans cette province a subi l’influence de cette situation intermédiaire et tout trahit cette influence et la laisse entrevoir ».

• MÉRAVILLE Marie-Aimée:  Contes et légendes d’Auvergne. Édition établie par Joël Fouilheron. Préface de Marie-Hélène Lafon. Photographies de Pierre Soissons, 1 vol. br, 665 p, 650 illustrations, éd.  Quelque part sur terre (Aurillac), 49 €.

1507-1► Institutrice, née à Garret près de Condat-en-Feniers, Marie-Aimée Méraville savait restituer l’esprit paysan avec acuité et finesse. Son français plein de saveur semble parfois calqué sur le « patois » (l’occitan), la langue de sa famille, de ses voisins, de son enfance.  Soucieuse de sauvegarder le patrimoine de la littérature orale auvergnate, elle a collecté des contes et des locutions de Haute Auvergne dans le Cantal, de Saint-Flour à Riom-ès-Montagnes et autour de Condat, où elle était née. Ses premiers textes furent publiés dans l’Auvergne Littéraire en 1926. Henri Pourrat, André Chamson, Marcel Aymé, Elian-J. Finbert, Marcel Arland, parrainèrent sa carrière littéraire auprès des grands éditeurs. Elle entretint une correspondance avec Henri Pourrat, Alexandre Vialatte, Marcel Aymé, Marcel Arland… L’ouvrage comporte trois parties, peaufinées avec passion par Joël Fouilheron : Les Contes et légendes d’Auvergne (quarante quatre contes, dont certains inédits) et toutes leurs versions antérieures ; le Mémoire de la langue, Mémoires du patois et, enfin,  une biographie de Marie-Aimée Méraville (1902-1963) : une vie, une œuvre. L’ouvrage richement illustré comporte des extraits de correspondance  avec Henri Pourrat, Marcel Aymé, Colette, Alexandre Vialatte, Jean Paulhan, Marcel Arland…

• PERVILLÉ Hippolyte: La politesse des Auvergnats mise à la portée des gens du monde:salade assaisonnée. Préface de J. Brantôme. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1862 (Paris, librairie Passard). 1 vol. br, 134 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

► D’autres, – des esprits prévenus, des cerveaux irréfléchis, – ne manquent jamais de laisser échapper un sourire ironique, ou une exclamation dédaigneuse, quand on parle devant eux de l’Auvergne et des Auvergnats. Ces deux mots, disent-ils, ont le don d’éveiller en eux des idées exclusivement burlesques, et de faire miroiter, devant leurs regards, un kaléidoscope bizarre, où se heurtent pêle-mêle les plaques de cuivre des commissionnaires, les sacs de charbon, les tonneaux de porteur d’eau, les jurons terminés en chtra, et les boursicauts lustrés par la main de l’avarice, à l’effet d’acquérir quelque petit « morcheau de terre au pays. » Bonne et forte Auvergne, vieux noyau du pays celtique, voilà pourtant comment te traitent les Parisiens, ces enfants terribles de la civilisation ! Les ingrats ! ils oublient tes paysages sublimes, ton soleil italien, ta pâte d’abricots, et les sources minérales, filtrant à travers les roches volcaniques, où ils vont, tous les ans, boire la fraîcheur et la santé. Ils osent te reprocher ton âpreté au travail, ton esprit d’économie, et ta loyauté incorruptible, eux, les paresseux, les prodigues, les girouettes par excellence ! Ils ont le front de soutenir que tu ne parles pas français, toi qui as produit l’auteur des Provinciales !

• PUJALON Bernadette: Le moulin des retrouvailles. Nouvelle édition. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

pujalon Si le père Lapot fait admirer au père Lesclancher ses terres, ce n’est pas sans raison : les deux hommes ont en effet arrangé le mariage de leurs enfants, Amélie et Germain, qui ne se sont jamais rencontrés auparavant. Cette union n’est sans doute pas du goût de tout le monde car, trois semaines après la noce, Germain disparaît. La rumeur enfle lorsque Ernest, l’ancien amoureux d’Amélie qui avait quitté le pays, revient juste à temps… pour être soupçonné ? Née en 1951 à Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme, Bernadette Puijalon est anthropologue et maître de conférence à l’Université Paris XII. Elle a publié L’île du vivier en 2002 et Un parfum de gentiane en 2004. Le Moulin des retrouvailles a reçu le prix du Roman d’Auvergne en 2002.

• ROBIN Philippe: L’or bleu. 1 vol. br,  280 p, biblio, éd. de Borée, coll.  Vents d’histoire, 19,90 €.

1540-1Antoine Roussel est le cadet d’une famille de 11 enfants, né à Laqueuille en 1820. C’est un brillant jeune homme qui partage son temps entre ses études et la ferme familiale, où l’on produit pour subsister une fourme vendue au marché. Sa mère l’a initié aux secrets des plantes.  Embauché comme herboriste par un pharmacien de Rouen, il goûte à Honfleur un stilton anglais qui lui donne l’idée d’améliorer la fourme pour en faire un fromage bleu. De retour en Auvergne, il n’aura de cesse de faire aboutir son projet. De tâtonnement en tâtonnement, d’expérimentations en expérimentations, mêlant échecs et succès , il parviendra à faire émerger  le bleu de Laqueuille, véritable « or bleu » de la province.  Un roman basé sur une riche documentation. 

ROCHE Florence: La réfugiée du domaine. 1 col. br, 294 p, éd. Calmann-Lévy,  coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 18,90 €.

Dans les années 30, Irène, une orpheline de dix-neuf ans, est placée comme vachère chez des fermiers du haut plateau du Chambon. Sa rude vie de paysanne est adoucie par la bienveillance d’une inconnue. Cette bienfaitrice, qui vit à l’écart du village, a purgé une lourde peine de prison. Pourquoi s’intéresse-t-elle à elle ? Irène apprend qu’avant d’être abandonnée, elle a vécu dans la région. Était-elle la fille d’une réfugiée étrangère, comme l’indique son dossier à l’orphelinat ? Que lui cache le pasteur de la maison d’accueil où elle avait été placée ? Pour percer le mystère de ses origines et conquérir le droit à l’amour et au bonheur, Irène devra regarder en face la plus terrible des vérités…Pour  Blandine Hutin-Mercier (La Montagne – 24 mars), c’est « une leçon de vie qui nous prouve que l’on peut tirer sa force d’un passé douloureux. Un roman agréable à lire pour apprendre de l’histoire et éprouver de l’humanité ». Née au Puy-en-Velay, Florence Roche a déjà publié une dizaine de romans. L’Histoire étant à la fois son métier et sa passion, elle maîtrise à la perfection l’art de camper des personnalités fortes et affirmées dans un contexte historique toujours soigneusement documenté. Elle réside dans la Haute-Loire.

• ROCHE Florence: L’école du lac. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 370 p, éd. Libra Diffusio, 23,50 €.

lecole-du-lac_v3_terroir_hd-copie► Dans l’entre-deux-guerres, Garance est nommé maître d’école dans un petit village de la Haute-Loire. Il a pour élève Antoine, arrivé de Paris avec sa mère, Éva Mess, une célèbre créatrice de mode. Éva est venue se reposer à la campagne après la mort de son frère, tué dans un accident d’automobile dont elle se sent responsable. La santé mentale d’Éva suscite l’inquiétude. On la dit en proie à des visions, à des accès de délire. Garance, qui est tombé sous son charme, n’observe rien d’alarmant dans son comportement. Jusqu’au jour où elle lui confie que son frère décédé vient lui rendre visite… L’instituteur est placé devant un terrible cas de conscience : au risque de pousser Éva plus loin dans le désespoir, ne devrait-il pas demander à ce qu’on lui retire la garde de son garçon ? Il ne sait pas encore dans quel effroyable piège Éva est tombée…

• SCHNEIDER Michel:  Blaise Pascal: Pages choisies.  Choix des textes et édition établis par Michel Schneider. 1 vol. br, 250 p, illustration, éd. Buchet-Chastel, coll. Les auteurs de ma vie, 12 €.

pascal► Dans la vie d’un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d’aujourd’hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. De Pascal, Michel Schneider a choisi de faire le portrait, non d’un visage, mais d’une écriture ; non d’un croyant, mais d’un auteur. Il fait entendre les mots de la dramaturgie pascalienne, repris et entrelacés, dans des motifs presque musicaux : ordre, vérité, cœur, figure, preuve, Dieu. « Pascal n’est personne. Il est celui qui ne sait pas qui il est mais qui le sait mieux que personne. Il est chacun de nous. Écrites pour lui seul, amères, sévères, les Pensées parlent à tous ceux qui ont souffert, désiré, perdu. »

• SOLAGES Bruno de: Teilhard de Chardin: témoignage et étude sur le développement de sa pensée. Préface de Max Bégouën. 1 vol. br, 282 p, éd. Saint-Léger éditions, 22 €.

9782364522114Une étude de Mgr Bruno de Solages (1895-1983) basée sur les écrits de Teilhard de Chardin, aussi bien sur sa correspondance  que sur les journaux.  La première partie de l’ouvrage est consacrée à « l’Itinéraire d’une vie mouvementée ». L’auteur s’attache particulièrement à montrer l’éclosion de la préoccupation essentielle du Père Teilhard : « Formuler pour lui-même une synthèse nouvelle, où le christianisme assumait hardiment les acquisitions de la science moderne, au lieu de rester peureusement sur des positions défensives». Il insiste toujours sur la fidélité de Teilhard à la Compagnie de Jésus. Dans la seconde partie, l’auteur trace le tableau de la « personnalité multiforme» de l’infatigable voyageur. Scientifique, philosophe et théologien, Teilhard était tout à la fois sans être ni philosophe de métier, ni théologien accrédité. Mais il fut sans doute un de ces penseurs qui n’ont que faire des cadres trop étroits d’une discipline spécialisée.

• SOYEZ Jean-Marc: Au café de l’église. Nouvelle édition. 1 vol. br, 200 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

soyez►Grégoire Guiner est reconnaissable à son « crève-sot », piochon patiné par les ans et l’effort, son fidèle compagnon dont il ne se sépare jamais, même au comptoir du café de l’Église. Cantonnier d’un village entre terre et eau, il est revenu au pays après une jeunesse tumultueuse. Ce passé agité n’en fait pas moins un employé municipal scrupuleux. Un soir qu’il rectifie avec son crève-sot les bords d’un fossé abîmé par une pelleteuse, il découvre un crâne humain sous les racines d’un cyprès…Jean-Marc Soyez est journaliste-reporter, écrivain et réalisateur pour la télévision.  Il a publié une vingtaine de livres : documentaires sur la Gironde et l’Aquitaine, romans pour la jeunesse, guides sur la forêt, la chasse ou la pêche et des romans de terroir.

• TABACHNIK Maud: L’impossible définition du mal. 1 vol. br, 340 p, éd. de Borée, coll. Marge noire, 19,90 €.

Viktor Braunstein, commissaire principal à la Direction des recherches criminelles, est dégradé pour avoir voulu faire le ménage dans la bureaucratie moscovite. Sanction immédiate : il est envoyé en tant qu’adjoint au commissariat numéro 1 de Rostov-sur-le-Don. Braunstein commence juste à prendre ses marques dans ce nouvel environnement et découvrir les mœurs de la province, quand l’actualité criminelle le rattrape… Une jeune femme, Hélène Koskas, est retrouvée morte au milieu des bois. Si son identité et son histoire ne font guère de mystères – elle devait venir gonfler le nombre des femmes slaves sur les trottoirs des capitales européennes –, c’est son corps, mutilé, qui interpelle. Suivant le mode opératoire de l’assassinat, tout laisse à penser que ce crime porte la signature du tueur cannibale, un dangereux tueur en série  en cavale depuis plus de dix ans. Si le meurtrier le plus recherché de Russie est dans la région, il n’y a aucune raison pour qu’il ne récidive pas dans les jours prochains. L’enquête commence…Un récit sombre au plus profond de la Russie d’aujourd’hui : une nation qui se cherche entre la postérité des tsars, un mythe soviétique décadent et le pouvoir actuel conservateur et autoritaire.Toujours plus froid.Toujours plus noir…C’est le premier roman publié par Maud Tabachnik sous l’étiquette des  éditions de Borée qu’elle a rejointe récemment.

• THIRAULT Nadine: Le troisième fils. 1 vol. br, 260 p, éd. de Borée, coll. Romans, 18,90 €.

troisieme-filsDernier-né de la famille Gauthier, Félix est un enfant espiègle et plein d’imagination. Lui et Ernest, son meilleur ami, ne sont jamais à court d’idées ingénieuses et farfelues… Plus tard, Félix voudrait, grâce à ses inventions, apporter du bonheur aux autres. Mais ce n’est pas un métier pour un Gauthier, et on le destine à un tout autre avenir : reprendre l’exploitation forestière de son grand-père. Envers et contre tout, refusant de céder aux injonctions de ses parents, Félix poursuivra inlassablement son rêve un peu fou : construire un manège révolutionnaire.

TUDORET Patrick: Le bonheur et autres broutilles: Chroniques du journal « La Montagne ». 1 vol. br, 230 p, éd. Manitoba – Les Belles Lettres, coll. Entreprises et société, 17,50 €.

telechargement► C est entre 1952 et 1971, pendant quasiment vingt ans, qu’Alexandre Vialatte, merveilleux écrivain, romancier, traducteur introducteur de l oeuvre de Kafka en France , chroniqueur, mais aussi moraliste, au fond, et de la meilleure veine, donna ses célèbres chroniques (aujourd’hui accessibles en recueils), au journal La Montagne. Ayant voulu renouer avec ce riche patrimoine littéraire, le quotidien régional, fleuron du groupe Centre-France, a porté sur les fonts baptismaux, au milieu des années 2000, les « Chroniques du temps présent », paraissant chaque semaine dans sa version du dimanche. Inscrites dans la tradition initiée par Alexandre… « le grand », elles ont ainsi accueilli des écrivains de renom parmi lesquels Philippe Muray, Denis Tillinac, François Taillandier, Danièle Sallenave, Luis Sepùlveda, Cynthia Fleury ou Rosa Montero. Patrick Tudoret, qui en a été, depuis le début, une des plumes les plus régulières, offre ici une sélection de ses chroniques : chroniques douces amères, ironiques, drôles, cinglantes, désenchantées ou enthousiastes, toujours en prise avec le monde, ses singularités, ses grotesques et, malheureusement, ses drames.

• VALADE Corine: Victoire.  Nouvelle édition. 1 vol. br,  545 p, éd. de Borée, coll. Terre de Poche, 8,50 €.

51eywsjalkl-_ac_us218_L’avenir est tout tracé pour Victoire qui se prépare à devenir une lissière de talent. Mais le destin en décide autrement en la personne de son frère Paul, jeune homme aux émotions instables, qui va commettre l’irréparable envers sa sœur. Son âme blessée, son innocence bafouée, sa confiance brisée par ce frère qu’elle adorait, Victoire s’exile en Algérie pour chercher l’oubli et la liberté. Elle y trouvera une amie, Faïza, un nouveau métier de décoratrice d’intérieur et les troubles d’un pays mis à mal par la colonisation, avant de revenir en France pour enfin accomplir la vie qui lui était promise… Présidente d’une association culturelle, Corine Valade anime un café littéraire et organise un festival annuel autour du théâtre et de la lecture. Elle sillonne également les écoles et centres de loisirs avec un théâtre de marionnettes pour enfants. Mais l’écriture est sa grande passion. « Victoire » est son second roman aux éditions De Borée.

  • VALLÈS Jules : Mémoires d’un révolté. Préface et annotations de François Marotin. 1 vol. br, 440 p, éd. Paléo, coll. Oeuvres complètesLa collection de sable, 28 €.

► « Les mémoires d’un révolté » commencent par relater la vie d’un jeune étudiant, Jacques Vingtras, qui retrouve non sans quelques plaisantes difficultés, un condisciple, un ami de collège, Matoussaint. Celui-ci est intégré dans un groupe d’étudiants et « d’étudiantes » et vit une vie de bohème. C’est l’occasion pour Vallès – Vingtras, de raconter son aspiration à l’indépendance personnelle, ses premières amours, sa découverte de la vie politique à Paris. Le cœur des mémoires est le coup d’état du 2 décembre 1851, les semaines qui le précèdent, celles qui le suivent. Comment un groupe de jeunes, nés lors des manifestations de soutien à Michelet, prend au sérieux la mission qu’il s’assigne. Vingtras est élu président d’un comité secret : il sait dire les mots qu’il faut et broder plaisamment sur les « hou-hou ! » du coucou de l’horloge et l’alouette gauloise. Il garde le sens de la blague mais il se fatigue vite de devoir jouer au conspirateur…

• VERDIER Henri-Antoine: La fille du bénitier. Nouvelle édition. 1 vol. br,  260 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 4,90 €.

verdier► » Je m’appelle Rose « , dit le billet qui accompagne le bébé abandonné devant le couvent. À douze ans,  » Rose Mars  » est retirée de l’orphelinat pour être confiée, comme vachère, à un couple de vieux paysans, Antoine et Justine, qui la considèrent bientôt comme leur propre fille. Mais quand Justine meurt, la mère naturelle de Rose se manifeste et réclame sa fille. Rose découvre alors un tout autre univers et une vie inattendue s’ouvre à elle… Avec « La Fille du bénitier », Henri-Antoine Verdier prouve qu’il est non seulement un conteur patoisant, soucieux de sauvegarder le patrimoine rural mais aussi un auteur à succès : « Les Lentilles vertes » et « Mémoires d’un papi auvergnat » tomes 1 et 2. Dans ce roman, appuyée par sa connaissance intime de la vie rurale, son imagination nous livre l’histoire émouvante de Rose.

• VIALATTE Alexandre : La dame du Job.    1 vol. br,  192 p, éd. Le Dilettante, 17 €.

vialatte-job► » La Dame du Job », près de qui un homme va mourir, annonce déjà la Négresse des « Fruits du Congo », reine de papier elle aussi. Son visage bouleversant restera mêlé pour toujours à ce qui est le vrai sujet du roman : la découverte du monde par deux enfants. La « Dame du Job » fournit la clé du projet romanesque inauguré en 1942 par Le Fidèle Berger, poursuivi avec « La Maison du joueur de flûte » puis « Les Fruits du Congo » :  « C’est une dame, écrivait Alexandre Vialatte à Jean Paulhan, qui fume la cigarette sur un calendrier du Job dans une auberge sur le plateau du champ de tir, près d’une petite ville de garnison. » Son image fascine deux enfants, le narrateur et Frédéric Lamourette, fils du chef de musique. Ils vont bâtir, autour de l’auberge et du champ de tir, un univers fantastique dont elle sera l’énigmatique souveraine. Pierre Lepape, dans « Le Monde des livres » écrivait : «   Un texte qui nous balade à son gré, et sans jamais vous tirer par la manche , du naïf ciselé au fantastique des vertiges, du charme à l’angoisse, de la douceur d’un souvenir au frôlement de la mort ».

• VIALATTE Alexandre : La maison du joueur de flûte. 1 vol. br, 192 p, éd. Le Dilettante, 17 €

vialatte-flute► « La maison du joueur de flûte » a été écrit au cours de l’hiver 1943-1944, avant le long silence qui précède les « Fruits du Congo », publié en 1951. Ce roman « peut, sans scandale, être lu comme un salut ultime et douloureux à un pays qui disparaît. L’histoire elle-même, celle d’un photographe, propriétaire d’une vaste et magnifique demeure, qui accueille les êtres les plus fantasques et les plus merveilleux, et qui se trouve, peu à peu, exclu de sa propre maison, provoque des enchaînements d’images suggérant l’exil intérieur, le désenchantement, la nostalgie d’un monde qui se fige dans des attitudes et dont il ne reste plus qu’un immense musée Grévin de figurines, un cimetière de fantômes encore un peu agités, et quelques âmes  de jeunes gens promis aux plus hautes destinées et condamnés par la rudesse des temps à ne plus espérer la gloire que dans les dépenses de la frivolité », écrit Pierre Lepape.

• VIALATTE Alexandre: Résumons-nous. Préface de Pierre Jourde. 1 vol. br, 1340 p, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 32 €.

vialattePendant un demi-siècle, Alexandre Vialatte a cultivé l’art de la chronique. Ses œuvres constituent une sorte d’encyclopédie des activités humaines vues au travers du kaléidoscope d’un observateur malicieux qui sait résumer d’une sentence, lapidaire et drôle, le fond de son propos. Nourri de textes inédits, ce recueil témoigne des différentes formes journalistiques pratiquées par Alexandre Vialatte, des années 1920 à sa mort en 1971. Il apprend son métier en collaborant à La Revue rhénane, en même temps qu’il s’initie à l’Allemagne, découvre Goethe et Kafka, et suit de près l’actualité du pays. Dans Le Petit Dauphinois, comme dans l’Almanach des quatre saisons, autre florilège de sa fantaisie, Vialatte s’en donne à cœur joie, avec la plume d’un poète, l’imagination d’un conteur, l’humour d’un savant désabusé. Les chroniques cinématographiques parues dans Bel Amour du foyer constituent un volet inattendu de son oeuvre de journaliste. Vialatte s’amuse à y distiller ses conseils et ses opinions sur des films dont il raconte l’histoire à sa manière, toujours singulière et décalée. Il a aussi tenu pendant près de dix ans une chronique dans “Le Spectacle du monde”, constituée de promenades littéraires plus que de véritables critiques. Là comme ailleurs, il exprime ses goûts, ses admirations avec une intelligence savoureuse, une virtuosité et une liberté de ton qui n’ont cessé d’enchanter ses innombrables lecteurs et lui valent d’occuper aujourd’hui une place prépondérante dans notre histoire littéraire.

• WERNER-DAVID Laurence: À mes yeux. 1 vol. br,  295 p, éd. Buchet Chastel, 17 €.

9782283030028-ef9cf► Victor Crescas a perdu depuis des années la trace de son fils Tom, aujourd’hui lycéen. Il le retrouve et s’immisce, sans se dévoiler, dans le cercle de ses proches. Se tissent alors entre tous des liens, complexes et fragiles, de famille, d’amour et d’amitié.  À plusieurs centaines de kilomètres de là, on découvre le corps calciné d’une jeune fille, assassinée par un monstre de dix-sept ans et demi. Le drame du Chambon-sur-Lignon choque la France entière et s’introduit dans la vie de ce groupe atypique jusqu’à en bouleverser le cours.  Un roman haletant, qui explore d’une écriture subtile et poétique les arcanes du mal.  L’auteure, Laurence Werner David est née à Angers en 1970. Elle vit à Paris, dans le 13e arrondissement. Elle a déjà publié deux livres dans la collection « Qui Vive » : Le Roman de Thomas Lilienstein (2011) et À la surface de l’été (2013). Elle est également l’auteur de deux romans aux éditions Verticales (2003 et 2006). Son premier recueil de poésie, Éperdu par les figures du vent (Obsidiane, 1999), a reçu le Prix de la Fondation Bleustein-Blanchet.

►◘ HISTOIRE

• ADAM Eric, CONVARD Didier, BOURDIN Stéphane:   Vercingétorix. Dessins et mise en couleurs de  Fred Vignaux. 1 vol. br, 45 p, illustrations en couleur, éd. de Noyelles (Paris), 14,50 €.

51ym6o1zjal-_sx373_bo1204203200_À l’âge de cinq ans, Vercingétorix vit son père condamné au bûcher par les siens pour avoir osé se prétendre roi des peuples gaulois. Nourri de la même ambition, le jeune Arverne apprend la discipline militaire en réalisant ses classes auprès de la puissante armée romaine. De retour en Gaule, il déploie son talent militaire et son éloquence pour unir les tribus gauloises et repousser l’envahisseur romain. Fier, courageux, discipliné et ingénieux, Vercingétorix est pour les célèbres légions l’un de ses plus terribles adversaires. Mais, sans cesse, il est confronté à un stratège plus redoutable encore : Jules César… Découvrez les campagnes de ce premier héros mythique de l Histoire de France dont la Guerre des Gaules, récit de propagande à la gloire de César, est la seule source écrite existante. L’ouvrage a fait l’objet d’une première édition aux éditions Glénat – Fayard en 2014.

• BATIFOULIER Christian: Un homme dans la guerre. Jean Labie: Lettres à ma femme (1914-1917). Lettres présentées et annotées par  Christian Batifoulier. Préface de Jean-Jacques Becker. 1 vol. br, 514 p, éd. du Palais, 22 €.

un-homme-dans-la-guerre► Ces 364 lettres écrites à sa jeune femme par Jean Labie, polytechnicien qui deviendra le plus jeune inspecteur des finances de France, constituent un document exceptionnel. Retranscrites dans leur intégralité, elles sont présentées dans leur contexte et annotées par Christian Batifoulier. Sur le plan militaire, ces lettres sont un témoignage précieux quant au déroulement de la guerre au jour le jour. Si les portraits de ses camarades sont vifs, parfois sévères, ses descriptions de la vie au front, courtes, incisives, sont toujours précises et sans artifice. Sur le plan humain, elles constituent un témoignage émouvant qui nous plonge dans l’intimité d’une famille bourgeoise, catholique et érudite du début de siècle. Ce jeune homme (il a 26 ans en 1914) doit faire face à un deuxième front. Sa jeune épouse dépressive supporte très mal leur séparation. On est touché par la profonde humanité et la clairvoyance de cet homme, très amoureux de sa femme. Sur le plan littéraire, c’est une correspondance remarquable par la qualité de l’écriture. Jean Labie, homme de très grande culture, dévore tout, les journaux français, la presse anglaise, les grands classiques (Voltaire, Rousseau, Balzac, Stendhal…) et les auteurs de son époque. Ses analyses pertinentes, ses critiques parfois à l’emporte-pièce réjouiront les esprits littéraires, tant l’homme impressionne par sa maturité. En fin d’ouvrage, l’index des auteurs cités donne un aperçu de l’étendue et de la diversité de ses lectures.

• BOUCHE-GACHON Monique: Jean Claustre (1847-1914): de Bertignat en Auvergne à Maple Creek au Canada. 1 vol. br, éd. La Galipote, 16 €.

galipote« Garde ces papiers, ils sont précieux peut-être qu’un jour tu trouveras la parenté du Canada », me dit ma mère un jour de 2002  Aussi loin que remonte mes souvenirs, ce « tonton » du Canada alimentait les conversations entre ma mère et ma grand-mère qui s’interrogeaient sur le devenir de sa descendance. De Chaussadis, hameau de Bertignat (Puy-de-Dôme) où il est né en 1847, en passant par Paris où il subit l’horreur de la guerre de 1870, à Maple Creek en Saskatchewan, province du Canada, Jean eut une vie emplie de rêves, de projets, d’aventures, de travail, de joie et de réussite. Mais comme dans toute vie, le malheur et les drames ne l’épargnèrent pas. Néanmoins, Jean Claustre laissa son empreinte dans l’histoire du Canada !

• BOUCHEIX Bernard: À la belle époque, les trois belles gloires françaises: La belle Meunière, la belle Otéro, la belle Angèle. 1 vol. br, 64 p, éd. Créer, coll. Patrimoine, 16 €.

image-1► La Belle Époque est incarnée par les trois « Belles » Gloires Françaises. Un trio de choc qui a marqué, entre autres, le monde de l’hôtellerie et de la restauration françaises. Elles sont les ambassadrices d’un univers idéalisé par les touristes internationaux. La recette est fort simple : prenez de la gastronomie, ajoutez-y des hivernants, des artistes, des demi-mondaines, sans oublier notre ruralité, saupoudrez le tout des arts et lettres et vous obtiendrez ce mets délicat qui incarne l’art de vivre à la Française. Présentez l’ensemble sur un plateau d’argent de la Belle Époque et le tour est joué. Vous aurez ainsi mis en valeur cette France à la fois insoumise et rigoureuse, corsetée dans ses traditions ancestrales et du « qu’en dira t-on ». Cette Trinité des bons vivants que ces personnalités incarnent depuis plus d’un siècle dans la gastronomie, la culture et les sentiments, sont devenues d’immenses figures féminines qui, sans le vouloir, ont traversé le siècle. Femmes modestes au destin remarquable, elles sont, ici, réunies pour la première fois, vous offrant un premier aperçu de ce triptyque féminin exceptionnel qui reflète, à tout jamais, les «  Belles » de « La Belle Époque » : « La Belle Angèle », « La Belle Otero », « La Belle Meunière ».

• BOUCHEIX Bernard:  Les « Mères » auvergnates. Triptyque gastronomique dans la vallée de Royat. 1 vol. br, 84 p, illustrations, éd. Créer, 16 €.

1507-1-1Ce livre est une invitation à découvrir l’histoire d’un Triptyque gastronomique auvergnat. Vous suivrez, à travers les peintres, poètes et écrivains qui l’ont côtoyé, sa trace dans la Vallée de Royat. Partez à la découverte du monde merveilleux de La Mère Gagnevin « Patronne Des Romantiques », de La Mère Quinton « Belle Meunière », en passant par La Mère Mesure « Reine Du Dosage », trois figures emblématiques du territoire qui sont arrivées jusqu’à nous. Elles ont laissé leur empreinte se transmettant des recettes de génération en génération. Ce Triptyque gastronomique a la particularité d’avoir vécu dans un petit coin de France où la nature prédominante et luxuriante était encore préservée aux portes de la capitale des Arvernes. L’Auvergne peut s’enorgueillir de posséder trois figures de l’art culinaire où les potagers, les châtaigniers, la vigne et la cueillette des fraises rythmaient les saisons de nos fameuses aubergistes. Ces dernières ont croisé au cours du XIXe siècle des artistes venus de toute l’Europe pour découvrir ce village romantique ou cette nouvelle station thermale. Les paysages décrits par le monde des arts et des lettres nous en disent long sur l’univers de ces trois femmes attachantes. Laissez-vous envoûter par cette trinité du bonheur : la gastronomie, l’art et la nature. Elle résume la vie de ces personnages et l’Auvergne éternelle.

• BOUCHEIX Bernard:  Les « Mères » lyonnaises et auvergnates: la mère Quinton, la mère Filllioux, la mère Bizolon. 1 vol. br, 70 p, illustrations en noir et blanc et en couleur, éd. Créer, 16 €.

De « La Belle Époque » aux « Années Folles », l’ouvrage présente les trois plus grandes figures de la gastronomie traditionnelle de la grande région Auvergne – Rhône-Alpes. Elles ont marqué de leur empreinte, par leur personnalité hors du commun, le monde de la restauration. Leur célébrité a largement dépassé les frontières de leur territoire. La première, « La Mère Quinton », l’Auvergnate la plus connue au monde, fut cette belle meunière de notoriété internationale. Sœur douairière gardienne de cette fabuleuse histoire d’amour entre le Général Boulanger, « L’Empereur des amoureux » et La Vicomtesse de Bonnemains, « La Dame aux œillets rouges », elle devint un mythe vivant. La seconde, également d’origine auvergnate fut, de par son incroyable renommée au cours de « La Belle Époque », la première « Mère » lyonnaise la plus connue de France : « La Mère Fillioux ». Enfin, la dernière, décorée de la Légion d’Honneur, icône nationale pendant « Les Années Folles » pour son dévouement auprès des soldats, n’est autre que : « La Mère Bizolon ». Trois Femmes et trois histoires à la fois si différentes et si communes. Trois destinées qui marquent à tout jamais la gastronomie française.

  • BROUSSE Vincent, GRANDCOING Philippe : La belle époque des pilleurs d’églises. Vols et trafics des émaux médiévaux en Auvergne – Limousin. 1 vol. br, 336 p, éd. Les Ardents éditeurs, 28 €.

Perpétrés entre 1904 et 1907, les vols de la « bande à Thomas » défraient la chronique de la Belle Époque. Essentiellement commis dans des églises, en Limousin et en Auvergne, ils attirent l’attention du public sur un patrimoine particulièrement convoité, celui des émaux médiévaux, témoignages exceptionnels du rayonnement de l’Œuvre de Limoges dans l’Europe médiévale. À l’heure où se développe une culture de masse en ce début de XXe siècle, ces faits divers sensationnels bénéficient d’une forte exposition médiatique, nationale, voire internationale. Au-delà de la simple chronique criminelle, les méfaits de ces « pilleurs d’églises » permettent d’étudier un épisode oublié de l’histoire du patrimoine en France, lorsque se conjuguaient volonté de protection de l’État, intérêt du public, avidité des collectionneurs, notoriété croissante des œuvres et enjeux politiques autour de la loi de 1905. Ces faits divers offrent aussi, grâce à la richesse des sources, la possibilité pour le lecteur de se plonger dans le monde méconnu des trafics d’œuvres d’art et de comprendre les enjeux d’une question qui, en son temps, suscita de nombreux débats politiques et inspira certaines des aventures d’Arsène Lupin.

• BRUGÈS Daniel, MALROUX Antonin: À la découverte des burons. 1 vol. cart, 28 p, illustrations en couleur, éd. La vache qui lit, 12 €.

Louis, accompagné de son oncle Jean, découvre la vie au temps où les burons étaient habités. Pendant six mois, les hommes partaient vivre dans la montagne avec leurs troupeaux de vaches pour y fabriquer le célèbre fromage Cantal. Ce petit livre à destination des jeunes lecteurs vient raviver un pan entier du patrimoine cantalien en expliquant, en une quinzaine de pages illustrées, ce qui se passait dans les burons, chaque été. Petit Louis écoute et questionne son oncle Jean, un ancien boutillier, qui lui raconte ce qu’était l’estive dans un buron au temps de sa jeunesse. Cet album, basé sur la collaboration entre deux fidèles à leur terre natale Cantalienne, tous les deux spécialistes de la littérature Auvergnate, Antonin Malroux (textes) et Daniel Brugès (illustrations), permet de restituer à la fois une aventure humaine disparue, la chronique d’un dur métier, tout en portant témoignage pour la mémoire de l’agro-pastoralisme auprès des jeunes générations. Ce qui donne une belle synthèse facilement accessible aux jeunes et bien illustrée pour comprendre l’importance des burons dans la vie économique et sociale du Cantal autrefois. L’ouvrage est complété par deux quiz qui proposent au lecteur des morceaux de dessins à retrouver dans les pages du livre. Il est aussi invité à une journée – visite à la découverte des burons du Pays de Salers (d’après le texte publié sur le site Burons du Cantal)

image-2• CATINOT-CROST Laurence: L’Auvergne en 100 dates. 1 vol. br, 128 p, illustrations, éd. Alan Sutton, coll. 100 dates pour l’histoire, 12 €.

Une présentation de la centaine de dates qui ont marqué l’histoire de la province auvergnate, au fil des siècles. Ethnologue, historienne en même temps que  romancière, et noveliste, Laurence Catinot-Crost est passionnée d’histoire et de littérature russe. Elle a publié diverses biographies, des contes pour enfants et des nouvelles. Spécialisée en histoire russe, elle collabore par ailleurs régulièrement à la revue Historia et à l’émission de France 2, Secrets d’Histoire, présentée par Stéphane Bern.

  • Chamalières et la Grande Guerre : ses enfants morts pour la France. 1 vol br, 121 p, illustrations en couleur, éd. ARGHA – Association de recherches généalogiques et historiques d’Auvergne (Chamalières), 20 €.

L’Association de recherches généalogiques et historiques d’Auvergne livre depuis plusieurs mois un combat acharné contre l’oubli pour retrouver la trace des 148 Chamaliérois morts  durant la guerre de 14-18 dont 12 à la bataille de Verdun. Sous l’impulsion de Marie-Thérèse Pradel, d’Anne et Robert Labbe, après  une exposition intitulée « Chamalières et la Grande Guerre », par devoir de mémoire et pour rendre hommage aux combattants, un ouvrage a été édité. Plus de 100 pages pour relater les conséquences chamaliéroises du conflit.  Au terme d’un travail de recherches dans les archives et après avoir collecté de très nombreux documents les auteurs présentent de façon claire et précise la chronologie des événements. L’ouvrage recense les jeunes gens de la ville tombés au Champ d’Honneur ainsi que les soldats morts dans les hôpitaux temporaires militaires de la ville. Il montre également comment la cité thermale s’est adaptée pendant le conflit. 121 noms de Chamaliérois sont gravés dans la pierre du monument, hommage de la commune à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. L’étude rappelle aussi que 27 noms manquent sur le monument aux morts.

• COCHET Patrick: Jean Lebon, une jeunesse photographique. 1 vol. br, 144 p, illustrations, éd. Photothèque 63 – Archives départementales du Puy-de-Dôme, coll. Témoins objectifs, 13 €.

15355840_670713676422969_3933351079711937166_nAbondamment illustrée de photographies, cette publication met au jour la collection de ses 1 300 clichés sur plaques de verre entrés récemment à la Photothèque départementale.  Elle reconstitue l’œuvre éphémère (vers 1905-1914) mais riche de ce jeune photographe de la Belle Époque, dont la carrière s’acheva tragiquement dès les premiers combats de la Grande Guerre. De Jean Lebon, on ignorait à peu près tout jusqu’à présent. La découverte de clichés photographiques dans la charpente d’une scierie ainsi qu’une enquête menée auprès de parents proches a permis de reconstituer son parcours. Né le 16 avril 1891 à Longechaud (hameau de Saint-Martin-des-Olmes), Jean est promis, comme ses trois frères, à une carrière au sein de la scierie familiale. Cependant, le jeune garçon montre très tôt un désintérêt pour ce métier et c’est la photographie, découverte grâce à des voisins lyonnais en villégiature à Longechaud, qui retient son attention. Ainsi, vers l’âge de douze ans, il réalise ses premiers clichés, utilisant ses camarades et sa famille comme sujets. C’est probablement vers l’âge de 17 ans qu’il conçoit de faire de la photographie son métier et bientôt toute la société ambertoise de la Belle Époque défile devant son objectif : charpentiers, ébénistes, ferblantiers, femmes aux ateliers, bouchers, charcutiers, boulangers, coiffeurs, facteurs, etc. Il ne dispose d’aucun studio et réalise ses photographies en extérieur, dans la rue, dans une cour, devant un portail, une vitrine de commerce ou de bistrot. Il immortalise aussi les jeux et les sports, les animations et les cérémonies organisées les jours de fête dans le canton d’Ambert. Le photographe fait preuve d’originalité dans le cadrage, dans le rapprochement des personnages ou en ayant recours à des poses inattendues. Ces particularités soulignent son talent et laissent augurer du travail qu’il aurait pu continuer à réaliser. Soldat depuis 1912 et envoyé au front en août 1914, Jean Lebon disparaît dans les premières semaines du conflit dans des circonstances inconnues.

• COCHET Patrick, SEGUIN Serge : Léon Gendre (1909-1984), reporter photographe1 vol. br, 200 p, illustrations, éd. Photothèque des Archives départementales du Puy-de-Dôme, 15 €.

leon-gendre► « On ne sait pas grand-chose de Léon Gendre, et sa vie a été reconstituée grâce à ses photos de reportages, extrêmement nombreuses (…). Il était partout. Les matches du dimanche, dont on pouvait aller voir les tirages quelques heures seulement après la rencontre, dans la vitrine du photographe, les grands événements sportifs, les conflits politiques, les grèves, le Front Populaire, le maréchal Pétain en balade à Vichy ou sur le plateau de Gergovie, le procès de Jean Zay et celui de Mendès France, le défilé des Résistants à la Libération, un voyage à travers l’Europe pour couvrir la libération de prisonniers auvergnats détenus par l’Allemagne nazie, la reconstruction de Clermont bombardée, les grands projets urbains… c’est l’histoire entière de Clermont au XXe siècle qui est contenue dans les travaux de Léon Gendre. Quel trésor que ces clichés ! Le livre agrémente les photos par des coupures de presse de l’époque, avec des articles (savoureux parfois) de L’Avenir ou de La Montagne, et des textes d’accompagnement nous livrent de précieux éléments contextuels« . (article extrait du site magicorangeplasticbird.com/).

• CONCHON Hippolyte: Mémoires de M. Conchon, maire de Clermont-Ferrand sur les troubles de cette ville en 1841. Édition  établie par  Jean-Claude Caron. 1 vol br, 250 p, illustrations, biblio, index, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, coll. Études sur le Massif central, 14,50 €.

pbVoulue par Georges Humann, le ministre des Finances du roi Louis-Philippe, l’opération de recensement des portes et fenêtres, sur lesquelles porte l’un des quatre impôts directs existant alors en France, déclenche de vives résistances en 1841. A Clermont-Ferrand, une véritable insurrection éclate en septembre 1841, faisant une vingtaine de morts parmi les protestataires. Accusé de n’avoir pas su gérer la situation, le maire de la ville, Hippolyte Conchon, dont la maison a été entièrement pillée et dévastée, entreprend de se justifier dans un manuscrit resté inédit jusqu’à ce jour et dont nous présentons l’édition scientifique.

• CORREARD François: Vercingétorix, ou la chute de l’indépendance gauloise. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1889. 1 vol. br, 189 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1479656671_livre-vercingetorix-f-correard-histoire-auvergne-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Le nom de Vercingétorix est lié au plus ancien des grands faits de notre histoire. Vercingétorix a été le chef de ce mouvement par lequel le pays qui s’appelait alors la Gaule, et qui depuis est devenu la France, a tenté un suprême et inutile effort pour ressaisir son indépendance et repousser le joug des conquérants romains. C’est-à-dire l’intérêt que nous avons à bien connaître l’histoire de sa vie. Rien de ce qui concerne notre patrie, soit dans le passé, soit dans le présent, ne doit nous être indifférent ».

• COUILLAUD Michel: Madeleine, une femme d’avant-garde et ses racines auvergnates. De l’an mil à l’an 2000, du roi Robert le Pieux au maréchal Juin, de l’Occitanie à l’île d’Oléron. Préface de Geneviève Boisset. 1 vol. br, 68 p, illustrations n-b et couleur, biblio,  éd. Des Bords du Lot, 19 €.

couillaud► Grâce aux études qu’elle a pu faire au début du siècle dernier, Madeleine était en avance sur son temps : avec sa sœur, elle parcourt à pied la Planèze de Saint-Flour, pour préparer sa thèse de doctorat en Sorbonne sur « le Cantal agricole et pastoral ». C’est une des premières femmes qui traverse la France en automobile. Jeune fille, elle découvre le monde arabe et reçoit un diplôme du Bey de Tunis. Grâce à elle, nous découvrons ses racines auvergnates et des aspects insolites de l’histoire de France, notamment : l’existence d’une démocratie locale sous l’Ancien Régime, « la gauche et la droite » pendant la Révolution Française, la vie quotidienne des Parisiens encerclés par les Prussiens en 1870, la constitution d’un domaine familial au cœur d’un village cantalien au XIXe siècle.

• DAVID Yveline: C’était la Haute-Auvergne: Tome III. 1 vol. br,  autoédition Yveline David (15200 Le Vigean), prix non communiqué.

arton59Yveline David est correspondante du journal La Montagne, pour la ville de Mauriac et ses alentours. Son dada, c’est la petite histoire dans la Grande…Après être allée à la rencontre des personnages qui ont fait l’Histoire de la Haute-Auvergne, directement ou en passant par les petits-enfants, les archives locales et départementales, ou des historiens locaux, Yveline David a écrit plusieurs dizaines d’articles qui ont passionné des milliers de lecteurs durant toutes ces années.  Ce troisième volume reprend les pages d’histoire qu’elle a publiées  dans l’édition du Cantal de La Montagne, depuis le 1er janvier 2015. Une galerie de portraits d’hommes et de femmes attachants, avec un chapitre plus spécialement dédié au richesses touristiques de ce territoire.

• DEBREST Emmanuel:  Nouvelles recherches sur les propriétés chimiques et médicinales des eaux de Chateldon. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1839. 1 vol. br, 90 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1449129777_livre-eaux-de-chateldon-emmanuel-desbrest-auvergne-editions-lacour-ollePremière partie: topographie physique et médicale de Chateldon, son climat, constitution médicale du pays, promenades aux environs de Chateldon … Deuxième partie: description succincte de l’établisssement de Chateldon, dénomination et situation des sources, propriétés physiques des eaux de Chateldon, examen chimique des eaux de Chateldon, analyse des eaux … Troisième partie: des propriétés médicinales des eaux de Chateldon, considérations générales, observations sur diverses maladies traitées par les eaux de Chateldon

• DELORT Jean-Baptiste: À travers le Cantal et la Lozère. Réimpression en fac-similé de l’édition de Romans (Imprimerie Buisson – 1891). 1 vol. br, 320 p, éd. Lacour Ollé, coll. Rediviva, 20 €.

a-travers-cantale-et-lozere►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Dans nos nouveaux récits : A travers le Cantal et la Lozère, le lecteur trouvera des faits complètement inédits. Ici, nous avons marché d’aventure, livré à nos seules ressources, notant à toutes les pages les impressions de voyage d’un antiquaire. C’est une suite de croquis d’après nature, une série d’incidents, de faits vécus et racontés au courant de la plume. Quelquefois, à l’exemple de Daudet, nous avons voulu essayer la langue si caustique de nos bons paysans, et nous sommes écrié avec lui : Vé! Vé !.. Mais il faut avouer que si notre idiome vulgaire a conservé beaucoup de sel gaulois, il en a gardé aussi toute la dureté ; nous allions dire la sauvagerie : il s’écrit difficilement. Les chapitres suivants sont également remplis de Souvenirs du Cantal et de la Lozère. Les réminiscences du chapitre XI ont trait à l’année terrible et aux effroyables contrecoups qui s’en firent si vive¬ment ressentir jusque sur nos monts. Nos illustres morts n’y oit pas été oubliés; ils nous ont inspiré la dédicace de ce volume , dont nous faisons hommage à leurs mânes sacrés. Puisse le génie tutélaire de ces braves, morts pour la France, nous inspirer à tous un plus vif désir de connaître l’Auvergne, l’une de ses plus belles contrées.

  • GIRARD M : Histoire de Vercingétorix, roi des Arvernes. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1863. 1 vol. br, 263 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €

► Sommaire: Chapitre I: Gergovia, patrie de Vercingétorix; l’Avernie avait jadis formé un royaume très considérable. Chapitre II: Armes des Romains et des Gaulois. Chapitre III: étendue  de la Province romaine dans la Gaule. Chapitre IV: composition et force numérique de l’armée romaine. Chapitre V: plan de campagne de Vercingétorix, adopté par son conseil, excepté pour Avaricum. Chapitre VI: siège d’Avaricum. Chapitre VII: continuation du siège; sorties continuelles des Gaulois. Chapitre VIII: Hercule gaulois; Vercingétorix ranime les espérances de son conseil. Chapitre IX: démêlés politiques chez les Eduens. César les apaise. Chapitre X: Convictolitan, premier magistrat des Eduens, Litavieus et ses frères, conspirent contre les Romains. Chapitre XI: Vercingétorix concentre ses troupes sur le second plateau du nord de la montagne. Chapitre XII: Vercingétorix est proclamé roi de tous les peuples confédérés contre les Romains. Chapitre XIII: Topographie d’Alésia et de ses environs. Chapitre XIV: les assiégés sont en proie à la famine. Chapitre XV: Bataille d’Alésia.

  • GROSCLAUDE Jérôme (sous la direction de) : Religion et contestation. 1 vol. br, 360 p, biblio, index, éd. Presses universitaires Blaise-Pascal, collection Politiques et identités, 25 € (16 € en version PDF).

La France et le Royaume-Uni du début des années 2010 auront été les témoins d’un phénomène a priori surprenant : des Églises chrétiennes se présentant comme une force de contestation antigouvernementale. Que ce soit à l’occasion de projets de coupes budgétaires en 2012 au Royaume-Uni, de l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, ou de la garde à vue des étrangers, on a pu voir des évêques, des prêtres, des pasteurs, des laïcs se revendiquer de leur foi chrétienne pour contester des mesures gouvernementales. Ce recueil se penche donc sur l’attitude des religions face à la contestation, et se demande dans quelle mesure elles peuvent elles-mêmes être force contestatrice, et pas (uniquement) des forces conservatrices comme cela est souvent allégué. Poser la question du lien entre religion et contestation impose de distinguer deux types de contestation, selon que l’on parle d’une contestation motivée par les principes religieux ou d’une contestation de ces mêmes principes. Les liens entre la religion et l’État seront explorés dans toute leur complexité sur un plan non plus uniquement conceptuel, mais également spatial et temporel. La richesse des points de vue de nos contributeurs, de leurs propos ainsi que des espaces analysés dans leurs articles, place résolument cet ouvrage sous le signe de la diversité. Jérôme Grosclaude est maître de conférences en civilisation britannique à l’université Blaise Pascal, université Clermont-Auvergne, et membre de l’EHIC (Espaces humains et interactions culturelles). Ses recherches portent principalement sur l’histoire religieuse britannique (XVIIIe-XXIe siècles).

• GUILLAUME Emmanuel, PIBOULEAU Thierry, FOURIS Thibault: Les anciennes familles des Monts d’Auvergne (Artense – Sancy). 1 vol. br, 816 p, illustrations, éd. des Monts d’Auvergne – Académie des sciences, belles lettres et arts de Clermont-Ferrand, 55 €.

anciiennes-familles► Dans ces terroirs du  » Fort de l’Auvergne « , le Sancy et l’Artense, des familles sont enracinées depuis l’époque médiévale.  Emmanuel Guillaume, Thierry Pibouleau et Thibault Fouris retracent les passionnantes sagas de ces dynasties de laboureurs, d’artisans, de marchands, de notables ou de hobereaux.  Vingt années de recherches historiques et généalogiques ont permis de mettre à jour, grâce à des sources jalonnant chaque siècle depuis le Moyen-âge, les caractéristiques de ces lignées qui constituent aux XVIIe et XVIIIe siècles un groupe social moyen, industrieux, relativement homogène quoique hiérarchisé.  Nombre d’entre elles, qui bénéficient souvent d’un statut social modeste au cours des derniers siècles de l’époque moderne, n’en puisent pas moins leurs origines dans la classe  féodale des XIIIe et XIVe siècles. Aujourd’hui leurs descendants vivent bien loin de la terre ancestrale, aux quatre coins de la France, voire au delà , mondialisation oblige.  Ceux-ci trouveront dans cet ouvrage leurs origines et au-delà , un peu de l’identité de l’Auvergne.

• HÉNAULT Denis:  L’abbaye Saint-Pierre de Mozac. Architecture, décors et histoire d’une site monastique (VIIème – XXème siècle). Préface de Laurence  Cabrero-Ravel. 1 vol. br,  460 p, illustrations éd. Presses universitaires de Rennes, coll.  Art et société, 39 €.

1486374379Implanté à quelques kilomètres au nord de Clermont-Ferrand, le site de Mozac conserve un riche patrimoine appartenant à l’un des monastères les plus anciens et les plus importants de l’Auvergne. Si le site est réputé pour son trésor et ses sculptures romanes, il présente aussi l’intérêt pour le visiteur d’avoir préservé l’église abbatiale et plusieurs bâtiments du monastère, entourés d’un parc de quatre hectares. Après un historique des recherches anciennes et un point sur les sujets d’études récents portant sur le site, cet ouvrage s’attache d’abord à relater les faits marquants de l’histoire de l’abbaye, à mesurer l’impact de l’activité des moines sur leur environnement, à analyser la façon dont le monastère a contribué à modeler le paysage, à fixer les populations et l’habitat, et structurer le territoire. Ce volume décrit ensuite tous les éléments permettant de restituer l’évolution monumentale (architecture, décors) de l’abbatiale et des bâtiments monastiques, depuis le Xe siècle jusqu’au XXe siècle. Le rôle joué par l’abbaye dans l’art monumental local est également abordé en distinguant la part de création du poids de l’héritage, tout en rendant compte de la postérité de certains partis. L’archéologie, appliquée au monument conservé, permet aussi de mettre en évidence la diversité des matériaux et des techniques de construction mis en oeuvre au Moyen Age lors des chantiers successifs. La plupart des éléments archéologiques concernant les bâtiments monastiques et les collections lapidaires sont inédits. Les nombreuses illustrations reproduites dans ce livre montrent la variété et l’importance du patrimoine encore visible en même temps que son intérêt scientifique.

1447958629_livre-histoire-des-guerres-religieuses-en-auvergne-pendant-les-xvieme-et-xviieme-siecles-andre-imberdis-editions-lacour-olle• IMBERDIS André:  Histoire des guerres religieuses en Auvergne, pendant les XVIè et XVIIè siècles. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1851. 1 vol. br, 587 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 25 €.

Naissance de l’hérésie en Auvergne; Rigueurs contre les Luthériens; Propagation de la Réforme, Rébellion des des religieux d’Issoire; Guerre dans la Haute-Auvergne; Saint-Paulien, La Chaise-Dieu, Brioude; Occupation d’Issoire par les troupes royales; Déroute de Champoly, Gannat, Bataille de Cognat; Hiver  1569 .

• MALTE-BRUN Victor-Adolphe:  Géographie, histoire, administration et statistique du département du Puy-de-Dôme. Réimpression en fac-similé de l’édition du XIXè siècle. 1 vol. br, 101 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

1453747370_livre-puy-de-dome-geographie-histoire-administration-et-statistique-v-a-malte-brun-editions-lacour-olleLe département du Puy-de-Dôme occupe environ les trois cinquièmes de l’ancienne province d’Auvergne, dont le Cantal, une partie de la Haute-Loire, de la Creuse et de la Corrèze complètent la circonscription. Ce pays était occupé, lors de l’invasion romaine, par une des plus puissantes tribus de l’ancienne Gaule, les Arvernes (ar, haut, verann, habitation), dont la domination ou l’influence s’étendait depuis le Tarn et les Cévennes jusqu’au cours supérieur de l’Allier, du Cher et de la Creuse, et depuis la Vezère et la Corrèze jus¬qu’à la haute Loire. Ils avaient pour clients les Vellavi (Velay), les Gabali (Gévaudan), les Rutheni (Rouergue), et pour alliés les Cadurci (Quercy), le dernier peuple de la Gaule qui subit la domination romaine.

• MENNESSIER-JOUANNET Christine, DEBERGE Yann (sous la direction de):  Chronologie du mobilier archéologique du second âge du fer en Auvergne: 1- Monographie des ensembles de référence. 1 vol. br,  660 p, illustrations, biblio, éd. FERAC (Tours), coll. Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, 45 €.

img-1-small480Ce volume est l’aboutissement du projet collectif de Recherche “ Chrono-typologie des mobiliers du second âge du Fer en Auvergne ” conduit entre 1999 et 2003. Il profite d’une moisson exceptionnelle de données archéologiques, résultat des campagnes de fouille programmée commencées dans les années 1960, ainsi que de l’essor de l’archéologie préventive depuis les années 1990.  Issu de la collaboration de plus d’une vingtaine de chercheurs, il compile 93 notices descriptives et analytiques qui correspondent à des ensembles de référence choisis pour documenter la culture matérielle des Arvernes du Vème siècle avant notre ère jusqu’à l’époque augustéenne. Les lots étudiés sont issus, pour la plupart, de sites d’habitat (exploitations rurales, agglomérations de plaine ou oppida). Quelques ensembles funéraires, choisis pour illustrer des associations remarquables, ont également été retenus. Le mobilier archéologique est diversifié et abondant avec plus de 11 000 récipients en céramique commune, plus de 800 amphores et 360 importations originaires du pourtour méditerranéen, près de 340 objets de parure ou d’armement, 140 monnaies… ainsi que de très nombreux autres objets ou ustensiles domestiques.  Ce volume est le  premier ouvrage d’une série consacrée à la chrono-typologie des mobiliers gaulois d’Auvergne. Il en constitue la base documentaire.Ces recherches sur les agglomérations secondaires et les espaces ruraux au sein desquels elles se développent mettent en lumière le riche potentiel d’études que la plupart de ces sites possèdent.

• MONNET Antoine: Voyage de Monnet: Haute-Loire et Puy-de-Dôme (1793-1794). Réimpression en fac similé de l’édition  du Puy (imprimerie Marchessou, 1875). 1 vol. br, XVIII+100 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1487492357_livre.voyage.de.monnet.haute.loire.et.le.puy.de.dome.henry.mosnier.1793.1794.editions.lacour.olle►Au moment où la Convention se trouvant aux prises avec l’Europe coalisée contre la France, envoyait huit armées aux frontières, des manufactures d’armes furent créées ou réorganisées, sur divers points de la République, avec l’énergie du désespoir. Mais les efforts de la défense se concentrèrent surtout à Paris ; de vastes ateliers furent établis autour de la place Royale, et, pourvus d’ouvriers habiles, fournirent bientôt, en quantité considérable, canons, fusils et autres engins de guerre. Malheureusement, l’anarchie d’abord, les réquisitions ensuite, vinrent arrêter presque complètement le travail dans nos différents bassins houillers ; et bientôt le charbon manquant , l’on dût ralentir la fabrication, puis éteindre le feu de plusieurs forges. En présence de cette situation critique, nos gouvernants ne perdirent point courage : des commissaires furent aussitôt envoyés dans les principaux centres de production, avec mission d’activer, par tous les moyens possibles, l’extraction du précieux combustible et de le faire diriger en toute hâte sur Paris. Parmi ces commissaires, le savant Monnet reçut l’ordre de se rendre dans les bassins de Brassac et de Sainte-Florine.

  • MUNCK Philippe: Histoire des Ducellier. La lutte des « Dudus » pour vivre debout. 1 vol. br,  éd. La Galipotte, 20 €.

► Le travail effectué par Philippe Munck sur l’histoire des « Dudus » est remarquable. Ce livre décrit une aventure humaine, une expérience où l’on découvre le monde du travail au sein d’une grande entreprise. L’auteur tire les enseignements d’un conflit qui opposa un patronat archaïque à des salariés qui refusaient le diktat patronal, et qui voulaient vivre debout. L’auteur a su analyser la politique de restructuration du secteur automobile par Valeo qui dans un but purement financier n’a pas hésité à supprimer des entités telles que Ducellier, Cibié, Sev-Marchal, Paris-Rhône, Ferodo, Neiman… Par conséquent, des milliers d’emplois disparurent, faisant éclater les familles et appauvrissant le Val d’Allier de Brioude à Issoire, en passant par le bassin minier de Brassac-les-Mines. Il faut également rendre hommage à tous les salariés, femmes et hommes, qui ont eu le courage de se battre et de se mouiller envers et contre tous. De même, n’oublions pas les populations qui nous ont soutenu dans ces moments difficiles. (D’après un article du collectif des militants CGT des anciennes usines Ducellier et Valeo et de l’Interpro d’Issoire et de Brassac-Les-Mines).

Nouvelles eaux thermales de Chateldon. Réimpression en fac-similé de l’édition anonyme de 1783. 1 vol. br, 156 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

1461398188_livre-nouvelles-eaux-minerales-de-chateldon-puy-de-dome-auvergne-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Si tous ceux qui m’ont devancé, dans la carrière dangereuse que je cours aujourd’hui, avaient apporté dans leurs recherches le même zèle et des intentions aussi pures, les moyens de vous soulager, dans vos affections les plus fréquentes, ne seraient plus un problème à résoudre; et vous auriez l’espoir flatteur de prévoir la fin de vos souffrances. Puisse le nouveau secours que je viens vous offrir, faire renaître dans vos ames la confiance si nécessaire au succès des remèdes ! alors vous pourrez compter sur leurs effets; et n’en serai-je pas trop récompensé, si vous daignez me mettre au nombre de vos bienfaiteurs ? Chapitre Ier: de la médecine, son ancienneté, son utilité, ses inconvénients. Chapitre II: De Chateldon, sa situation, la nature de son terrain, le génie … Chapitre III: Des Fontaines minérales de Chateldon, leur nombre, leur situation, les principes … Chapitre IV: Des propriétés générales et particulières des eaux minérales de Chateldon, la manière d’en faire usage….

• PAU Alexandre: Le château de Sabran: la tanière du loup. 1 vol. br, illustrations, éd. du Roure, 8 €.

chateau_sabran►   En bordure de la Cèze, entre Languedoc et Provence, dans le Gard actuel, face au puissant fleuve Rhône et au géant mont Ventoux, se dressent des pans de murs mystérieux et une madone de pierre, vigie solitaire d’un passé oublié, Sabran. Ce nom résonne dans l’écho de l’histoire tant pour les actions de la prestigieuse famille qui porte ce nom que pour la beauté d’un village du Gard rhodanien aux milles facettes.  « Noli irritare leonem ! ». Nul ne doit irriter le lion ! Telle est la devise de ces fiers seigneurs qui prirent comme pavois et armes « de gueules au lion d’argent ». Barons et connétables héréditaires des puissants comtes de Toulouse, ils consolidèrent leur position politique et militaire en édifiant, dès la fin du Xe siècle, un château, tanière-refuge de ces lions sabranais, chef-lieu de leur domaine, la Sabranenque. Depuis 2008, l’association « Muses et hommes », structure constituée de passionnés, gardiens d’un patrimoine en péril, s’échine à faire revivre la mémoire du lieu et de ses vestiges médiévaux. En 2015, ils ont créé une fête médiévale qui attira plusieurs milliers de personnes. En 2016, après des années de recherches et des fouilles archéologiques menées par l’association, le site a été protégé au titre des Monuments historiques.

• PRIVAL Marc: Auvergnats et Limousins en migrance. 1 vol. relié, 352 p, illustrations n-b et couleur, éd. de la Montmarie –  Monts d’Auvergne, 29 €.

auvergnats► Il faut bien reconnaître que nos contemporains s’intéressent davantage à ce qui est lointain dans le temps (la préhistoire) ou dans l’espace (l’astronomie) qu’à ce qui nous touche de près : les migrations de nos pères auvergnats et limousins au XXe siècle par exemple. Ils sont partis pour pratiquer des métiers de peine : « à la faux », « à la scie », « au sucre ». Les plus habiles sont devenus sabotiers, maçons, boulangers, chaudronniers, étameurs… D’autres ont exercé des activités que l’on qualifie aujourd’hui de services : ramoneurs, chiffonniers, cochers de fiacre, chauffeurs de taxi… Les plus entreprenants sont entrés dans le négoce des parapluies, de la toile, des vins fins, ou ont fondé des industries (minoteries, centrales hydrauliques…). Cet ouvrage est constitué de centaines de récits de vie ; de généalogies ; de photos d’archives familiales ; de cartes, etc. A l’histoire et à la géographie d’un flux migratoire s’ajoute la riche substance anthropologique du vécu des expatriés : en Hollande, Belgique, Suisse, Espagne, ou plus simplement hors de leur Massif Central natal. La survie de l' »espèce » – auvergnate ou limousine en l’occurrence – a été assurée par l’émigration jusque dans les dernières années du XXe siècle. C’est à l’approche de ce phénomène majeur que nous convie cet ouvrage, richement illustré par des documents tirés d’archives privées, donc inédits pour la plupart. Le crayon talentueux de Michel Cottier donne à ce livre la touche artistique ultime.

• RENAULT-JOUSEAU  Delphine (sous la direction de) : L’Auvergne vue du train. Textes de Brigitte Ceroni, Maryse Durin-Tercelin, Bénédicte Renaud-Moran. Photographies de Christian Parisey et  Jean-Michel Périn.  Cartographie de Guylaine Beauparland-Dupuy. 1 vol. br, 96 p, éd.  Page Centrale, collection  Images du patrimoine,  16,90 €

340_______couverture_auvergne-vue-du-train_bd_1032Les années 1850 marquent l’entrée du chemin de fer sur le territoire auvergnat, avec l’arrivée de la ligne reliant Paris à Moulins puis à Clermont-Ferrand. Ce bouleversement technique a modifié les manières de voyager et changé la relation du villégiateur à son environnement. Quelle a donc été la relation nouée entre ces nouveaux voyageurs et les lieux traversés ? Leur regard posé sur les paysages auvergnats lorsqu’ils se rendaient en train sur leur lieu de séjour (station thermale ou autre) est au cœur de cet ouvrage. Celui-ci, par l’intermédiaire des guides ferroviaires édités à partir de 1865 en Auvergne et jusqu’en 1935, date à partir de laquelle les parcours par voie de terre sont privilégiés, cherche à restituer leur vision. La « ferveur ferroviaire » entourant les nombreux ouvrages d’art imposés par le relief du Massif central, ainsi que des motifs paysagers « à succès », présents dans toutes les éditions (gorges, rochers et cascades ou encore châteaux médiévaux, chapelles et statues sur leurs promontoires), sont deux des principaux points révélés par la lecture des guides. En creux, se devinent aussi certaines figures « invisibles » à l’époque, parce que jugées alors de moindre intérêt, comme le patrimoine rural. Cette approche permet donc aussi de s’interroger sur notre découverte du patrimoine depuis le train aujourd’hui, alors que de nombreuses infrastructures ferroviaires sont affectées à de nouvelles fonctions et que se profile la suppression de plusieurs lignes SNCF.

  • ROCHE Albert: Le loup : son retour et son histoire en Ardèche et Haute-Loire. Préface de Jean-Marc Moriceau. 1 vol. br, 210 p, éd. du Roure, 18 €.

► Depuis quelques années, le loup est de retour en Ardèche et en Haute-Loire. Animal mythique, symbole de la nature sauvage, il fascine autant qu’il fait peur. Sa présence suscite la curiosité, évoquant peut-être, dans la mémoire collective, les temps anciens. Si son retour fait tant parler, c’est surtout à cause des dégâts qu’il provoque dans les troupeaux. Il est revenu hanter les nuits des éleveurs sur le plateau ardéchois, en pays de Saugues et de Pradelles. L’animal soulève l’hostilité des agriculteurs. Le loup divise. Par contre, il fait la joie des défenseurs de la nature qui militent pour sa préservation, par le rôle qu’il joue dans la chaîne alimentaire en participant à l’équilibre de la nature et de la montagne. Il est utile pour la biodiversité.  L’espèce est protégée par les textes européens. Sa chasse est interdite, mais il existe des dérogations lorsque la pression de prédation sur les troupeaux devient trop importante.  Autrefois, il y a plus d’un siècle, les loups étaient plus nombreux sur notre territoire. Ils ont marqué profondément la vie des campagnes par des méfaits occasionnels et par des attaques contre l’homme. Véritable fléau, la rage donnait lieu à des grandes chasses. L’efficacité des moyens de lutte et la déforestation du XIXe siècle contribueront à leur éradication. L’auteur, Albert Roche, est enseignant. Passionné par la place du loup dans la nature, ses recherches l’ont amené à réunir une importante  documentation tirée de l’actualité et des archives départementales et privées. Il a rencontré des éleveurs, des chasseurs, des défenseurs de la nature, des lieutenants de louveterie, des randonneurs. 

  • SAINTOT Sylvie (sous la direction de) : Un habitat chasséen en Auvergne : Champ Madame à Beaumont, Puy-de-Dôme, au Néolitique moyen II . 1 vol. br, 480 p, illustrations en couleur, biblio, éd. INRAP : CNRS éditions, Collection Recherches archéologiques, 39 €.

Vaste site occupé au cours de la première moitié du IVe millénaire, entre 4000 et 3500 ans avant notre ère, l’habitat chasséen de Champ Madame à Beaumont regroupe plusieurs hameaux : Artière-Ronzière, composé de douze bâtiments enclos partiellement par une enceinte, un ensemble funéraire et plusieurs espaces spécialisés ; Le Colombier et Les Foisses, deux occupations formées par des aires d’activités à vocations domestiques et artisanales. Un bâtiment et une cabane situés aux Foisses induisent également la présence d’un hameau. Le bâtiment 3 d’Artière-Ronzière, qui se distingue par son architecture et par les mobiliers céramique et lithique taillé recueillis dans ces fondations, semble s’inscrire dans la sphère culturelle du Chasséen méridional. Formant un cercle, l’ensemble funéraire compte cinq fosses sépulcrales et un petit mégalithe. Treize individus y sont inhumés, soit individuellement, soit simultanément. Plus généralement, l’analyse de l’architecture et des mobiliers, assez homogènes d’un point de vue chronoculturel et technique, permet de dégager des emprunts et des influx à d’autres groupes culturels qui agissent sur un substrat fortement ancré dans le Néolithique moyen I de Basse-Auvergne. Elle permet également de repérer les signes précurseurs des changements culturels et sociaux qui annoncent l’aube du IIIe millénaire avant notre ère.

  • SOUCHON René : Ruralité : Quel avenir ? Citadins, cela vous concerne aussi. 1 vol. br, 224 p, éd. de l’Aube, 20 €.

►Pour René Souchon, «Les populations rurales, à tort ou à raison, vivent un sentiment d’abandon… comme celles des ­banlieues. Et ­pourtant, dans cet espace rural, de nombreux territoires se développent. En cette période de ­bouleversement géo­stratégique, technologique, tout est remis en cause. Il est inutile de nourrir la nostalgie de la ruralité d’hier ou celle de la grande période de l’aménagement du ­terri­toire: elles appartiennent à l’histoire. Il faut, dans l’espace rural aussi, changer de vision du futur, revoir la méthode, refonder l’approche du développement et, ­surtout, accompagner la révolution numérique, qui constitue une ­opportunité exceptionnelle de prendre un nouveau départ, à condition… de ne pas se ­laisser ­endormir par les discours… ni de tout attendre de l’État!».  Par ses activités professionnelles (Inspec­teur général de l’agriculture) mais aussi par ses mandats politiques (conseiller général du Cantal, maire d’Aurillac, député du Cantal, président du conseil régional d’Auvergne) et par ses fonctions ministérielles (secrétaire d’État puis ministre ­délégué chargé de l’Agriculture et de la Forêt), René Souchon est un bon connaisseur du milieu rural.

STEVENSON Robert Louis: Voyage avec un âne dans les Cévennes. Réimpression en fac similé. 1 vol. br, 225 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 15 €.

41i5w-ahVGL._SX331_BO1,204,203,200_En 1878, Stevenson n’est pas encore l’écrivain reconnu de L’île au trésor (1883) ou de L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886) … Le 22 septembre, en quête d’aventure et pour guérir d’un chagrin d’amour, Robert-Louis Stevenson, a 28 ans, part à pied du Monastier-sur-Gazeille accompagné d’une ânesse, Modestine, pour rejoindre douze jours plus tard Saint-Jean-du-Gard. Dans un pittoresque journal de route, il raconte avec humour, au fil des 150 kilomètres du parcours, ses déboires avec Modestine, découvre des lieux chargés d’Histoire – la terrible guerre des Camisards -, évoque ses rencontres et ses nuits à la belle étoile… « J’étais l’animal le plus heureux du monde », écrivait-il. Passant par le Mont Lozère, il fit étape au Pont-de-Montvert, où se déroula, sous le siècle de Louis XIV, l’assassinat de l’abbé du Chayla qui déclencha la terrible guerre des Camisards en 1702, événement raconté par Stevenson et auquel l’auteur accorde une large place dans cette bande dessinée. Ce chemin, tracé par Stevenson, est depuis devenu le fameux GR 70 (qui parcourt les Cévennes par la Haute-Loire, l’Ardèche, la Lozère et le Gard), assidûment pratiqué par de nombreux randonneurs.

• TARDIEU Ambroise:  Livre d’or du cortège des croisés à Clermont-Ferrand (19 mai 1895). Réimpression en fac-similé de l’édition de 1895. 1 vol. br, 180 p, éd. Lacour-Ollé, coll. Montjoie-Saint-Denis, 20 €.

1424711041_livre-livre-d-or-du-cortege-des-croises-a-clermont-ferrand-ambroise-tardieu-editions-lacour-olle►Extrait de l’introduction de l’édition originale: « Avec une liste générale des familles existantes en France qui ont été aux croisades. Nous avons donc pensé que ces pages plairaient à quelques lecteurs bienveillants, qui recherchent tout ce qui est publié dans un but artistique ou populaire, voire même dans un esprit élevé. Faire revivre le passé dans ce qu’il eut de bon et de patriotique, faire passer sous les yeux du public nos guerriers illustres, nos grands hommes, nos gloires nationales est, certainement, une noble pensée. Espérons que cet historique et cette suite de gravures seront du goût de quelques uns; et si nous n’avons pas atteint notre but, nous dirons, comme dans la devise des armes de cette pittoresque petit ville d’Ambert, en Auvergne: « Fais ce que doibz, advienne que pourra ! »

◘ GÉOGRAPHIE-GUIDES

  • Cantal: nature du sol et population, agriculture, mines, industries, communication et commerce,  histoire, art, archéologie, tourisme. Réimpression en fac-similé de l’édition de  1925 (Paris, Librairie Hachette). 1 vol. br, 64 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

2005563_medium►Formation. – Le département du Cantal appartient à la région centrale de la France. Il a été formé, en 1790, de la Haute-Auvergne, portion méridionale de la province d’Auvergne. Nom. – Le département doit son nom au massif du Cantal, qui constitue, au Centre du département, la portion principale de celui-ci, couvrant au moins la moitié de son territoire. Situation. – Le département du Cantal est compris entre 44° 38′ et 45° 30′ de latitude Sud ; entre 1° 5′ de longitude de Est et 0° 12′ de longitude Ouest de Paris. Traversé par le 0° de longitude et par le 45e degré de latitude, il est donc situé en plein Centre de notre pays. La distance entre Paris et son chef-lieu, Aurillac, est de 435 kilomètres à vol d’oiseau et de 590 kilomètres par la voie ferrée. Il est borné, au Nord, par le département du Puy-de-Dome ; à l’Est, par celui de Haute-Loire ; au Sud-Est, par celui de Lozère ; au Sud, par celui d’Aveyran ; à l’Ouest ; par ceux du Lot et de Corrèze. Superficie. – Le département du Cantal a une superficie de 5 779 kilomètres carrés, légèrement inférieure à la superficie moyenne des départements français.

• FOURNIER Mauricette (sous la direction de):  Cartographier les récits. 1 vol. br, 244 p, cartes, éd. CERAMAC,  20 €

ceramac35► Ostracisée durant plusieurs siècles au profit de réalisations considérées plus en phase avec la modernité, la cartographie narrative fait son retour. Les propositions contemporaines de représentation et/ou de modélisation se multiplient pour rendre compte de manière sensible des récits documentaires ou testimoniaux. Les expériences de cartographie littéraire sont également de plus en plus nombreuses depuis les travaux pionniers de Franco Moretti ou Barbara Piatti. Ces approches profondément renouvelées constituent l’expression visuelle des différents tournants épistémologiques (tournant culturel, tournant narratif, tournant spatial) qui ont affecté les sciences sociales ces dernières décennies. Bien souvent, la mise en carte des récits convoque les modalités de conservation de la mémoire d’un territoire et de ses pratiques. Toutefois, traduire un récit en langage cartographique soulève de nombreux problèmes méthodologiques que s’attachent à résoudre les chapitres de cet ouvrage collectif qui propose aussi une réflexion élargie à des conceptions atypiques de l’objet cartographique par l’usage du chorème, du tissu géographique, du carnet de voyage, de la carte interactive numérique. Cartographier les récits témoigne de la richesse d’une thématique étudiée selon une grande variété d’approches émanant de nombreux contextes disciplinaires (littérature, cartographie, géographie, histoire, histoire de l’art, sciences de la communication). L’ouvrage illustre la diversité et la vitalité actuelle de la cartographie narrative, des diverses façons d’envisager les relations entre les cartes et les récits, les lieux et les mots.

2011196_medium• JOANNE Adolphe: Géographie du département du Puy-de-Dôme. Réimpression en fac-similé de l’édition de 1888 (Paris, Librairie Hachette). 1 vol. br, 72 p, illustrations, cartes, éd. Lacour-Ollé, coll. Rediviva, 10 €.

Présentation de l’histoire, de la géographie et des principales caractéristiques du département du Puy-de-Dôme,publiée dans la série des célèbres guides Joanne édités par la librairie Hachette, ancêtres des guides bleus.

Portrait régional commenté Rhône – Alpes – Auvergne. 1 vol. br, 54 p, éd. DREAL Rhône – Alpes, prix non communiqué.

portrait-regionalCe portrait régional, fruit d’un travail collectif transversal interne à la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes a mobilisé l’ensemble des services et permet, sans prétendre à une quelconque exhaustivité, de mettre en lumière les spécificités de ce nouveau territoire et les enjeux associés dans les domaines de compétence de la DREAL. Il n’a pas vocation à se substituer aux autres publications plus thématiques qui seront établies ultérieurement.

• Sentiers vers Saint-Jacques de Compostelle via Le Puy: Le Puy – Figeac, plus de 10 jours de randonnées. 1 vol. br, 120 p, illustrations, cartes, index, éd. Fédération française de la randonnée pédestre,  coll. Topo-Guides GR, 16,20 €.

0000795_sentier-vers-saint-jacques-de-compostelle-le-puy-figeac_600► Le Chemin du Puy. 14 jours pour cette portion du pèlerinage de Compostelle, du Puy à Figeac. Nouveauté 2017 : mise à jour des hébergements. Rajout de 8 pages au début de l’ouvrage : circuit urbain sur les traces des pèlerins dans les rues du Puy-en-Velay.Des quatre Voies Jacquaires, cette « Route du Puy » est sans doute la mieux connue. Elle est aussi la première à avoir été classée sentier GR®, ceci au plus près de la réalité historique. C’est aussi la plus attachante à parcourir, par la beauté sauvage de certains de ses tronçons et la majesté des grands monuments de foi qui la jalonnent. L’itinéraire traverse tout d’abord le Velay, la Margeride et l’Aubrac. Cette succession de petits massifs montagneux est en fait l’émergence de véritables petits pays aux identités propres, qui s’égrènent jusqu’aux confins du Rouergue. Le Velay présente une ligne de crêtes volcaniques. La Margeride, elle, offre le visage d’une lande mystérieuse, jonchée de granit. Enfin, les prairies naturelles de l’Aubrac, ses petits lacs et ruisseaux, sa vie pastorale traditionnelle finiront d’emporter l’enthousiasme du randonneur.

◘ DIVERS

• L’Auvergne à croquer. 1 vol. br, 112 p, illustrations en couleur, éd. La Montagne Centre France, 7,50 €.

auvergneacroquercouv« L’Auvergne à croquer » propose de redécouvrir le patrimoine gastronomique régional, avec pour invités d’honneur les Toques d’Auvergne. Il s’agit de démontrer que  l’Auvergne n’est pas qu’ un « grand plateau de fromages », un slogan publicitaire certes efficace mais trop réducteur, tant l’Auvergne recèle des produits et des spécialités avec lesquelles elle affirme son caractère, sa richesse et sa diversité. Berceau de trois des plus belles races à viande hexagonales (Charolais, Salers et Aubrac), l’Auvergne est aussi célébrée pour son foie gras de Limagne, ses charcuteries, ses volailles, ses tripoux, son agneau, sa dinde de Jaligny, ses truites et ses ombles, comme pour ses macarons ou ses pralines…Et la liste est loin d’être exhaustive. Les Toques d’Auvergne garants du patrimoine culinaire régional revisitent donc  les grands classiques auvergnats, accompagnés d’un côte d’Auvergne ou d’un saint-pourçain. Ils livrent  aussi quelques-uns de leurs secrets. Un hors-série à déguster sans modération…

CHALENDAR Pierrette: La cuisine d’Auvergne: Allier, Cantal, Puy-de-Dôme, Haute-Loire. Nouvelle édition. 1 vol. br, 156 p, illustrations, éd. Lacour-Ollé, 9 €.

1440255039_livre-la-cuisine-d-auvergne-pierrette-chalendar-editions-lacour-olle► « Une fois que les étrangers ont connu l’Auvergne, ils y perdent jusqu’au souvenir de leur patrie. » Ce jugement de Sidoine Apollinaire remonte au IVe siècle et s’il peut paraître outrancier, il dit tout le bien qu’on peut penser de cette région dont la cuisine à base de cochonnailles, de fromages, de poissons d’eau douce, de petit et gros gibier, de fruits rouges, de châtaigne et de noix est à l’image des gens qui l’ont réalisée au fil des générations : rustique, sans façon, fidèle aux richesses du terroir. Ce livre présente les principaux mets qui ont fait la gloire de cette région et s’autorise quelques innovations en matière d’assaisonnements ou de garnitures ; l’initiative ne devrait pas être mal jugée ; elle montre simplement que les produits du terroir font bon ménage avec d’autres ingrédients venus d’ailleurs.

  • Polychromie et dentelles. Présente 10 modèles de Cluny Polychrome dont 4 modèles inédits! 1 vol. br, 100 p, illustrations, éd. Hôtel de la dentelle (43100 Brioude), 25 €.

► Cet ouvrage regroupe dix modèles d’accessoires de mode et bijoux haut de gamme imaginés par Odette Arpin et réalisés par les ouvrières de cette association brivadoise : « Un beau livre qui peut servir de cadeau et faire connaître Brioude et la dentelle« .

 

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► LIMOUSIN

◘ LITTÉRATURE

• ADAM Gabrielle: Pour l’amour de la vigne. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, 14 €.

Le château Debrezac est au bord de la ruine, victime de la gestion obsolète du patriarche qui refuse d’abandonner les traditions ancestrales, qui ont fait la réputation de ses grands crus, pour s’adapter aux exigences du marché. Julien, le pragmatique fils cadet, est bien décidé à prendre les choses en main. Frais émoulu d’une grande école américaine, il propose une transformation radicale pour sauver le domaine. Kate, son ambitieuse fiancée bostonienne, le soutient dans son projet qui va à l’encontre des idéaux de Pierre, l’aîné des Debrezac, rêveur viscéralement attaché à la terre et aux vignes de son enfance. Une modeste employée du domaine, la délurée Juju, éprise depuis toujours de Julien et grande amie de Pierre, entre dans la course pour protéger cet endroit magique où elle aussi a grandi. Conflits familiaux, chassés-croisés sentimentaux, l’amour de la vigne triomphera-t-il des obstacles qui le menacent ?

• ALANORD Céline: L’écharpe bleue. 1 vol. br., autoédition Céline Alanord, prix non communiqué.

cvt_lecharpe-bleue_6716► Allez-y ! Prenez une allumette et craquez là . Voyez-vous comme le feu l ‘anime : sa tête et son corps entier se tordent et brûlent. Puis plus rien… elle est comme morte !  La passion est telle cette allumette. C’est un véritable feu ardent qui vous dévore de part et d ‘autre. Mais on ne se méfie jamais assez des dégâts qu’engendre une simple petite fumée.  Ainsi Marc Descordier s’était laissé prendre dans les flammes d ‘un amour qu’il croyait infini. Avec Lison il avait vécu les plus beaux moments de sa vie de jeune homme. Elle était partie du jour au lendemain en Russie finir ses études de langues , le laissant seul avec ses souvenirs dévorants et avec comme simple consolation la promesse de ne jamais s’oublier. Puis comme par magie on renaît de ses cendres pour continuer d ‘avancer. C’est auprès d ‘Alice que Marc va redécouvrir les joies de la rencontre, de la séduction, du désir et des sentiments . Une idylle tumultueuse poussant le jeune trentenaire dans ses retranchements les plus profonds… Entre battements de cœur, nostalgie et interrogations sa quête du véritable amour sera semée d’embûches… mais ne dit-on pas qu’il faut toujours tenir ses promesses ? (extrait du site Babelio)

• ARRIBA Suzanne de: Le val aux iris. 1 vol. br, 304 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 19,50 €.

arriba►1936. Abuelo et ses trois petits-fils vivent pauvrement à Escurial, mais ils sont heureux… Jusqu’à ce que la guerre civile frappe ce petit village et déchire corps et cœurs. À treize ans, Andrès est le témoin de drames irréparables. Sa vie est en danger. Alors avec son grand frère Pablito, ils franchissent clandestinement les Pyrénées et gagnent la France. Ils seront hébergés par un cousin. Mais la tempête continue de s’acharner car ils arrivent dans un pays en guerre. Andrès doit fuir chez des paysans au grand cœur qui cachent une autre enfant, Sarah. Il la prendra sous sa protection, avant de s’engager dans la Résistance. Lorsque la paix revient, il réalise enfin son rêve et devient peintre. Cependant, rien ne lui apportera le bonheur. Ni le succès, ni les femmes. À l’apogée de son art, pris dans des imbroglios sentimentaux, cet homme, à l’âme brisée, brûlé de l’intérieur, restera toujours un déraciné.
Suzanne de Arriba a rassemblé ici avec maestria tous les thèmes qui sont les siens : les ambiguïtés de l’amour, le deuil impossible de la jeunesse et de ses libertés, le nécessaire apprentissage de la sagesse. Une histoire rendue bouleversante par l’amour et l’humanité qui se dégagent des personnages.

• BARTHEL Anne :Les Enfants de personne. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, 14 €.

barthelAlors qu’il regagne son domicile après un fabuleux concert, John Bost croise la petite Jeanne, qui mendie en pleine nuit. La révolution industrielle est source de formidables progrès, mais aussi d’une misère humaine sans précédent. Il le sait trop bien, lui qui consacre une partie de son temps aux plus démunis de la capitale. Mais ce soir-là, ce prestigieux musicien destiné à une brillante carrière est plus touché que jamais. Il décide alors de tourner le dos au succès et de fuir la gloire pour se consacrer aux enfants oubliés de tous, ceux exposés aux plus grands dangers : orphelins, malades incurables, handicapés ou bambins issus d’adultères. Il veut leur donner un avenir en les rendant autonomes par le travail. Nommé pasteur, à Laforce, dans le Périgord, il y accueille d’abord des filles, puis des garçons. Aidé par toute une population acquise à sa cause, soutenu par sa foi inébranlable et par l’amour indéfectible que lui porte Eugénie, qu’il a épousée après dix-sept ans d’attente, neuf asiles verront le jour, sur cette colline qui domine la Dordogne. Une vie romanesque portée aux sommets par une force invisible à tous, sauf à John.

• BERGER Bernadette: Le choix d’Amélie. 1 vol. br, 224 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

berger► Suite à un drame familial dont elle se sent responsable, Amélie, tout juste vingt ans, décide de consacrer sa vie aux autres. Elle s’installe comme Béate – une petite sœur des pauvres – dans un village isolé. Cette pénitence qu’elle s’impose n’est-elle pas un prétexte pour quitter la maison du malheur et abandonner les siens à leur misérable sort ? Amélie est heureuse de se sentir utile. Sans tableau ni planisphère, elle instruit les enfants dont elle a la charge. Le soir, elle réunit les femmes pour prier et faire de la dentelle. Elle connaît aussi le secret des plantes qui soignent et les gestes qui sauvent. Sa présence apporte un souffle de vie et d’espoir au hameau. Mais bien vite, sa nature généreuse et impulsive ne peut rester passive devant les souffrances de son petit monde. Elle veut influer sur le cours des choses, quitte à réveiller la colère du curé et la haine de l’instituteur. Lorsqu’elle rencontre Félicien, le jeune forgeron, se donnera-t-elle enfin le droit au bonheur ? Avec sa foi chevillée au corps, sa vitalité et son goût du partage, Amélie est une héroïne des plus attachantes. Un roman profondément humaniste, incisif et bouleversant, nourri de rigoureux détails historiques, qui dit ce que signifie être humain dans ce monde.

• BERGOUNIOUX Pierre: La bête faramineuse. 1 vol. br,  241 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 7,20 €

bete-faramineuseLe narrateur et son cousin Michel âgés de onze ans passent leurs vacances dans une maison de Corrèze où leur grand-père est en train de mourir tout doucement après une existence d’aventures extraordinaires sur des continents lointains. Il n’en faut pas plus pour que l’esprit des deux garçons s’enflamme et réussisse à passer sans le moindre hiatus d’une réalité quotidienne heureuse aux jeux fantastiques de l’imagination. Comme pour marquer la fin de leur enfance, ils inventent deux rites de passages. Dans le bois voisin, la nuit, il s’agit de traquer une bête fabuleuse, surgie du fin fond de l’Afrique, avec les récits et les livres du grand-père. Puis sur le désertique plateau de Millevaches, de marcher jusqu’aux sources de la Corrèze, où le père a l’habitude de pêcher des truites. Mais la Corrèze qu’ils découvrent n’est qu’un filet d’eau. Où sont les truites ? Deux questions capitales se posent alors. Au père : As-tu menti ? Au grand-père : As-tu peur de mourir ? Pierre Bergounioux évite aussi bien le ton de la narration enfantine que celui du souvenir. Il a inventé autre chose d’absolument original pour faire revivre la sensibilité d’un âge exigeant et lucide, bien que mêlé de rêves, encore.

BERGOUNIOUX Pierre : La notice. 1 vol. br, 32 p, éd. William Blake & Co (Bordeaux), 8 €.

Bergounioux« J’étais raisonnable, à ma façon, en incriminant la faiblesse de mon esprit, la bizarrerie de mon humeur, et non pas le monde qui me faisait face, avec ses habitants puisqu’il n’était, ne durait qu’avec leur assentiment. S’ils y avaient trouvé à redire, ils se seraient rendus en masse à la bibliothèque pour chercher, avec moi. La brochure n’aurait pas échappé longtemps à un effort déclaré, collectif, concerté. J’aurais attendu, confiant, dans un angle de la grande pièce, qu’un homme lève soudain la main, réclame le silence et lise, de sa voix grave, les pages qui expliquaient tout, le lieu, l’instant et le besoin de ces pages même. Mais les adultes ne fréquentaient pas tellement la bibliothèque. Le jeudi après-midi, qui était jour de congé, pour les scolaires, ils étaient quatre ou cinq, des retraités, le double, le samedi. On ne voyait jamais – je n’y ai songé qu’après – ni femmes ni enfants. »

 BERGOUNIOUX Pierre: Catherine. 1 vol. br,  180 p, éd. Gallimard, coll. Folio, 6,60 €.

catherine«À dix ans de distance, c’était un double étonnement : infiniment tendre, émerveillé, irrévocable, que contre toute espérance elle ait consenti à devenir sa femme, sans effroi ni calcul ; et sombre, insupportable que dix ans aient passé de la sorte, dans ce parfait apaisement, pendant lesquels, chaque jour, sans s’en rendre compte, il avait commis la faute infime, impardonnable, de n’être plus sur le qui-vive pour se tenir à sa hauteur, près d’elle qui l’avait accepté.» Abandonné par Catherine, le narrateur se réfugie dans une petite maison qu’il vient d’hériter en Corrèze, toute proche du bourg où il est nommé professeur de français. C’est là qu’il va vivre le cauchemar de l’arrachement, la solitude, la tentation du suicide, ainsi que l’hostilité de ses voisins braconniers qui dévastent clandestinement son verger. Mais il va aussi miser sur l’espoir, celui de reconquérir Catherine.

•   BLONDONNET Michel :  Le meunier de Lavault. Nouvelle édition. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 425 p, éd. Gabelire éditions, 23,75 €.

blondonnet►  Chez les Bathias, on est meunier de père en fils au moulin de Lavault, sur les bords de la Creuse. Matthieu, le patriarche, travaille pour le seigneur de La Celle. Il règne sur les siens avec tendresse et autorité. En ces temps difficiles, les contrôleurs de la gabelle taxent durement le peuple. Malgré les risques, Matthieu, comme tant d’autres, se livre à la contrebande du sel pour survivre. Mais l’impôt ne cesse d’augmenter et de sanglantes émeutes éclatent entre Marche et Berry. Matthieu, qui se retrouve parmi les meneurs, tire sur un gabelou… Dans cette passionnante fresque d’un épisode méconnu du règne de Louis XIV, Michel Blondonnet redonne vie au monde des faux-sauniers, ces « Robin-des-bois » qui se battaient aux côtés des paysans spoliés par les hommes du Roi.

• BOISSIÉ Danielle: La nuit de la chouette1 vol. br, 230 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

En 1960, Annie est en âge de rire, de sortir et d’aimer. Mais, à part la ferme, elle ne connaît rien de ce monde qui bouge, de ces femmes qui se maquillent, qui vont au cinéma, qui portent des talons hauts et des bas… D’ailleurs, elle est certaine qu’elle finira vieille fille ! Un jour, de passage dans le village, elle tombe sous le charme d’un nouveau venu – un commis agricole – à l’allure flamboyante et à l’esprit badin. Si jusqu’à présent rien n’avait alimenté ses rêves, tout devient différent lorsque André l’entraîne dans le tourbillon d’un bal d’été. Elle découvre les premiers frémissements de son corps et elle est assaillie de pensées qui l’emportent loin de l’univers clos et figé de ses parents. Mais la cruelle réalité de la vie la rattrape brutalement. Dès le lendemain, le beau garçon file à Paris avec un copain pour y faire fortune. Bien vite, Annie s’aperçoit qu’elle est enceinte. Dévastée, elle craint les foudres de Dieu, la colère de son père et les calomnies de son entourage. Elle apprendra que l’effort, le travail et la solidarité humaine permettent de survivre aux épreuves et de garder sa dignité.Fausses pistes, coups de théâtre, révélations… Un roman habilement construit, qui fait s’entremêler mystère, amour et tragédie.

• BONNET Jean-Pierre: Une vie sur le fil. 1 vol. br, 216 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

bonnetSon père avait promis de l’emmener à Paris, le destin en a décidé autrement. En cette année 1940, non seulement la guerre a déjà enlevé trop de vies, mais elle vient aussi de briser le cœur de Camille qui se retrouve sans personne à aimer. Il lui reste pourtant sa mère… mais leur relation est si houleuse. Alors, certificat d’études en poche, elle préfère s’éloigner de la maison et entrer à l’école ménagère. Ce nouvel univers lui révélera qu’aux blessures de la vie répond la force apaisante de l’amitié que lui offriront Madeleine et Lucienne. Toutes trois, soudées par une volonté de s’émanciper et de construire leur avenir loin de leur campagne, découvriront avec émotion le monde de la jeunesse, ses illusions et ses tourments, ses rêves et ses déceptions. Mais leur impatience et leur fougue ne leur feront-elles pas parfois négliger l’essentiel ? Pressées d’aimer, elles n’échapperont pas au nécessaire apprentissage de la sagesse.Une intrigue tortueuse tout en rebondissements, aux personnages profondément attachants et pleins de contradictions. Leurs secrets, leurs fantaisies, leur côté sombre rendent l’histoire encore plus inattendue et captivante.

  • BORDES Gilbert : Le barrage. Nouvelle édition 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, 12 €.

2012, vallée de la Corrèze. Un projet de barrage vient troubler le paisible village de Saint-Geniez. Si les autorités espèrent redynamiser le pays en amenant de l’activité autour d’un immense lac de retenue, la création de l’ouvrage implique de noyer la moitié du bourg. Tandis que jeunes et vieux s’associent pour lutter contre l’engloutissement de leurs terres, de leurs maisons et de leur cimetière, Fabienne Marquet, une infirmière éprouvée par la vie, tombe sous le charme de François Belmas, l’ingénieur en charge des travaux… Mais Belmas est volage, Fabienne le sait : aucune femme n’a réussi à le retenir. Pourtant, comment combattre la force qui la pousse vers cet homme à qui rien ne résiste ? Sans doute faudra-t-il des hasards et des erreurs, mais aussi l’intervention de Louise et Valentin, ses deux enfants, pour que la jeune femme reprenne goût à la vie et s’autorise enfin à vivre… 

  • BORDES Gilbert : Chante, rossignol. 1 vol. br, éd. Presses de la Cité, coll. Romans Terres de France, 20,50 €.

►Il chantait bien, Joseph, tout le monde s’en souvient à Beaulieu-sur-Vézère. Et il avait fière allure au bras de sa promise Margot. Pourtant, un jour, soudainement, il s’est volatilisé et a parcouru toutes les mers du monde. Des décennies plus tard, il revient au village, en vieux loup de mer que rien n’a assagi ou presque. Seule son affection pour Alexandre, enfant désemparé après la séparation de ses parents, trouve une place dans son cœur fatigué. Exproprié de la Messonière, sa vieille demeure délabrée, Joseph se lance dans un projet pharaonique. Un peu pour clouer le bec à certains villageois, un peu pour épater Alexandre et surtout pour éblouir Margot qu’il n’a jamais oubliée. Car Joseph, le m’as-tu-vu, cache un secret qui a miné toute sa vie…

• BORDES Gilbert: La disparue de Saint-Sauveur. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 312 p, éd. Libra Diffusio, 24,50 €.

bordesJean Baltoret et sa femme Valérie sont les créateurs du doré, cette pâtisserie qui a fait leur fortune. Grands-parents d’Anaïs, ils se sont chargés de son éducation à la disparition de leur fille, Marie.  Alors qu’elle était une enfant facile et raisonnable, l’adolescence et ses tourments font perdre pied à la jeune femme en devenir : ses études ne l’intéressent plus, ses fréquentations sont peu recommandables… Les Baltoret s’inquiètent : qu’est-ce qui peut lui faire tourner ainsi la tête ?  Il semblerait qu’elle ait eu des nouvelles de sa mère et que, profitant de sa fragilité, des personnes malintentionnées lui soutirent de l’argent…  Tandis que l’adolescente se débat entre premières amours et désir de vérité, Jean est aux prises avec un chantage industriel qui vise à lui extorquer sa recette.  Malmené par ces deux intrigues, l’amour qui unit le clan Baltoret sera-t-il préservé ? 

• BOTTARELLI Charles: L’héritier de la bartavelle. 1 vol. br, 216 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

botarelliAprès de brillantes études commerciales à Paris, Alexandre rentre au pays porté par sa passion pour la vigne et par son enthousiasme à se consacrer à la Bartavelle, la propriété familiale. Son père, Honoré, nourrit de grands projets de développement pour l’exploitation et compte sur son fils pour lui succéder. Mais Alexandre va vite déchanter. Alors que la région est en proie à une crise viticole sans précédent, il découvre que son père n’est qu’un affairiste, sans scrupules et sans morale, impliqué dans des opérations de spéculation. Pire, il tire de substantiels revenus des vins frelatés. Dès lors, l’affrontement est inévitable. La rupture sera scellée le jour où Alexandre, au bras de la belle Céline – la fille d’un vigneron honnête, attaché aux traditions et à la qualité – rejoint les rangs des viticulteurs qui manifestent contre le trafic. Mais le riche patriarche, soucieux de son image parmi les notables, n’a pas encore joué sa dernière carte. Le destin du jeune couple s’en trouvera modifié de façon inattendue et éblouissante.

•  BRAIZE Frédérique-Sophie :  Pour quelques arpents de rêve. 1 vol. br, 328 p, éd. Lucien Souny, 19,50 €.

braize1858…Las de manger des pierres à la sauce aux cailloux, Gervais quitte son hameau de montagne avec cinq de ses proches. Ils émigrent en Argentine, pays qui est à la recherche de bourreaux de travail et de bonnes reproductrices pour peupler un immense territoire. Ils recevront une terre, du bétail, des semences et un petit pécule en échange d’un engagement définitif. Sur place, ils s’égareront à plus d’un titre, partiront à la dérive, tout comme ceux restés au pays où les émigrants ont laissé un monde rural bouleversé par leur départ. Avec ses doutes, sa culpabilité, mais aussi sa volonté d’améliorer le quotidien des siens, Gervais pressent que la réussite de leur établissement passera par les femmes. Mais seront-elles assez solides pour survivre au déracinement, ou seront-elles comme ces végétaux qu’on ne peut arracher de leur sol natal sans les faire périr ? De part et d’autre de l’Atlantique, les personnages se débattent dans une aventure singulière et ardente où s’entremêlent conquêtes, intrigues et péripéties. Leurs voix tissent un roman prenant et émouvant qui peint les arabesques à la fois insensées et pleines de sens de notre condition humaine. La suite appartient à l’histoire de ces 220 000 paysans français qui ont quitté leur village pour aller retourner la terre de la pampa.

  • BRUTUS Gérard : La demeure du bonheur. 1 vol. br, 188 p, éd. des Monédières,18 €.

► Clément est maçon, il a un projet fou : acheter une ruine, quatre murs, et construire sa maison. La rencontre fortuite d’Émilie, ballottée comme lui de foyers de la DDASS en familles d’accueil pendant leur enfance, pourrait bien transformer son rêve solitaire en une aventure à deux. Au cours des travaux, Clément et Émilie découvrent une caissette dont le contenu va changer le cours de leur existence… Le corrézien Gérard Brutus entraîne une fois encore ses lecteurs dans une histoire dont il a le secret : intrigue et rebondissements, tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment de lecture. Gérard Brutus a reçu plusieurs récompenses pour ses ouvrages : un prix des lecteurs pour « La rancune d’un homme », le prix des lycéens Bahuet, pour « Une drôle d’affaire » et en 2015 le prix Panazô pour son roman « Le curé de Cédrac ». Il signe ici son dix-neuvième roman

Cahiers Jean Giraudoux: Tome 44: Giraudoux critique, essayiste et témoin de son temps. 1 vol. br, 470 p, bibliographie, Résumés bilingues français – anglais, éd. Classiques Garnier, 34 €.

girauDepuis 1972, les Cahiers Jean Giraudoux ont pour vocation de faire mieux connaître Giraudoux, par la publication de documents inédits et d’études scientifiques sur son œuvre. Ce nouveau Cahier se décline en 6 grands thèmes:  Textes de guerre : Retour d’Alsace, août 1914. Témoignage littéraire d’un tragique de guerre en sursis –  Adorable Clio, un écrivain face au texte de guerre –  Les campagnes de la Marne et de l’Aisne. – Campagnes d’écriture : «On ne parlait pas de guerre dans les tranchées » -Amica America, une méditation sur Éros et Thanatos – La révélation portugaise de Giraudoux – Reportages, articles de journaux et conférences : Giraudoux, écrivain et/ou journaliste? – Le Berlin de 1930 vu par Jean Giraudoux – Jean Giraudoux, visionnaire et témoin de son temps dans “La Française et la France” –  Les écrits sur le sport de Jean Giraudoux –  Critique littéraire : les cinq tentations de la Fontaine : Les «cinq tentations» de Giraudoux – Une critique d’empathie. La Fontaine, un héros giralducien – La critique littéraire comme apologue du temps présent. Le théâtre : Qu’est-ce que le théâtre pour Giraudoux ? – Giraudoux critique dramatique dans le miroir de Giraudoux dramaturge – Du chrysanthème au glaïeul : Giraudoux théoricien du théâtre. Littérature : Littérature Giraudoux, images et paradoxes de la critique. – Une Littérature en péril? –  Giraudoux l’inactuel ou l’art de donner ses aises à la pensée. Essais et textes politiques :  L’écriture comme engagement : à l’orée d’une notion –   De Giraudoux à Sartre, la littérature est-elle l’exercice d’un pouvoir ou celle d’un devoir?  – Giraudoux essayiste : une écriture polie –  Giraudoux essayiste : une politique du style – Des frontières : réflexions autour d’un motif  – «La France peuplée» : le style de Pleins Pouvoirs en débat  – Race et rhétorique performative dans Pleins Pouvoirs – La « race française » dans Pleins Pouvoirs : une autre lecture . . . . .   En guise de conclusion Chroniques de Giralducie… 

CHARBONNEL Catherine: Le jardinier des forêts. 1 vol. br, 288 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

charbonnier► De retour au pays après un long exil en Suède pour oublier une cruelle histoire, Simon est déterminé à reprendre les rênes de sa vie. Il a acheté deux chevaux de trait. Soucieux de l’environnement, formé aux métiers des travaux forestiers, il crée une entreprise de débardage à cheval. Les débuts sont difficiles. Il a du mal à imposer son activité qui pourtant apporte une solution économique, viable et écologique. De plus, Victor Chassagne, son vieil ennemi, maire de la commune et patron de la scierie, fait tout pour le discréditer. Non seulement il cherche à l’évincer de la filière bois, mais il tient à l’éloigner de sa petite-fille qui voue à Simon un amour obsessionnel. Alors que le jeune homme est en proie à des incertitudes tant professionnelles que sentimentales et familiales, plusieurs parcelles boisées sont incendiées. Qui veut détruire la forêt ? Simon décide de confondre le coupable, mais il est loin d’imaginer ce qu’il va découvrir.Une comédie humaine contemporaine au charme féroce, qui remet en honneur un métier tombé en désuétude. Mais le débardage à cheval serait en passe de devenir l’un des fers de lance des nouvelles politiques forestières écologiques…

• CHEVRIER Jean-Marie: Le dernier des Baptiste. 1 vol. br, 245 p, éd. Albin Michel, 18 €.

le-dernier-des-baptisteUne ferme d’un autre temps dans la Creuse. Quelques hectares, un troupeau, de modestes ruches :Baptiste,comme se prénommaient son grand-père et son arrière-grand-père, est le dernier des Lamy. Survivant d’une civilisation millénaire où l’homme ne faisait qu’un avec la nature malgré les vicissitudes des bourrasques, les brûlures de l’été et les morsures du gel, il se découvre l’ultime témoin d’un univers qu’il croyait immuable. Sans autre famille que sa mère vieillissante. Baptiste n’a plus qu’un rêve pour donner sens à sa vie : un rêve fou qui n’appartient qu’à lui. Rarement un livre aura évoqué avec autant de justesse le monde paysan d’aujourd’hui. Un monde réduit au silence, dont l’auteur – dentiste de son état et auteur de nombreux romans –  ranime la beauté primitive dans une bouleversante ode à la terre et à l’homme…

• D’AILLON Jean: Les aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour. Rome, 1202. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, biblio, éd. J’ai lu,  coll. Littérature générale – Romans historiques, 8 €.

chevalierLes aventures de Guilhem d’Ussel, chevalier troubadour Rome, 1202 Rome, 1202 : Guilhem d’Ussel reçoit à Lamaguère la visite d’un notaire du Saint-Siège. L’homme apporte à Bartolomeo Ubaldi, l’ancien écuyer de Guilhem, le testament de son père, qui lui lègue la ville de Ninfa. Mais sur place, les enfants Ubaldi découvriront une autre vérité. Guilhem d’Ussel, venu leur porter secours, se retrouve mêlé à la guerre opposant la commune de Rome et le Saint-Siège. Les barons romains seront-ils des alliés ou d’implacables ennemis ? Quel rôle jouera Robert de Locksley, alias Robin des Bois, dans cette histoire ? Une fois encore, Guilhem devra faire preuve de perspicacité pour distinguer le vrai du faux.

  • DUGÈS Daniel : Et Simonetta danse. Roman policier. 1 vol. br, 270 p, éd. des Monédières, 19 €.

Un petit truand endormi et un mort sont retrouvés aux pieds de la copie du tableau intitulé la Piéta de Botticelli dans le salon d’une maison au style quelconque de Brive. Les policiers devront faire appel à une experte en art pour trouver un début de piste à ce bien mystérieux meurtre dont le mobile reste longtemps une énigme alors que les morts violentes s’accumulent. Une nouvelle enquête du commissaire Carrel qu’une épidémie de morts subites et violentes autour de tableaux de Botticelli mène de Florence à Limoges, Brive-la-Gaillarde et Montauban. La belle Simonetta, égérie du maître du XVIe siècle, est au cœur d’une énigme que le commissaire Carrel, résoudra sans se départir de son humour légendaire ! Daniel Dugès vit en Haute-Vienne. Il est originaire de Montauban (Tarn et Garonne) et formé aux Beaux-Arts de Toulouse. Il vient à l’écriture en racontant l’histoire mystérieuse de Rennes-le-Château (Aude). Ses recherches historiques l’inspirent et fondent les bases de ses romans policiers, empreints d’humour, d’amour et d’amitié. Ses héros se débattent au milieu des grands mythes, de l’Histoire et de ses mystères. Il a déjà publié aux éditions des Monédières : Le Signe (2009), Le Nom des pierres( 2011), Ces Messieurs me disent (2012), et Quand le cerf sème le doute (2015).

• FABRE Michel: La Micheline de 18 h 23. 1 vol. br, 184 p, éd. Lucien Souny, Coll. Les chants des pays, 16,50 €.

9782848865645-320x495Peureux et solitaire, ce petit garçon n’est heureux que lorsqu’il regarde passer les trains. Son occupation favorite lui permet de rencontrer M. Vayssettes, un homme physiquement diminué par un mal auquel, dit-on, il n’aurait jamais dû survivre. De leur passion commune – les trains – naîtra une profonde amitié. Le garçon s’émeut des souffrances et des humiliations qui ont dû être celles de son ami quand il avait son âge. De quoi le pousser à vouloir être courageux pour deux. Mais ses beaux sentiments volent en éclats le jour où il se sent trahi par celui au nom duquel il commençait à cultiver la volonté de reconnaître ses peurs et la force de les affronter. Quel est donc le secret de M. Vayssettes ? Quel homme deviendra finalement cet enfant s’il ne lui reste que du ressentiment pour se construire ? Chacun a son histoire, ses chagrins, ses blessures. Il en résulte une sorte de puzzle qui permettra ici de comprendre ce qui est arrivé à ces deux êtres dissemblables qui luttent pour survivre et garder leur dignité. L’auteur a pour ces éclopés de l’existence une compassion qui donne une force inattendue à ce roman aussi mystérieux que bouleversant.

• GALAN Alain : Colette. Baronne en Corrèze, citoyenne au Palais-Royal. 1 vol. br, 144 p, éd. du Puy-Fraud, 13,50 €.

colette Un demi-siècle après la mort, le 3 août 1954, de la Citoyenne du Palais Royal, ne devait-on pas revenir sur les lieux à la rencontre des ultimes témoins ? Des biographies consacrées à Colette, on en compte à la dizaine… Fallait-il, dès lors, ajouter ce livre à une liste déjà longue ? Oui, assurément oui ! Car l’auteur, cette fois, ne s’est pas contenté de raconter la vie de Colette, il est allé la surprendre au coin du bois, en cette Corrèze où, jadis elle brouilla les pistes, fut baronne onze ans durant. Et quelle baronne ! Alain Galan a retrouvé les ultimes témoins, dénoué l’écheveau des souvenirs, fouillé la correspondance, gratté le vernis des apparences et mis à jour de troublantes coïncidences… Colette revisitée ? Certainement, mais avec autant d’amour que d’impertinence et cela donne un livre singulier, publié pour le cinquantenaire de la mort de Colette.

 GUITTON Jean : La pensée et la guerre. 1 vol. br, 238 p, éd. Desclée de Brouwer, 19 €.

guitton►L’art de faire la guerre est une technique qui, malgré le mal de la mort qu’il manie, vise un bien : préserver une nation de cet échec radical que serait la perte de son indépendance. Ce recueil de conférences, dont la première date de 1940 et dont les autres furent prononcées à l’École supérieure de Guerre à partir de 1952, propose une méthode de pensée synthétique pour comprendre la guerre. Devenu un classique pour les militaires, cet ouvrage n’a rien perdu de sa pertinence. Même si le propos demande à être actualisé, il n’est pas dépassé, notamment par rapport aux mises en garde de l’auteur contre les conséquences d’un nihilisme dont nous ne voyons que trop les effets aujourd’hui.   Cette nouvelle édition commentée par des enseignants de l’École de guerre, et comprenant en outre des textes peu connus de Jean Guitton, prend un relief tout particulier de nos jours, étant donné la brutale réapparition du phénomène « guerre » en Europe occidentale.

• LOUTY Pierre: L’enfant aux sabots. Nouvelle édition. 1 vol. br, 480 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche, 16 €.

À la métairie de Notre Dame, Julien Desforges voit le jour en 1900. Trop jeune pour y participer, il échappera à la première guerre mondiale. Il  fréquente l’école du village et assiste à la transformation du monde rural. Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier. À son retour d’Allemagne, en mai 1945, il retrouve son village dont il a été élu maire, en son absence. Il va désormais s’employer  à faire le bonheur de ses administrés. Il s’attelle à cette tâche lourde mais exaltante : reconstruire et aussi apaiser les rancunes, les désirs de vengeance, les oppositions de clans. Difficile période d’après guerre où l’on veut à la fois se souvenir et panser ses plaies. « Les 30 Glorieuses » apportent travail, progrès, prospérité dans la commune qui s’agrandit, s’embellit, s’enrichit. Ecole, sport, culture ne sont pas oubliés dans un contexte politique mouvementé. Puis vient l’explosion de la modernité qui transforme les esprits, le village, les métiers. Et la gestion de la mairie ! L’engagement dévoué (et têtu) du maire se double d’une administration complexe d’une très haute technicité. Une nouvelle ère ! Il est temps de passer la main ! Julien aura traversé ce siècle dans la droite ligne de son idéal humaniste jamais renié.

• LOUTY Pierre: Léonard, le dernier coupeur de ronces. Nouvelle édition. 1 vol. br, 330 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche 15 €.

Léonard, c’est le petit dernier qui a vu le jour juste avant la Grande Guerre. Il grandit au Mas Gardaud où ses parents sont métayers. La vie de Léonard est intimement liée à la terre : le travail est rude, aussi les rares moments de joie sont-ils appréciés à leur juste valeur ; les souffrances s’avèrent profondes, mais les hommes restent dignes. Avec la charmante Elise, Léonard fera face aux aléas de l’existence. Dans ce roman du terroir, Pierre Louty évoque la vie toute simple de ceux de la terre, une vie faite de travail, de joies sincères et de souffrances profondes. Le monde de la campagne a beaucoup changé au cours des siècles : est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Pas si facile à dire… Léonard du domaine de Trois-Pierres appartient à cette lignée d’hommes exceptionnels : travailleurs, patients et obstinés, courageux et attachants, qui ont su « se faire honneur » malgré les épreuves. 

• LOUTY Pierre: Le secret d’une vie. Nouvelle édition. 1 vol. br, 580 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche 16 €.

Enfant de Brassac, où il est né juste avant que n’éclate la grande guerre, Louis Escandes devient instituteur à Rieu-Montagné. Il entre au Maquis et, se retrouve à la tête des  F.T.P.. C’est avec eux qu’il va  libérer le Tarn. En 1945, il rejoint Niort, où il est nommé inspecteur d’académie…Il découvre Parthenay et le Marais Poitevin. C’est à ce moment qu’il connaît son  deuxième  amour. Après mai 68, il prend sa retraite et retrouve Brassac. Rompant brusquement avec sa famille, il se réfugie dans le Limousin.  A la retraite, près du Mont-Gargan, il cultivera son grand jardin.Il cachera son secret jusqu’à sa mort en 1990…

• LOUTY Pierre: Le secret de Catherine. Nouvelle édition. 1 vol. br, 650 p, éd. de la Veytizou, Collection Succès de nos Terroirs – Maxi-Poche 18 €.

Catherine a vu le jour dans une modeste famille paysanne, elle fréquentera l’école primaire de son village et deviendra servante au château de Parsac. C’était à la fin du 19ème  siècle au temps des derniers loups et des grands châtaigniers. Puis à « l’Auberge du Pêcheur Gourmand », serveuse, elle rencontrera Etienne, décorateur sur porcelaine. En 1905 les émeutes ouvrières de Limoges lui arracheront l’homme de sa vie : elle devra fuir… Au début de la Grande Guerre elle reviendra en Limousin, épousera Louis et, ensemble ils mettront en valeur le domaine de Bonneval. Enfin, retirée au Dognon, à l’orée de sa vie Catherine confiera à sa jeune voisine Marguerite son secret.

• LOUTY Pierre: Marguerite.  1 vol. br, 370 p, illustrations, éd. de la Veytizou, 15,50 €.

►« Je me suis souvent demandé pourquoi je ne vous avais pas raconté plus tôt l’histoire de Marguerite. Elle avait vu le jour au temps des derniers loups. Orpheline de mère, elle sera placée chez les autres et n’ira jamais à l’école. Elle ne saura ni lire, ni écrire le Français. Toute sa vie, elle parlera la langue limousine. Elle épousera Antoine, ils auront cinq fils : ce sera le bonheur, une famille unie comme les doigts de la main. Grand-mère était une paysanne discrète et vaillante. Elle était si bonne et, au fil des saisons et des années, elle avait su se faire  » honneur « …  Pierre Louty est né au milieu du XXe siècle, au cœur de la France. Ancien élève de l’Ecole Normale Ernest Péchoron, ce fils de paysan est devenu conseiller pédagogique de l’Education Nationale. Écrivain populaire, il a publié de très nombreux ouvrages consacrés à ce terroir qu’il aime.

• MALAVAL Jean-Paul: La belle étrangère. 1 vol. br, 320 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19,90 €.

51cxylexbl-_sx324_bo1204203200_ Dans les années 30,  une famille italienne, les Battistello, s’installent dans un petit village de Corrèze. Cette arrivée d’étrangers, même sur une propriété dont personne ne veut, à moitié en ruines, et qu’il faut rebâtir, suscite l’hostilité du voisinage. Les Battistello se découvrent néanmoins un allié de poids en la personne du médecin, Monsieur Aristide. Dans le pays, on ne comprend pas pourquoi cet homme distingué s’intéresse aux Italiens. Cette bienveillance intrigue, agace, insupporte… on soupçonne le docteur d’avoir pris pour maîtresse l’une des filles Battistello dont la beauté attise les convoitises. Que cache Monsieur Aristide ? Quelle mystérieuse dette a-t-il à l’égard des Italiens ? Assailli de toutes parts, le vieux médecin devra révéler un terrible secret…

• MALAVAL Jean-Paul: Les sœurs Querelle. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 346 p, éd. Libra Diffusio, 24,50 €.