◘ VIENT DE PARAÎTRE (SEPTEMBRE 2016)

Mise à jour: 28 septembre 2016

LES PARUTIONS RÉCENTES  CONCERNANT

LE  BOURBONNAIS ET LES PROVINCES VOISINES

  • Sur les milliers de titres paraissant chaque année, l’édition régionale en assume une part non négligeable, de même que les auteurs, dont beaucoup s’autoéditent. Cette rubrique est ouverte à toutes les publications récentes d’auteurs ou d’éditeurs des provinces du centre.
  • Dans un souci de simplification, les titres sont classés par provinces : Bourbonnais, Auvergne, Limousin, Berry, Nivernais – Bourgogne et Forez). Pour chacune, ils sont répartis en trois grandes rubriques : Littérature, Histoire et Géographie – guides.
  • Ce travail étant basé sur un dépouillement de la presse nationale et régionale, des revues associatives ainsi que des catalogues et sites des éditeurs, il n’a évidement pas la prétention d’être exhaustif. Que vous soyez auteurs (autoédité ou édité), éditeur ou imprimeur, n’hésitez donc pas à nous transmettre vos informations.
  • Les notices en italiques accompagnant chaque titre sont extraites des présentations fournies par les auteurs ou les éditeurs.        
  • Pour nous contacter: allier-infos@sfr.fr                                                                                                                                                                                                                                  

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► BOURBONNAIS 

◘ Littérature 

 

• ALIS Harry: Petite ville. Préface de Simone Raynaud. 1 vol. br, 240 p, éd. Association Pré-Textes, 15 € (19 € franco)

►« Dans “Petite Ville” sont dépeints les mœurs et les travers des habitants d’un bourg de province (en l’occurrence Lurcy-Lévis rebaptisé  Larcy ) à la fin du XIXème siècle, en période électorale, tandis que le narrateur, témoin concerné, tâche d’échapper aux intrigues des mères de la ville qui ne pensent qu’à marier leurs filles avec un bon parti. Très instructif sur les mœurs de  l’époque et vraiment croustillant », selon Guy Coissard, à l’origine de cette réédition.

 

FOURNIER Jean-Claude : Le prince des parquets salons. 1 vol. br, 192 p, éd. Marivole, coll. Années 60,  22 €.

►  Il y a des ‘Chtits » dans le ch’Nord, connu ! Mais il y en a aussi entre l’Allier, le Berry et la Creuse. C’est le pays des « cht’tits gas », chers à l’écrivain paysan Emile Guillaumin. C’est ainsi que l’on appelle « les jeunes » dans ce coin de la France. Dans les années soixante, les « ch’tits gas » en question écumaient les bals de campagne, à la recherche de « ch’tites gattes » voulant bien se laisser « câliner » et plus si affinités, à l’arrière d’une Deudeuche, d’une Aronde ou d’une 4 CV. Qui sera couronné roi des parquets – salons à l’issue de la saison 1962-63 ? Qui sera sacré dauphin ou « prince » de ces pistes de danse couvertes, montées et démontées chaque semaine dans un bourg différent au hasard des fêtes de village ? C’est la peinture d’une époque, au temps du « yéyé », dans le contexte culturel, sociologique et politique des Trente Glorieuses. Cette histoire nous est racontée telle qu’elle fut vécue dans le centre de la France, mais elle aurait pu se dérouler ailleurs dans l’Hexagone. Jean-Claude Fournier est né pendant la guerre à Montluçon où il  a passé son enfance et son adolescence. Sa carrière de professeur d’anglais l’a conduit de la Montagne bourbonnaise … jusqu’à Londres, aux États- Unis, en région parisienne, en Algérie et en Nouvelle-Calédonie. 

FOURNIER Jean-Claude : Hollywood-sur-Cher. 1 vol. br, 248 p, éd. Marivole,  coll. Années 60, 20 €.

Dans son deuxième roman, Jean-Claude Fournier replonge dans l’atmosphère des Trente Glorieuses. Il brosse un portrait réaliste, original et nuancé de ces trois décennies, qui ne furent pas toujours vécues, par ceux qui les traversèrent, comme l’ère de progrès social, de foi en l’avenir et d’insouciance qu’il est convenu de célébrer aujourd’hui. L’histoire est celle d’un enfant du peuple, dont l’enfance et l’adolescence se passent entre Montluçon, sa ville natale, puis Moulins et Clermont, deux cités où il étudiera dans l’espoir de faire un jour carrière dans le cinéma, une passion contractée dès le plus jeune âge. Mais il n’est pas facile de réaliser ce rêve lorsque l’on a été persuadé d’entrer à l’École normale d’instituteurs par des professeurs de collège convaincus que cette orientation était la voie « royale » pour un élève issu d’un milieu très modeste. L’ascenseur social fonctionnera-t-il complètement pour ce petit-fils d’un maçon creusois venu chercher du travail dans le bassin industriel de l’Allier, et d’un mineur descendu du Nord après la Grande Guerre ? …Au-delà de son destin particulier, ce poulbot montluçonnais est représentatif de toute une génération qui aspira, de manière diffuse encore au début des années 60, à un grand chambardement dans sa vie sociale mais surtout intime. Tous les lecteurs, même les plus jeunes, se reconnaîtront dans ce refus d’entrer prématurément dans le rang, tel qu’il est exprimé dans cette histoire.

GUILLAUMIN Émilie : Féminine. 1 vol. br, 400 p, éd. Fayard, 20 €.

► Emma Linarès voulait que sa vie soit intense. Voire héroïque. Grande lectrice, elle se rêvait en personnage de roman. Un jour, après y avoir longuement songé, elle a franchi le portail intimidant d’un camp militaire. L’armée. N’était-ce pas là que se vivaient les dernières aventures ? Sans doute. Mais seulement quand elle aurait appris à s’habiller en moins de cinq minutes, à ramper dans la boue, à se mettre au garde-à-vous, à nommer chaque pièce de son fusil d’assaut et à chanter sa nostalgie virile pour une belle blonde restée au pays…

◘ « C’est sa propre expérience, cela semble évident, que relate Emilie Guillaumin, avec talent, alacrité, et souvent une touche d’humour grinçant. »( Le Magazine littéraire, septembre 2016)

◘ « Féminine est le récit initiatique, et autobiographique, d’une jeune journaliste qui décide de tout quitter pour s’engager dans l’armée. Un univers dans lequel s’aventure rarement la littérature contemporaine, encore moins sous la plume d’une femme. […] Généreuse et volubile, elle évoque avec un profond respect ces hommes et ces femmes qui choisissent de devenir soldats, loin des caricatures de la brute décérébrée  (L’Humanité, 22 août 2016)

• MALTÈRE Céline : Le cabinet du diable. 1 vol. br, éd. La Clef d’argent, 6 €.

Une nuit par mois, on voit passer à Moulins des créatures étranges qui semblent être alimentées par quelque chose d’inconnu. Elles se dirigent vers la demeure de Louis Mantin, devenue Musée…Au fil des pages on croise  une carmélite, une pirate bibliophile, un Japonais et un poète extralucide, tous décidés à percer le mystère de la demeure bourgeoise du XIXème siècle… Le roman de Céline Maltère est accompagné d’un article revenant sur l’histoire de ce lieu. Il est signé Maud Leyoudec (conservatrice du Patrimoine) et permet de suivre, quasiment pas à pas, la découverte qu’elle fit de cet endroit alors qu’il était encore fermé, envahi par la poussière et menaçant de disparaître. Elle y raconte également les travaux de restauration qui s’imposèrent avant de dévoiler cette mystérieuse demeure au public en octobre 2010.

• PHILIPPE Charles-Louis: Lettre à un lycéen. Édition établie par Bruno Vercier. 1 vol. br, 48 p, biblio,  éd. Le Carrelet Éditions, 8,40 €.

► Le lycéen en question c’est  Jean Giraudoux, qui  avait demandé conseil à Charles-Louis Philippe « pour la formation de son âme ». Dans sa réponse datée du 10 novembre 1898, Philippe qui vient de quitter son Cérilly natal, à l’âge de 24 ans,  pour s’installer à Paris, lui répond : « Il faut être soi, vous dis-je. Et la seule manière d’être soi, c’est de se laisser mûrir, tout seul, au soleil, comme un beau fruit d’été ». La toute première rencontre entre le fils de sabotier bourbonnais et le fils de percepteur limousin avait eu lieu au cours des vacances d’été passées par Giraudoux à Cérilly. Âgé de 16 ans, il rêvait alors de littérature. C’est Bruno Vercier qui est à l’origine de cette nouvelle édition. Elle  est augmentée de textes de Roger Martin du Gard sur l’amitié entre  le jeune Giraudoux et Philippe,  et d’un extrait du Journal d’André Gide, dans lequel il rend hommage à Philippe, peu de temps après sa mort

GÉOGRAPHIE – GUIDES

FARINELLI Bernard: Campagnes, l’alternative! Préface d’Axel Kahn. 1 vol. br,  éd. Multimédia Edition Communication, 19,90 €

► Dans un monde qui doute, bouleversé par une crise systémique (économique, financière, climatique, environnementale, sociale), par une défiance envers le/la politique et une géopolitique angoissante, le monde rural n’échappe pas au mouvement, et pourtant il a des cartes à jouer pour proposer un projet de vie. La métropolisation, présentée comme la seule logique, est réductrice. Elle oublie les territoires et une grande part de la population. Elle ne tient pas compte des relations ville-campagne, des choix de vie, du nouveau paradigme qui s’installe (économie collaborative, numérique, fin de la croissance…), du bonheur…Or ces campagnes ont des atouts face à l’avenir, elles sont une alternative dès lors qu’on les rend désirables. Il ne s’agit pas de les opposer aux villes, mais de rétablir leur complémentarité. Pour cela, ces territoires doivent se mettre en capacité d’accueil, réinventer leur économie locale et offrir via des politiques publiques locales les moyens d’installer de nouveaux venus et de se construire autour de cette volonté de partager et d’échanger.

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 ► AUVERGNE 

◘ Littérature
  • ANGLADE Jean : La bête et le bon Dieu. 1 vol. br, 250 p, éd. Presses de la cité, coll. Trésors de France, 12 €.

La Bête et le Bon Dieu ou les réflexions spirituelles, pleines d’humour et de sagesse de Jean Anglade sur la foi, Dieu, les religions… Essentiel et salutaire. En se plaçant dans la peau du charbonnier, de l’ignorant, de la bête, Jean Anglade dialogue avec Dieu. Il lui pose des questions, râle, règle des comptes, blague, aime, prie ou sourit. Et, à l’issue de ce dialogue, s’ouvre la vision  » angladesque  » d’un univers entièrement gouverné par l’amour et par l’humour. Citant François Cavanna, le Coran, la Bible, convoquant ses maîtres à penser Alexandre Vialatte et Pascal, Jean Anglade enchante par son érudition et ses réflexions :  » Seigneur, on ne Vous honore jamais assez. Quatre jours d’adoration sur sept ne seraient jamais de trop. «  

  • ANGLADE Jean : La foi et la montagne. 1 vol. br, 300 p, éd. Presses de la cité, coll. Domaine français, 20 €.

Depuis dix ans, Arsenio Hernandez, riche notable d’une petite île des Philippines, a perdu le sommeil. Exactement depuis que pendant la guerre, les Japonais l’ont arrêté, torturé et condamné à mort. Et l’ont finalement contraint à un triple crime. Rentré auprès des siens, de sa femme Margarita et de leurs huit enfants, Arsenio vit dans le remords perpétuel. Alors, pour soulager sa conscience en même temps que pour accroître sa fortune, Arsenio forme le projet de construire une route qui atteindra le sommet d’un volcan, le Banlaon. Folle – vaine – aventure dans laquelle il perdra quarante livres de sa chair, sa famille, ses biens sans pour autant trouver la paix de l’âme.

BOUCHET Maurice: Le hameau de Jeanne. 1 vol. br, 290 p, éd. de Borée, 18,90 €.

Paul rencontre par hasard Jeanne au détour d’une balade au cœur des montagnes. Il se lie rapidement d’amitié avec cette femme qui, comme lui, vit seule et se sent proche de la nature. Marcel, le voisin de Jeanne, qui a grandi au village, au contraire s’en méfie et semble même en avoir peur ! Jeanne, il la surnomme « la Folle ». Au gré de ses visites, Paul va découvrir que l’arrivée récente de Jeanne au hameau a fait resurgir un passé qui n’était pas tout à fait endormi…

  • CHALAYER Maurice : Le genêt d’or. 1 vol. br, 250 p, éd. de Borée, coll. Roman, 18,90 €.

Sur les traces d’un aïeul charpentier, sujet de son prochain roman, Sylvain s’installe en Aubrac dans l’hôtel de Félix et Mélissa. Mélissa, la Camarguaise qui par amour se languit dans les montagnes, et Sylvain, l’écrivain en panne d’inspiration quitté par son épouse, vont s’apprivoiser et se donner l’énergie qui leur manquait. C’est par la découverte de leurs racines et du haut pays qu’ils retrouveront un sens à leur vie : pour Mélissa, sortir d’un douloureux passé et, pour Sylvain, tenter de reconquérir sa femme et reprendre la plume…

  • DELAGE Alain : L’ombre de la garrigue. 1 vol. br, 400 p, biblio, éd. de Borée, coll. Roman, 19,90 €.

En pleine réunion communale, entre les débats sur le monument aux morts et les droits de pacage, les élus abordent une nouvelle inquiétante le maire et Léopold, un ancien combattant, ont reçu des lettres anonymes ! S’ensuivent des événements intrigants, tels que le vol de pains et la disparition d’un agneau, qui vont perturber le quotidien du village. D’autant que tous ces incidents semblent étroitement liés au premier conflit mondial…

  • DUCLOZ Albert : Les jacinthes sauvages. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

 ► Au bout de vingt ans de vie commune, l’amour entre Adrien et Corinne s’est progressivement émoussé. À l’occasion d’une crue dévastatrice qui manque de tuer son mari, Corinne fait la rencontre d’un Parisien venu s’installer dans le pays. L’attirance de l’un pour l’autre est immédiate, ce qui attise la jalousie d’Adrien qui, en véritable force de la nature, se remet très vite sur pieds.

  • DUPORGE Bernard: La cabane du berger. 1 vol. br, 430 p, éd. de Borée, coll. Terre de  poche, 7,50 €.

Entre Antonia et Jentout, l’histoire avait bien mal commencé, leur première rencontre se soldant par une dispute. Parcourant la région à cheval, Antonia, convaincue des bienfaits du modernisme, veut rallier les paysans à sa cause. Or, Jentout, le fier berger échassier, reste profondément attaché aux traditions inculquées par son grand-père ; tout les oppose… Pourtant, ils ne peuvent s’oublier et vont finir par s’apprécier, jusqu’à s’aimer.

  • FAINDT Roger:  Ils ont cru aux larmes des femmes. 1 vol. br.,  360 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.                                                                                                                                                                                                                                                                                   ► En septembre 1944, à Besançon, des femmes sont tondues et contraintes de défiler nues. Le policier responsable est le complice d’un collaborateur recherché par la Résistance. Bébert, le Pointu et leurs camarades enquêtent et lui font dévoiler l’identité de cet homme et de sa compagne. Un roman autour de ces femmes tondues, à tort ou à raison, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              
  •  GIARD Michel : Un sou de bonheur. 1 vol. br, 420 p, éd. de Borée, coll. Roman, 19,90 €.

Le sceau du malheur semble avoir marqué Joséphine dès sa naissance. Pour cette jeune paysanne, le seul moyen d’échapper à sa triste condition est d’aller se vendre à la louerie qui se tient chaque année à la Saint-Clair. Plus tard, mariée au brave Gustave, Joséphine va enfin toucher du doigt ce bonheur dont elle a toujours été privée. Pourtant, une fois de plus, le maigre espoir d’une vie meilleure s’envole avec la Première Guerre mondiale, alors que Gustave est mobilisé. Mais Joséphine tient bon et refuse de se laisser abattre, même si le passé, prêt à resurgir, n’est jamais loin…

  • LACOMBE Michel: Le domaine des Rochettes. 1 vol. br, 485 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,80 €.                                                                                                                                                                                                                                                                                         ►Fortuné et érudit, Hans, la belle soixantaine, vit en compagnie de sa fidèle gouvernante dans une belle propriété aux abords du village. Lors d’un voyage d’affaires, il sauve un tout jeune garçon d’une crue dévastatrice qui a emporté sa maison. Célibataire mais vivant dans le doux souvenir d’Emma, son amour de jeunesse, il se refuse à abandonner ce fils providentiel et décide de l’élever en le faisant passer pour son petit-neveu. Les années passant, Hans, apprenant que les parents du garçon sont toujours vivants, décide de se lancer à leur recherche. Mais la Première Guerre éclate et va mener les deux compagnons sur les routes de France…                                                                                                                                                                                                 
  •  MALROUX Antonin : Fenêtre sur village. 1 vol. br, 275 p, éd. Libra Diffusia, 24,10 €.

En 1960, Charles, dix-sept ans, passe ses vacances avec ses parents dans un village du Cantal. Émerveillé par les joies simples de la campagne, le jeune homme se prend d’amitié pour un couple de vieux paysans. Quand il apprend que leur fils a quitté la ferme vingt ans auparavant pour suivre une séduisante Parisienne et qu’il n’a plus jamais donné de ses nouvelles, Charles se met naïvement en tête de retrouver sa trace. Il ne se doute pas que cette quête hasardeuse va l’entraîner dans une aventure bouleversante qui l’initiera à la vie, lui fera connaître l’amour, et scellera son destin…

  • MAXIMY Hubert de: Olympe.  1 vol. br, 365 p,  éd. Presses de la Cité, coll.  Romans Terre de France, 20,50 €.                                                                                                                                                                                                                                                                                         ► L’an II. La Terreur. Un accident de chasse débarrasse Olympe de son barbon de mari et la propulse à la tête de la tannerie familiale. A vingt-huit ans, elle doit affronter l’avidité de la bourgeoisie locale prête à tout pour faire main basse sur son patrimoine. Aidée d’un avocat retors et d’un notaire amoureux, mais aussi de deux gamins dont son fils aîné, Olympe est bien décidée à en découdre pour préserver l’avenir de ses quatre enfants.  A ses côtés, ses anciennes compagnes de couvent : Anaïs, la boiteuse, et Euphrasie, l’aristocrate déchue. Toutes trois vont spéculer sans vergogne sur les biens nationaux, mettant à mal les intérêts des plus puissants. En place de la fortune, n’est-ce pas la prison, voire la guillotine, qui attend nos aventurières 
  • PALET Marie de : Céline, une vie toute simple. 1 vol. br, 370 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 8 €.

La Grande Guerre a rendu à Céline son frère Henri, mais elle a gardé Paul, son fiancé. La jeune femme noie ses regrets dans le travail de la terre. Un voisin fortuné la remarque et la poursuit d’une cour assidue. Un jour, c’est sûr, il lui demandera sa main, mais en attendant, Céline continue de rêver à une vie simple et belle….

  • ROYER Roger: La dame de la Callune. 1 vol. br, 450 p, éd. de Borée, coll. Terre de poche, 7,50 €.

► Juliette Lestrade se fait de plus en plus rare au village depuis le décès de son mari. Sans enfants, elle s’enferme dans la routine des jours et peine à réagir lorsque la mairie souhaite réquisitionner l’une de ses terres pour y implanter un réservoir d’eau. Un soir, elle croise une frêle jeune femme égarée sur la route. Juliette se prend d’affection pour cette demoiselle qui pourrait être sa fille. Cette rencontre fortuite sonne comme une vraie renaissance pour la dame du mas de la Callune, bien décidée dès lors à se battre sur tous les fronts.

 

• ROYER Roger: Le fort Saint-Jean. 1 vol. br, 520 p, éd. de Borée, coll. Romans et récits du terroir, 20,90 €.                                                                                                                                                                                                                                                                                         ► Sur un coup de tête, Luc Romain achète le fort Saint-Jean : loin des gens et du monde extérieur, il pense s’offrir un peu de répit, du moins une rupture dans une vie bien remplie. Mais, à défaut de solitude, le bastion devient la clé du rapprochement avec les villageois ! De nombreuses histoires circulent sur le fort et Luc remonte peu à peu ses secrets et ceux du village : une quête qui le mènera à se remettre lui-même en question…

  • VERRIER Michel: Les loups du Pilat. 1 vol. br, 320 p, éd. de Borée, coll. Roman, 18,90 €.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Des troupeaux attaqués sauvagement en pleine nuit dans les pâturages : tout porte à croire que des loups sont arrivés dans la région ! Pourtant, les brebis de Rémi Breysse ont été épargnées, et c’est sûrement grâce à ses deux patous. Mais ces chiens de protection ne font pas l’unanimité et les mauvaises langues vont bon train, d’autant que Rémi ne croit pas à l’hypothèse des loups. Même si certains sont prêts à tout pour nuire au jeune homme, ce dernier est bien décidé à faire toute la lumière sur les événements… y compris sur le décès de sa femme, quelques années plus tôt, dans un mystérieux accident de la route.                                                                                                                
  • VITTÉ Louis-Olivier: La statue engloutie. 1 vol. br, 300 p, éd. Calmann-Lévy, coll. France de toujours et d’aujourd’hui, 19 €.

Dans les années 70, entre Auvergne et Limousin, sur les rives d’un lac artificiel alimenté par la Dordogne, se font face les Chastagnol et les Fontcroze, deux familles terriennes qu’opposent depuis des générations d’obscures querelles de voisinage. Quand le fils Chastagnol noue une idylle avec la fille Fontcroze, on se met à espérer une réconciliation. Mais la rivalité se réveille à propos d’une chapelle dédiée à sainte Madeleine. L’affaire paraît oiseuse puisque l’édifice a été englouti lors de la mise en eau du lac plus de trente ans auparavant. Or il apparaît que celle des deux familles qui pourra présenter, devant notaire, la statue de sainte Madeleine qu’abritait la chapelle héritera de l’immense domaine d’une congrégation religieuse. La statue a disparu. Chacune des deux familles se lance dans une quête éperdue où tous les coups sont permis…

 ◘ Histoire
  • ASTRUC Marcel : Jean-Claude Simon, député, maire de Saugues, président du conseil général de la Haute-Loire (1959-1976) : Les années d’espérance. Introduction de Michel Brun, suivie d’hommages de Jean-Pierre Marcon et Jean-Pierre Vigier. Photographies de  Marcel Astruc et René  Buffières. 1 vol. br, 148 p, ill, chronologie, éd. les Amis de la Tour (Monpeyroux), 25 €. 
  • COSTE Marcel: Orcines et la guerre 1939-1945.  1 vol. br, 93 p, ill., éd. du Foyer rural d’Orcines, 10 €
  • GODARD-LIVET Danièle : Une vie à Puy-Guillaume : histoire de mes parents. 1 vol. br, 84 p, Autoédition Danièle Godard-Livet (Lissieu),  6 €.
  • PEYRON abbé Édouard (1846-1908) : Histoire des jubilés de Notre-Dame du Puy : 992-1910 Réédition d’un ouvrage paru en 1909 à l’imprimerie de « L’Avenir de la Haute-Loire». 1 vol. br, 289 p, éd. Saint Gabriel (Gerzat), 18 €.
  • TAILLANDIER François : Jésus. 1 vol. br, 350 p, éd. Perrin, coll. Biographies,17 €.

On a tout dit de Jésus de Nazareth : personnage de légende, imposteur, sage, mythomane et même fils de Dieu. Mais en définitive, qui est-il ? Deux mille ans plus tard, la question demeure et chacun – athée, sceptique, agnostique ou croyant – tente d’y répondre. François Taillandier relève le défi. Sensible aux mots, à la construction des récits et à leur force, il interroge les écrits qui racontent la figure millénaire : les Évangiles.
Ces textes, composés plusieurs décennies après la crucifixion de Jésus par des auteurs qui ne l’ont sans doute pas connu, suscitent bien des interrogations, tant par leurs silences que par leur indifférence au souci d’argumenter et de prouver. Que penser du miracle de Cana, des innombrables guérisons, de la Résurrection ? Avec une tranquille certitude, ils affirment l’incroyable. Le regard du lecteur critique et celui du catholique « libre » convergent ici, quitte à prêter à polémique, pour soustraire à l’« habitude chrétienne » une figure et un message qui ont bouleversé l’histoire humaine.

◘ Géographie – guides
  • AUZIAS Dominique, LABOURDETTE Jean-Paul: Clermont-Ferrand : escapades en Puy-de-Dôme. Nouvelle édition 2017. 1 vol. br, 336 p, cartes, ill. couleur, index, biblio, éd. Nouvelles éditions de l’université, coll. Le Petit futé – City guide, 6,95 €.
  • Le massif du Sancy : Auvergne, Puy-de-Dôme : 22 balades exceptionnelles dans la parc naturel régional des volcans d’Auvergne. Photographies de Noël Itier, Vivien Therme et Patrick Espel. 1 vol. br, 48 p, ill. couleur, éd. Chamina, coll.  Les incontournables, 10 €.

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►LIMOUSIN

 ◘ Littérature
  • BARANGER Pierre-Jean: Chalucet ou le pouvoir des rêves. 1 vol. br, éd. Les ardents éditeurs, 19 €.

An de grâce 1181, aux marges de l’Aquitaine…Les seigneurs limousins, mécontents de la domination des Plantagenêts, décident de se ranger derrière le roi de France. Des routiers à la solde des Anglais sèment la terreur autour de Limoges, ruinant les campagnes et menaçant nombre de châteaux, dont la célèbre forteresse de Châlucet. Tentant de rallier les seigneurs à ce qui semble être les prémices d’une guerre, le chevalier Bernard de Jaunhac se rend au château de Bonneval. Il tombe alors sous le charme d’Isabeau, la fille du marquis. Mystérieusement, les bagues qu’ils possèdent l’un et l’autre entrent en résonance

De nos jours… dans un lycée de Limoges.. Comme « possédé », le jeune Hugo Bardent se met à parler en langue médiévale en plein cours d’histoire ! Son professeur, Antoine Dentraille, est d’autant plus intrigué que le garçon répète à plusieurs reprises une phrase en latin, Circuli generat lucem : « Le cercle engendre la lumière. » Or cette formule énigmatique est exactement celle découverte par Antoine quelques années auparavant lors d’un chantier de fouilles en plein cœur du désert syrien ! Des premières intrusions barbares dans l’Empire romain jusqu’aux croisades, du Proche-Orient aux confins de l’Aquitaine médiévale, Hugo, par la force de ses rêves, se retrouve impliqué dans une quête l’amenant à découvrir les pouvoirs magiques de deux bagues qui ont traversé les âges et le temps.

  • BARTHEL Anne : Les enfants de personne : la fabuleuse œuvre de John Bost. 1 vol. br, 160 p, éd. Lucien Souny, coll. L’histoire des pays, 14 €.

 ► Alors qu’il regagne son domicile après un fabuleux concert, John Bost croise la petite Jeanne, qui mendie en pleine nuit. La révolution industrielle est source de formidables progrès, mais aussi d’une misère humaine sans précédent. Il le sait trop bien, lui qui consacre une partie de son temps aux plus démunis de la capitale. Mais ce soir-là, ce prestigieux musicien destiné à une brillante carrière est plus touché que jamais. Il décide alors de tourner le dos au succès et de fuir la gloire pour se consacrer aux enfants oubliés de tous, ceux exposés aux plus grands dangers : orphelins, malades incurables, handicapés ou bambins issus d’adultères. Il veut leur donner un avenir en les rendant autonomes par le travail. Nommé pasteur à Laforce, dans le Périgord, il y accueille d’abord des filles, puis des garçons. Aidé par toute une population acquise à sa cause, soutenu par sa foi inébranlable et par l’amour indéfectible que lui porte Eugénie, qu’il a épousée après dix-sept ans d’attente, neuf asiles verront le jour, sur cette colline qui domine la Dordogne. Une vie romanesque portée aux sommets par une force invisible à tous, sauf à John.

  • BOTTARELLI Charles : L’héritier de la Bartavelle. 1 vol. br, 220 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 17,50 €.

Après de brillantes études commerciales à Paris, Alexandre rentre au pays porté par sa passion pour la vigne et par son enthousiasme à se consacrer à la Bartavelle, la propriété familiale. Son père, Honoré, nourrit de grands projets de développement pour l’exploitation et compte sur son fils pour lui succéder. Mais Alexandre va vite déchanter. Alors que la région est en proie à une crise viticole sans précédent, il découvre que son père n’est qu’un affairiste, sans scrupules et sans morale, impliqué dans des opérations de spéculation. Pire, il tire de substantiels revenus des vins frelatés. Dès lors, l’affrontement est inévitable. La rupture sera scellée le jour où Alexandre, au bras de la belle Céline – la fille d’un vigneron honnête, attaché aux traditions et à la qualité – rejoint les rangs des viticulteurs qui manifestent contre le trafic. Mais le riche patriarche, soucieux de son image parmi les notables, n’a pas encore joué sa dernière carte. Le destin du jeune couple s’en trouvera modifié de façon inattendue et éblouissante.

  • BRUGÈS Daniel : Ces messieurs me disent…1 vol. br, éd. Les Monédières, 19 €.

Jamais Anaïs n’aurait imaginé que son emménagement à la Chesnaie, vieille demeure limousine, soulèverait autant de mystère. En compagnie d’un charmant commissaire de police de Limoges et des ses amis professeurs au lycée Léonard Limousin elle tente de suivre la piste d’une énigme surprenante laissée par son grand père sous forme de chanson: une souris verte… qui se faufile entre récits druidiques et chansons courtoises pour aboutir au mystérieux héritage de son aïeul…

  • CHARBONNEL Catherine : Le jardinier des forêts. 1 vol. br, 290 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 18,50 €.

De retour au pays après un long exil en Suède pour oublier une cruelle histoire, Simon est déterminé à reprendre les rênes de sa vie. Il a acheté deux chevaux de trait. Soucieux de l’environnement, formé aux métiers des travaux forestiers, il crée une entreprise de débardage à cheval. Les débuts sont difficiles. Il a du mal à imposer son activité qui pourtant apporte une solution économique, viable et écologique. Mais Victor Chassagne, son vieil ennemi, maire de la commune et patron de la scierie, fait tout pour le discréditer. Non seulement il cherche à l’évincer de la filière bois, mais il tient à l’éloigner de sa petite-fille qui voue à Simon un amour obsessionnel. Alors que le jeune homme est en proie à des incertitudes tant professionnelles que sentimentales et familiales, plusieurs parcelles boisées sont incendiées. Qui veut détruire la forêt ? Simon décide de confondre le coupable, mais il est loin d’imaginer ce qu’il va découvrir.

COURCELAUD Michel : Abandons coupable. 1 vol. br, éd. Les Monédières, 19 €.

  • GIRAUDOUX Jean : Ondine, suivi de Intermezzo. Édition établie par Hélène Laplace-Claverie. 1 vol. br, 328 p, éd. Flammarion, coll. GF, 6,90 €.                                                                                                                                                                                          ► Créés en 1933 et 1939, Intermezzo et Ondine donnent à voir deux êtres défiant l’esprit rationnel pour mieux pénétrer les mystères de l’univers. Cependant, si Isabelle refuse de s’en tenir à la réalité ordinaire et cherche ce qu’il y a en elle de surnaturel, Ondine, elle, est prête à sacrifier ses pouvoirs magiques pour le plaisir de devenir une simple femme. Avec ces deux pièces, les plus féeriques de son répertoire, Giraudoux l’enchanteur offre à son complice, le metteur en scène Louis Jouvet, des textes poétiques et pleins de fantaisie, situés aux confins du merveilleux et du fantastique, du tragique et du comique, du romantisme et du baroque. Deux oeuvres hors du temps ― du moins en apparence. Car la féerie n’est peut-être qu’un moyen détourné de faire écho aux angoisses de son époque.  

 

  • LAVAL Henri: L’étrange découverte. 1 vol. br, 260 p, éd. de la Veytizou, coll. Romans de nos terroirs, 22 €.

Ce matin-là, comme tous les jours, Eugène Martin  était parti se promener en compagnie de Finette, sa petite chienne… À l’heure du déjeuner, il était revenu, mais Finette avait disparu au détour d’un chemin creux…Après le repas, il était reparti à sa recherche. A la lisière d’un bois, près d’une cabane de bûcherons abandonnée, il avait perçu des gémissements familiers. Finette était là, tapie sur les feuilles sèches. La petite chienne fixait éperdument une « chose » qui paraissait vivante. Avait-elle flairé la trace d’un gibier ? Non, Finette se tenait auprès d’un bébé « oublié » là…Retraité de l’éducation nationale, Henri Laval a publié une douzaine de romans, principalement aux éditions de la Veytizou.

  • LIMOUZIN René: Le bal défendu. 1 vol. br, 260 p, éd. de la Veytizou, coll. Romans historiques, 22 €.

► La bruyère sous la botte…Une chape de plomb recouvre le pays. L’ordre de Vichy règne ! Pourtant la jeunesse, la première, se rebiffe, refuse de couvre feu, entre en résistance. Bravant les interdits, dans une grange à l’écart des grandes routes, un bal réunit filles et garçons. Au cœur de la nuit, brusquement, un détachement allemand surgit, brutal, et il interpelle et déporte…Qui a dénoncé les jeunes ? Trente ans après, le prétendu coupable réapparaît et José Sanchez veut sa tête. Un récit haletant, avec des situations tendues à l’extrême.

  • MALAVAL Jean-Paul: La bastide aux chagrins. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 356 p, éd. Libra Diffusio (Le Mans), 24,50 €.

1919, près de Gaillac, dans le Tarn. Encore hanté par les horreurs du front, Stéphane Frontignac ne se sent pas à sa place quand il revient à la bastide familiale. Son petit frère Armand, qui a échappé à la mobilisation, a profité de son absence pour épouser sa fiancée, la belle Elvire. Tout le monde a fermé les yeux sur cette trahison. L’essentiel pour les Frontignac n’est-il pas de prévoir et d’assurer l’avenir du domaine viticole exploité depuis des générations ? Contre toute attente, la flamme se ravive entre Stéphane et Elvire ce qui va déclencher un tourbillon de colère dans la famille du jeune homme. Surtout lorsque, de cet amour interdit, naît Hadrien. Jean-Paul Malaval explore l’effet dévastateur sur une famille française des conflits qui ont jalonné notre histoire contemporaine.

  • MAROUZEAU Jules : Une enfance. Édition critique établie par Daniel Dayen. 1 vol. br, 186 p, ill., éd. Fondencre (Sagnat), coll. Jalons du XXème siècle, 18 €.                                                                                                                                                                                                ►Jules Marouzeau est né à Fleurat le 20 mars 1878. Il a été professeur de philologie latine à la Sorbonne pendant 26 ans. Il est le fondateur de « L’Année philologique », parue pour la première fois en 1928. Dans son livre de souvenirs intitulé « Une enfance » (1937), il évoque tout en finesse et retenue ses années d’enfance dans la Creuse, avec une sensibilité particulière aux faits de langage et à la nature. La Creuse qui s’éveille au souvenir de Jules Marouzeau est une Creuse révolue. Mémorialiste de sa propre histoire, il se fait le chantre d’un pays perdu, paré des couleurs de l’enfance ; de sa petite enfance, dont il fut dépossédé dès sa onzième année pour les rigueurs d’un internat qu’il décrit comme une prison. A contrario, c’est avec le regard du brillant intellectuel parisien, « arrivé », qu’il revisite son vert paradis, conscient d’être désormais coupé de ses racines paysannes. Tout au plus lui reste-t-il « le pèlerinage du souvenir », dit-il dans les dernières pages de son livre. Et c’est un pèlerin méditatif et songeur que le lecteur est invité à suivre. Marouzeau, en maître du langage, latiniste érudit, veut rendre un vivant hommage à cette terre de maçons.   » Jules Marouzeau est  décédé à Iteuil le 27 septembre 1964.
  • MARTINI Roger : J’avais vingt ans en 1944: Tome 3: La galère des trois rescapés . 1 vol. br, 310 p, éd. de la Veytizou, 22 €.

Ils étaient partis outre Rhin, contraints au STO, sur des chemins malaisés. Ils avaient écouté, ouvert leurs yeux et compris un peuple abasourdi, pris sous le joug hitlérien. Pour avoir su déjouer les pièges de ce régime totalitaire, les trois amis, profitant d’une permission, avaient pris la poudre d’escampette, au soir du 29 février 1944. Ils étaient revenus à Nogent-sur-Marne, le 2 mars, le « jour le plus long » de cette année bissextile. La galère des trois rescapés fait suite aux Chemins malaisés (Tome 1) et aux Sentiers de la découverte (Tome 2), publiés chez le même éditeur.

  • MORGON Alysa: La combe noire. 1 vol. br, 230 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 6,50 €.

Pendant le bel été 1914, les villages se vident de leurs hommes, alors que les moissons ne sont même pas terminées. Les femmes se retrouvent seules avec des vieux et des enfants. Il ne leur reste plus qu’à se mettre au travail, à se battre contre la nature et les éléments qui ne manqueront pas de se déchaîner pour les torturer. Elles prendront toutes les décisions qui s’imposent même celles qui feront frémir les anciens point préparés à de tels sacrifices. À l’image d’Aure, qui a tout juste seize ans, ces femmes exemplaires, prêtes à tenir l’araire comme à faucher le blé, ou à abattre toute une forêt pour se fournir en bois de chauffe, gagneront le combat. Au cours de ces quatre longues années de tristesse et de souffrance, la présence providentielle de la petite Chandelise, qu’Aure recueille et élève comme sa propre fille en attendant le retour de son père, apportera une grande bouffée d’espérance et de bonheur. La grâce cachée et la lumière invisible surgissent souvent dans les moments les plus sombres.

  • PEYRAMAURE Michel : La maison des tourbières. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 290 p, éd. Libra Diffusio, 24,10 €.

Devenue maîtresse d’école en Corrèze, Hélène est restée fidèle à son rêve de devenir écrivain. Le succès de son premier ouvrage, la place devant un cruel dilemme : pour que se confirme sa renommée naissante, il faudrait qu’elle « monte à Paris » et qu’elle quitte le plateau de Millevaches qu’elle aime tant ainsi que Martial, son ami d’enfance. Mais ne serait-ce pas s’arracher à ce qui constitue le terreau même de son inspiration ? Le portrait inoubliable d’une femme en quête d’un impossible accomplissement.

  • PEYRAMAURE Michel : Soupes d’orties. 1 vol. br, 500 p, éd. Lucien Souny, coll. Souny poche, 9,50 €.

Martial Chabannes est né et a grandi sur le plateau de Millevaches. Il en connaît si bien tous les coins et tous les personnages qu’il en est devenu la mémoire vivante. Sur cette terre de Corrèze, longtemps coupée du reste du pays, les histoires naissent à chaque pas sur les chemins de myrtilles et de bruyère. Les légendes teintées de fantastique, issues d’un vieux folklore, se réveillent à la faveur d’un vent chargé de nuit et de neige. A l’heure de la retraite, cet instituteur est toujours là pour les cueillir comme les pissenlits pour sa salade du soir, ou les orties fraîches dont il fera sa soupe et son omelette. Ce territoire, conservatoire de traditions et de personnages hors du commun, attachants et hauts en couleur, constitue pour Michel Peyramaure, auteur sensible à la vérité des êtres et des choses, une inépuisable source d’inspiration. Dans ces nouvelles, il restitue magistralement l’ambiance des lieux, il fait revivre tout un passé et donne des clés de compréhension aux lecteurs d’aujourd’hui. L’imagination fera le reste.

 • PLANET Anne : Je vous écris de Creuse du Sud. 1 vol. br, éd. Les Monédières, 25 €.

Vacances en Creuse…vacances heureuses….Anne Planet, au détour de textes courts et pleins d’humour nous fait découvrir la Creuse des jours d’été.Lacs enchanteurs, forêts mystérieuses, rivières bondissantes, tourbières sournoises, chapelles oubliées, tout nous est prétexte à la découverte. Sur ces terres anciennes et sauvages, au détour de vieux villages et de rencontres fortuites les histoires familiales se mêlent à celles du pays.

  • PLAISANCE Philippe de : La gabare des amours. Histoire d’une fille presque rousse. 1 vol. br, 320 p, éd. de la Veytizou, coll. Romans de nos terroirs, 23 €.

Ruiné, Philippe organise une descente à l’ancienne, sur la Dordogne, pleine de dangers et d’imprévus, ponctuée  de fêtes qui redonnent vie aux petits ports de gabariers : d’Argentat à Beaulieu, Souillac, Beynac, Limeuil…Confiant en ses capacités, il désire relancer la navigation fluviale touristique… Ballotté par les flots turbulents de la rivière espérance, tiraillé entre l’amour de sa fiancée qui attend un heureux évènement,  et les divagations d’une gamine qui se réfugie au château des Milandes, chez Joséphine Baker,  Philippe survivra-t-il à ses passions et à ses liaisons dangereuses ?

  • RÉTIER Pierre : Une douce soirée en août. 1 vol. br, 192 p, éd. Lucien Souny, coll. Le chant des pays, 16,50 €.

Marie Fontan est une romancière à succès. Célibataire, elle vit à Paris avec sa fille, une jeune comédienne qui promet beaucoup. Elles mènent une existence de petites bourgeoises, ne manquant de rien, et fréquentant les milieux artistiques et littéraires de la capitale. Si Marie, encore belle femme, a renoncé aux aventures sentimentales, Emmanuelle entretient une relation suivie avec François Deschartre, un talentueux journaliste renommé. Alors que rien ni personne ne semble en mesure de venir perturber le quotidien des deux femmes, un événement va interroger Emmanuelle quant au passé de sa mère. En effet, alors qu’elles sont installées à la terrasse d’un café du quartier Latin, la présence d’un individu va déclencher chez Marie un malaise tel qu’elle devra rester alitée durant plusieurs jours.

  • SIGNOL Christian: Se souvenir des jours de fête. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 430 p, éd. À vue d’œil, biblio, 22 €.

1939. L’orage qui gronde au loin sonne la fin des années d’insouciance. A Toulouse comme ailleurs, les hommes qui refusent de voir grandir leurs enfants dans une Europe soumise aux nazis s’engagent et partent pour le front. Beaucoup n’en reviendront pas. D’autres, comme Etienne, prisonniers en terre ennemie se retrouvent ballottés de camps en camps, toujours plus rudes à chaque tentative d’évasion. Au pays, les femmes ne baissent pas les bras. Mélina, qui vient de mettre au monde un petit garçon, est persuadée que pour revoir un jour son mari, elle doit se montrer digne de lui. Confiant leur enfant à un couple d’amis, elle s’engage dans la lutte et rejoint la Résistance… Après Nos si beaux rêves de jeunesse, cette vaste fresque, qui nous entraîne des bords de la Garonne à la Prusse orientale, est un hymne à la vie, la liberté et l’espérance. Vous n’êtes pas prêts d’oublier Etienne et Mélina, ce jeune couple qui se bat avec la folle certitude que rien ni personne ne pourra jamais les séparer.

  • SOUMY Jean-Guy: Le soldat fantôme. Livre en gros caractères. 1 vol. br, 410 p, éd. À vue d’œil, 21 €.

Mars 1945. Les Alliés marchent sur Berlin. En leur sein, le 23ème  régiment, inconnu de tous – et pour cause : composé de scénaristes, comédiens, techniciens du cinéma, sa mission est de leurrer les troupes d’Hitler en donnant l’illusion qu’à sa place manoeuvre une immense armée. Steven est l’un de ces soldats  » Cecil B. De Mille  » dont les opérations permettront de sauver trente mille vies. Hanna, elle, fuit Berlin. Francophile passionnée, armée de son seul vélo, elle veut rejoindre Paris. Après des semaines de traversée d’une Allemagne en pleine débâcle, elle arrive dans un village au bord du Rhin – là où est stationné Steven. Entre eux c’est l’amour fou, immédiat, absolu. Mais qu’est-ce qu’un amour fondé dès l’origine sur un terrible mensonge, puisque Steven, soldat fantôme, ne peut révéler à Hanna qui il est réellement ?

TINAYRE Marcelle: L’oiseau orage. Postface d’Alain  Quella-Villégier. 1 vol. br, 160 p,  éd. Le Carrelet éditions, 15 €.

►Passion amoureuse à Oléron, drame de la Belle Époque, « L’Oiseau d’orage » publié en 1900 est un roman de mœurs provinciales, porté par une langue vivante et sensible. Un roman, à la fois classique et audacieux, dont l’héroïne est une sorte de Madame Bovary, avec de belles pages sur Marennes-Oléron. L’auteure, Marcelle Tinayre (1870-1948), est née à Tulle, dans une famille d’origine périgourdine et charentaise. Belle-fille de communarde, elle est une des cofondatrices du prix Femina. Dans toute son œuvre, elle manifeste une sollicitude envers la « femme tombée », comme ici dans « L’oiseau d’orage », l’adultère (« La rançon »),  la fille naturelle (« Avant l’amour »), ou la mère seule et travailleuse (« La rebelle »). En toutes, elle voit des femmes trahies par l’homme. Entre George Sand et Simone de Beauvoir, c’est une romancière féministe que l’on redécouvre actuellement.

  • TOURAILLE Claude: Le souffle des blés d’or. 1 vol. br, 290 p, éd. de la Veytizou, coll. Romans historiques, 22 €.

En Creuse, comme partout ailleurs, le vent mauvais avait balayé les douces espérances du Front populaire. La France de Vichy avait soumis les populations apeurées sous le joug de la collaboration. Désormais, les bottes d’outre-Rhin foulaient les champs de genêts et la bruyère s’était endormie.  Pourtant, peu à peu, le souffle de la liberté s’était levé. Les maquisards passaient à l’offensive. Bientôt, on entendrait à nouveau la chanson des blés d’or.  Le souffle des blés d’or est le 11ème roman de Claude Touraille.

VALADE Jean-Michel: La stèle: la mémoire juive étouffée en Corrèze. 1 vol. br, 160 p,  éd. Geste éditions, coll. Geste Poche, 11,90 €.

► 2 avril 1944 – 8 avril 1984. Quarante ans ont passé depuis que la soldatesque a sévi dans le petit bourg de Saint-Vézac au cœur du Bas-Limousin. Afin que nul n’oublie, la municipalité a décidé d’élever et d’inaugurer une stèle à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Jacques, réfugié juif parisien durant la guerre, et rescapé d’Auschwitz-Birkenau, revient au pays pour  la circonstance, la peur au ventre. Commence alors une bien sordide matinée…Livre sur l’oubli, La stèle, où s’entrechoquent mémoire et histoire, est aussi un roman des amours perdues. Jean-Michel Valade vit à Brive où il enseigne au Lycée Cabanis. Ses travaux universitaires l’ont conduit à mener à bien, en 1989, l’une des dernières thèses d’État en Géographie soutenues en France : « Bas-Pays de Brive et fait départemental corrézien ». Depuis, il a publié une douzaine d’ouvrages et une quarantaine d’articles consacrés, pour l’essentiel, à l’Histoire contemporaine de la Corrèze.

◘ Histoire
  • GILARDI François, GRANCOING Philippe : Limoges et la révolution. Regards croisés. 1 vol. br, illustrations, éd. Les Ardents éditeurs (Limoges), 23 €.

Que reste-t-il du Limoges de la Révolution ? Très souvent des absences comme la célèbre abbaye Saint-Martial disparue dans la tourmente révolutionnaire. Le paysage urbain a été profondément remanié contribuant à rendre quasiment invisible le cadre de vie de la fin du XVIIIe siècle. Quelques sites – repères suffisent cependant à l’historien Philippe Grandcoing pour restituer au lecteur ce Limoges presque oublié, des beaux hôtels particuliers de l’aristocratie jusqu’aux quartiers populaires de la boutique et de l’artisanat.  Mais le Limoges de l’époque dispose aussi d’un monument littéraire : le grand roman de Robert Margerit, La Révolution, prix de l’Académie française en 1963. Comme l’analyse François Gilardi, spécialiste de cette œuvre, Margerit, au sommet de l’art du romancier, distille son puissant pouvoir d’évocation et fait du lecteur l’intime de personnages historiques ou imaginés et lui transmet la fièvre révolutionnaire. En croisant les approches de l’Histoire et du roman, ce livre met le savoir et l’imagination au service d’un patrimoine devenu en grande partie immatériel.

  • GRENARD Fabrice : Une légende du maquis : Georges Guingouin, du mythe à l’histoire. Nouvelle édition revue et complétée. 1 vol. br, 625 p, illustrations, biblio, éd. Vendémiaires, coll. Chroniques, 26 €.

►Souvent considéré comme « Premier maquisard de France », ayant échappé à toutes les poursuites, multipliant à la tête de ses hommes les actions de sabotage et de guérilla dans le Limousin, « préfet du maquis » qui libéra Limoges sans effusion de sang… La légende dorée de Georges Guingouin n’a d’égale que sa légende noire qui fait de lui un « chef de bande de l’espèce la plus féroce », ayant imposé sur le territoire qu’il contrôlait un régime de terreur et cherché à imposer, à la Libération, une « république soviétique dans les monts du Limousin ». S’appuyant sur des archives inédites, Fabrice Grenard entreprend de retracer pour la première fois, avec précision et sans fard, la biographie de cette légende du maquis, de ce militant communiste qui, après guerre, fut brièvement maire de Limoges : un stalinien orthodoxe garant de la légalité républicaine avant d’être exclu du PCF pour dissidence et de se retrouver emprisonné pendant plusieurs mois sous la IVe République, victime d’une sombre affaire judiciaire sur laquelle circulent encore hypothèses et rumeurs.

  • LEON Paloma : Damien Magnaval, une voix jamais éteinte. 1 vol. br, éd. Les Monédières, 17 €.

Il y de 80 ans, la guerre d’Espagne faisait rage et de jeunes Français se sont engagés les Brigades internationales. Damien Magnaval, fils d’agriculteurs corréziens, « monté » à la capitale comme carrier puis taxi parisien, est de ceux-là. Responsable syndical des « Cochers-Chauffeurs CGT de la Seine », il sera de toutes les luttes ouvrières de l’entre deux guerre. Inquiet de la montée du fascisme en Europe, épouse la cause des républicains Espagnols. Il entre clandestinement en Espagne et, affecté à la Compagnie de mitrailleuses du bataillon Commune de Paris, il atteint les rives de l’Èbre où il meurt au combat le 22 septembre 1938. Depuis 1945, tous les automnes, une délégation de de chauffeurs de taxi parisiens fait le voyage à Gourdon-Murat pour saluer le sacrifice de Damien Magnaval Grâce à une riche documentation conservée par la famille de Damien Magnaval et de nombreuses recherches bibliographiques, Paloma León, fille de républicains espagnols, retrace la vie étonnante de ce corrézien engagé.

LEGER Éva, PERLIER Guy : L’Exode espagnol en Limousin et les chemins de la mémoire. 1 vol. br, éd. Les Monédières

Que reste-t-il aujourd’hui de ce que Camus appelle «le drame espagnol» dans la conscience collective en France, en Espagne ? Quels souvenirs les acteurs d’alors en ont gardé? Les historiens, les écrivains d’aujourd’hui se penchent-ils encore sur ces événements, en analysent-ils encore les conséquences ? Qu’est-ce-que fut la Transition pour les Espagnols ?Quels souvenirs ont-ils de la II° République ? Que pensent-ils après 3 ans de guerre, 40 ans de dictature, 30 ans de monarchie constitutionnelle ?

  • MONS Paul : Afin que nul n’oublie. La folie meurtrière de la division Brehmer (mars – avril 1944). 1 vol. br, éd. Les Monédières, 20 €.

Afin que nul n’oublie, Paul Mons, fils de l’un des martyrs du 9 juin 1944 à Tulle, écrit et raconte l’épopée terrible de la division Brehmer sur les trois départements de la Dordogne, la Corrèze et la Haute Vienne. Un document historique qui, pour la première fois, regroupe et répertorie de manière précise et documentée les exactions commises par cette unité de l’armée allemande en 1944.

  • PERLIER Guy : La Main de Pétain, contrôle et répression des « indésirables » par l’Etat français. 1 vol. br, éd. Les Monédières, 25 €.

Grâce à de nombreux témoignages de survivants et à un remarquable travail de collecte de documents, photographies, cartes…, Guy Perlier nous plonge dans les heures noires du quotidien de ces camps ! Rappelons qu’ils furent d’abord destinés à servir la répression politique du régime de Pétain, mais que rapidement ils furent entièrement soumis à la collaboration avec l’Allemagne nazie. L’auteur nous offre ainsi une véritable « autopsie » des rapports entre les populations locales à majorité « Front Populaire » et ces structures répressives agressives : une originalité.

  • PERLIER Guy, SENON Camille: Aurai-je assez vécu pour tous ceux qui sont morts ? 1 vol. br, éd. Les Monédières, 19 €.

Camille vient d’avoir dix-neuf ans. Comme chaque samedi, elle prend le tram gare des Charentes à Limoges pour rentrer chez ses parents au Repaire, hameau voisin d’Oradour-sur-Glane. Nous sommes le 10 juin 1944… Elle ne reverra jamais son père, ni ses grands-parents, ni ses oncles et tantes, cousins et amis, tous massacrés par le détachement de la Waffen-SS Das Reich. Avec sa mère et les autres rares survivants, elle en est réduite à gratter les décombres du village à la recherche de quelques restes de leur vie passée… Deux mois plus tard, dans l’enthousiasme généré par la Libération, Camille s’engage dans le militantisme syndical. Elle intègre l’administration des Chèques postaux à Strasbourg, puis à Paris. Membre dirigeant de la fédération CGT des PTT, secrétaire générale du syndicat des Chèques postaux, l’entreprise féminine la plus importante d’Europe, elle est de toutes les luttes pour l’amélioration des conditions de travail, en particulier celles des femmes, mais aussi contre la guerre d’Indochine ou d’Algérie, et elle participe avec fièvre à Mai 68. Jamais pourtant elle n’oubliera son village, militant toujours de près ou de loin au sein de l’Association des familles des martyrs d’Oradour et des Familles de fusillés et massacrés de la Résistance. Elle trouvera aussi la force de témoigner lors du procès des auteurs du massacre, à Bordeaux, en 1953. Depuis son retour en Limousin à sa retraite, Camille Senon œuvre inlassablement contre les horreurs de la guerre, pour la paix, la fraternité et la justice, organisant des visites dans les ruines d’Oradour. Aujourd’hui, à quatre-vingt-onze ans, ce grand témoin a accepté de laisser la plume de Guy Perlier parcourir sa vie.

VALADE Jean-Michel: 100 ans en Limousin: chronique au fil du siècle: 1901 – 2000. 1 vol. br, 320 p, ill., éd. Geste éditions, 20 €.

Magie des chiffres. Un siècle qui se termine pour s’ouvrir immédiatement sur un autre millénaire ne pouvait que conduire à essayer de fixer la trame du temps, année après année, dans un espace homogène réduit à la taille d’une région – le Limousin, en l’occurrence.  Jean-Michel Valade a relevé le défi, et il en résulte la chronique douce-amère d’un siècle qui, né dans l’insouciance de la Belle Époque, va réussir à exorciser les tragédies des deux conflits mondiaux pour léguer au IIIe millénaire un Limousin enfin désenclavé et, surtout, riche de la variété de ses espaces d’authentique « pays nature ».

 Divers
  • BAUDOIN Edmond: Portraits : Faux-la-Montagne. Recueil de dessins représentant les habitants de la commune du plateau de Millevaches. 1 vol. br, 192 p, illustrations, éd.  Constance social club (Faux-la-Montagne), 16 €.

Quand Edmond Baudoin dessine les habitants d’un village limousin… Et quand ces habitants lui racontent leur village. Le village Faux-la-Montagne est situé au sud du département de la Creuse, au centre du Limousin (intégré désormais au sein de la Nouvelle Aquitaine), sur une Montagne limousine qu’on appelle aussi, ici, le Plateau de Millevaches. Nous sommes ici dans ce qu’un très sérieux sénateur, auteur d’un rapport sur le sujet, a nommé en 2014 « l’hyper-ruralité ». Ce qu’en des temps où les mots étaient moins précautionneux on appelait le rural profond. Une semaine de résidence L’idée est née de réaliser un portrait du village qui ne soit pas collectif, mais pointilliste. Laetitia Carton, qui vit à Faux depuis huit ans et est depuis 2014 conseillère municipale, demande à son ami Edmond Baudoin de venir dessiner les gens de Faux. 61 d’entre eux (15 % de la population) ont accepté de se prêter à la pose.

  • DAVID Laurent : Un espoir en jaune. Bande dessinée. 1 vol. br, illustrations, éd . Les ardents éditeurs, 15 €

Après avoir vibré enfant devant les exploits des champions cyclistes, Florian Delprat devient lui-même coureur professionnel. Il rêve de porter un jour le maillot de leader, mais une terrible chute vient remettre en cause tous ses efforts…Une invitation à prendre la roue de ce jeune et attachant coureur limousin à la poursuite de son espoir en jaune !

  • GUILLEBAUD Christine: Crozant : pierres fabuleuses entre Sédelle et Creuse. Aquarelles de Pauline. Textes et photos de  Christine Guillebaud. 1 vol. br, non paginé, ill., éd. du Vergne (Lourdoueix-Saint-Pierre), 18 €.

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►NIVERNAIS – BOURGOGNE 

◘ Littérature
  • CATALAN Ignacio: Aline, fille du canal. 1 vol. br, 190 p, lexique, éd. de l’Armançon, 18,50 €.

En venant rendre visite à sa grand-mère, Paulin ne sait pas encore que sa vie va basculer. Un monde nouveau s ouvre au jeune Morvandiau, celui de la batellerie. Un monde insoupçonné. Le canal et ses usagers, éclusiers, gardes de navigation, charretiers qu on appelait canalous, toute une humanité, presque une communauté vivant par le canal et pour lui.

• CORNAILLE Didier:  Pardon Clara. 1 vol br,  440 p, éd. Feryane – livres en gros caractères, 22 €.

Antoine, Parisien, est tombé sous le charme des paysages du Morvan. Un jour de promenade, il découvre, choqué, une étoile de David taguée sur le portail d’une maison. La propriétaire des lieux, Clara, une vieille dame bienveillante, fait de lui son confident. Clara avait cinq ans lorsque ses parents ont été déportés. Elle a été recueillie par des voisins, qui ont été ses parents de substitution, et est devenue l’institutrice du pays.  Bien des interrogations la taraudent. Pourquoi la broche de sa mère se retrouve-t-elle, trente ans plus tard, portée par une de ses amies ? Qui connaît la vérité dans le village ?

  • DE LA VIGNE André : Le mystère de saint Martin. 1 vol. br, 468 p, éd. la Douix, 19 €

Nous sommes au mois d’octobre 1496. La ville de Seurre est témoin d’un spectacle étrange. Des scènes bizarres et horribles à la fois jaillissent de toutes parts : une armée de Turcs se lance dans un assaut terrible, l’empereur Jules César invoque Mahomet, des ariens discutent de la nature du Christ, un homme se suicide devant la foule, des bandits tendent une embuscade à des marchands avant d’être capturés et décapités par un bourreau hilare, des diables furieux surgissent du tréfonds de la terre et répandent dans leurs hurlements des flots d’imprécations… Le crime prospère, le drame est partout, la violence sourde à chaque coin de rue, mais en même temps, un homme curieux parcourt la ville, aimable et quiet. La fureur de ce monde glisse sur lui. Il se faufile dans le chaos avec douceur. Les anges lui sourient. Dieu est avec lui. Quel est ce drôle de type ? C’est un certain Martin, un saint ! Le voilà qui partage son manteau avec un pauvre. Que vient-il faire à Seurre ? Mystère… Mystère…

  • FORNERET Xavier: Voyage d’agrément de Beaune à Autun. 1 vol. br, 34 p, éd. . La Douix 3 €.

Un voyage de Beaune à Autun, ça n’a l’air de rien, comme ça : une flânerie ! Une baguenaude… Pensez donc !C’est mal connaître Xavier Forneret (1809-1884).  Avec ce poète beaunois, toute bagatelle prend des proportions homériques. Sa promenade en calèche devient une épopée, son repas à l’hôtel tourne à la tragédie, et ses problèmes de tapage nocturne semblent littéralement agréger tous les drames de l’humanité !
Tout se déforme sous sa plume d’une manière hilarante et burlesque. Et c’est ainsi qu’un simple voyage à Autun se transforme en une véritable odyssée… une odyssée petite-bourgeoise ! Ce Voyage, c’est une chanson de geste dans une chambre d’auberge !Mais n’est-ce pas, au fond, le rôle de toute poésie que de fouiller l’instant présent, même ordinaire, pour tâcher d’en extraire l’or du temps ?

  • ROLLAND Romain, ZWEIG Stefan: Correspondance : 1928-1940. Édition établie et annotée par Jean-Yves Brancy. 1 vol. br, 621 p, biblio, index, éd. Albin Michel, 32 €.

Le troisième et dernier volume de cette correspondance place d’emblée les deux écrivains dans un temps fort de l’Histoire, celui d’une rupture, d’un tournant sociétal marqué par la grande dépression de 1930. Ce désordre mondial a des répercussions à tous les niveaux de la société : chômage et récession, protectionnismes et replis sur soi, xénophobie et racisme, bref, tous les ingrédients d’une nouvelle guerre sont en germe. Le cadre temporel de cette correspondance est lui aussi éminemment symbolique. 1928 : le pacte signé par les grands pays condamnant le recours à la guerre et prévoyant à terme de la mettre hors-la-loi. 1940 : la France défaite est occupée par l’Allemagne nazie qui va mettre l’Europe à feu et à sang durant cinq ans. Cette décennie va être vécue avec intensité par les deux amis qui en retranscrivent l’atmosphère, les bruits et les couleurs, dans des lettres où l’on sent poindre une émotion sincère, entre inquiétude et exaspération.

 ◘ Histoire
  • ARFEUX Germain : Auxois. 1 vol. br, 144 p, ill., éd. La Douix (Lucenay-le-Duc), 10 €.

Connaissez-vous l’Auxois ? Non, bien sûr. Personne ne sait où se trouve l’Auxois. Qu’est-ce que vous lui voulez à l’Auxois ? L’Auxois ? C’est quelque part entre l’oubli et le néant, tout au bout de nulle part. On y croise quelques croquants, quelques moines, quelques Gaulois… Des ruisseaux bleus, des chemins verts, des vaches blanches… Buffon y vit, et saint Bernard, et même Vercingétorix – la vie y grouille, même chez les morts. Des châteaux, des abbayes et puis des villages, des villages par dizaines : Semur, Flavigny, Montbard, Pouilly, les Laumes, Toutry, Sombernon, Vitteaux, Bussy ! Toutes ces merveilles que nul encore n’avait célébrées. Tout cela c’est l’Auxois ! L’Auxois ? C’est la grande farandole de la vie et de la mort. Suivez la musique et entrez dans la danse.

  • ARFEUX Germain : Notre-Dame de Semur. 1 vol. br, 250 p, 32 p ill. couleur, éd. La Douix 25 €.

Notre-Dame de Semur, collégiale gothique du XIIIe siècle  : l’un des monuments les plus emblématiques de l’Auxois. Ce livre n’est pas seulement une description historique et architecturale de cette église, c’est également un effort pour en expliquer les œuvres, pour en comprendre les symboles et pour en pénétrer les mystères.

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►BERRY 

◘ Littérature 
  • BARRÈS Frédéric: Le petit monde. 1 vol. br, 145 p, éd. La Bouinotte éditions, 17 €

L’auteur nous conte le parcours initiatique d’un enfant à travers les aléas de la vie, en puisant dans ce qu’il apprend et ressent, à son échelle. Les scènes fondatrices se déroulent à Vatan, dans le Berry de la fin des années 60. Ce parcours explore le monde de sentiments universels, de la confrontation avec celui des adultes, des valeurs et de certains mystères. Tableaux enchâssés sur le fil du temps, comme autant de ces panneaux illustrés et figuratifs, que maîtres et maîtresses suspendaient au tableau noir de la classe. Nous suivons le personnage depuis le cours préparatoire jusqu’à la troisième. Par-delà l’école, il forge sa personnalité au fil des années, exprime ses doutes, ses attentes, et premières certitudes. Il s’agit d’un itinéraire doux-amer, éclairé par les découvertes et la tolérance. Cette chronique romancée est en partie autobiographique. Le lecteur s’évade dans un monde plus grand qu’il n’y paraît, pour vivre ou revivre autrement cette période instable et faussement ingénue, celle de l’ouverture aux autres. A suivre, Un monde plus vaste, puis, Les nouveaux mondes, consacrés à une  adolescence berrichonne dans les années 1970.

• JANQUIN-BENANTI Serge: Mes crimes en Berry. 1 vol. br, éd. Geste éditions, 19,90 €.

Toutes écrites à la première personne du singulier, ces nouvelles nous plongent dans l’intimité d’affaires criminelles singulières. Coupables ou simplement accusés, ces hommes ou ces femmes nous racontent leur vie : inexcusable, révoltante, pitoyable ou simplement ratée. Bêtes immondes qui nous révulsent, falots égoïstes ballottés par les événements, ou victimes brisées par la vie, ces hommes et ces femmes ont une histoire captivante du début à la fin. Profondément ancrés dans leur région, les narrateurs nous font découvrir les villes et villages de la Champagne berrichonne, des Boischaut et du Sancerrois. Un voyage en Berry au cœur des hommes et des terroirs !

• ZOTT Denis: La chute du cafard. Jeux dangereux en Berry.  1 vol. br, 600 p, éd. Geste éditions, coll. Geste noir, 16,90 €.

►Le Mendiant l’avait prévenu à son arrivée dans le Berry où il venait d’être muté. « Fais gaffe à ne pas rester trop longtemps, mon pote ! Et fais gaffe aussi aux jeunes ! Ici ils s’emmerdent. Mortellement…». Lorsque, en pleine période électorale, « Celui qui regarde à travers les murs » vole une photo dans une banque d’images ultrasécurisée et l’expédie par mail aux élèves du collège Colbert à Châteauroux avec le message « Vous la reconnaissez ? », c’est une bombe qui tombe sur la ville. En découvrant la photo, Anita, « le cafard », veut disparaître de la surface de la Terre, mais non sans faire payer les responsables de son humiliation. Elle les entraînera tous dans sa chute. L’effet domino sera dévastateur. Et gare aux dommages collatéraux. Le commandant Yann Lespoir, qui mène l’enquête, ne sera pas épargné. Le Mendiant l’avait prévenu.

◘ HISTOIRE

• BOURDELAS Laurent: Histoire de Limoges. 1 vol. relié, 272 p, ill, éd. Geste éditions, 35 €.

Toute l’histoire de Limoges ! L’aménagement d’Augustorium par les romains marque le début d’une histoire des plus riches. Dans cet ouvrage, Laurent Bourdelas, grâce aux recherches les plus récentes revient sur l’histoire de cette ville d’art et d’histoire. Limoges, capitale de la musique et de l’émail au Moyen-Âge, puis, plus tard, ville de la porcelaine, des luttes sociales, de la résistance… est aujourd’hui incontestablement une ville où la création est une tradition bien ancrée. Grâce à ce beau-livre, richement illustré vous saurez tout de la capitale du Limousin.

• GUILCHER Yves, PANIS Solange, RAVIART Naïck: Le Berry et ses bourrées. 1 vol. br, 310 p, ill.,  éd. Geste éditions, 25 €.

► La bourrée du Berry tient une place importante dans le répertoire actuel du bal folk. Mais que sait-on de sa provenance, de sa première vie au sein des milieux qui l’ont pratiquée et des renouvellements qui ont pu l’affecter au fil du temps ?
C’est à de telles questions que tentent de répondre, en conjuguant leurs compétences respectives, les trois auteurs de cet ouvrage, héritiers des recherches de leurs parents, Pierre Panis et Jean-Michel Guilcher. Après une première partie consacrée à la tradition berrichonne de la bourrée, une seconde la met en perspective avec ses antécédents identifiables, avant d’exposer ce qu’on peut dire aujourd’hui de certain sur l’histoire de la bourrée. Une description détaillée des répertoires clôt l’ouvrage, que complète un document audiovisuel ethnographique.

• ROBERT Annelaure, SIRERE Christophe: Le Cher. 1 vol. br, 216 p, ill, éd. Geste éditions, 35 €.

Comme la France, le Cher est une mosaïque de paysages très différents. Des forêts sombres de la Sologne au nord qui évoquent le roman phare d’Alain-Fournier, le Grand Meaulne aux étendues planes de la Champagne berrichonne, autour de Bourges où poussent la lentille du Berry, tous les paysages existent. Au sud, les collines du Boischaut sont parsemées de ses célèbres bouchures et à l’est, la vallée de Germigny est piquetée des dernières cheminées de la période faste des tuileries tout au long du canal de Berry. Des rivières sauvages, le Cher, l’Allier, la Loire ont entaillé cette terre millénaire.

• SAVY Robert: Le crépuscule des socialistes en Haute-Vienne: témoignage 1971-2016.  1 vol. br, 325 p, éd. Geste éditions, coll. Témoignage,  ill. n-b et coul, index, 22 €.

Partout, en Europe, les partis politiques sont en crise, inspirant aux citoyens de moins en moins confiance. Cette crise n’épargne pas les socialistes, là même où ils dominaient depuis longtemps la vie politique locale. C’est le cas en Haute-Vienne, où Robert Savy a vécu de l’intérieur cette évolution. Il a été l’un des acteurs du renouveau du Parti socialiste au temps de François Mitterrand, puis le témoin de son déclin progressif, sanctionné par la perte de Limoges en 2014. Son témoignage, d’une grande liberté de ton, nous fait entrer dans les coulisses de la politique locale, qu’on ne connaît guère. On y découvre une réalité contrastée. À des moments de grand élan collectif désintéressé succèdent des périodes où la compétition pour le pouvoir, avec les avantages qu’il procure, passe avant les convictions. À travers cette description très concrète de la vie interne du Parti socialiste en Haute-Vienne, Robert Savy révèle quelques-uns des maux dont il souffre partout : des responsables dont la politique est devenue le métier, un parti dont la base populaire s’est éloignée… Pourtant, conclut l’auteur, la gauche a besoin d’un grand Parti socialiste immergé dans la réalité sociale de son temps.

GÉOGRAPHIE – GUIDES

• ROBERT Annelaure,  SIRERE Christophe: Je découvre le Cher. 1 vol. br, 56 p, éd. Geste éditions, 4,90 €.

► Au cœur de la France, marqué par le fer et le feu, bordé par le plus grand fleuve de France, irrigué par la rivière du même nom, le Cher est le berceau de notre pays à travers Bourges, Jacques Cœur, Jeanne d’Arc et Charles VII. Des Stuarts de la Sologne aux industries de Vierzon, les paysages ont une forme d’éternité. Venez découvrir les recoins cachés admirés par les Japonais et la fête triomphante du Printemps de Bourges. Flânez dans le bocage ou la champagne à la découverte de principautés perdues et de races d’animaux sauvées. Le Cher a une personnalité fascinante que les auteurs exposent avec amour et sensibilité, laissez-vous guider vers ses recoins secrets.

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