◘ ARCHÉOLOGIE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS, EXPOSITIONS: N°7 (MAI – JUIN 2017)

Mise à jour : 17  juin 2017                    Contact: allier-infos@sfr.fr

ARCHÉOLOGIE

179e0190
Une reconstitution du Néris antique

◘ NÉRIS-LES-BAINS: APRÈS LES FOUILLES, L’ÉTAPE DU TRI ET DU CLASSEMENT 

  • Le site de Cheberne en cours de fouilles

    Dans les années 1980, Michel Desnoyers et des équipes d’archéologues, souvent des étudiants, avaient réalisé d’importantes fouilles sur différents sites archéologiques à Néris-les-Bains, que ce soit à Cheberne, au Péchin, aux Grandes Vignes ou aux Billoux. Ils avaient ainsi pu  exhumer des dizaines de milliers de vestiges gallo-romains, de toutes sortes. Depuis plusieurs mois, une équipe  constituée de Vincent Serrat, doctorant en céramologie à l’université de Clermont-Ferrand, de Simon Baraton et de Fabien Huguet, archéologues, a relevé un défi titanesque. Ils ont inventorié  et classé l’ensemble du « trésor », soit 2 000 cagettes renfermant chacune une centaine d’objets.

    Archéologues, élus et visiteurs sur le site de Cheberne en 2012

    •L’opération, débutée en 2016, s’inscrivait dans le cadre d’un programme collectif de recherches et de travaux  sur la cité antique de Néris-les-Bains et elle a bénéficié de deux contrats. Il y avait urgence à réaliser ce travail,  car, parmi les fragments de céramiques, les ossements, les enduits peints, les bronzes et autres vestiges mis au jour, on avait pu constater des signes d’altération. La totalité de l’inventaire a été retranscrite sur des bases de données, à destination des professionnels comme des étudiants. Les recherches nérisiennes sont toutefois loin d’être closes, puisque la plupart des sites déjà  fouillés renferment encore des milliers de vestiges.

◘ DISPERSION DE LA COLLECTION GIRARD À CLERMONT-FERRAND

3228091
Un morceau de sarcophage égyptien

• Le 22 mai 2017, à l’hôtel des ventes de Clermont-Ferrand a été dispersée une  très hétéroclite collection d’objets archéologiques. Elle avait été  réunie durant une quarantaine d’années par le Docteur Girard, qualifié par le commissaire priseur Philippe Jalenques « d’érudit local aux multiples facettes ». Elle comportait  plus de 200 lots aussi divers que variés, parmi lesquels se côtoyaient masque indonésien, morceau de sarcophage égyptien, vase de l’antiquité grecque et autres vestiges de civilisations disparues. Les ventes de ce type étant plutôt rares, celle-ci a ravi les amateurs, d’autant qu’il y en avait pour toutes les bourses, « de quelques dizaines d’euros pour un pot funéraire jusqu’à 6.000 €€ pour un haut de cercueil momiforme égyptien », selon les estimations. Celles-ci ont été confirmées puisque les enchères sont allées de 10 €, pour un crémier en métal argenté, jusqu’à 6 700 € pour une urne funéraire  de la civilisation zapotèque. On pourra retrouver le détail des enchères sur le site Interenchères. 

PATRIMOINE

Montlucon_Trudaine1
Plan de Montluçon au XVIIIème siècle, avec les 41 tours ponctuant les murailles de la cité

◘ MONTLUÇON:  JOURNALISTE ET  HISTORIEN À LA RECHERCHE DES TOURS  DE LA CITÉ  MÉDIÉVALE

  • La plus originale…Rue Porte-Bretonnie

    Que reste-t-il dans le paysage actuel des tours édifiées aux XIVè et XVè siècles et qui ponctuaient les murailles du Montluçon médiéval ? La cité était alors  dominée par son château, lui-même défendu par une enceinte comportant dix tours.  C’est pour répondre à cette question que Fabrice Redon, journaliste à La Montagne, a fait appel à un spécialiste, l’historien Olivier Troubat. Le résultat de leurs investigations a été publié dans La Montagne (3 juin). Point de départ de leur enquête,  un plan de la cité datant du  XVIIIè siècle, conservé aux archives municipales, qui recense effectivement  41 tours. En trois siècles, un grand nombre d’entre elles ont disparu sous les assauts des démolisseurs, au gré des transformations urbaines et des ventes. Il en resterait effectivement une douzaine, plus ou moins bien conservées. Olivier Troubat explique que  « pendant des siècles, Montluçon a été une ville fortifiée. Au XVIIIè siècle, la ville avait besoin d’argent. C’est là qu’on a commencé à vendre des tours et des fossés. Les murailles n’étaient pas adaptées aux canons ».

Le dossier publié dans La Montagne (édition de Montluçon) le 3 juin
  • La plus originale est la tour tronquée située à l’angle du boulevard de Courtais et de la rue Porte-Bretonnie. Elle abrite en rez-de-chaussée une brûlerie de café depuis 1962. Dans les années 1950, c’était encore « un endroit malfamé, un tripot avec des filles de joie», selon le propriétaire actuel.
Le château dominant la ville et le boulevard de Courtais dont le tracé  circulaire épouse celui des anciennes murailles
  • La mieux conservée, dite de La Tour Fondue…

    La mieux conservée, dite de la Tour-Fondue, du nom de l’ancien hôtel particulier abritant l’office de tourisme, auquel elle est accolée,  se situe au 67 boulevard de Courtais. Elle a été inscrite aux Monuments Historiques en 1935. Si les meurtrières ont été remplacées par des fenêtres, on distingue toujours la partie plate qui  correspondait à l’entrée de la Porte des Forges. Les seuls vestiges de tours encore prolongées par des murailles sont visibles dans le jardin des Remparts, en contrebas de l’actuel jardin Wilson  et deux d’entre elles ont même conservé leurs dimensions d’origine.

  • La plus récente, la Porte-Fouquet (XVIIè siècle), d’après une carte postale de 1905

    Enfin, la plus récente   date  du XVIIè siècle.  Situé au 8 rue Porte-Fouquet, elle témoigne de l’exil montluçonnais auquel la femme et  la mère de Nicolas Fouquet, avaient dû se plier, après la disgrâce du surintendant des Finances de Louis XIV. Installées au château  de la Gaieté et souhaitant disposer d’un chemin plus court pour se rendre à l’église Saint-Pierre, elles avaient obtenu le droit  de faire aménager une porte, à leurs frais. Celle-ci s’était ajoutée aux quatre autres existant déjà : les deux principales (Saint-Pierre et Le Marchio) et celles des Forges et de Bretonnie.

MONTLUÇON  AU CHEVET DE SON PATRIMOINE RELIGIEUX

  • L’église Saint-Pierre, enchâssée au milieu des constructions, au fil du temps

    Depuis le mois de janvier, l’église Saint-Pierre, la doyenne des églises montluçonnaises, édifiée au XIIè siècle, est l’objet d’importants travaux, avec la restauration des 154 m2 de la toiture de la nef. Un chantier qui fait suite à celui de la couverture du clocher. Pour ce faire, la charpente a dû être mise à nu et chapeautée par un échafaudage supportant une couverture en tôle. Selon le responsable du chantier, « La toiture était fatiguée, à bout d’usure. Il y avait des éléments de bois qui tenaient par miracle (sic). La charpente avait fini par s’incliner sur la droite».  Une restauration de la  charpente avait bien été réalisée dans les années 1950-1960, mais Richard Duplat, l’architecte en chef des bâtiments de France, considère que ces travaux  « relevaient davantage du bricolage ». On avait alors installé dans la charpente un portique en métal avec des tirants. Autre difficulté que doivent surmonter  les entreprises spécialisées dans les monuments historiques : l’accessibilité. Au fil des siècles, l’église s’est retrouvée enchâssée dans les maisons qui ont été construites autour, en se collant à ses murs. Une fois la toiture atteinte, les charpentiers doivent changer les éléments  « malades » sans prendre appui sur la nef. La voûte  étant accrochée directement sur la charpente, « si les intervenants s’appuient dessus, ils passent à travers ». La fin du chantier (313 000 €) subventionné à 80% est prévue pour septembre.

  • L’intérieur de l’église Saint-Paul, avec son ossature métallique originale

    Autre église qui nécessite des soins, l’église Saint-Paul dans le quartier de la Ville-Gozet. De style néo-gothique, elle a été construite dans les années 1864-1867, sur les plans de l’architecte parisien Louis Auguste Boileau. Elle présente l’originalité d’avoir été un des tout premiers édifices à structure métallique. Les colonnes et l’ossature en fonte ont été fondues par les ouvriers de l’usine Saint-Jacques. Déjà, entre 2004 et 2009, elle avait bénéficié de travaux d’ampleur avec la restauration de son clocher, revenu à son style initial, et des toitures hautes. Un chantier de plus de 3 M €.  Les travaux projetés, pour mettre fin aux infiltrations d’eau seront plus « modestes » (300 000 €) et porteront sur les murs du chevet ainsi que sur  la couverture et les murs de la sacristie.  Ils devraient débuter en fin d’année et durer environ 18 mois.

  • L’église Notre-Dame

    De même, en 2018-2019, ce sera au tour de l’église Notre-Dame de faire l’objet de travaux. La cour, située du côté du MuPop, sera remise en état et le toit des 3 chapelles, protégé provisoirement par une couverture métallique, sera restauré. Montant estimé : 550 000 €.

◘ MOULINS: UNE THÈSE POUR TOUT SAVOIR SUR L’HISTOIRE DU CHÂTEAU  DUCAL 

  • Celia Condello

    En avril 2016, Célia Condello, originaire de Cusset, a soutenu une thèse d’histoire consacrée au « Château ducal de Moulins (Allier), de Louis II de Bourbon à Anne de France : étude historique et archéologique d’une résidence princière (XIVè – XVIè siècles) ». Un pavé de 1 000 page  qui a nécessité quatre années de recherches, sur le terrain et dans les archives, et qui lui a valu une mention « Très honorable » de la part du jury, dans lequel siégeait notamment le Bourbonnais Olivier Mattéoni. C’est lors d’une visite du château ducal, alors qu’elle était étudiante à Lyon, en quête d’un sujet, qu’elle l’a choisi comme thème de sa future thèse. Selon elle, de nombreuses zones d’ombres dans l’histoire de l’édifice restaient à éclaircir et « cette thèse  (qui) mêle  l’histoire et l’histoire de l’art, part surtout d’une réflexion archéologique sur les bâtiments subsistants. C’est en cumulant et en confrontant ces diverses approches que l’étude  a pu être la plus complète ».

La Malcoiffée, au XVIIIè siècle… 
La Malcoiffée, de nos jours.

• Les deux premières parties de sa thèse s’adressent à un public motivé. Elles portent sur la mise en place des éléments archéologiques et historiques, ouvrant la voie à la troisième partie qu’elle juge «la plus intéressante». Il y est question  du château de Louis II de Bourbon, des matériaux utilisés, des systèmes de défense mis en place, ce qui n’exclut pas l’étude du « confort de la résidence ». Travailler sur un site qui n’est ouvert que partiellement et seulement en période estival depuis 2016, n’a pas été une mince affaire. Pour faire partager le résultat de ses recherches, Célia Condello envisage  dans un premier temps la publication d’un livre d’une centaine de pages, un condensé à destination des touristes. Mais, d’ici à 2018, elle compte bien  éditer sa thèse, dans une version nécessairement allégée et remaniée pour la rendre accessible à un public plus large. Rappelons que le château construit par Louis II de Bourbon a été transformé en prison à partir du XVIIIème siècle, une fonction qu’il a conservée jusqu’en 1983. Il a été racheté en 1983 par le Conseil général, prédécesseur du conseil départemental. Des campagnes de fouilles y ont été organisée entre 2011 et 2013.

Résumé de la thèse soutenue devant l’université Lumière (Lyon) le 8 avril 2016: Le château ducal de Moulins, s’il a subi diverses destructions, comporte aujourd’hui encore des éléments qui méritent d’être étudiés de près, afin de restituer son état initial. On connaît d’après les sources écrites au moins deux grandes campagnes de construction, la première fut amorcée par le troisième duc de Bourbon, Louis II, à la toute fin du XIVe siècle. La tour maîtresse « Mal-Coiffée » étant datée par dendrochronologie vers 1399/1400. Un second chantier d’agrandissement et de réaménagements débute après 1488, commandité cette fois par le duc de Bourbon Pierre de Beaujeu et son épouse Anne de France, sœur de Charles VIII. Cet agrandissement se terminera au tout début du XVIe siècle avec la construction d’un portique d’architecture renaissante, très précoce en France. Cette thèse mêle l’histoire et l’histoire de l’art mais part surtout d’une réflexion archéologique des bâtiments subsistants. C’est en cumulant et en confrontant ces diverses approches que l’étude a pu être la plus complète.

► INFOS PRATIQUES: POUR VISITER LA MALCOIFFÉE
Et la visite commence par…les anciens cachots

► Du 15 avril au  30 juin et du  1er septembre au 30 octobre, le château est ouvert aux visiteurs les mercredis à 14 h 30 et les samedis à 10 h.

►Du 1er juillet au 31 août, les plages d’ouverture sont plus larges : du lundi au samedi, de 10 h à 11 h et de 14 h à 17 h. Les dimanches, les visites s’étagent de 14 h à 17 h. La visite qui dure  1 h 30 s’attarde d’abord sur le passé carcéral du site, avant de monter dans les étages où sont abordés  l’histoire des ducs de Bourbon et leur quotidien. Elle s’achève par le courtine, avec « vue imprenable » sur Moulins.

◘  VICHY: LES DÉCORS DE SCÈNE DE L’ OPÉRA AU FIL DU TEMPS…EN  740 PAGES ET 1300 PHOTOS

  • Le Musée de l’Opéra de Vichy est le seul fonds d’Europe qui possède,en plus de ses projets de décors de scène, une centaine de décors historiques originaux des plus grands opéras du Répertoire. Tous ont été créés pour la scène du Grand Casino de Vichy, par son atelier de décors, dans la première moitié du XXe siècle. Pour mettre en valeur ce patrimoine exceptionnel, le Musée vient de publier un catalogue raisonné portant sur Les décors de scène de l’Opéra de Vichy, un ouvrage en deux tomes (740 pages)  rehaussés par une iconographie en noir et blanc et en couleur, riche de 1 300 illustrations.  Il sera disponible au prix de 55 € à compter du 1er juin, soit au Musée de l’Opéra, soit à l’office de tourisme de Vichy, mais aussi en librairie.
Antoine Paillet, directeur du Musée de l’Opéra

• C’est « une promenade dans les jardins de la mémoire » , écrit Alain Duault dans sa préface. L’idée a germé après la récupération d’anciens décors, dont ceux d’Aïda,retrouvés dans une grange à Chantelle, en décembre 2013. Elle s’est concrétisée sous la direction d’Antoine Paillet directeur du Musée de l’Opéra. Ce dernier, qui a succédé à Josette Alviset, précise toutefois que sans elle « ce catalogue n’existerait pas et (que)  le patrimoine de Vichy ne serait plus qu’un souvenir ».  Une équipe s’est ensuite  attelée à la tâche. Elle regroupe, outre Antoine Paillet, Fabien Noble, adjoint à la direction du musée de l’Opéra, Patrick Boyer, Sacha Mesniankine et Philippe Segard.

2 volumes, 740 pages et 1 300 illustrations

Le Tome 1  (416 pages) est centré sur les esquisses, les maquettes construites, les études préparatoires et la plantation de décors d’opéras et de ballets des spectacles donnés au Grand Casino de Vichy. Leur production se faisait dans les ateliers de décors situés boulevard Denière, à Vichy. L’ouvrage met notamment en valeur le décorateur Louis ContessaOn lui doit, en 1896, le nouveau rideau de scène du théâtre de Vichy ancré alors dans l’actuel Palais des congrès. À l’époque le Journal de Vichy le qualifiait de « peintre décorateur habile et délicat ». Il est également  le créateur des décors d’ Aïda, opéra joué lors de l’inauguration du Grand Casino en 1901, et de ceux de Faust. On relève aussi le nom de  Lucien Jusseaume qui œuvrait pour l’Opéra-Comique à Paris et qui s’installa, en pleine gloire, à Vichy pour y exercer son art. il est le créateur du rideau de scène du Grand casino installé en juin 1901. Autres personnalités évoquées, le décorateur Julien Grandjean qui « fut le premier chef résident de l’atelier de décor du Grand Casino », ainsi que Marcel Robert, son successeur, et  Maurice Boucard.

Une des maquettes de décor présentées dans l’ouvrage

►  Le tome 2 (328 pages), quant à lui, s’intéresse aux décors historiques et aux archives photographiques des décors conservés au Musée de l’Opéra. Les photographies, la plupart en noir et blanc, ont été prises par des photographes de la Société du casino, filiale de la Compagnie fermière qui gérait alors le Grand Casino. S’y ajoutent les photographies en couleur des  décors retrouvés en 2013, comme ceux d’Aïda, du Roi de Lahore, ou de Victoria et son hussard. Celles prises sur scène « sont pour la plupart issues des ateliers Arloing et Mougins de Vichy. ».

Infos pratiques : Les décors de scène de l’opéra de Vichy. Préface d’Alain Duault. 2 volumes cartonnés : Tome I : 416 pages – Tome II : 328 p, 1 300 illustration en noir et blanc et en couleur, éditions Musée de l’opéra de Vichy, 55 € . Contacts : 04 70 58 48 20

◘ LE PATRIOTISME DANS L’OEUVRE D’ÉMILE MÂLE

• Dans la revue Histoire, économie, société (2017/1, p. 106-127),  Raphaëlle Maraval,  traite du   » patriotisme dans l’œuvre d’Émile Mâle (1862-1954)« . Un important article qui aborde l’oeuvre de l’historien et académicien commentryen sous un angle original et que la jeune historienne résume ainsi :  « Le nationalisme a fait l’objet de nombreuses études et analyses. Il a ses historiens attitrés et ses figures de proue. Doit-on craindre d’être redondant en s’aventurant sur ce terrain de recherche? Il nous semble que le prisme à travers lequel nous avons coutume d’aborder la question pour la période 1870-1950 (nationalisme républicain universaliste ou nationalisme conservateur intransigeant)  ne prend pas suffisamment en compte l’existence, plus répandue qu’on ne le croit, d’un patriotisme ardent, sans être extrême,foncièrement républicain en même temps que conservateur. L’historien d’art religieux Émile Mâle, nous parait être une figure emblématique de ce courant de pensée ».

► Savoir plus: http://www.revues.armand-colin.com/histoire/histoire-economie-societe/histoire-economie-societe-12017

◘ VICHY: RÉOUVERTURE DU MUSÉE DES ARTS D’AFRIQUE ET D’ASIE

  • Le musée installé avenue Thermale, à Vichy

    Fermé au public en 2016, le Musée des arts d’Afrique et d’Asie, installé avenue Thermale à Vichy, a renouvelé ses espaces muséographiques, en portant de deux à cinq le nombre de salles dédiées aux expositions temporaires. Celle présentée lors de la réouverture en mai 2017 est axée sur le thème des critères esthétiques dans différents continents sous les intitulés :  « Culturoscope » , « Je suis beau »,  « La fabrique des animaux« . L’exposition est visible jusqu’au 31 octobre.

    Trois thèmes d’expositions à découvrir au Musée des arts d’Afrique et d’Asie

► Pour en savoir plushttp://musee-aaa.com/

◘ PROCESSION DES RELIQUES À CHANTELLE, VERSION 2017

L’église de l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle  avait bénéficié de nombreux dons de reliques rapportées de Terre sainte par des croisés.  Dans son Histoire de Chantelle (1862), l’abbé Boudant (1808-1867) en a publié la liste (p. 36-37) dressée par un religieux de cette abbaye en 1653 :  « 1 : du bois de la vraie croix… de la robe de Notre Seigneur et de l’Éponge ; 2 : du lait de la glorieuse vierge Marie et cheveux ; 3 :  des os des patriarches Abraham et Isaac; 4 : un des doigts de saint Pierre apôtre…« . La liste compte au total  62 numéros. La procession des reliques cessa en 1793 mais reprit en 1840.  Cette année, elle s’est déroulée le 28 mai. Le cortège était accompagné de la confrérie de l’Ordre des Fins Palais, de la Lyre chantelloise et des membres de l’association des Amis de saint Jacques en Bourbonnais.

◘ LES SOUS-VÊTEMENTS ONT AUSSI UNE HISTOIRE…

  • Au Donjon, l’association Loisirs et culture a organisé à la Maison du patrimoine, du 4 au 31 mai, une exposition sur le thème de l’évolution du  sous-vêtements de 1900 à nos jours, avec la participation de « Histoire2linge« . Lors du vernissage, Nathalie Trussac a donné des explications sur certaines pièces uniques et anciennes, ainsi que sur l’évolution des sous-vêtements. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les paysannes portaient comme unique sous-vêtement une chemise longue qui assurait l’hygiène du corps et l’isolait de la robe ; elles ne portaient pas de culotte jusqu’en 1830 ; puis apparurent les pantalons-culottes, fendus qui descendaient jusqu’au dessus des chevilles, puis toutes sortes de sous-vêtements, comme les soutien-gorges et autres.
La gare de Vichy, vue par Bellini

• Dans une vente aux enchères à Paris, le 21 avril 2017, figuraient de très nombreux tableaux d’Emmanuel Bellini (Monaco 1904 – Cannes 1989) présentant des vues de Paris, Nantes, Nice, Cannes, ainsi que 9 vues de Vichy peintes au début du XXe siècle, dont celle-ci représentant la gare, à la Belle époque (huile sur toile).

◘ FINANCEMENT PARTICIPATIF: LES MUSÉES S’Y METTENT AUSSI…

• Pour financer partiellement une œuvre d’art « multisensorielle«  à destination des personnes déficientes visuelles, le musée départemental de la céramique de Lezoux (Puy-de-Dôme), ouvert en 2007, a décidé de faire appel au financement participatif. Le conseil départemental compte récolter ainsi, via la plateforme Commeon, 8 000 € sur les 60 à 80 000 € nécessaires. Le projet court jusqu’au 14 juilet.  Baptisé « 25 m2 de vibrations » doit s’adresser à tous les sens, autres que la vue, sur une surface de 25 m2 et être transportable ». Sur les 27 artistes qui avaient fait acte de candidature,  trois ont été retenus et le lauréat sera connu fin juin. L’œuvre, parrainée par le sculpteur volvicois Thierry Courtadon devrait être dévoilée au musée au printemps 2018. Tout en faisant partie de ses  collections , elle sera itinérante et elle pourrait ainsi  être prêtée à des maisons du handicap.

► Pour en savoir plus sur le projet, le financement  et  les artistes sélectionnéshttp://musee-ceramique.puy-de-dome.fr/le-musee/commande-artistique.html

• En 2016, la Fondation du Patrimoine Auvergne a collecté 72 219 € de dons. Elle intervient pour soutenir des projets de restauration de chapelles et autres bâtiments religieux ou historiques.

L’église d’Hauterive a été construite sur les plans de l’architecte Abel Madeleine de 1863 à 1867, à emplacement de l’ancien édifice religieux devenu vétuste, seul son clocher ayant été conservé. Sa restauration a commencé en juin 2017. Le souhait de la municipalité est de lui redonner son aspect originel et de stopper  l’humidité qui la ronge.

◘ MOULINS ET SES MUSÉES S’AFFIRMENT COMME « UN VRAI PÔLE CULTUREL« 

Le CNCS à Moulins, premier site culturel du département en 2016, avec 72 000 visiteurs

• Sur les 905 000 visiteurs enregistrés  en 2016 sur 55 sites touristiques bourbonnais, le parc de loisirs du Pal  truste à lui seul 591 000 entrées (61%). Derrière pointent plusieurs sites à vocation culturelle. En tête, figure le Centre national du costume de scène à Moulins  avec 72 000 visiteurs. Il bénéficie ainsi de la dynamique de fréquentation liée à ses deux expositions temporaires annuelles.  À elle seule, l’exposition Déshabillez-moi, les costumes de la pop et de la chanson a pu séduire 32 000 visiteurs, au cours de l’hiver dernier.Loin derrière, on trouve Paléopolis à Gannat (23 000 entrées) et le MuPop, musée des musiques populaires à Montluçon (21 000 entrées contre 25 000 en 2015). Quant aux  trois musées départementaux,  ils cumulent 40 000 visiteurs. Selon le Comité départemental du tourisme, « Moulins  s’affirme comme un vrai pôle culturel ». Le CNCS, la Maison Mantin, le musée Anne -de-Beaujeu (Mab),  le Musée de l’illustration jeunesse, (Mij),  la Malcoiffée, le musée de la Visitation et le triptyque du Maître de Moulins concentrent à eux seuls 48% de la fréquentation globale… en dehors du Parc de loisirs du Pal.

Le Journal des arts a distingué le Centre national du costume de scène en le classant 4ème sur 126 dans le palmarès national 2017 des musées de communautés d’agglomérations et urbaines. Ce classement prend notamment en compte la programmation des expositions temporaires, un domaine dans lequel le CNCS a démontré son savoir faire. C’est ainsi que  la dernière exposition hivernale, dédiée aux costumes de chanteurs pop ou de variétés, a su attirer un public nombreux pour cette période en général plus creuse en terme de fréquentation.  Pour le Journal des arts,  avec une fréquentation moyenne en hausse de 20% en 2016, grâce aussi  à un public de fidèles,  c’est une belle performance   pour un musée « bien loin des chemins touristique internationaux« .

◘ FIN DE PARCOURS POUR HENRI HOURS AUX ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU PUY-DE-DÔME

• Directeur des Archives départementales du Puy-de-Dôme depuis 22 ans, Henri Hours doit prendre sa retraite en juillet 2017. Il a été honoré, le 29 mai, par le personnel et plusieurs personnalités dont le président du Conseil départemental Jean-Yves Goutebel. La numérisation des archives a été l’un de ses grands objectifs.À  ce jour, plus de 2,4 millions de documents sont disponibles sur le site qui se révèle comme l’un des plus riches à l’échelle nationale.

◘ UNE EXPOSITION AU MUSÉE DE LA MINE DE LA MACHINE (NIÈVRE)

•  « MERCI à tous » …Tel est le thème de la nouvelle exposition présentée au Musée de la Mine à la Machine (Nièvre), du 1er avril au 31 octobre 2017. Cette année, le musée a décidé de remercier l’ensemble des bienfaiteurs qui ont depuis de nombreuses années participé à l’enrichissement de ses collections. Sculptures, appareillages techniques, minéraux, fossiles, documents photographiques, archives, cartes postales, livres ont été déposés pour être conservés dans ses réserves ou présentés dans ses expositions permanentes. De nouvelles présentations ont ainsi été créées ou complétées : salle de fossiles, des minéraux, des modèles, hall des maquettes. Un grand centre de documentation a pu voir le jour et les archives ont été complétées, tandis que  les réserves ont été réorganisées.

• Ces dépôts ou dons, souvent anonymes mais toujours désintéressés, sont primordiaux pour le développement constant du musée et son inscription dans la mémoire locale. Ils permettent de mieux comprendre l’impact de la houillère sur la transformation de la ville, mais aussi  de mieux appréhender la vie des mineurs machinois et de pouvoir proposer de nouveaux espaces de visite.  Pour ses responsables, plus que toute chose, c’est grâce à la participation de chacun que le musée pourra continuer jour après jour son travail de collecte et de mémoire. Le vernissage s’est déroulé 18 mai, réunissant  élus, donateurs et visiteurs.

infos pratiques : Musée de La Machine : 1 avenue de la République 58260 La Machine (03 86 50 91 08). Le musée est ouvert  tous les jours, de 14 h à 18 h, du 15 juin au 15 septembre, ainsi que les dimanches et jours féries  du 1er mars au 14 juin et du 16 septembre au 31 octobre.

ASSOCIATIONS CULTURELLES

◘ LE CIERV POURSUIT SES RECHERCHES SUR VICHY

• Fondé en avril 2016, le Centre d’études et de recherches de  Vichy sur l’histoire de la France de 1939 à 1945, présidé par Jacques Thierry, compte déjà 300 adhérents. Il s’est donné pour but d’ouvrir la connaissance scientifique au plus grand nombre, sur une période complexe de l’histoire de France tout en combattant des idées reçues encore tenaces sur les années 1939-1945. Outre le succès qu’ont  connu en novembre dernier  les toutes premières  Rencontres initiées par le CIERV, Jacques Thierry se dit « agréablement surpris par  l’attrait que le grand public porte à (son) association ». Résolument apolitique, le CIERV fait appel  pour ses conférences à des  spécialistes de cette période sensible de l’histoire, universitaires  nationaux ou internationaux reconnus.

• Les Rencontres 2017 sont dores et déjà programmées et elles s’articuleront en deux parties :

Le 24 novembre, de 14 h à 17 h, au lycée Albert-Londres,il sera question des « Mémoires de la seconde guerre mondiale ».

Jean-Pierre Azéma, un des principaux intervenants annoncés pour les prochaines Rencontres

Le 25 novembre, dans les locaux de l’Aletti Palace, plusieurs conférences sont programmés sur le thème de « Une histoire culturelle des années 1940-1945 ». Parmi les intervenants, figureront des spécialistes renommés comme Jean-Pierre Azéma, Fabrice Grenard ou Jean-Pierre Rioux. Selon Michel Promérat, trésorier de l’association, il est « indispensable d’intéresser les plus jeunes à cette période de l’histoire ». Pour ce faire, une demi-journée sera dédiée à l’ensemble des lycéens de l’agglomération : « La transmission est importante et je ne pense pas qu’il y ait un désintérêt des jeunes pour cette période, note Michel Promérat qui connaît bien la question pour avoir été professeur d’histoire et Inspecteur pédagogique régional. Il faut simplement qu’ils aient l’occasion d’en entendre parler ».

Le samedi 22 avril, à l’Aletti Palace, François Romon (Université de Paris Nord) a donné une conférence consacrée aux « écoutes radio dans la Résistance française : le rôle des écoutes d’Hauterive». Dès le lendemain de l’armistice, Gabriel Romon (le père du conférencier) et quelques-uns de ses camarades, officiellement devenus  ingénieurs des PTT, restèrent secrètement officiers de l’armée de terre et interceptèrent les messages radio de l’occupant. Des écoutes « au son » eurent lieu notamment au centre principal du Groupement des contrôles radioélectriques basé à Hauterive, dans la tour carrée du château des Cours (actuelle mairie). Parmi les membres de ce réseau beaucoup ont payé leur engagement de leur vie, comme Gabriel Romon, mort en déportation

► Pour en savoir plus : http://cierv.fr/conferences/

PASSAGES EN REVUE(S)

Les Amis de Montluçon

  • L’association que préside Jean-Paul Michard a publié en mai son bulletin annuel (n°67 – année 2016), toujours aussi copieux. Il s’ouvre sur un article intitulé  Bien-Assis 2016 dans lequel sont évoqués  la fin de la restauration des peintures par Jean-Yves Bourgain et l’attribution du prix Émile Mâle 2016 : « Depuis plus de quarante ans, Bien-Assis est l’objet de travaux de sauvegarde, de restauration et d’aménagement, écrit Jean-Paul Michard. D’autres travaux seront à prévoir dans les prochaines années car, comme l’écrivait André Guy en 1972 : “ Beaucoup reste encore à faire mais les Amis de Montluçon sont fiers de leur château de Bien-Assis. Ils l’ont acquis pour le sauver. Certes, tout n’est pas fait dans ce domaine, mais nous sommes sur la bonne voie” »

Au sommaire du Bulletin: Émile Mâle et les écrivains bourbonnais : Villon, Banville, Achille Allier, Guillaumin, Valery Larbaud (Raphaëlle Maraval) – L’Épuration en région montluçonnaise (1944-1949) (Jean-Paul Perrin) – Les finances des seigneurs de Bourbon et leurs créanciers au XIIIème siècle (Dominique Laurent) – Édition de documents : Enquête de commodo et incommodo relative à la réunion de la paroisse de Saint-Bonnet de Châteauvieux à celle de Notre-Dame de Montluçon (1674) (Samuel Gibiat) – Excursion de l’année 2016  dans les Combrailles en mai 2016 (Monique James) – Bilan des activités de la saison 2015-2016 et compte rendu de l’assemblée générale de décembre 2016.

• À la fin de 2016, les Amis de Montluçon comptaient 322 adhérents. Des effectifs stables par rapport à 2015

Société d’émulation du Bourbonnais

•  Bulletin du 2ème trimestre 2017 : Éditorial – Nécrologie : Pierre Étienne, dit Noël (Jeanne Chassard) – Qui étiez-vous Nelly Dionnet ? (André Recoulès) – Une terre fort disputée : Roussang à Langy (François-Xavier Duchon) – Regard touristique sur un loisir thermal : l’âne et son ânier à Vichy au XIXème siècle (Pascal Chambriard) – Bibliographie.

• La 107ème excursion annuelle de l’Émulation, qui se déroulera le 25 juin, aura pour cadre le Pays de Lurcy-Lévis.

Société bourbonnaise des études locales (S.B.EL.)

• Bulletin n° 349: Moulins et la guerre de 1870 (Marie-Thérèse Téty) – Les manifestations contre la vie chère en septembre 1911 (Dominique Laurent) – Bibliographie.

 Allier Généalogie (n° 117, mars 2017)   

  • La source Larbaud et l’établissement thermal (vers 1900)

    Éditorial de la présidente (Aline Berna) – Les entretiens d’Allier Généalogie: Jean-Louis Périchon, Charlotte Benoit – 1777 : La Fayette part à la conquête de l’Amérique (Aline Berna) – À la légation de Roumanie à Vichy, entre juillet 1940 et août 1944, il y avait des diplomates mais aussi des hommes de lettres (Maurice Sarazin) – Quartiers généalogiques – Larbaud aîné (Larbaud-Labry (1811-1895), frère, associé, puis concurrent de Larbaud Saint-Yorre (1822-1889) : contribution à l’histoire de la source et de l’établissement thermal Larbaud (Maurice Sarazin) – L’histoire d’un cheminement de meules achetées en Auvergne et livrées dans le Bourbonnais (Claude Ray) – Marcellin Desboutin, prince des bohèmes (Aline Berna) – La baraque Adrian de Broût-Vernet et ses milliers de petite sœurs (AlineBerna) – Louvel, l’assassin du duc de Berri (A. Berna)…

Allier Généalogie fondée en 1987 comptait 427 adhérents au 31 décembre 2016.

► Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs,

 • Bulletin n° 168 (1er trimestre 2017) : Histoire des bibliothèques de Vichy, 1866-2016 : 150 ans de péripéties (Fabienne Gelin) – A la recherche de Vichy antique : retour sur 150 ans de recherches archéologiques (Lise Augustin) – Note sur des pratiques funéraires à Lubillet-Lapalisse sous l’Ancien régime (Jacques Corrocher) – L’hôpital de Vichy de 1920 à 1970 (Dr Denis Wahl) – Voyage d’automne à Ebreuil et Chareil-Cintrat (Sylvie Wahl) – Vichy et ses environs en cartes postales et documents anciens (Dr Patrick Kessker, Alain Carteret, Michel Laval).

Azi la garance  (Broût-Vernet)

• La  feuille de Garance (n°39): Jean-François Glomet, Philippe Carré et  Isabelle Gonon, responsable scientifique de la mission archéologique, résument l’extraordinaire découverte d’un site mérovingien,  sur  la place de l’église, à Broût-Vernet:  « Jusqu’alors, tous nos travaux de recherches étaient le résultat d’exploration d’archives publiques ou privées, anciennes ou récentes. C’est la première fois qu’une découverte exceptionnelle se produit sur notre sol ! (…).  Sept sondages archéologiques ont été ouverts durant cette campagne de diagnostic, indique Isabelle Gonon. Ils ont permis de mettre au jour plusieurs niveaux d’utilisation du cimetière paroissial. Le décaissement de la place, en 1864, laisse supposer que les niveaux modernes ont alors disparu. Au nord-est de l’église, ils sont préservés. Les datations effectuées sur les ossements humains ont livré une réponse finale indiscutable. Les deux sépultures provenant des sarcophages fouillés sont d’époque mérovingienne (Ve-VIIe siècles). La sépulture localisée devant l’église, est datée entre 425 et 595 après J-C, tandis que le premier individu inhumé dans l’autre sarcophage l’est entre 575 et 640. Ces données confirment la présence d’une nécropole mérovingienne préservée. »  Philippe Carré conclut ainsi:  » Maints indices indiquaient un réseau routier plus ou moins dense à l’époque gallo-romaine et dont des tracés sont encore empruntés aujourd’hui. Les voies antiques auraient donc été entretenues entre la fin de l’empire romain et l’an mil, preuve de la présence d’une population sur place durant cette période. Ces découvertes archéologiques appellent un constat : l’éperon de Broût ne semble pas être au haut Moyen Âge le petit bois de broussailles dans lequel s’est retiré saint Mazeran au XIe siècle. »

• Fin juin,  paraîtra un nouvel ouvrage de Jean-François Glomet qui retrace L’étonnante histoire de Gaston Mazerolle, charcutier. Gaston Voguet, « le Caruso français , devenu  Marzolli, ténor de l’opéra. Il est préfacé par Josette Alviset, fondatrice du Musée de l’opéra de Vichy (1 vol. br, 110 p,  illustrations n-b et couleur, éd. Association Azi la Garance, 20 € – 27 € franco). Une souscription reste ouverte jusqu’au 25 juin avec prix préférentiel (18 €).

http://brout-vernet.over-blog.com/

► Aumance-Tronçais magazine

• Au sommaire du n° 60 (année 2017): Mes souvenirs de la douce ambiance qui régnait à Hérisson avant la déclaration de guerre de 1939 (Roger Vénuat) – À propos… (Jacques Gaulme) – Quelques nouvelles d’Hérisson – Scrutin de ballottage à Hérisson en 1908 …

Revue d’Auvergne

• n° 620/I, 2016: Des volcans aux nuages. L’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand(406 p.,30 €). L’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand ou OPGC est l’héritier direct de l’observatoire météorologique du puy de Dôme inauguré en 1876 et de la chaire de géologie de l’Université de Clermont-Ferrand créée vers 1860 par Henri Lecocq. Sa configuration actuelle date de 1985 lorsqu’il est devenu l’un des tous premiers observatoires des sciences de l’univers du CNRS et quand ont été agrégés à l’observatoire les laboratoires de météorologie et de géologie de l’université Blaise Pascal. Dans le volume I sont abordés l’histoire de l’OPGC depuis ses origines jusqu’à nos jours.  la 2ème  partie est dédiée à la présentation des services d’observation de la terre, dont l’OPGC a la responsabilité. Les chercheurs-enseignants et ingénieurs de l’OPGC dressent un état des lieux de la recherche actuelle sur les volcans et la Terre interne ou sur la dynamique et la chimie de l’atmosphère terrestre.

Groupe Patrimoine 71

• Fondé il y a quarante ans, le Groupe 71 s’est fixé pour objectif de promouvoir la découverte et la connaissance des différents patrimoines du département de la Saône-et-Loire. Son bulletin, Images de Saône-et-Loire propose chaque trimestre plusieurs articles, avec illustrations, sur 24 pages. Pour retrouver les sommaires des 140 premiers numéros, ainsi que la liste des collaborateurs et celle des communes ayant fait l’objet d’un article, on pourra se reporter au site du groupe Patrimoine 71.

http://www.groupepatrimoines71.fr/

•  Au sommaire de la revue Images de Saône-et-Loire (n°189): Préserver le patrimoine scolaire, oui mais pour quoi ? ( Patrick Pluchot) –  Hôtels et bureaux de poste en Saône-et-Loire (Alain Dessertenne) – Flaneries : Tournus, patrimoine mondial – Vous avez dit Thiard ?(Claude Peter Haverkamp) – Les mascarons de Chalon (Claude Elly) – Les chemins du Roman (Centre d’études des patrimoines du Charolais Brionnais) – Votre bibliothèque.

► Société Historique et Régionaliste du Bas Limousin (SHRBL)

Le numéro 218 de la 7ème série de la revue régionaliste et félibréenne Lemouzi vient de paraître, neuf mois après le décès de Robert Joudoux. Vu du Bourbonnais (Archéologie, patrimoine – mars-avril) a rappelé le rôle essentiel qu’avait joué ce dernier depuis 1959 dans le maintien puis dans l’essor de la revue et de la Société Historique et Régionaliste du Bas Limousin. il a  laissé derrière lui plus de 600 ouvrages, articles, critiques et textes. Sous la présidence de Paul Valière la SHRBL a donc décidé de poursuivre son œuvre et  un comité de rédaction s’est mis en place pour reprendre la diffusion de la revue Lemouzi, au rythme de 2 numéros par an, au lieu de 4 précédemment, compte tenu « de la difficulté de la tâche ». Il est piloté par Jean-Claude Blanchet, ancien conservateur général du patrimoine et Jean-Michel Valade, professeur d’histoire et auteur d’ouvrages historique. S’il n’est pas question de modifier l’esprit de la publication, il a été décidé en revanche de moderniser sa présentation, en la rendant « plus aérée, plus lisible, bien illustrée avec un cahier de 16 pages en couleur et une couverture entièrement remaniée ». Le comité de rédaction souhaite «élargir l’éventail des auteurs » en attirant « des étudiants en Sciences Humaines, en master (qui)  pourraient publier une synthèse de leurs travaux».

La nouvelle équipe de la SHRBL devant le centre Robert Joudoux

Au sommaire de Lemouzi n° 218: Une large place est consacrée à des hommages à Robert Joudoux. Figurent ensuite des articles sur des objets préhistoriques trouvés à Voutezac, Cosnac, Sadroc, Saint-Mexant, des contes en occitan, traduits en français, suivis de quelques pages sur «la Corrèze vue en 1801 par son premier préfet», le citoyen Verneilh. Le département comptait alors plus de 230.000 habitants et était très enclavé. Un important dossier de quarante pages, réalisé par Liliane Guillaumie, est consacré à  la verrerie de Saint-Jal (1785-1798). D’autres articles conduisent ensuite le lecteur à l’arboretum de la Sédelle, en Creuse, puis «du côté de chez Marcelle, de Chamberet au Mont Gargan» avant de s’arrêter sur le portrait de l’abbé Léon Lachèze. Dans ce même numéro, on  apprend que le département de  la Corrèze a adopté la commune de Courrières en 1943, une ville minière du Pas-de-Calais particulièrement sinistrée pendant la guerre, en lui accordant notamment une subvention de 500.000 francs. Un dernier article évoque l’histoire de Violetta Parck, un parc d’attraction installé dans les années 1920 à quelques kilomètres de Tulle et dont il ne reste aujourd’hui que des cartes postales anciennes. Enfin, Lemouzi se referme sur  la table des matières des numéros 201 à 217.

► Médioromanie (n° 14): Atlas des agencements territoriaux en France médiane

Ni du nord, ni du Midi...Telle est la devise de la Médioromanie, ou France médiane, dont le concept a été imaginé par Pierre Bonnaud, géographe né en 1931 qui a longtemps enseigné à l’université clermontoise. Cette Médioromanie, Jean-François Meunier, professeur d’histoire géographie à Cosne-sur-Loire, a cherché à la détourer, dans le n° 14 de la revue éponyme, sous le titre Atlas des agencements territoriaux en France médiane.  Il la définit comme « une large bande qui traverse tout le centre de  la France, des Alpes à l’Atlantique, où l’on observe des liens culturels et linguistiques qui dépassent la traditionnelle frontière entre langues d’oïl et d’oc ». Tout en s’avouant peu convaincu par le dernier redécoupage régional, il a exhumé les cartes des découpages régionaux appliqués à la France médiane, depuis la Révolution française.

Le Royaume de France et ses routes au XVIIIème siècle.

• Il s’est aussi penché sur  toutes les circonscriptions qui ont pu voir le jour, qu’elles soient  administratives, militaires, judiciaires ou religieuses . L’étude montre que la régionalisation n’est finalement pas un fait récent mais que l’idée à émergé, pour « favoriser le développement économique » dès le milieu du XIXème siècle. Entre 1791, au début de la Révolution, et 1941, sous le régime de Vichy, l’atlas de Jean-François Meunier ne  recense  pas moins de 26 propositions régionales, au gré des ajouts et des retraits, avec même une tentative de restauration des provinces d’Ancien Régime, le tout créant un « festival de provinces imaginaires ». Le département de la Nièvre apparaît ainsi comme un des plus instables, baladé tantôt entre l’option Berry-Bourbonnais, et l’option Bourgogne. Finalement, comme l’écrit Julien Rapegno dans Centre-France magazine, la seule constante est que « Chaque carte se doit de contredire la précédente ». (Médioromanie  n° 14Contact : jean.blanchon2@wanadoo.fr ou 04 73 79 10 26)

• Le Congrès de la Fédération des Sociétés savantes du Centre de la France se tiendra à Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne) du 25 au 27 mai 2018 sur le thème : Pèlerinages, échanges, cultures.

Société historique et archéologique du Forez :  Bulletin de la Diana (1er trimestre  2017) :

La municipalité de Montbrison en 1765-1768 – Un habitat rural fortifié : la maison de Chivet (Champoly) – Le pont Henri sur la Loire à Montrond – L.J. Gras (1868-1926), historien de la région stéphanoise – Entrées dans les archives de la Diana – Actualités.

Cercle d’études de la deuxième guerre mondiale, Thiers et sa région.

Marguerite Gonon, figure de la Résistance en Forez

 Bulletin n°37 (avril 2017): parmi les articles :  « Celles-sur-Durolle : un médecin lorrain dans la commune, de 1941 à 1944″ : le Dr Jacques Auer eut à soigner des pathologies caractéristiques dans cette période de restriction. « Arthun, Loire : Une visite inattendue : « Bonjour,Général! » : Marguerite Gonon (1914-1996), institutrice à Arthun y rencontra le comte Guy Courtin de Neufbourg (1988-1986), propriétaire du domaine de Beauvoir. Il s’engagèrent assez rapidement dans la Résistance, cachant des armes,organisant un maquis, recevant des parachutages. En 1948, le général de Gaulle et son épouse annoncèrent leu visite au château de Beauvoir ; il y furent reçus par le comte en présence de Marguerite Gonon et des anciens résistants de son groupe. Elle faisait partie de la Société historique et archéologique du Forez, la Diana ; elle mourut à Feurs, âgée de 82 ans après avoir publié notamment en plusieurs volumes, parus de 1933 à 1980 :  Chartes du Forez antérieures au XIVe siècle.

LES ARTS

PEINTURE ET ARTS GRAPHIQUES

JOËL ROCHE : UN ARTISTE QUI SAVAIT ALLIER « HUMOUR VERBAL ET HUMOUR PICTURAL  »

Joël Roche (1943-2017)

• Le dessinateur, graphiste et peintre  Joël Roche est décédé brutalement le 15 mars, à Willgottheim, en Alsace, où il s’était installé depuis plus d’une vingtaine d’années. Né le 8 septembre 1943 à Vichy, il était issu d’une vieille famille bourbonnaise. Son grand-père, Albert Roche, avait été négociant en vin à Montluçon. Son père, Maurice Roche (1914-1983)  avait fait toute  sa carrière dans l’administration préfectorale. Son intervention en juin 1944, à Tulle, avait permis d’épargner des vies face à la sinistre division SS Das Reich. C’est pourtant une toute  autre voie qu’avait choisie Joël Roche, passionné par le dessin.  Après avoir fait ses premières armes chez Publicis, il avait intégré l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg  dont il était sorti diplômé. Ultérieurement, il devait être couronné par le titre de Meilleur ouvrier de France, dans la catégorie illustrateur. Alors qu’il  travaillait  comme chef de publicité dans l’entreprise de chocolaterie Loriot-Meunier, il avait fait la connaissance de sa future épouse, Astrid Françoise Steiner, qui était alors maquettiste. Leur mariage devait être célébré en 1970, à Bischeim (Bas-Rhin). .

Le château de la Souche à Doyet, propriété de la famille Roche, de 1966 à 1992.

• En 1974, le couple avait opté pour le statut d’artistes indépendants en fondant son  propre studio de dessin. De l’imagination de Joël Roche,  qui dessinait aussi bien pour la publicité que pour la presse régionale ou le grand public, devaient naître « les Piroe », des personnages humoristiques, qu’il avait mis en scène dans plusieurs  albums. Avant de s’installer définitivement en Alsace, Joël Roche avait élu domicile à Doyet, au château de la Souche, qu’avait acquis son père en 1966 et dont  il avait hérité.  En 1987, dans le cadre des cérémonies liées au millénaire des Capétiens, Joël Roche avait présenté à la maison du vieux Montluçon l’exposition « Fleurs de lys et fleurs de pierre », une série de dessins consacrés aux vieilles bâtisses, châteaux-forts et demeures seigneuriales. On pouvait notamment y voir le Vieux Château de Montluçon, ainsi que des vues de Bourbon,-l’Archambault, Jaligny, Hérisson, Murat ou Chantelle. Quant à son épouse Astrid, elle présentait ses  peintures sur soie.

Sans titre

• En 1989, les deux artistes avaient récidivé avec  une nouvelle exposition « Nature sacrée et chants d’oiseaux » : « À travers la peinture sur soie, l’aquarelle ou la plume, les artistes ont restitué des sentiments, voulant souvent faire passer une émotion mais aussi une inquiétudes face aux atteintes à l’environnement », pouvait-on lire dans les Cahiers Bourbonnais (n°131).

• Dans cette même revue, il avait publié deux courtes bandes dessinées, Le pays d’Allen (n° 114 – 4ème trimestre 1985) et Je suis Bourbonnais (n° 126 – 4ème trimestre 1988). Sollicité par les vignerons saint-pourcinois, il avait accepté d’ illustrer la toute première Ficelle, en 1987. Une manière pour lui de défendre et de promouvoir le Saint-Pourçain qu’il considérait comme « le sang de sa terre natale ». Après avoir vendu le château de la Souche, en 1992, il avait quitté le Bourbonnais,  pour retourner avec son épouse en Alsace, où il avait poursuivi sa carrière artistique. Participant à de nombreuses expositions pour lesquelles il arborait  toujours chapeau et costume alsacien, il s’était ainsi forgé une silhouette aisément reconnaissable.

« Le pays d’Allen » (Cahiers bourbonnais n° 114 – 4ème trimestre 1985)…où l’on reconnaît les personnages caractéristiques de Joël Roche
Chevalier dans l’ordre national du Mérite en 2013

• Parallèlement à sa carrière artistique, Joël Roche s’était aussi beaucoup  investi dans le bénévolat, au sein de  la protection civile, de la Croix Rouge, mais aussi des sapeurs-pompiers volontaires,  ce qui lui avait valu, en 2013, d’être fait  chevalier dans l’ordre national du Mérite. Il était aussi soucieux de partager son art avec la très jeune génération, en donnant des cours de dessin. En 2016, il avait fait paraître, La résistance d’un secrétaire général de préfecture : les archives secrètes de Maurice Roche.  Un récit inédit d’après les archives et documents officiels originaux de son père qui avaient été   mis en dossier par l’historien Nicolas Mengus.   Les obsèques de Joël Roche,  célébrées le 20 mars en l’église de Willgottheim, ont suscité de nombreux messages de sympathie : « Un homme simple et honnête mais aussi, un humoriste qui d’un coup de crayon savait si bien et sans méchanceté, décrire le fil d’une actualité ou d’une situation » peut-on lire dans  l’un d’eux. De son côté, Jean-Pierre Petit, directeur des Cahiers Bourbonnais, écrit : «Joël nous a enchantés lors de son bref et fructueux passage en Bourbonnais. Astrid et lui-même nous ont laissé le souvenir de leurs aimables personnalités. Joël Roche alliait l’humour verbal à l’humour pictural avec talent, douceur et justesse. Il aima le Bourbonnais autant que le logis paternel de La Souche ».

img191
Quand Joël Roche affirmait sa « bourbonnitude » dans les Cahiers bourbonnais (n° 126-4ème trimestre 1986)

◘ UNE EXPOSITION RÉTROSPECTIVE À L’OCCASION DES 90 ANS DU PEINTRE PIERRE LAFOUCRIÈRE

• A l’occasion des 90 ans de Pierre Lafoucrière, la ville de Montluçon et la Galerie Ecritures proposent  du 3 juin au 23 juillet une exposition rétrospective de son œuvre, sous le titre  « Les Musiques du Silence ».  À cette occasion,  a été également présentée la monographie publiée par la galerie Ecritures, sous le titre Pierre Lafoucrière « Un Chemin de Lumière »

images (1)• Né en 1927 à Louroux-de-Bouble, au cœur du Bourbonnais, Pierre Lafoucrière, qui a exposé pour la première fois à l’âge de vingt ans,  s’est formé à l‘École des Métiers d’art de Paris, tout en suivant les cours de l’École supérieure Estienne. Au programme: un an de vitrail et deux ans d’arts décoratifs, avant de choisir la voie de l’enseignement. Aujourd’hui, il vit et travaille à Meudon, en région parisienne, et dans l’Allier, à Valignat. Si de nombreuses rencontres artistiques ont jalonné sa vie, deux d’entre elles  ont profondément marqué son parcours de peintre : celle de Paul Gay dans les années 1950 et celle de  Nane Stern en 1974. Parti de la figuration, il a très vite évolué vers une abstraction lyrique, très gestuelle. Proche du « Nuagisme » dans les années 1960, sa peinture est devenue ensuite plus violente, le graphisme plus incisif et les formes plus rigoureuses. Depuis quelques années, Pierre Lafoucrière « paraît être entré dans une perspective poétique dictée par une appréhension moins baroque, à la fois plus raffinée et plus écrite, de l’espace et du signe vital« . Puisant son inspiration dans « les paysages, la nature, les impressionnistes«  comme « Cézanne pour le dessin et Monet pour la couleur« , il affirme clairement qu’il n’y a pas de message caché dans ses œuvres: « Je ne travaille pas pour moi, je laisse les gens libres devant mon travail.  Ils peuvent aimer ou ne pas aimer ». Quant à l’absence de titre pour certaines de ses créations, il la revendique: « Le visiteur peut trouver son propre titre et sa propre évocation sans que je sois là pour le guider ».

  • À la fois peintre de la lumière et de la transparence, Pierre Lafoucrière est particulièrement inspiré par l’art sacré. C’est en revenant à ses passions premières, qu’il a réalisé des vitraux à Louroux-de-Bouble, mais aussi à Corny et Pont de l’Arche dans l’Eure. On lui doit aussi  ceux de l’église claustrale de Ligugé, dans la Vienne, une de ses plus importantes réalisations, avec pas moins de  35 fenêtres. Dernièrement, il a créé ceux du Centre diocésain de Saint-Désert dans la Sarthe.  Inspiré aussi par les auteurs, en même temps qu’ami des poètes, il a  illustré des éditions originales de J-M. Barnaud, d’Alain Borne, de Louis Dallant, ou encore d’Henri Kera et de  Jean-François Manier. Il a, par ailleurs,  calligraphié et illustré de manière monumentale la « Messe sur le Monde » de Teilhard de Chardin, acquise par le Musée Mandet, à Riom.

►L’exposition est visible à Montluçon  au Fonds d’art moderne et contemporain (rue des Faucheroux 03100 Montluçon) du mercredi au samedi de 14 h à 19 h et le dimanche de 14 h à 17h30 (Renseignements au 04 70 02 55 24), ainsi qu’à  la Galerie Écritures (1 rue Pierre-Petit 03100 Montluçon) du mardi au vendredi de 15 h à 18 h ainsi que le samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h – Renseignements au 06 70 09 36 63. Entrée gratuite.

Pour en savoir plus: http://www.pierre-lafoucriere.com/

LE PEINTRE FLORANE  À l’HONNEUR , À MONTVICQ,  LE 14 JUILLET

  • Florane, par Joseph Prémilhat

    L’association Florane et son époque s’est donné pour but de réunir les amateurs du peintre Florane, alias Louis Blanchard (1872-1939), afin de faire connaître son œuvre et de le situer dans le genre artistique de son époque.Vu du Bourbonnais, de son côté,  a consacré un article à la biographie du peintre et à ses œuvres.  Une exposition de ses tableaux aura lieu dans la salle de l’ancienne gare de Montvicq, le 14 juillet prochain, de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h 30.  Pour animer cette journée, des voitures des années 1930 seront également  exposées sur le terrain de l’ancienne gare ainsi que des objets  Art Nouveau et Art Déco.

Contact : 06 14 92 49 65

◘ (RE)DÉCOUVRIR JOSETTE BOURNET (1905-1962) ET SES TOILES

autoportrait_2
Josette Bournet (autoportrait)

Josette Bournet, née en 1905 à Vichy,  décédée en 1962, s’était fait  connaître comme peintre de portraits, de paysages, de marines et de compositions murales. En 2015 un musée qui lui est consacré a été installé au rez-de-chaussée du château au bourg de Saint-Félix et il présente chaque année une nouvelle exposition. Cette année, ce sont 58 tableaux illustrant les différents thèmes de Josette Bournet ainsi qu’une vingtaine d’œuvres en céramique qui sont présentés. Un site est par ailleurs dédié à la vie de Josette Bournet et à ses œuvres. On peut  y retrouver une série d’autoportraits et un panorama thématique des ses tableaux

► Savoir plus: http://www.josette-bournet.com

• Jusqu’au 31 mai, à l’Office de tourisme de Varennes-sur-Allier, Reidroc alias Jean-Pierre Cordier, a présenté une exposition d’une trentaine de ses œuvres, dessins et peintures, illustrations sur toile et papier, toutes  extraites de ses divers ouvrages.

 

◘ L’ÉCOLE DE MUROL S’EXPOSE

L’abbé Boudal, un des « pères » de l’école de Murol

L’abbé Boudal, qui fut curé de Murol pendant 44 ans, aimait la peinture et c’est ce qui le poussa  en 1911  à faire venir son ami Victor Charreton.  D’autres peintres séjournèrent à Murol créant l’école de Murol qui s’éteignit avec les décès de l’abbé Boudal (1934) et de Charreton (1936). Le souvenir de cette école fut  ranimé par Nicolas Chabrol dans les années 1990 et un musée fut créé en 2000 avec plus de 200 tableaux. Il  accueille aujourd’hui quelque 5 000 personnes chaque année. En 2006  a été fondée l’association des amis du musée de Murol qui acquiert des tableaux. Cette année une exposition rétrospective de dix ans d’acquisition est proposée jusqu’au 31 octobre. 70 tableaux ont été ajoutés à l’exposition permanente (http://www.musee-murol.fr)

La chapelle des Cordeliers,place Sugny, à Clermont-Ferrand, a accueilli du 19 au 23 mai 2017, la 22ème édition des Arts en balade, une exposition du Fonds départemental d’art contemporain présentant 140 artistes  et leurs œuvres.

◘ DÉCOUVRIR ALBERT VALLET, MODELEUR D’ARGILE

• L’exposition Albert Vallet, modeleur d’argile proposée du 20 mai au  30 septembre, au Musée du Grès de Saint-Amand-en-Puisaye,  est consacrée à la céramique architecturale, avec une trentaine de pièces . Elle retrace l’itinéraire artistique d’Albert Vallet (1923-2015), un céramiste hors du commun. En 1954, il avait installé four et atelier aux Grands Moussus d’Arquian, pour y développer une œuvre céramique de sculptures et de panneaux muraux en grès, exclusivement consacrée à la création de rondes-bosses et de reliefs, imprégnée des philosophies grecque et extrême orientales qui le conduisent à la réalisation d’œuvres monumentales. Albert Vallet a pu bénéficier de commandes publiques et ses œuvres  ornent aujourd’hui nombre d’établissements scolaires du Nivernais, que ce soit à  Saint-Amand-en-Puisaye, à Cosne-sur-Loire, à Dornes ou à Nevers.  Composées d’œuvres et maquettes, l’exposition décline les différentes périodes de sa carrière artistique : euclidienne, chamanique et cosmique.

• En parallèle, à la galerie l’art et la matière, l’association Terre de Création accueille l’exposition À la croisée du chemin, jusqu’au 2 juillet. C’est l’occasion de découvrir une diversité de créations mêlant art pictural et céramique à travers les œuvres d’Alain Gaudebert, Jean Gaudaire-Thor, François Marie Billard, Claire Boitel et Alexis de Raphelis.

Musée du grès : château de Saint-Amand-en-Puisaye : contact : 03 86 39 74 97 et musees@nievre.fr

►Galerie L’art et la matière: contact: 06 37 01 31 98 et galeriesaintam@gmail.com

 

MUSIQUE(S)

◘ LA BATTERIE, MISE À L’HONNEUR AU MUPOP de MONTLUÇON DU 1er JUILLET AU 31 DÉCEMBRE

Affiche2_Expo-RollAndSwing-2017• Après les expositions temporaires consacrées à Michel Polnareff (2015) et aux Années Disco (2016), le MuPop (Musée des musiques populaires de Montluçon) a choisi de mettre à l’honneur la naissance de la batterie en France et son histoire. Ce sera «Roll and Swing », une exposition riche d’une quarantaine d’instruments rares, visible du 1er juillet au 31 décembre 2017. C’est Philippe Nasse qui en assume le commissariat, en collaboration avec Éric Bourgougnon, conservateur du MuPop. Musicien et réalisateur de films documentaires sur les percussions, il a consacré une dizaine d’années à ses recherches sur l’origine des batteries en France. On pourra se reporter à l’article que Vu du Bourbonnais a consacré spécialement à cette exposition.

◘ LUTHERIE: DES ENCHÈRES EXCEPTIONNELLES LORS D’UNE VENTE À VICHY 

• Lors d’une vente de lutherie organisée à Vichy par Vichy Enchères, du 6 au 8 juin, plusieurs objets ont franchi le seuil des 100 000 €. Le record, avec 205 000 €, a été atteint par un violoncelle de l’école italienne du XVIIIème siècle, conçu à Milan entre 1755 et 1760 et œuvre de Carlo Fernandino  Landolfi. Il avait été mis en vente à 60 000 € pour une estimation initiale comprise entre 80 000 et 100 000 €. À signaler également un violon de 1770 qui a été adjugé à 138 000 € et un archet de Dominique Pecatte qui a trouvé preneur pour 100 000 €.

◘ ARCHÉOLOGIE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS, EXPOSITIONS: N°6 (MARS – AVRIL 2017)

MISE À JOUR  : 21 AVRIL   2017            CONTACT: allier-infos@sfr.fr

ARCHÉOLOGIE

◘ 176ème CONGRÈS DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE D’ARCHÉOLOGIE

  • Le 176ème congrès de la Société française d’archéologie se tiendra à Bourges du jeudi 22 au lundi 26 juin 2017. Il aura pour thème Bourges et le Berry, de la fin de l’âge gothique à la Renaissance (XIVe -XVIe siècles).

Le programme prévisionnel s’établit ainsi:

Jeudi 22 juin 2017 : Bourges, palais ducal : assemblée générale de la SFA, suivie de la séance d’ouverture du congrès, conférence introductive et conférence sur « Les chantiers de Bourges au temps de Jean de Berry ».

Vendredi 23 juin 2017:  Château de Sagonne, château d’Ainay-le-Vieil, château de Meillant. Bourges : conférence sur « Les vitraux de la cathédrale, XVe -XVIe siècles ».

Samedi 24 juin 2017: Bourges : cathédrale Saint-Étienne : architecture et vitraux. Ancienne abbatiale de Massay, château de Mehun-sur-Yèvre.

Dimanche 25 juin 2017:  Bourges : Hôtel-Dieu, deux maisons des XVe et XVIe siècles : maison de la ReineBlanche et maison Pelvoysin, hôtel Lallemant. Eglise de Jars, château de Boucard.

Lundi 26 juin 2017:  Bourges : église Notre-Dame, hôtel Jacques Cœur, hôtel des échevins , hôtel Cujas Aubigny-sur-Nère : maisons anciennes et ancien château des Stuart.

◘ 1966-2016: CINQUANTENAIRE DU CERCLE D’ARCHÉOLOGIE DE MONTLUÇON 

Maurice PIBOULE (1919-2011), fondateur du Cercle d’archéologie

Le Cercle d’Archéologie de Montluçon et de la région, fondé en 1966, a franchi le cap du demi-siècle d’existence. Pour marquer cet anniversaire et rendre hommage à son fondateur, Maurice Piboule  (1919-2011), il a organisé, le 19 novembre 2016, un colloque interrégional, Préhistoire de la France centrale. Actualité de la recherche. Une publication, en cours de montage, contiendra l’ensemble des interventions faites lors du colloque. Elle sera annoncée dés sa sortie et un  bon de commande sera mis en ligne pour les personnes  souhaitant acquérir l’ouvrage.

  • Études archéologiques, publication annuelle du Cercle

    Dès l’origine, le Cercle d’archéologie s’est fixé pour objectif de contribuer à une meilleure connaissance du passé historique et archéologique de l’ouest du département de l ‘Allier et des départements voisins. Pour ce faire, il participe à des prospections archéologiques. Ses recherches, menées en collaboration avec les Drac/Sra , s’appuient sur  des  cartes, des documents écrits connus, des cadastres anciens, des terriers, mais aussi  sur  la microtoponymie locale et  la tradition orale. Autres moyens mis en œuvre : la prospection aérienne, associée à l’observation du terrain au sol, ainsi que des prospections et fouilles subaquatiques. L’ensemble couvre toutes les époques, de la préhistoire aux temps modernes. Loin de se limiter aux seuls érudits et spécialistes, cette activité est ouverte à  toutes les personnes qui s’intéressent au passé de la région, quel que soit leur niveau de formation historique ou archéologique.

  • À ces recherches, s’ajoutent des séances mensuelles publiques, avec des conférences ou des communications faites soit par des membres du Cercle, soit par des conférenciers extérieurs, afin de présenter le bilan de leurs recherches.  Le cercle d’archéologie participe aussi à des animations, notamment en milieu scolaire, et il publie également un bulletin annuel, Études archéologiques, ainsi que des ouvrages portant sur les travaux de ses membres. La liste des Bulletins et des ouvrages disponibles figure sur le site du Cercle d’archéologie.
  • Après «Une agglomération biturige sur le plateau de Savernat à Quinssaines», conférence présenté le 25 mars  par Laurence Lautier, archéologue à l’INRAP, le programme des conférences pour la suite de l’année 2017 prévoyait :

29 avril : Le mobilier archéologique des fouilles du Péchin à Néris-les-Bains (Simon Baraton,  Vincent Serrat et  Lise Augustin, archéologues doctorants, Université de Clermont II).

20 mai : Les figurines de terre cuite blanches conservées au Musée Anne-de-Beaujeu à Moulins, Ier au IIIe siècle après J.-C (Zelda Puyfoulhoux, Archéologue Doctorante).

14 octobre : Archéologie du vignoble dans le bassin montluçonnais (Marie-Jo Malergue).

18 novembre : Le Cher, histoire et archéologie d’un cours d’eau (Virginie Serna, Archéologue subaquatique).

Cercle
Le bureau du Cercle d’archéologie, sous la présidence de Jacques perchat

◘ 16 décembre : Lyon St-Georges 4 – Le chaland gallo-romain du IIe siècle ap. JC
et sa restauration (Marc Guyon, Archéologue subaquatique, et Laure Meunier-Salinas, restauratrice chez ARC Nucleart)

http://cercle-archeo-montlucon.fr/

 

PALÉOPOLIS (GANNAT) REPART POUR UNE 5ème SAISON « AMBITIEUSE« paléopolis 3

• Après une année 2015 qui s’était soldée par la liquidation judiciaire de la société Fossilis, gestionnaire de Paléopolis, le parc a été repris en 2016 par la société Organicom. La saison, malgré une ouverture retardée, a permis d’attirer 25 000 visiteurs. Dans ce qu’il définit comme « un parc en reconstruction », son directeur,  Vincent Salesse, affiche désormais des objectifs ambitieux pour cette 5ème saison : la réduction du déficit d’exploitation, avec en ligne de mire, un futur retour à l’équilibre, et au moins 40 000 visiteurs attendus avant la fin de la saison, fixée au 5 novembre. Ultérieurement, il vise les 50 000 visiteurs annuels. De son côté, le conseil départemental, propriétaire du parc, a décidé d’y injecter 200 000 €, dont 150 000 € pour conforter la dimension de Paléopolis et 50 000 € pour améliorer les installations.

paléopolis 2

• Fort de ce soutien et pour séduire un public plus large, féru de nouvelles technologies, Vincent Salesse  compte jouer sur la complémentarité entre les aspects ludiques et scientifiques. Place d’abord à la réalité « virtuelle » et aux nouvelles technologies, avec la  Dino expérience . Le visiteur pourra « enfiler un casque de réalité virtuelle pour se promener au milieu de la flore et des dinosaures », le tout étant diffusé sur un écran. Autre nouveauté, le Paléo Nautilus, sorte de sous-marin qui conduira le visiteur à la découverte des fonds et  des reptiles marins, grâce à une multitude d’écrans et d’effets spéciaux. On pourra retrouver le numérique dans l’exposition permanente, La fascinante Histoire de la vie : « Grâce à la réalité augmentée, les visiteurs pourront orienter des tablettes pour voir les dinosaures en chair» et non plus seulement en os. PaléopolisL’extérieur a été également « soigné », avec trois nouveaux dinosaures grandeur nature : l’Iguanodon juvénile, la Platéosaure ou l’Arconvénator, installés dans le jardin. Leur arrivée se fera de manière échelonnée en avril, mai et juin. Le parc s’est aussi doté d’un parcours modules en bois consacré à l’histoire de la vie sur Terre, et d’une aire de jeux acrobatiques avec parcours de chasse aux œufs de dinosaures. Elle sera  opérationnelle dès les vacances de Pâques. Quant à l’espace “Jurassic Park avec ses jeux d’arcades qui connaît un réel engouement chez les plus jeunes, il reste en place tout comme les six  dinosaures articulés, les  animatronics.

140313211208_exposition-permanante-iv-luc-marie-paleopolis_luc-marie-paleopolis_ • Le développement du ludique ne signifie pas pour autant le reniement de l’aspect éducatif, première raison d’être de Paléopolis : «  Dans chaque animation, nous injectons une dose de connaissances scientifiques. Ça reste notre obsession», confie Vincent Salesse. S’y ajoutent les expositions dont l’exposition permanente présentée sur 600 m2, qui  traite de « La fascinante histoire de la vie » Elle « retrace l’histoire commune des habitants disparus et actuels de notre planète, avec plus de 300 fossiles et squelettes d’espèces comme le célèbre T-Rex, la Méganeura, ou encore le Dunkleosteus, un poisson cuirassé de 5 m de long ». Par ailleurs, la collection de minéraux a été conservée. Du 1er avril au 5 novembre, Paléopolis disposera  donc de 31 semaines pour faire ses preuves séduire au moins 40 000 visiteurs.

Infos pratiques : Dates d’ouvertures: Paléopolis est ouvert du 1er avril au 5 novembre : les mercredis, week-ends et jours fériés et tous les jours durant les vacances scolaires de 10 h à 18 h et de 10 h à 19 h en juillet et août. Tarifs : Adultes (12,80 €), enfants de 5 à 15 ans (10,80 €), moins de 5 ans (4,20 €). Contact : 04.70.90.16.00.

► Pour en savoir plus : http://www.paleopolis-parc.com/fr/

Vidéo de présentation : http://www.allier-auvergne-tourisme.com/culture-patrimoine/sciences-nature/paleopolis-393-1.html

  • Le musée départemental de la céramique à Lezoux avait ouvert ses portes, le 14 mars 2007. Pour fêter ses dix ans il a prévu de nombreuses animations.
  • Joseph DECHELETTE

    L’association Joseph Déchelette, présidée par Gilles Déchelette, son arrière petit-neveu, avait permis la publication d’un livre : Joseph Déchelette, un précurseur de l’archéologie moderne (Errance, 2014). Elle a lancé un projet de DVD en l’honneur du « précurseur de l’archéologie européenne« , fouilleur emblématique de Bibracte. Il s’agit d’un reportage de 10 à 15 minutes avec comme point fort le savant, son œuvre et le musée qui porte son nom à Roanne. Joseph Déchelette,né à Roanne en 1862, se rendit pour la première fois à Bibracte en1884 ; il y mena 4 campagnes de fouilles. Il est mort pour la France le 3 octobre 1914. Ses ouvrages font encore référence (www.associationjosephdechelette.com).

COUP D’ŒIL SUR LE LIMOUSIN

◘ LA REVUE LEMOUZI  POURSUIT SA PUBLICATION, APRÈS LA DISPARITION DE ROBERT JOUDOUX

  • Robert JOUDOUX (1939-2017)© Centre France – La Montagne

    Le 21 juin 2016, à Tulle, disparaissait à l’âge de 78 ans, Robert Joudoux, historien, homme de lettres autant qu’ardent défenseur de la culture limousine et de la langue occitane, auxquelles il avait consacré une grande partie de sa vie. Né en 1939, à Brive, il était issu d’une vieille famille paysanne de la Basse-Corrèze. Son père, Pierre Joudoux, lui-même érudit et historien, était ingénieur des Ponts et chaussées et inspecteur des Transports de la Corrèze. Après avoir fréquenté le lycée Edmond-Perrier, à Tulle, Robert Joudoux avait poursuivi de brillantes études, au lycée Louis-le-Grand, à Paris, puis à La Sorbonne.  Titulaire d’une maîtrise de lettres classiques et d’un doctorat d’études latines, soutenu devant l’université de Bordeaux, il était devenu professeur de lettres classiques au lycée Edmond-Perrier, là même où il avait étudié. Il devait y rester  jusqu’à sa retraite, en 1999. Il avait aussi enseigné l’occitan et  l’histoire  régionale.

    Lemouzi (1931), un des derniers numéros de la première série

    • Au delà de ses activités professionnelles, il avait su fédérer tous ceux qui souhaitaient partager ses combats culturels : la défense de la langue, de la culture, des traditions et de l’histoire du Limousin en général et du Bas-Limousin en particulier. La protection  et la valorisation de ses  sites  historiques et monumentaux était une autre de ses préoccupations. Sa passion pour la culture limousine l’avait conduit à créer en 1959, alors qu’il n’avait que vingt ans,  la Société historique et régionaliste du Bas-Limousin, reconnue d’utilité publique en 1976. Dès  1961, il avait redonné vie à Lemouzi, la revue  régionaliste et félibréenne du Limousin. Fondée en 1893,  elle avait disparu du paysage en 1931, après avoir connu quatre séries de publications ainsi que l’avait rappelé Robert Joudoux en 2009 dans le numéro du cinquantenaire:

    Joseph Roux (1834-1905), fondateur de Lemouzi, « autoritaire mais fin lettré »

    •  » La première et seconde le furent de novembre 1893 à décembre 1904, sous l’égide du majoral chaptal  Joseph Roux (1834-1905), très autoritaire, mais fin lettré, décédé le 4 février 1904. La troisième, toujours “revue franco-limousine, littéraire, artistique et traditionaliste”, paraît de  janvier-février 1905, jusqu’à la Grande guerre (juillet-août 1914), sous la direction de Johannès Plantadis (1864-1922), qui meurt le 22 février 1922, très handicapé depuis 1909. Et Joseph Nouaillac (1880-1947) prend les responsabilités rédactionnelles et directionnelles dès le n° 203 (1920) jusqu’au n° 311 (décembre 1931), gérant la 4ème série« , écrivait Robert Joudoux. Ce sera ensuite une longue parenthèse de trente ansjusqu’à ce que Lemouzi soit relancée. En quelques années et au prix d’un travail acharné, il en avait fait une revue trimestrielle de qualité, mêlant à l’histoire, la littérature et les traditions, la défense de l’occitan, la critique et  la bibliographie.  Il avait ainsi  amélioré au fil du temps aussi bien le contenu que le « contenant », faisant de Lemouzi une revue de belle facture. Avec  les 217 livraisons trimestrielles de la revue, prolongées par l’éditions de livres et de numéros spéciaux, Robert Joudoux a contribué à la publication de plus de 600 ouvrages, études, articles et critiques de livres.

  • Lemouzi (1971), relancé en 1961 par Robert Joudoux

    Passionné par la recherche scientifique, ils’est investi tout au long de sa vie dans un travail considérable et désintéressé afin de sauvegarder et de consigner par écrit des pans entiers du patrimoine occitan. Au total, avec plus d’un demi-siècle passé à porter Lemouzi et la société historique du Bas Limousin qui lui était liée, Robert Joudoux était probablement l’un des présidents de sociétés savantes de France ayant assumé le plus long mandat. Une lourde tâche qui lui avait valu reconnaissance et honneurs: il était commandeur des arts et lettres et il  avait aussi reçu des distinctions honorifique pour son combat en faveur de l’occitan et il était ainsi devenu  majoral du félibrige, un titre qui faisait de lui un membre du Consistoire des majoraux du Félibrige. L’homme était aussi soucieux de conserver les témoignages du passé pour les générations futures, ce qui l’avait poussé à constituer un fonds documentaire particulièrement riche, les fameuses « Collections Lemouzi ». À trois reprises, en 1966, 1974 et 2001, il avait fallu procéder à des déménagements, que Robert Joudoux qualifiait de « désastres uzerchois« .  Le  dernier avait été le transfert des collections  depuis le  château Bécharie, pour lequel la municipalité d’Uzerche  avait pris un arrêté de péril en octobre 2001, jusque dans des locaux provisoires mais malsains, attribués par la même municipalité.

  • Le Château Bécharie, à Uzerche, siège de Lemouzi de 1974 à 2001

    Devant la « marée montante » de ces trésors accumulés, et à cause de l’indigence des nouveaux locaux, il avait fallu se résigner à   transférer les collections entre septembre 2002 et mars 2003, d’Uzerche, où la Société avait son siège, jusqu’à Tulle, dans les anciens locaux d’un grossiste, installé sur la zone de la Solane. Selon Jean-Marie Courteix, vice-président de la société historique du Bas-Limousin,  « sur le plan historique, mais aussi linguistique et traditions du terroir, (c’est) une des plus belles collections du centre de la France ». Un trésor documentaire doublé d’un stock hétéroclite d’objets et de vestiges de toutes périodes, issus de dons, mais aussi de trouvailles et de fouilles réalisées par Robert Joudoux.

    La zone artisanale de la Solane, aux portes de Tulle, où s’est installé  Lemouzi depuis 2002

    • Pour rendre possible l’acquisition du nouveau site, à la dimension des collections, une souscription avait été ouverte et Robert Joudoux avait consenti un important don financier à la Société (plus de 45 000 €). Avec d’autre membres bénévoles, il avait  participé aux travaux d’aménagement, au déménagement  et à l’installation des collections : «Robert Joudoux était un amoureux de la Corrèze et du Limousin. La revue Lemouzi était son enfant et il a accompli un travail colossal, en veillant sur elle, jusqu’à ses derniers jours », rappelle Jacques Soulier, actuel secrétaire général de la Société historique et régionaliste du Bas Limousin.

  • Lemouzi: des numéros spéciaux ou thématiques et des livres

    Robert Joudoux disparu, l’association a donc à cœur de préserver  cette masse extraordinaire de témoignages du passé corrézien, mais elle devra résoudre les questions de sa conservation, de son tri et de son référencement, pour lui assurer un avenir. D’où un appel renouvelé à toutes les bonnes volontés, entre bénévolat, mécénat et expertises diverses. L’homme, la revue et la société historique s’identifiaient à un point tel que le principal danger était que Lemouzi ne survive pas à la disparition de celui qui l’avait relancée. C’est ce qui avait failli arriver, par exemple, en 1983, avec les Cahiers Bourbonnais, suite au décès de leur père fondateur, Marcel Genermont (1891-1983). Comme Robert Joudoux, ce dernier avait veillé jusqu’à son dernier souffle sur la revue. Heureusement, de nouvelles bonnes volontés s’étaient manifestées et, après une année d’interruption, la revue avait pu être relancée.

    Paul VALIÈRE, président de la SHRBL

    Lemouzi aura finalement connu  une histoire identique : après quelques mois de réflexion, le nouveau président de la société historique et régionaliste du bas-Limousin, Paul Valière, épaulé notamment par Jean-Michel Valade, a décidé de reprendre le flambeau. Le n° 218 (série 7) de la revue, riche de 160 pages,  est sorti en mars 2017, tiré à 700 exemplaires. Au cours de l’année, deux autres numéros devraient paraître, avant que Lemouzi n’adopte, dans un premier temps, un rythme semestriel : « Le sérieux et l’originalité des sujets traités demeurent (…) mais la revue a été modernisée, aérée, adoptant une police de caractère unique (le Garamond), présentant un sommaire des thèmes abordés et valorisant les photos », pouvait-on lire dans l’édition limousine de La Montagne.

  • Jean-Michel VALADE

    Pour Jean-Michel Valade, membre du comité de rédaction, lui aussi professeur d’histoire à la retraite et auteur de livres historiques, « L’objectif est aussi d’ouvrir Lemouzi à des étudiants en sciences humaines, qui pourraient y publier la synthèse de leurs travaux de master 2. Chacun peut écrire dans cette revue historique, sous réserve de proposer au comité de lecture un texte correspondant à l’esprit de la publication». La relance de Lemouzi étant réalisée, une autre projet de taille attend l’association qui devra remettre un peu d’ordre dans les locaux tullistes de la zone de la Solane, avec un double objectif: mieux accueillir les chercheurs, auxquels les très riches archives sont ouvertes chaque samedi, à partir de 14 h 30, et créer un véritable musée, objet du legs qu’avait fait Robert Joudoux à la Société historique et régionaliste du bas Limousin. Il faudra aussi s’atteler au tri du fonds Maschat et à la restauration d’un tableau représentant l’ancien élu tulliste, concomitamment au  lancement de cours de langue limousine, à l’ouverture d’une salle de lecture et à l’organisation de promenades à thèmes sur les lieux de fouilles passées…

    Robert Joudoux lors d’une assemblée générale de la SHRBL (septembre 2013)

    • Un programme riche et varié mais aussi particulièrement  lourd pour ceux qui le mettront en œuvre. « Mon rôle est, autant que faire se peut, de galvaniser la recherche limousine, d’inciter les autres à créer, à écrire ! De rappeler les vérités de notre enracinement ancestral et d’éviter, comme disait mon ami Pestour, que le Limousin devienne « un simple nom écrit sur une pierre! » » avait déclaré Robert Joudoux en 1983, à Objat. Mission accomplie que ses continuateurs auront à cœur de poursuivre.

Sur le site Gallica BnF, pour la période 1893-1931, on peut consulter 98 n° de la première série de Lemouzi: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34429635h/date

On pourra notamment y retrouver les numéros d’hommage à Joseph Roux (année 1905) et à Johannès Plantadis (année 1922)

◘ LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES DE LA CREUSE: UNE DOYENNE TOUJOURS TRÈS ACTIVE

http://www.ssnah23.org/index.php

• La Société des Sciences Naturelles Archéologiques et Historiques  de la Creuse (S.S.N.A.H.C.) a été  fondée en 1832, soit 13 ans avant la Société d’émulation du Bourbonnais. Présidée par Patrick Léger, elle est la doyenne des sociétés savantes du Limousin, mais aussi l’une des plus anciennes sociétés savantes de France installée en province. Elle est à l’origine de la fondation du musée de Guéret, en 1837,  dont elle a assuré la gestion bénévolement jusqu’en 1970. Chaque année, sont publiés de volumineux Mémoires auxquels s’ajoutent les volumes des Etudes creusoises sur des thèmes précis. Le  tome 61 des Mémoires (années 2015-2016) qui vient de paraître s’avère particulièrement copieux avec plus de 540 pages de textes  accompagnés d’illustrations. Au sommaire :

Patrick LÉGER, actuel président de S.S.N.A.H.C.

◘ ARTICLES: Michel Manville : Étude paléo-environnementale de la tourbière du Puy-Lautard (Saint-Pierre-Bellevue, Creuse) – Sébastien Bur : Réserve naturelle nationale de l’étang de Landes (Lussat, 23). Importance d’un haut lieu de la botanique régionale et caractérisation de la flore à enjeu – Serge Nénert : La question de l’exploitation de l’étain dans la Creuse – Patrick Léger : Notes de pré et protohistoire, année 2015 – Claude Bardon : Une trouvaille ancienne de monnaies romaines dans la commune du Monteil-au-Vicomte – Jacqueline Argant, Michel Manville : Nouvelles données sur les origines de Guéret – Florian Baret : Les Montceaux, commune de Ladapeyre (23), agglomération ou villa ? Etat de la question à partir des recherches récentes – Christophe Maniquet : Nouveau diagnostic autour de l’église d’Ahun (23). Douze siècles d’histoire révélés – Pierre M. Ganne, Pierre Rigaud, Marc Nénot : Bornes armoriées de Lioux-les-Monges et de Sermur (Creuse) –  Sylvie Dussot, Patrick Léger : Le mariage d’anciens soldats de la Creuse en 1810 –  Daniel Dayen :La suppression de la commune de Saint-Étienne-de-Versillat, 1825 – Alain Carof : Évolution des structures d’enseignement à Felletin aux XIXe-XXe siècles. III. – Felletin, un pôle d’enseignement pour le siècle – Stéphane Charles : La Société philharmonique de La Souterraine sous la IIIe République – Christophe Moreigne : Camille Barrère (1851-1940). De Martin Nadaud au Palais Farnèse – Pascale Bugat Creuse 1914-1918, les femmes dans la guerre – Marion Denis : Les travailleurs agricoles étrangers dans le département de la Creuse pendant l’entre-deux-guerres – Daniel Dayen : Chasse au bronze dans la Creuse : les statues envoyées à la refonte, 1941-1943 – Noëlle Bertrand Les croix type Crozant – Damien Fouqué : Le trésor d’orfèvrerie limousine du musée de Guéret – Marie-Jeanne Grosset-Clergeau Auguste Clergeau (1898-1967) – Anne Sauvannet-Salaün : Jean Lurçat : À propos de Liberté – Martine Mathias La tapisserie Le Vin de Jean Lurçat ou la joie de vivre retrouvée

◘ MÉLANGES:  Michel Bruniquel Autel gallo-romain de Blaudeix – Gérard Gouyet : Découvertes gallo-romaines dans la commune de Lafat – Gérard Gouyet, Patrick Léger : Sépultures gallo-romaines découvertes en 1751 et 1817 à Rougnat, Saint-Fiel et dans les environs de Guéret – Gilles Le Hello : Une borne armoriée au Bezut, commune de Pontcharraud – Gilles Le Hello : Prisonniers des guerres post-révolutionnaires à Aubusson – Jean-Philippe BenoistEugène Pesas, un Creusois inventeur du vaccin contre la peste équine

Le dernier volume paru des Études creusoises

◘CHRONIQUES: Sébastien Bur, Karim Guerbaa, Joëlle Moulinat : Réserve naturelle nationale de l’étang de Landes (23, Lussat). Rapport d’activités 2015 – René Barret : Climatologie creusoise, année 2015: Charlotte GuinoisMusée d’art et d’archéologie de Guéret. Bilan des activités 2015 – Bruno Ythier : La cité internationale de la tapisserie à Aubusson. Rapport d’activités 2014 – Michel Manville : La maison départementale des patrimoines, année 2015 –  Pascale Bugat : Archives départementales de la Creuse. Bilan qualitatif de l’année 2015 et perspectives pour l’année 2016- Jacques Roger : Archéologie dans la Creuse en 2014 et 2015 – Andrée Bichet, Michelle Dayen, Claude AdolpheCatherine Giraud :Chronique des ventes publiques. Année 2015 – Jean-Marie Allard : Bibliographie creusoise 2015 – Sylvette Chaix Chronique de la Creuse, année 2015.

◘ VIE DE LA SOCIÉTÉ:  Patrick Léger : Procès verbaux des séances  – Colloque universitaire et célébration du centenaire du décès d’Henri Delannoy, président de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse de 1896 à 1915 – Jean-Pierre Verguet : 86ème  excursion. Samedi 29 aout 2015, Bourges.

► Pour en savoir plus:  http://www.ssnah23.org/index.php

73ème CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION DES SOCIÉTÉS SAVANTES DU CENTRE DE LA FRANCE À GUÉRET (19 – 21 MAI 2017)

  • Conversation_savanteLe 73ème congrès de la Fédération des sociétés savantes du Centre de la France se tiendra à Guéret du 19 au 21 mai 2017. C’est la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse qui aura, cette année,  la mission d’accueillir les représentants des sociétés savantes du Centre. Le thème retenu pour ce congrès est « Marches, limites, frontières en France centrale« .

Au programme de ces trois journées de congrès:

◘ PASSAGE(S) EN REVUE(S)

https://racf.revues.org/
  • Dans la Revue archéologique du Centre de la France (tome 56,  année 2017) accessible en ligne : « Découverte d’un nouveau site de hauteur fortifié du Bronze final 3 et du Premier Fer 3 : le Puy Saint-Romain à Saint-Maurice-ès-Allier (Puy-de-Dôme) » par Florian Couderc . Les fouilles effectuées en 2015 sur ce site ont révélé un mobilier abondant.
  • La terre à l’époque romane : exploitations, usages et représentations ; textes recueillis par Sébastien Fray et David Morel. Actes du 24ème colloque international d’art roman (Issoire,17/19 octobre 2014).

  • Au sommaire de la Revue d’Auvergne, (n° 619, 2016, 296 p) : La terre comme dernière demeure ; les pratiques funéraires à l’époque romane dans le nord de l’Auvergne : plusieurs opérations d’archéologie préventive réalisées entre 2009 et 2012 dans l’Allier ont permis d’apporter de précieuses informations sur les cimetières de l’époque romane ; grande variété de contenant et de pratiques funéraires, évoluant assez rapidement entre le IXe et le XIIIe siècles. À signaler : « Le site de Parais, à Brugheas, un ensemble remarquable d’aménagements semi-excavés et de céramique d’époque romane » (A. Poirot, S. Liégeard).
  • Cahiers d’archéologie & d’histoire du Berry (n° 211, décembre 2016 – 11 €) : Cathédrale Saint-Étienne de Bourges : regards sur les archivoltes des portails du jugement dernier et de Saint Étienne (B. Stiévenand) – Le conseil général du Cher : deux siècles d’histoire (Ph. Goldman) – Chroniques – Bibliographie régionale.

◘  À propos de … La Société d’Archéologie et d’Histoire du Berry est l’héritière intellectuelle et légale des sociétés savantes berruyères du XIXe siècle, puisque née de la fusion de la Société Historique, Littéraire et Scientifique du Cher (1866) et de la Société des Antiquaires du Centre (1867). Chacune de ces sociétés avait publié une cinquantaine de forts mémoires (1868-1945) ainsi que de précieux Bulletins mensuels, puis ensemble – sous le titre de Mémoire de l’Union des Sociétés savantes de Bourges – neuf volumes entre 1947 et 1962. Depuis 1965, la Société d’Archéologie et d’Histoire du Berry, embrassant l’ensemble de l’ancienne « Province de Berri », publie chaque trimestre des cahiers (in-octavo jusqu’en juin 1987, in-quarto depuis).

VIE DES ASSOCIATIONS

◘ LES AMIS DE MONTLUÇON

http://www.amis-de-montlucon.com/index.html

Les Amis de Montluçon proposent une série de conférences mensuelles dont le programme est régulièrement mis à jour sur le site de l’association. Pour les mois à venir,  la programmation suivante a été arrêtée, avec dores et déjà, quelques jalons posés pour 2018: 7 avril : Jean-Yves Bourgain : Les décors peints du château de Bien-Assis : une approche de datation- 21 mai : Excursion de printemps dans l’Indre: La basilique de Neuvy-Saint-Sépulchre – Le château de Sarzay – Visite de Sainte-Sevère et de la maison de « Jour de fête« , le film de jacques Tati– 9 juin : Marie-Noëlle de Grandy : Pierre Leprat (1849-1936), peintre et fondateur des Amis de Montluçon- 8 octobre : Séance de rentrée – 17 novembre : Guennola Thivolle :La commande de retables et de sculptures d’art sacré en Bourbonnais aux 17ème  et 18ème  siècles- 8 décembre : Jean-François Jarrige : l’abbé Clément et l’histoire du canton d’Huriel. Assemblée générale – 12 janvier 2018 : Marie-Jo Malergue : Le vignoble de Lavault-Sainte-Anne au XIXe siècle – 13 avril : Frédéric Paris : Au temps des loups en Bourbonnais.

La  Lettre des Amis de Montluçon (n° 211)

• Pour celles et ceux qui ne peuvent assister aux séances mensuelles, il existe avec La lettre des Amis de Montluçon, une possibilité de « rattrapage« . La Lettre qui en est à sa 211ème livraison (mars 2017) est téléchargeable gratuitement sur le site des Amis de Montluçon, depuis le n° 101 (saison 2005-2006). Chaque numéro comporte sur 4 pages un résumé de la conférence présentée, accompagnée d’illustrations en noir et blanc et en couleur. On y trouve aussi régulièrement, quelques informations sur la vie de la Société.

◘ SOCIÉTÉ D’ÉMULATION DU BOURBONNAIS

La Société d’Émulation du Bourbonnais a mis en ligne ses Tables récapitulatives portant sur la période 1976-2016, soit 40 ans de publications dans le bulletin trimestriel, en prolongement des séances mensuelles. On y retrouve l’ensemble des auteurs ayant collaboré aux travaux de l’Émulation, avec classement alphabétique. Un outil fort pratique pour  les chercheurs.

► http://www.societedemulationdubourbonnais.com/wa_files/BULLETIN_201976-2016.pdf

SOUVIGNY, thème de deux conférences de Jacques CORTEZ

Un programme riche et varié…C’est ce que propose la Société d’émulation dans le cadre de ses prochaines conférences: 1er avril: Les châteaux du XIXème siècle en Bourbonnais (Nelly Faure) – 22 avril: Le faubourg Chaveau et le faubourg de Bourgogne à Moulins (Georges et Christiane Chatard) – 6 mai:  Roman et autobiographie spirituelle dans l’œuvre d’Émile Clermont (Jeanne Bourcier) – 10 juin: Les fourberies du docteur Ploc (Pierre Duflos) – 25 juin: Excursion annuelle de l’Émulation – 2 septembre: La famille Treyve et l’évolution du paysagisme en Bourbonnais (Philippe Treyve) – 7 octobre: La sacristie prieurale de  Souvigny: architecture, peinture, sculpture (Jacques Cortez) – 4 novembre: État des lieux de la bibliothèque de la Société d’émulation du Bourbonnais (François-Xavier Duchon) – 2 décembre: La chapelle de l’église prieurale de Souvigny: du monde visible à l’invisible (Jacques Cortez).

Au sommaire du Bulletin de la Société d’émulation du Bourbonnais, (1er trimestre 2017): Éditorial (F. X. Duchon) – Procès-verbaux des séances – Nécrologies (P. Etienne-dit-Noël, Jeanne Chaussard) – Qui étiez-vous, Nelly Dionnet? (A. Recoules) – Une terre fort disputée : Roussanges (à Langy) (F. X. Duchon) – Regards touristiques sur un loisir thermal : l’âne et son ânier à Vichy au XIXe siècle (P. Chambriard) –

◘ SOCIÉTÉ BOURBONNAISE DES ÉTUDES LOCALES (S.B.E.L)

http://sbel03.fr/

• Au sommaire du n° 343 dÉtudes Bourbonnaises: Sylvestre Milanolo, un peintre italien de Varallo à Moulins (Marie-Thérèse Téty) – Regard sur les coutumes du pays et du duché de Bourbonnais (Jacqueline Vendrand-Voyer) – Bibliographie.

• Comme l’Émulation, la Société Bourbonnaise des Études Locales a mis en ligne une table récapitulative des articles publiés dans la revue Études bourbonnaise.

► http://sbel03.fr/wa_files/TABLE.pdf

◘ SOCIÉTÉ D’HISTOIRE ET D’ARCHÉOLOGIE DE VICHY ET DES ENVIRONS (S.H.A.V.E.)

http://shavichy.com/index.htm

• Présidée actuellement par Denis WAHL  La Société d’Histoire et d’Archéologie de Vichy et des Environs a été créée en 1937 par Dr Henry Walter. Elle vise à favoriser l’étude et la recherche dans le domaine de l’histoire locale, régionale… Elle s’intéresse également à l’art, au patrimoine, aux monuments, ainsi qu’à la généalogie, notamment celle des familles ayant des attaches avec la région. Huit fois par an, la Société tient des réunions qui sont ouvertes à tous. Ses membres ou des intervenants extérieurs y donnent communication de leurs recherches et de leurs travaux.

Les communications sont ensuite reprises dans le bulletin édité par la Société, chaque semestre. La SHAVE organise deux fois par an des voyages d’étude, un au printemps et un à l’automne. Le prochain aura lieu du 16 mai au 19 mai 2017 à Rodez – Albi. Le programme détaillé figure sur le site de l’association.

  • Le 18 mars, le Dr Denis Wahl a donné une conférence sur « l’hôpital de Vichy, 1920-1970 : de  l’hospice au Centre hospitalier« .
Émile Mâle (1862-1954)

• Raphaëlle Maraval, prépare une thèse sur « Émile Mâle [1862-1954] en son temps« . Invitée par la SHAVE, elle a fait une conférence à Vichy le 8 avril sur « Émile Mâle et  Vichy« , en se basant sur sa correspondance et ses agendas. Le fondateur de l’iconographie religieuse en France s’était replié à Vichy lors de la Seconde guerre mondiale. Il y rédigea ses derniers livres. Il fréquenta surtout les personnalités qu’il avait rencontrées lors de son séjour à Rome de 1923 à 1937. Il  donna une préface au livre du chanoine Léon Côte sur le prieuré de Souvigny, paru en 1942. Ce livre fut réécrit et publié en 1966 sous le titre : Moines, sires et ducs à Souvigny, le Saint-Denis bourbonnais ; Léon Côte écrit en avant-propos : « Le grand historien Émile Mâle était originaire de Commentry,la paroisse dont je fus chargé en 1939, quelques mois avant la deuxième guerre mondiale. C’est là que j’achevai l’histoire du Saint-Denis bourbonnais. Il voulut bien m’encourager, me donner quelques conseils. Quand je fus nommé à Vichy, en octobre 1941, il s’y trouvait à demeure, depuis plus d’un an. Mon manuscrit était près à partir pour l’imprimerie. Il désira le lire, et parut satisfait. Je n’osais pas lui demander une préface. Ce fut lui qui le la proposa ». 

• Au programme des prochaines conférences:

Samedi 15 avril  :  In memoriam…Histoire(s) et Mémoire(s) du cimetière de Vichy. Visite commentée du cimetière de Vichy réservée aux membres de la SHAVE (Aurélie Duchezeau).

◘ 16 au 19 Mai  : Voyage d’études à Rodez-Albi

Samedi 10 juin  : Une promenade littéraire à Vichy. (Christine Chaze) 

◘ ALLIER GÉNÉALOGIE

http://allier-genealogie.com/
  • Allier Généalogie, qui est l’une des deux plus importantes associations généalogiques bourbonnaises, a enregistré 88 023 nouveaux actes (naissances, mariages, décès) au cours de l’année 2016. Au 16 mars 2017, la base de données totalisait 3 534 746 actes.

• Au sommaire de la revue Allier Généalogie (n° 116 – décembre 2016) : Frédéric Fossaert : Les entretiens d’Allier Généalogie : L’affaire des Pions, racontée par Michèle Sternberg – Frédéric Fossaert : Ici LondresNobel d’aujourd’hui … Le français Jean Pierre Sauvage récompensé – Daniel Drijard : Nobel d’hier … Georges Charpak, prix Nobel de Physique 1992 – Vichy d’aujourd’hui, 2019, la reconnaissance de l’Unesco ? – Christine Chaze : Vichy d’hier, Emilia Pardon Bazan : une espagnole à Vichy – Nicole Périchon : En 1864, Albert Glatigny était chroniqueur à « La semaine de Cusset et de Vichy » – Noël 2016 : extrait de Guy de Maupassant, Oeuvres complètes – Quartiers généalogiques Marie Cante-Laurent- Philippe Vacher : Un meurtre à Langy – Maurice Sarazin : L’amiral Leahy, ami personnel de Roosevelt, ambassadeur à Vichy-  Maurice Sarazin : Valery Larbaud, un écrivain entièrement d’origine bourbonnaise –  Aline Berna : Les célébrations de Noël d’hier et d’aujourd’hui…(1 vol. br, 96 p, illustrations, 10 €  ou 14,38 € franco).

  • Dans le prolongement de ses livraisons trimestrielles, Allier Généalogie publie régulièrement des hors-série. Le dernier paru est consacré à L’ancien canton d’Ébreuil (95 p, 15 € ou 19,38 € franco). Il traite des communes d’Ébreuil, Bellenaves, Chirat-l’Église, Chouvigny, Coutansouze, Échassières, Lalizolle, Louroux-de-Bouble, Nades, Naves, Sussat, Valignat, Veauce et Vicq
  • Plus de 9500 noms de lieux de l’Allier et du Bourbonnais, c’est ce que propose sur une soixantaine de pages, l’ouvrage Les toponymes de l’Allier, réalisé par Allier Généalogie. C’est un outil indispensable pour localiser un lieu lors de toute recherche généalogique. Le tri est fait ordre alphabétique avec le nom de la commune, son code. En fin d’ouvrage, figure un aide-mémoire sur les noms des communes de l’Allier, les rattachements opérés depuis la Révolution, les noms des communes sous la Révolution, les communes qui ont été créées depuis… Une version Pdf est téléchargeable sur le site de l’association généalogique (4 €).

◘ CERCLE GÉNÉALOGIQUE ET HÉRALDIQUE DU BOURBONNAIS

http://www.cghb.fr/index.html
  • Au sommaire de Généalogies Bourbonnaises et du Centre :  4ème trimestre 2016 – n° 152 : Propos de la présidente – Sortie du Tome V des Notaires royaux de Moulins – Carnets de guerre de Fernand Méténier relatant l’année 1916 (suite) – Maurice Sarazin : Le séjour de Valery Larbaud en Espagne, durant la période 1916-1920 –  Raymond Lacroix : Jean-Baptiste Huet, de la magistrature à Paris au pouvoir révolutionnaire en Bourbonnais. – Jacky Popy : L’expression « à tronc et double tronc », figurant dans certains actes notariés – Danièle Bonnet : la « Fougueuse, odieuse, capricieuse mais merveilleuse rivière Allier ». Rubriques : Le fonds des Gozis (familles Angot, Arbert, Archaz) –  Familles bourbonnaises du Donjon Meilleray-Huillaux (Duchon, Tain) – Quartiers Bourbonnais d’André Buvat, établis par Mme de Frémont, sa petite-fille – Mots croisés – Poème : Rêverie en montagne – Exercices de paléographie –  A travers les registres paroissiaux :  Nantillé de Creuzier le Vieux… (10,50 € ou 13,90 € franco).

► 1er trimestre 2017 – n° 153:   Propos de la présidente (Anne-Marie Méténier) – Nécrologie de Raymond Lacroix – Carnet de guerre de Fernand Méténier –  Lettre d’un Poilu – Une famille bourbonnaise dans la Grande Guerre. Lettres du  soldat Laurent Valette et de sa famille – Origine et dispersion des Malbrunot (Jean Malbrunot) – La maison des troys roys à Montmarault (Danièle Bonnet) – Les mégissiers et leur travail (Jacky Popy) – Fonds des Gozis – Familles du Donjon, de Meilleray et d’Huilllaux – Essai de généalogie Pagnot ( F. Xavier Duchon) – Descendance de Claude Brun, …

◘ LES AMIS DE NAPOLÉON III DE VICHY

  • Les Amis de Napoléon III ont invité Florence Austin-Montenay, historienne de l’art, à venir à Vichy faire une conférence le 25 mars sur « le prodigieux essor de la photographie au Second Empire. Après les expérimentations de Niepce et l’invention en 1839 du Daguerréotype par Daguerre, la photographie devint un nouveau media de masse grâce aux procédés calotype et collodion qui permettaient la reproduction en série d’un cliché. La transition s’effectua dès le début du Second Empire,marqué par un épanouissent de ce « nouvel art« .
  • Samedi 22 avril, au centre culturel Valery-Larbaud, ce sera au tour de Raphaël Dargent, auteur de Napoléon III empereur du peuple, de donner une conférence sur  Eugénie et Plon-Plon  Son intervention portera sur le cousin et ami d’enfance de Napoléon III, l’incontournable Plon-Plon alias Napoléon Joseph Charles Paul Bonaparte (1822-1891), fils de Jérôme Bonaparte,  personnage très souvent évoqué dans les conférences données à Vichy.
    200px-Napoléon_Joseph_Charles_Paul_Bonaparte_painting
    Plon-Plon, peint par  Flandin (1860)

    L’étude sera centrée sur ses relations, familiales et politiques, avec l’impératrice Eugénie. C’est  la naissance du Prince impérial qui l’avait privé, en 1856, de l’héritage du trône.  Raphaël Dargent est  déjà venu à Vichy, en octobre 2009,pour présenter  Napoléon III l’Empereur du peuple, préfacé par Philippe Seguin. Depuis, il a publié un De Gaulle en douze tableaux et il écrit régulièrement dans les magazines d’histoire. Il a également participé récemment à l’ouvrage collectif Les dix rendez-vous qui ont changé le monde, publié par les éditions du Cerf, sous la direction de David Chanteranne. Il y raconte le jeu de dupes que constitua  la rencontre entre Napoléon III et Bismarck, le 4 octobre 1865 à Biarritz. Résidant en Alsace, il travaille actuellement à une nouvelle biographie sur l’impératrice Eugénie dont la sortie est prévue avant la fin de l’année.

► Pour en savoir plus: http://carteret.pagesperso-orange.fr/

◘ L’ANACR, PASSEUR DE LA MÉMOIRE DE LA RÉSISTANCE

anacr

• Le comité Nord-Allier de l’Association nationale des anciens combattants et amis de la résistance (ANACR), présidé par Frédéric Blanc, a profité de son assemblée générale, pour s’interroger sur son devenir et sur ses missions, alors que les derniers acteurs de la résistance disparaissent les uns après les autres. Face au vieillissement des adhérents et à l’érosion des effectifs, c’est la transmission de l’idéal hérité de la Résistance qui se retrouve en difficulté. D’autant plus que le Conseil départemental a supprimé ses aides. Au plan national, l’ANACR n’est plus présente que dans trente départements.images Pour Daniel Levieux, « il faut changer de braquet », tandis que Mickaël Laurent compte sur l’ANACR pour être « le nécessaire passeur de mémoire », au moment où un ouvrage consacré aux lieux de résistance dans le département est en cours de préparation. Selon le même intervenant, cette parution va « combler un vide et permettre aux jeunes générations de connaître la résistance, autrement que par les témoignages falsifiés des écrits de Débordes ». Une allusion aux différents ouvrages qu’avait publiés Jean Débordes aux éditions de Borée sur L’allier dans la guerre.

►  http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr/anacr03/1161-lien-anacr03.htm

PATRIMOINE

◘ LES ÉGLISES PEINTES DE L’ALLIER : UNE ROUTE JALONNÉE DE 24 ÉDIFICES D’EXCEPTION À DÉCOUVRIR

  • Du Veurdre à Biozat, de Chateloy à Jenzat, d’Ébreuil à Saulcet ou à Mazerier, l’association « La Route des Églises Peintes du Bourbonnais»  propose de découvrir 24 édifices chargés d’art et d’histoire, qui recèlent d’exceptionnelles peintures murales. Selon son président, Michel Moulin,  elles est « un atout touristique pour le département« .

  • Si certaines de ces peintures sont connues de longue date (Chateloy, Ébreuil, Jenzat, Saulcet), il en est qui ont été mises au jour plus récemment (Briailles, Louchy-Montfand, Lurcy-Lévis ou Souvigny) alors que d’autres, probablement encore enfouies sous plusieurs couches d’enduits, restent à découvrir. Petit à petit, grâce à des travaux de restauration, elles revivent et retrouvent leur éclat d’antan. C’est le cas pour les églises de Bègues, Biozat, Briailles, Louchy-Monfand, Lurcy-Lévis et Taxat-Senat.
  • Saint-Martin de Jenzat

    Pour mieux les mettre en valeur, associations et communes s’engagent progressivement dans une campagne d’éclairage. C’est ainsi qu’à Saint-Martin de Jenzat, on peut admirer dans des conditions exceptionnelles, trois grands cycles sacrés : la Passion, la vie de sainte Catherine d’Alexandrie, les stigmates de saint François mais aussi deux incroyables scènes d’imploration au temps de la Grande Peste. Il en est de même pour la tribune de Saint-Léger d’Ebreuil où l’on peut également visionner un film présentant l’histoire des peintures.

Carte des églises peintes à découvrir en version interactive sur le site http://repb03.free.fr/
  • Sur l’ensemble du département ces édifices sont progressivement signalés par un fléchage approprié et par un panonceau « La Route des Églises Peintes du Bourbonnais». Un QR Code / flashcode permet aux possesseurs de Smartphones d’effectuer une visite guidée d’une dizaine de minutes des églises de Fleuriel, Jenzat, Louchy-Montfand et Saulcet.  L’association de « La Route des Églises Peintes du Bourbonnais« , chargée de l’animation de ce circuit, propose également des fiches de visite, des cartes postales, des livrets descriptifs des principaux édifices et un programme estival de visites. Par ailleurs, ce circuit fait partie des itinéraires recommandés par le guide vert Michelin Auvergne.

• En partenariat avec l’association Archi – classique et le Centre national du costume de scène, La Route des églises peintes  organisera un colloque sur Le costume dans la peinture murale. Il se tiendra au CNCS, le samedi 1er juillet et il sera ouvert au public (tarif des entrées: 10 €).

► Pour en savoir plus :   http://repb03.free.fr/

 

© La Montagne Centre France (20 avril 2017)

◘ POUR RETROUVER L’OCCUPATION DU SOL AU FIL DU TEMPS

Géoportail ► https://www.geoportail.gouv.fr/

• L’Allier est l’un des quatre premiers départements à bénéficier des nouvelles données du site Géoportail. Il s’agit de  cartes portant sur « l’occupation du sol historique »,  réalisées par  l’Institut national de l’information géographique et forestière, dans le cadre de  l’IGN. Elles ont été bâties à partir de cartes d’état-major du XIXème siècle qui ont été vectorisées pour en faciliter la lisibilité. En les croisant avec des données actuelles, on peut observer l’évolution d’un territoire, mais aussi obtenir des données indispensables à  l’optimisation, à la gestion et à la protection des milieux naturels. On pourra  également appréhender les changements d’affectation des terres, l’aménagement du territoire et l’évaluation des impacts environnementaux. À termes, c’est l’ensemble du territoire national qui sera couvert.

  • Attendus depuis longtemps, les travaux ont débuté à Château-Rocher commune de Saint-Rémy-de-Blot. Il s’agit de consolider le château-fort, classé MH depuis 1913, et de sécuriser le site, avant sa réouverture au public.

Au sommaire de la revue Sparsae (n° 79, 1er trimestre 2017) : Le couvent des Clarisses d’Aigueperse (1421-1792) (J. Corrocher) – Claire de Gonzague,comtesse de Montpensier (1464-1503,III (N. Dupont-Pierrart) – Le difficile mariage de Pierre Andrieu, maire d’Aigueperse (J. Cl. Lamazière) – Cent ans de commerce et d’artisanat à Aigueperse : les métiers du bois (M. Cavatz,D.Crochet) – Octave Barre, poilu de Bussières, disparu à Massiges (Marne) (D. Morand).

◘ MÉMOIRE DU PAYS COSNOIS

Mémoire du pays cosnois: https://www.memoiredupayscosnois.com/
  • Présidée par Monique Besson,  l’association Mémoire du pays cosnois qui a été fondée en  1998 par Denise Fayolle, fêtera bientôt ses vingt ans d’existence. Elle s’est donné pour but d’effectuer des recherches sur le passé de la commune de Cosne-d’Allier et des communes limitrophes de Louroux-Bourbonnais, Sauvagny, Tortezais, Venas et Vieure. Ses principales activités sont la publication d’un bulletin annuel,  ainsi que l’organisation d’expositions, de conférences, de sorties et  de voyages.

Mémoire du pays cosnois, qui comptait 215 membres à la fin de 2015,  a également vocation à conserver tout témoignage du passé, dans l’indépendance de toute obédience politique, religieuse ou idéologique.

  • Agnès SPIQUEL-COURDILLE

    Le samedi 1er avril, à 15 h 00, Agnès Spiquel-Courdille (professeur émérite de l’université de Valenciennes) animera une conférence sur Guy de Maupassant, génie et folie. Ami de Flaubert et de Zola, auteur – en moins de dix ans – de six romans et quelque trois cents nouvelles, maître du réalisme et du fantastique, Maupassant a été longtemps aux prises avec la maladie et avec la folie. Observateur pessimiste de la société de son  temps il a su peindre la nature humaine. On n’oublie pas ses personnages et le cinéma ne cesse d’adapter son oeuvre. Quel est son secret? Tel sera le thème développé par Agnès Spiquel-Courdille.

  • Au sommaire du bulletin n°16 (printemps 2016), De L’Œil à l’Aumance : Le mot de la présidente   (Monique Besson) – Comptes-rendus des conférences   (Roger Courtaud) – Comptes-rendus des sorties   (Roger Courtaud) – Voyage au long-court  (poème)  (Maurice Malleret) – Etienne Germain,  un Cosnois « taxi de la Marne»    (Monique Besson) – Une victime de la Terreur en Bourbonnais  (Simone Decorps) – Les Cars Bleus   (Claude Bobier) – « L’avant-garde» société de tir à la carabine de Venas   (Marie-Madeleine Thibault) – Jour de foire en Picardie  (Rémy Deley) – Choisir . . . pour vivre  (poème)    (Jules Bernardon) – L’aide intergénérationnelle,  une belle histoire  (Didier Poupier)  – Le service « S.O.S. Poulains orphelins »    (Georges Buvat) – Souvenir de l’abbé Pauly, curé doyen de Cosne    (Claudie Pauly-Tourette) – La population de Sauvagny en 1911 et 2012    (Simone Decorps) – Toponymie de Sauvagny  (Simone Decorps) –  « La Traversothèque », œuvre d’un enfant de Cosne   (Hubert Beaudonnet) – Les recensements de la population à Cosne 1836-1911   (Jacques Fournil) – La tuilerie de Laspierre   (Simone Decorps) – Énigme     (Simone Decorps) – La charcuterie Chabannes     (Monique Besson) – « L’hôtel des Quatre-Vents » (suite)     (Henri Laville) – Histoire de Cosne (suite)    (Denise Fayolle d’après Jean Levet) – Le prix Jean Levet-André Dorléat 2015   (Monique Besson) –  Nos peines     (Hubert Beaudonnet, Monique Besson) – Le site internet de « Mémoire du pays cosnois »    (Jacques Fournil).

◘ LES AMIS DU VIEIL HÉRISSON

  • Les Amis du Vieil Hérisson, association d’histoire et d’archéologie du canton de Hérisson, créée le 26 Juin 1965, sont notamment propriétaires de la Chapelle du Calvaire ou encore du musée du terroir hérissonnais. Il publient un bulletin annuel, Aumance-Tronçais Magazine, riche de plus d’une quarantaine de pages, qui en était à son 59ème numéro en 2016. Parmi les principaux articles, figurait une contribution d’une vingtaine de pages, sur les saints patrons des chasseurs au vol français. L’article, extrait d’une publication de l’équipage Jean de Beaune et signé Hubert Beaufrère, conclut sur la reconnaissance par l’Association nationale des fauconniers et autoursiers français de Saint-Baldéric comme saint patron des chasseurs au vol français. À signaler également une étude posthume de Maurice Piboule sur le plateau des Seignes, entre Vallon-en-Sully et Meaulne,  ainsi que le billet de Michel Moreau sur les origines révélées des Irlandais ou encore celui de Christian Delage sur la reconnaissance de l’animal comme être sensible. L’évocation de Suzanne Valadon et un rappel historico-humoristique de Michel Moreau, secrétaire général des Amis du Vieil Hérisson émaillent ce numéro qui vise aussi à créer  un lien avec d’autres associations hérissonnaise

Contact : Aumance-Tronçais Magazine C/O Michel Moreau: 14, rue des Cueils 03190 Hérisson – Tél : 04 70 06 89 40

◘ UNE NOUVELLE ASSOCIATION PATRIMONIALE: HURIEL AU FIL  DES SIÈCLES

Le donjon de la Toque, monument emblématique d’Huriel

• À l’initiative d’un groupe de passionnés d’histoire locale, une nouvelle association, Huriel au fil des siècles, est née. Elles s’est fixé pour objectif  de mettre en valeur par des recherches historiques, des études, des conférences et des publications, le très riche passé huriélois. Une attention particulière sera porté  à l’héritage médiéval, avec le donjon de la Toque, l’église romane  et le prieuré. L’association qui se veut ouverte à tous les passionnés d’histoire, et pas seulement aux spécialistes et érudits, a pour président Bernard Duplaix.

Bernard DUPLAIX

• Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la vie locale, à travers les archives de la presse, dont il a été un correspondant ( Journal d’un village: Huriel, 4 volumes publiés). On lui doit aussi une biographie consacrée à Marcellin Desboutins (Marcellin Desboutin, Prince des Bohèmes, Moulins-Yzeure, Les Imprimeries Réunies, 1985), ainsi qu’une monographie sur le vignoble huriélois (Ils étaient vignerons à Huriel , Moulins-Yzeure, Les Imprimeries Réunies, 1983), ouvrage couronné par le prix Émile Guillaumin. Plus récemment, il a publié Sur les chemins du Pays d’Huriel: George Sand, Achille Allier, Alain Fournier. Les deux premières initiatives de la nouvelle association sont la mise en place d’une visite commentée de la ville et la programmation d’une conférence sur son histoire.

Contact: hurielaufildessiecles@gmail.com.

ÉCHOS DU PATRIMOINE …

  • L’exposition temporaire « De couleurs et d’or«  se poursuit au musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins, jusqu’au 17 septembre 2017. Dans Archéologia, n° 552, mars 2017, on trouve la reproduction en couleurs de plusieurs objets qui s’y trouvent exposés : Poire à poudre,v. 1560-1580 ; Saint-Joseph,v. 1170-1180, émail champlevé ; Saint- Barbe,v. 1515-1520, statue en bois polychrome.
  • Toujours à Moulins, à l’hôtel Demoret, l’exposition temporaire, du 19 mai au 23 décembre, est consacrée à « Dentelles de mode, mode des dentelles« . Elle s’accompagne de la publication du livre Fils de lin, lumière de l’autre, édité par le Musée de la Visitation (272 p., 42 €).

► Pour en savoir plus: http://www.musee-visitation.eu/

◘ GANNAT FAIT DE SON ANCIENNE PRISON UN THÈME D’EXPOSITION

Gannat prison
L’ancienne prison devenue Musée Yves-Machelon
  • Il y 50 ans, le 31 août 1967, la prison de Gannat fermait définitivement ses portes, mettant un terme à une histoire qui remontait au XVIème siècle. Pour marquer cet anniversaire, une exposition Prisonniers du passé, concoctée par l’équipe du Musée municipal Yves-Machelon, se tient du 8 avril au 29 octobre. Des visites guidées sont également prévues. arton1024Dès le XVIème siècle, le château des ducs de Bourbon avait vu arriver ses premiers prisonniers, principalement des faux-sauniers pratiquant la contrebande du sel. Devenue maison d’arrêt, après la Révolution, la prison a alors accueilli principalement des détenus en attente de jugement ou des hommes et femmes  condamnés à de courtes peines.
  • Au fil du temps, les bâtiments s’étant dégradés, les autorités devaient décider en 1850  de détruire les anciens bâtiments pour édifier une nouvelle prison, en ne conservant que l’enceinte et les tours du château. Après avoir fonctionné jusqu’en 1926, face au mauvais état du site, il fut à nouveau décidé de fermer la maison d’arrêt pour en faire un site industriel.  Avec l’arrivée des réfugiés espagnols, suite à la « Retirada » de 1938-1939, puis avec la seconde guerre mondiale,  la prison renaît. On y enferme alors  des résistants et des opposants au régime de l’État Français.
    hettier_de_boislambert
    Claude Hettier de Boislambert, évadé en décembre 1942

    Parmi ceux qui y sont incarcérés, à partir du 8 avril 1941, figure Claude Hettier de Boislambert (1906-1986), futur chancelier de l’Ordre de la Libération, qui s’en évadera le 3 décembre 1942.  Cet épisode a fait l’objet d’un important article de Maurice Sarazin, publié dans les Cahiers bourbonnais (n° 185 – automne 2003): « Il y a soixante ans, le capitaine Hettier de Boislambert s’évadait de la prison de Gannat ». Après guerre, la prison devient un lieu d’incarcération pour prisonniers jugés « inadaptés » pour la société, jusqu’à la fermeture de 1967.

  • À  cette date, la commune, sous la Municipalité d’Yves Machelon, a racheté les bâtiments qu’elle a ensuite transformés en lieu de découverte du patrimoine Gannatois, l’actuel Musée. C’est tout ce riche passé qui est reconstitué par cette exposition. Plusieurs temps forts (cinéma, théâtres, lectures, dédicaces…) dont on  retrouvera le détail sur le site du Musée Yves-Machelon, sont également prévus au fil de l’exposition.

http://tourisme-bassin-gannat.com/Prisonniers-du-passe.html

◘ ÉLECTRODROME DE MAGNET: SAISON 10

• La saison 2017 sera la 10ème pour l’électrodrome de Magnet. Durant une décennie, ses initiateurs, membres de l’association Magnet Village électrifié, ont dépensé beaucoup d’énergie pour retrouver, acquérir, rénover et mettre en valeur des objets électriques d’antan. Ils ont ensuite organisé la présentation de l’ensemble et des visites guidées, le tout dans le cadre du bénévolat.

• Du 1er avril au 11 novembre, l’Électrodrome dévoile une nouvelle exposition : au travers d’une collection de cartes lithographiques  du début du XXème siècle, elle permet de redécouvrir les étapes de l’avènement de l’électricité, à travers 10 grands thèmes : l’armée, l’artisanat, l’automobile, le confort et les loisirs, les découvreurs et les inventeurs,la génération et le transport de l’électricité, l’industrie, la médecine, la télégraphie et la téléphonie, ainsi que  les transports en commun.

Infos pratiques : L’électrodrome de Magnet est ouvert les samedis, dimanches et jours fériés, de 14 h 00 à 18 h 00, du 1er avril au 11 novembre. Le reste de l’année, il est ouvert sur rendez-vous. Tarifs : 5 € et 3 € (8-14 ans).

► Pour en savoir plus : http://www.electrodrome.org/

 

Murol: le château le plus visité en Auvergne
  • La municipalité de Murol à signé en février 2017 une convention de délégation de service public avec la société Kléber Rossillon qui investira 500 000 € sur les 12 ans à venir sur le château du XIIe siècle qui est le plus visité de la région avec 105 000 personnes chaque année. Cette société gère déjà 7 sites touristiques en France.
Droiturier: des travaux subventionnés à près de 80%
  • Les travaux de restauration de l’église de Droiturier ont débuté. Le total des dépenses engagées s’élève à 492 614 € TTC, comprenant la maçonnerie, la charpente, la couverture, le paratonnerre. Les subventions en couvrent 79%. La souscription – qui se poursuit en s’adressant à la Fondation du patrimoine – a permis de recueillir 8 000 € (déductible fiscalement à 66%).
  • Au domaine royal de Randan – propriété de la Grande région Auvergne – Rhône Alpes- les travaux d’entretien se sont poursuivis dans l ‘hiver ont porté sur les 97 ha du grand et du petit parc et sur la consolidation des structures. Les portes rouvriront aux visiteurs les 22 et 23 avril 2017, avec un programme des animations qui sera calqué sur celui de 2016.

◘ UNE EXPOSITION SUR MAURICE SAND À DÉCOUVRIR AU CHÂTEAU D’ARS…

  • L’exposition « Maurice Sand, une science de la chimère », au château d’Ars, sera visible du 20 mai au 1er octobre 2017, avec trois grandes thématiques : présentation de Maurice Sand, le fils de la célèbre romancière ; le fantastique comme trait d’union de son œuvre graphique littéraire et de ses recherches scientifique ; le Berry (légendes, étude agraire, son rôle d’élu local).

◘ Bien que la vie d’artiste et l’activité créatrice de Maurice Sand (1823-1889) soient connues chez les multiples groupes savants et amateurs qui s’intéressent à l’œuvre et au personnage de George Sand, une seule et modeste exposition lui a été consacrée au cours du dernier siècle, ce fut en 1972 au Château de Nohant. La trame en était chronologique, attentive aux étapes de son existence et factuelle eu égard à ses travaux les plus connus.

Le Château d’Ars, siège de l’exposition

◘ Le Musée George Sand propose de faire émerger pour la première fois, grâce à une recherche approfondie, la totalité et la singularité de la production d’un créateur dont la postérité n’a retenu que le statut de « fils de » George Sand. La multiplicité de son expression, longtemps qualifiée de dilettantisme, y apparaîtra plutôt guidée par un filigrane cohérent et soutenu.

◘ Illustrateur, dessinateur, peintre, écrivain, marionnettiste, naturaliste, Maurice Sand a proposé à ses contemporains des parcours relevant avec constance d’un fantastique lesté de science et allégé d’ironie, qui forme un tout étonnant. Notre époque trouvera également chez lui des intuitions et surtout des procédés de création dont l’art et la scène contemporaine font désormais leur quotidien.

◘ PASSAGE EN REVUE(S) 

  • Au sommaire du Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne (n° 802-803, juillet-décembre 2014, paru en février 2017) : À propos d’une vue du château de Murol (Ph. Ausserve) – Le balbuzard pêcheur, histoire d’une sauvegarde (Ch. Lemarchand) – Odon de Montaigu, 1270-1345 (P. Marodon) – Les jetons des évêques et les mureaux de Clermont-Ferrand (L. Teitgen) – Les prismes basaltiques (P. Boivin) – Chronique d’une magnificence révolue : heurs et malheurs des palaces de Royat (Cl. Mathevet) – Histoire et histoires d’Auvergne (J.Picot) – Flâneries dans les collections de l’Académie (Ph. Ausserve) – Dans le secret des archives (F. Simon-Car, J. Teyssot) – Contribution à l’histoire de l’ancien occitan de basse-Auvergne (J. Picot, J. P. Chambon).

  • La Physiophile, sciences et histoire en Bourgogne du sud (n° 165, décembre 2016) : Le plan coupé sur verre du gisement houiller de Blanzy – les grandes heures du château d’Alone-Toulongeon : Françoise de Rabutin-Chantal dite Mme de Toulonjon ( B. Geugnon) – Un entretien entre Raymond Barault, André Jeannnet et Marie Hélène Velu, le 14 mai 1980 (G. Souffet, J. Beurier) – L’église de Marigny (Saône-et-Loire) XIIè-XVIè siècles (B. Morin) – Philippe Maître (1868-1931), portrait d’un militant du mouvement ouvrier montcellien au début du XXe siècle (R. Marchandeau) – L’archéologie départementale bénévole : problématique et résultats (J. Cl. Notet) – Inventaire de bifaces découverts en Clunisois et Mâconnais depuis 1938 (M. Bonnefoy et al.) – Double anniversaire et les 60 ans du lycée et le 40ème anniversaire de la mort de Henri Parriat (Amicale du lycée H. Parriat).

◘ À PROPOS DES MASQUES MORTUAIRES DE NAPOLÉON Ier

  • Napoléonica, (2016/2, n° 26, p. 174-211) : « Les masques mortuaires de Napoléon, 2ème version revue et augmentée » par Chantal Prévost, responsable des bibliothèques de la Fondation Napoléon (en ligne). Il s’agit d’une bibliographie commentée qui inventorie les différentes pièces et dresse la liste des ouvrages, articles ou brochures s’y référant. Parmi lesquels les articles et le livre du baron Eugène de Veauce : L’affaire du masque de Napoléon (Lyon, Bosc frères, 1958, 237 p.) (auquel il faut ajouter : Les masques mortuaires de Napoléon, le point de la question,éd. la Pensée universelle, 1971, 127 p.). Le masque, acheté aux enchères en 1951 par Eugène de Veauce, fut exposé à partir de novembre au musée de l’Armée (Invalides), puis acheté en 1989 par la Fondation Napoléon qui en fit don au musée. Ce masque présente des traces de raccords ce qui amène ses partisans à le présenter comme « l’archétype« .

Pour en savoir plus sur la revue Napoleonica, accessible en ligne: http://www.napoleonica.org/

  • Raymond de Marcenat, abbé de Mozac de 1458 à 1474, a été le sujet principal de la conférence donnée à la maison des associations de Mozac par Antoine Estienne et Mathieu Perona. Cet abbé bâtisseur reçut le roi Louis XI venu à Mozac signer le traité de paix avec les duc de Bourbon et de Nemours, qui mit fin à la guerre dite du Bien public.

LES ARTS

MUSIQUE

◘ MuPop : DES MESURES POUR FAIRE DÉCOLLER LA FRÉQUENTATION

téléchargement

  • Le Mupop ou Musée des musiques populaires, ouvert en 2013 à Montluçon, peine à décoller, malgré l’intérêt que présentent ses collections et la scénographie déployée. Avec nettement moins de 30 000 entrées, il est encore loin de son objectif initial de 40 000 visiteurs annuels. C’est ce qui  a conduit les élus à revoir sa tarification pour essayer de « booster» les entrées. Tout en poursuivant  le principe des expositions temporaires (Les années disco, Expo Polnareff...), les tarifs ont été  revus à la baisse dès le 1er avril. L’entrée plein tarif adulte est passée de 9,5 € à 7,5 € et le tarif réduit senior de 7 à 5 €. En revanche, pour les visiteurs mineurs, les tarifs restent inchangés, avec  2 € pour les 7-12 ans et 4 € pour les 13-18 ans. Autre nouveauté : il est  désormais possible de visiter seulement l’exposition temporaire pour 3 €.

◘ L’OPÉRA DE VICHY COURONNE POPPÉEtéléchargement (1)

  • L’incoronazione di Poppea(Le couronnement de Poppée),le dernier opéra – en 3 actes avec prologue – de Claudio Monteverdi (1567-1643), fut représenté pour la première fois à Venise en 1642.  Cette œuvre mélodramatique est la plus moderne de ce compositeur parmi toutes celles du genre pseudo-historique du XVIIe siècle. L’Opéra de Lyon propose sa redécouverte dans la mise en scène de Klaus Mickaël Gruber (1941-2008) conçue en 1999 pour le festival d’Aix-en-Provence et le Wiener Festwochen,  reprise par Dominique Borrini. • L’ensemble Les Nouveaux Caractères poursuit ainsi l’exploration du répertoire baroque sur  instruments anciens sous la direction de leur chef Sébastien d’Hérin, en compagnie des chanteurs du Studio de l’Opéra de Lyon. Rigueur formelle et sensualité, beauté des décors de Gilles Aillaud et des costumes de Rudy Sabounghi, finesse dans le traitement psychologique des personnages font de cette production l’un des temps forts de la création lyrique de ces dernières années. Le Couronnement de Poppée, livret de F. Busennello, en italien, – 3 heures de spectacle avec entracte –  a été donné en soirée de gala à l’Opéra de Vichy le mardi 7 mars. Deux autres représentations étaient prévues  le jeudi 9 mars et le samedi 11 mars.
  • À 46 ans, Frédéric Tardy, issu du conservatoire de Clermont-Ferrand,  après avoir été en poste à l’orchestre du Capitole de Toulouse, puis longtemps à l’Opéra de Lyon, a remporté en février le concours de hautbois à l’Opéra de Munich. « Tous nos meilleurs élèves sont dans les grandes écuries allemandes« , selon lui.

ÉCHOS DES EXPOSITIONS 

  • L’hôtel Les Célestins, à Vichy, accueille dans le hall et le bar, 35 huiles sur toile, réalisées au couteau par le peintre Christian Renard qui s’est attaché à représenter des tranches de la vie quotidienne dans la cité thermale ; exposition visible jusqu’au 31 juillet.
  • Page d’accueil de Kulturo sur facebook

    Dans Kulturo, Culture/Auvergne,n° 16 : »Vert galant… » : à propos de « Verdures, du tissage aux pixels« , exposition au musée Bargoin de Clermont-Ferrand du 15 février au 21 mai. Ces dix grandes tapisseries conservées au château de la Trémolière à Anglards-de-Salers (Cantal) auraient été remises à l’occasion de son mariage à Guy III de Montclar en 1586 ; elles furent classées à l’inventaire des M.H. en 1908. Le plus impressionnant reste le bestiaire qui y est représenté : animaux familiers, exotiques et fantastiques. En écho à cette végétation inspirée des fantasmes de la Renaissance, le musée a laissé carte blanche à 5 artistes pour lui apporter un prolongement contemporain.

  • À l’hôtel Fontfreyde, rue des Gras, à Clermont-Ferrand, dans le cadre du  festival Circulation(s), dédié à la jeune photographie européenne, sont mis en valeur 5 artistes hors pair, du 3 mars au 10 juin 2017.
  • Du 16 février 2017 au 7 janvier 2018 le musée d’histoire naturelle Henri-Lecoq, rue Bardoux à Clermont-Ferrand, présente une exposition d’animaux sauvage de la région, qui est dédiée avant tout au jeune public.
Joël BARBIERO

L’Académie du Vernet, du 17 mars au 17 avril, a présenté, au Centre culturel Valery Larbaud, une exposition consacrée au peintre auvergnat Joël Barbiero. Né en 1948, après avoir fait ses études à l’École des beaux-arts de Clermont-Ferrand,  il s’est initié à la gravure sur verre durant six ans, puis il a délaissé ce mode d’expression pour se consacrer à la peinture, participant à de nombreuses manifestations collectives, présentant des expositions personnelles et obtenant en 1980 le prix des Volcans du Conseil général du Puy-de-Dôme.

• Le musée d’art Roger-Quilliot, à Clermont-Ferrand, présente du 17 mars au 3 septembre, une soixantaine de chefs-d’œuvre de la peinture de la première moitié du XIXe siècle. Des tableaux de David à Courbet,comme le précise le nom de l’exposition,mais aussi d’Ingres, de Géricault, de Chassériau… provenant du musée des beaux-arts de Besançon.

Jean DUROUX

• À la Médiathèque de Vichy, jusqu’au 28 avril, l’exposition « Effets et reflets d’eau«  du photographe  Jean Duroux présente   une vingtaine de clichés graphiques en couleurs qui ne sont pas sans provoquer de l’étonnement : ils ne sont guère figuratifs.

• Lieu unique dédié à l’art urbain, qui accueille en résidence des artistes du monde entier, Street Art City a ouvert ses portes au public le 28 avril, à Lurcy-Lévis,dans l’ancien centre des PTT, à l’abandon depuis 1993.

35ème SALON DES ARTS DU VAL-DE-CHER À SAINT-VICTOR DU 2 au 17 AVRIL

 g_33• Du 2 au 17 avril, le 35ème salon du Val de Cher, à Saint-Victor, accueille 84 artistes, peintres et sculpteurs. Comme chaque année, deux invités sont mis à l’honneur. Il s’agit  du peintre « classique » André Jude, et du sculpteur « surprenant d’audace », Guy Fautsch.

• Le premier est l’arrière petit-fils du peintre Mathurin Méheut et il s’est formé dans le milieu familial et artistique.

andre
André JUDE

Il a été sélectionné pour différents concours, dont la Casa Velasquez ou le grand prix du portrait Paul-Louis Weiller à l’Institut de France. André Jude qui « peint sans se soucier des modes, en se laissant happer par la beauté du monde qui l’entoure est fasciné par les lumières, les contrastes et les formes ». Il expose en permanence à la Galerie des orfèvres à Paris et à la Galerie du Moustoir en Bretagne.

portrait-guy
Guy FAUTSCH

• Quant au second invité d’honneur, Guy Frautsch, il a vécu au Mexique, son pays natal jusqu’à ses 18 ans, avant de s’installer en France, à La Rochelle : « Mystérieux et discret, il puise son inspiration dans l’univers fantastique et dans ses nombreux voyages à travers le monde. Toujours en quête de perfection, le style de Guy Fautsch  évolue et s’affine au fil du temps », pouvait-on lire dans La Montagne (31 mars).

Pour en savoir plus...

 

◘ ARCHÉOLOGIE, PATRIMOINE, ASSOCIATIONS CULTURELLES, ARTS, EXPOSITIONS: N° 4 (NOVEMBRE 2016)

MISE À JOUR: 13 NOVEMBRE 2016

PATRIMOINE

Le prix Émile Mâle 2016 attribué aux Amis de Montluçon

  • chateau-de-bien-assis
    Le château au début des années 1900

    Il y près d’une demi-siècle, alors que le quartier de Bien-Assis était en pleine urbanisation, le château qui le surplombait menaçant ruine, était sur le point de disparaître sous les assauts des démolisseurs. C’était compter sans la volonté affichée des Amis de Montluçon, avec à leur tête André Guy, de sauvegarder cet élément patrimonial. Après l’avoir acquis, l’association a mené une série de campagnes de restauration, au fil des décennies et au gré des capacités de ses finances. Après André Guy, c’est Jean Marty son successeur puis Jean-Paul Michard qui ont poursuivi l’œuvre, en s’appuyant sur le dévouement de plusieurs membres de l’association, que ce soit pour le gardiennage, l’entretien ou la surveillance des travaux. Une fois sauvé et mis hors d’eau, Bien-Assis est devenu le siège de la société savante et le lieu d’hébergement de sa très riche bibliothèque, qui vient de faire l’objet d’une recension complète et d’un classement selon les normes. Il est ouvert au public lors des expositions annuelles ou des Journées du patrimoine.

michard
Jean-Paul Michard, dans la salle où ont été découvertes les fresques

• La bâtisse était pourtant loin d’avoir livré tous ses secrets. C’est ainsi qu’en 2010, un véritable trésor artistique a été mis au jour. Dans une des salles du rez-de-chaussée, des peintures datant du XVème et du XVIème siècle sont apparues, lors de la réalisation d’une nouvelle tranche de travaux : « En 2010, nous avions comme projet de refaire l’enduit de la tour et les peintures du rez-de-chaussée. Et quand on a commencé à arracher, oh surprise ! », raconte Jean-Paul Michard, président de l’association. Le chantier a été stoppé immédiatement, d’abord pour expertiser les peintures, avant de se consacrer à la restauration de ce patrimoine historique. Aujourd’hui, l’ensemble des peintures murales a été remis à neuf.

 

  • telechargement-4
    L’équipe des restaurateurs au travail

    Dans un premier temps, l’équipe restauratrice, sous la houlette de Jean-Yves Bourgoin, a dû procéder au dégagement des couches sur les fresques. Elle s’est ensuite attaquée au nettoyage et à la reconstitution des traits effacés. Lorsque c’était nécessaire, il a fallu pour cela utiliser de l’aquarelle pour que ces traits puissent presque revenir à leur état initial. Le résultat se devait d’être le plus proche possible de l’original et il n’était absolument pas question de redessiner ce qui avait totalement disparu. Si des villages, des hommes en armures et des animaux peuvent être distingués sur les murs, aucune interprétation n’est encore toutefois possible: « Il nous reste un énorme travail de recherche à faire », constate le président de l’association, en ajoutant que «  Jean-Yves Bourgain tient vraiment à l’approfondissement du sujet ». Sur les murs, on peut admirer plusieurs scènes historiques, depuis la fin des travaux de  restauration.

  • Les personnages doivent leur couleur noire au charbon issu  de sarments de vigne, qui étaient mélangés au blanc d’œuf pour une plus longue tenue. Sur différentes parties, on remarque aussi l’utilisation de la couleur beige ainsi que du rouge : « Si l’on regarde bien, tous les visages sont en beige et le contour des lèvres est rouge. Nous avons été très surpris de voir de la couleur au fur et à mesure de l’avancée des travaux », fait observer Jean-Paul Michard. D’après lui, il s’agit très vraisemblablement d’une série d’événements commémoratifs qui concernent la cour des Bourbons, Jean II ou Pierre II. Si l’on considère la date du décès de Nicolas de Peret, de nombreux indices laissent penser que les fresques auraient été réalisées durant cette période. Malheureusement, le temps a effacé une partie de ces peintures: « Le décor dégagé présente certaines usures. Il y avait des trous gigantesques qu’il fallait combler. L’humidité a également fait disparaître la plupart des tracés car une source est abritée en sous-sol ».
  • André Guy, à l'origine du rachat de Bien Assis
    André Guy (1913-2008), à l’origine du rachat de Bien Assis

    Au terme de ces six années vouées à la restauration des fresques, Les Amis de Montluçon éprouvent quelque fierté devant le résultat. Il est à la hauteur des efforts financiers consentis soit 50 000 € qui ont été investis, Un budget auquel il faudra encore ajouter la facture pour l’installation d’un éclairage « discret, avec des lumières froides ».

  • Le château restauré
    Le château restauré

    Le château de Bien-Assis étant le seul édifice de la région qui comporte des peintures datant du XVeme siècle, reste un édifice exceptionnel. C’est un élément parmi d’autres qui a poussé, le 3 décembre 2015, la commission de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) à classer l’intégralité du château à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Depuis 1965, seule sa façade l’était. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, le travail de restauration des fresques a été couronné par l’attribution du prix Emile-Mâle 2016, avec à la clé une médaille et un chèque 5 000 €. Lors de sa remise, Florent Maraval de Bonnery, arrière-petit-neveu de l’historien commentryen, a justifié l’attribution de ce prix patrimonial par « le caractère admirable du sauvetage de ce morceau de Moyen Âge enchâssé dans une centre commercial ».  C’est la deuxième fois que les Amis de Montluçon reçoivent ce prix, puisque l’association en avait déjà été lauréate  en 1993, pour le sauvetage du château dans son ensemble.

Pour en savoir plus sur le château de Bien-Assis…

Le château est un manoir typique du XVe siècle ; il est de plan rectangulaire, avec une tour carrée contenant un escalier à vis, faisant saillie au centre de la façade. Bâti sur une cave voûtée en berceau (où se trouve une source), il comporte à chacun des deux premiers niveaux deux pièces d'environ 7,60 m de long sur 6,80 m de large. L'escalier droit menant à la cave a été inclus ultérieurement dans un appentis ajouté du côté nord, ce qui a permis d'adjoindre au rez-de-chaussée une petite salle. L’escalier à vis donne accès aux étages. Le château de Bien-Assis a heureusement conservé presque intactes ses dispositions d'origine. Les encadrements des portes et des fenêtres (à croisillons) sont sculptés dans un grés local d'une chaude couleur ocre irrégulière. Les planchers sont d'origine, à l'exception de celui de la salle d'exposition du premier étage, et de celui de la grande salle du deuxième étage. On distingue encore nettement dans une partie de la salle du rez-de-chaussée, à gauche, les peintures qui ornaient le plafond. Le château n'a jamais été une forteresse, mais plutôt un manoir. Notons enfin que, avant la création du centre commercial, le château comportait des communs, comme on peut le voir sur les documents, dessins ou photographies de l'époque. Condamné à la démolition lors de l’urbanisation du quartier, il a été sauvé par Les Amis de Montluçon qui l’ont acheté et restauré. Aujourd’hui, inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques (20 décembre 1965), il abrite les collections et la bibliothèque de la Société.(Présentation extraite su site Internet des Amis de Montluçon)
  • images-4
    La chapelle Sainte-Anne

    Le jury du prix Émile-Mâle a salué deux autres réalisations :une petite construction bourbonnaise, la chapelle Sainte-Anne d’Ygrande  a reçu un prix d’encouragement d’un montant de 2 000 €. C’est la première fois depuis son lancement, en 1985, que le Prix Émile Mâle est revenu à l’entretien d’un monument du Bocage bourbonnais. Et c’est une propriétaire courageuse, Renée Hory, qui a reçu au pied de sa chapelle Sainte-Anne à Ygrande, le prix.  Ce petit monument religieux, curieusement posé sur un mamelon qui témoigne d’une vie antérieure  importante autour du château de Verfeuil (ou Verfeux), avait subi les affres du temps. Tantôt bergerie ou écurie, puis local squatté par les animaux et par les voleurs de mobilier et de statuaire, cette chapelle présentait une couverture délabrée et allait tomber en ruine lorsque Renée Hory l’a acquise. Elle y  a investi ses économies pour assurer la consolidation de la charpente, la réfection du tympan écroulé lors du chantier et la mise hors d’eau du bâtiment. Des portes solides protègent aujourd’hui, l’intérieur de la chapelle où trônent à nouveau des statuettes vénérables. Enfin, le musée Anne-de-Beaujeu, à Moulins,  a été distingué  pour la restauration d’œuvres des XVème et XVIème siècles, avec la remise d’un chèque de 5 000 €.

Le château Saint-Jean: vers une renaissance?

  • chateau-de-saint-jean-couleur-irisToujours à  Montluçon, le château Saint-Jean, datant du XVeme siècle, situé  Avenue Henri-de-La-Tour-Fondue, avait été habité durant une trentaine d’années par Léon Lévy, directeur de l’usine Saint-Jacques, père de l’écrivain Lily Jean-Javal. Il devait être transformé en hôtellerie en 1928, un an avant que la municipalité n’achète le parc. Après avoir connu des fortunes diverses, le château était laissé à l’abandon depuis plusieurs années, suite à la mise en faillite du dernier exploitant du restaurant. Jean-Claude Delion, Montluçonnais de cœur, propriétaire d’établissements de luxe sur la Côte d’Azur, l’a racheté. Il va y faire exécuter de très importants travaux afin de pouvoir  rouvrir l’hôtel – restaurant en novembre 2017, avec comme objectif l’obtention de deux étoiles au Guide Michelin Michelin.

La résurrection du prieuré d’Huriel

Le prieuré transformé en ferme, vers 1900.
Le prieuré transformé en ferme, vers 1900.

• En 2011, Jean-Pierre Lagrange, un enfant du pays qui a fait carrière à Paris,  avait acquis le prieuré Notre-Dame d’Huriel avec l’objectif de sauvegarder le plus vieil édifice de la commune. Une passion qu’il explique en se replongeant dans ses années d’enfance : « Ma famille était des vignerons installés à La Croze, tout près d’ici. Je suis né à Paris mais j’ai passé toutes les vacances de mon enfance ici. Ma grand-mère habitait à Montluçon et je faisais souvent la marche jusqu’ici pour goûter la campagne. Mais je voyais le prieuré s’abîmer peu à peu. Quand j’avais quinze ans, un architecte m’a dit : « Un bâtiment dans cet état, il faut l’abattre ». Et moi, je me suis dit que ça me ferait mal au cœur qu’il disparaisse. J’ai fait toute ma vie à Paris mais j’avais ce souvenir lointain, un peu idéalisé, de ce prieuré. Une partie de mon cœur est restée ici. ».

Le prieuré était effectivement dans un triste état, après avoir connu au fil du temps une longue histoire tourmentée :  « Quand on est arrivé ici, l’endroit était saccagé. C’était désastreux. Avec un courage incroyable et une grande persévérance, ils ont réussi à faire quelque chose de formidable », résume Huguette Wincken, déléguée départementale de la Fondation du patrimoine.

La première trace écrite de l’existence du prieuré remonte à une bulle pontificale de 1115, selon Bernard Duplaix, fin connaisseur de l’histoire locale. Douze moines géraient alors les possessions du prieuré qui dépendait de la puissante abbaye de Déols. L’église prieurale, devenue paroissiale au XIIIème siècle, est postérieure au prieuré. Situés sur un chemin annexe aux itinéraires du pèlerinage vers Compostelle, prieuré et église Notre-Dame ont connu des périodes prospères. L’affaiblissement de l’abbaye de Déols a ensuite  conduit au déclin de ses filiales, dont Huriel, au point qu’en 1569 Nicolas de Nicolay, géographe du roi,  ne peut que constater que « tout y est ruiné ». Le bâtiment a été ensuite racheté en 1779 par la famille Jehannot de Bartillat, propriétaire du donjon, la fameuse Toque. Après la révolution et la vente du prieuré, il a été transformé en ferme, avant de sombrer  dans un lent abandon. C’est en 2011 que Jean-Pierre Lagrange à acquis l’ensemble, le précédent propriétaire, dépassé par les travaux, n’ayant pu se mettre d’accord avec la commune qui souhaitait l’acquérir.

 

telechargement-3
Le prieuré d’Huriel, au terme de 5 ans de travaux

La restauration n’a pas été un « long fleuve tranquille », avec des moments de découragement. La Fondation du patrimoine et le Conseil départemental ont épaulé le projet : « Tout casser pour recommencer, c’est décourageant. Mais quand on est lancé, il faut continuer. Maintenant que tout est fini, on se sent soulagé et on veut en profiter», confie Jean-Pierre Lagrange. Cinq ans ont été nécessaires pour restaurer le prieuré sous le regard de Paul Carvès, architecte des bâtiments de France. L’ensemble des entreprises qui sont intervenues sur le chantier sont bourbonnaises.  Aujourd’hui Jean-Pierre Lagrange songe à quitter définitivement Paris pour s’établir à Huriel et il souhaite faire profiter les Huriélois de cette pièce de leur patrimoine, en ouvrant par exemple les extérieurs au public, car « le prieuré leur appartient aussi ». Une œuvre que François Lagrange, son fils, luis aussi passionné par l’histoire du prieuré, compte bien poursuivre.

Sauver la maison natale d’Albert Londres

Albert LONDRES (1884-1932)
Albert LONDRES (1884-1932)

• En 2014,  l’association Regarder et Agir avait réussi à rassembler 70 000 € pour acquérir  la maison  dans laquelle Albert Londres, « le prince des reporters » avait vu le jour le 1er novembre  1884. Située rue de Besse, à Vichy, la bâtisse avec ses deux tourelles est bien connue des Vichyssois. Pour ceux qui l’ignoreraient, des panneaux de bois peints rappellent que le grand reporter est né là. Toutefois, peu nombreux sont ceux qui ont pu y pénétrer, compte tenu de l’état dans lequel se trouve le bâtiment. Une fois la porte franchie, la maison n’est plus qu’une coquille vide : absence de sol au rez-de-chaussée, escalier tombant en ruine, charpente au bois vermoulu qui ne repose plus sur rien et dont  les poutres qui sont posées dans le vide, ne s’appuient plus sur les murs.  Les fenêtres sont cassées et il est  impossible d’ouvrir les volets, qui risquent de tomber sur des passants…

photo_projet_57807• Pour réaliser dans un premier temps  la restauration de l’ensemble de la  toiture et de la  façade, il faudrait réunir au moins 175 000 €, selon Marie de Colombel, présidente de Regarder et Agir. Malgré la participation de collectivités locales, l’aide de fondations et l’appui d’une souscription qui  a rapporté près de 22.000 €, il manque encore 40.000 € pour financer le tout : « Nous avons les moyens de faire la charpente, mais nous aimerions tout faire en même temps. Nous nous donnons jusqu’à la fin novembre pour prendre la décision ». Selon la même source, la recherche de fonds pour l’aménagement intérieur devrait être plus facile.

• En attendant, l’association tente de sensibiliser les particuliers. C’est ainsi que, début novembre, à l’occasion de l’anniversaire d’Albert Londres, l’association a reçu et informé le public. Si la visite de la maison  était totalement exclue, pour des raisons de sécurité évidentes, c’était un moyen de faire connaître les actions menées par Regarder et Agir. Un autre espoir repose sur   un éventuel sursaut de la part d’entreprises locales, dont les noms seraient alors affiché sur la façade, si elles voulaient bien jouer le rôle de mécènes. L’objectif est donc simple :  boucler au plus vite la question du financement pour commencer le plus rapidement possible les travaux, faute de quoi le risque que la maison ne s’écroule est bien réel.

Pour en savoir plus:  https://www.fondation-patrimoine.org/fr/auvergne-3/tous-les-projets-206/detail-maison-natale-d-albert-londres-a-vichy-43384

 

3-160907033904-160907133329-1abis

L’historial du soldat paysan de Fleuriel:  premier bilan

L’historial ou Musée du paysan soldat ouvert en 2015 à Fleuriel, à l’initiative de Jean-Daniel Destemberg, a  dressé le bilan de sa première année d’existence. Proche de l’église, installé dans une ancienne ferme, il propose d’abord une visite centrée sur la famille de paysans  qui occupait les lieux, les Imbert. Ils avaient alors deux fils au front. L’un  devait trouver la mort en Orient, tandis que  l’autre  en réchappa, après s’être battu sur le front nord. Lettres et documents originaux  apportent un éclairage concret.  La formule fonctionne plutôt bien, tout en s’appuyant sur des photos en 3D, des tablettes tactiles et des vidéos.

telechargement-6• Le mémorial a   ainsi accueilli 3 000 visiteurs entre le 8 mai et le 8 novembre. 735 élèves des collèges et lycées ont visité le site et 504 élèves ont réalisé des ateliers pédagogiques. En dehors de la journée d’ouverture, qui avait vu affluer 120 personnes, le pic de fréquentation a été atteint lors des journées du patrimoine, avec 85 visiteurs . L’historial compte aussi s’ouvrir sur le village de Fleuriel qui comptait 900 habitants avant la grande guerre, avec de nombreux services aujourd’hui disparus, contre seulement  340, un siècle après. Des activités du type « chasse aux trésors » permettent de faire comprendre aux jeunes visiteurs ce que pouvait être le village avant 1914.  A l’occasion de ce premier anniversaire, l’historial a accueilli Alexandre Bessard, président de l’association Mémoire de Cérilly. Avec Olivier Filiat, il a montré l’importance de la forêt de Tronçais pour la fourniture de bois de tranchées, une question qui n’avait jamais été abordée par les spécialistes du conflit.

  • Le château de La Chaux Montgros, commune de Sallèdes (Puy-de-Dôme), est en cours de restauration. Un concert de musique classique a été organisé le 24 septembre à la Sainte-Chapelle de Vic-le-Comte en soutien à l’Association de renaissance de la Chaux Mongros qui s’en occupe.
  • A l’occasion de l’assemblée générale des Amis du patrimoine religieux en Bourbonnais le dimanche 30 octobre à Jenzat, le président Daniel Moulinet a donné une conférence sur  la vie de saint Martin par Sulpice-Sévère et les représentations iconographiques du saint en Bourbonnais.
  • telechargement-2
    Samuel CHERPRENET

    Samuel Cherprenet, installé à Huriel, restaure depuis le printemps 2016, les décors de l’opéra de Verdi  « Aïda », le premier à avoir été joué dans la nouvelle salle de l’Opéra de Vichy en 1901. Le 28 octobre, à Vichy,  il a donné une conférence sur le  travail de restauration qu’il a réalisé.

• Le 5 novembre, à l’hôtel des ventes de Vichy dispersion très suivie de 200 lots provenant de la villa Jurietti, rue Hubert-Colombier : tableaux, mobilier et objets d’art. Une maquette du casino des Fleurs est a été acquise par le  musée de l’Opéra de Vichy.

ARCHÉOLOGIE

Paléopolis (Gannat) : vers les 35 000 visiteurs en 2017…

telechargement

En janvier dernier, la société Fossilis qui avait une délégation de service public pour la gestion du parc  Paléopolis avait été mise en liquidation judiciaire. Le conseil départemental ayant repris les rênes, il  avait alors  choisi l’agence Organicom pour exploiter le parc, pendant deux ans. Un bilan de  cette première année de gestion a été dressé  et des objectifs ont été affichés pour 2017.

telechargement-7• Avant que Paléopolis ne ferme ses portes à la fin des vacances de la Toussaint pour hiberner jusqu’au 1er avril 2017, le conseil départemental a dressé le bilan de la saison 2016. Selon Bernard Coulon, vice président du conseil départemental,  d’ici la fermeture le 2 novembre, on devrait enregistrer  25.000 visiteurs (dont 15.000 pendant l’été), le tout en dépit d’une saison qui n’a pu débuter qu’en mai au lieu d’avril. Il y a eu une progression des visites  en août, avec 9.000 visiteurs, venus en majorité du Puy-de-Dôme et de l’Allier.  Un pic de fréquentation  a été atteint le 9 août avec 667 entrées. De quoi permettre au parc de retrouver sa fréquentation des saisons précédentes.

telechargement-8Forts de ces chiffres, les élus comptent jouer sur la   complémentarité entre Vulcania, tourné vers les sciences de la terre, et Paléopolis, axé sur les sciences de la vie. La région devrait confirmer son soutien financier pour 2017-2018. Tout en maintenant le volet scientifique, avec l’exposition permanente La Fascinante Histoire de la vie conçue sous l’autorité du paléontologue Yves Coppens, parrain du parc, les conseillers départementaux souhaitent encore développer les activités  ludiques et pédagogiques. Le mouvement a été amorcé au cours de la saison avec  des jeux vidéos, l’installation de  six animatronics (dinosaures animés) et davantage d’ateliers pour les enfants, le tout étant  désormais inclus dans le prix d’entrée.

• Pour 2017, le département consacrera 150.000 € au renforcement de cette dimension ludique, avec des aires de jeux complémentaires, des tablettes numériques,… 50.000 € seront dédiés à l’amélioration des installations, le tout dans le cadre du  contrat de plan État région d’un montant global de 200 000 €. Il est aussi prévu d’améliorer la signalétique sur l’autoroute A 71 et l’accès au Parc.  L’objectif est clairement affiché : faire passer la fréquentation de 25 000 visiteurs en 2016 à 35 000 en 2017. Un objectif qui peut sembler  ambitieux sur un délai aussi court. 

Pour en savoir plushttp://www.paleopolis-parc.com/fr/

 

REVUE ARCHÉOLOGIQUE DU CENTRE

◘ Dans le tome 55 (2016) de la Revue archéologique du Centre (en ligne):

Laurent Fournier et Florent Mercey :  » Importation grecque et activité métallurgique sur un habitat rural de la périphérie de Bourges« 

Il s’agit d’une structure d’habitat semi-enterrée datant du Vème siècle av. J.-C.  découverte à Soye-en-Septaine avec un abondant matériel céramique, dont un fragment de canthare antique à figures rouges.

Julien Ollivier (et al.) : « Les maisons du Haut Empire de la rue de l’Oratoire à Augustonemetum/Clermont-Ferrand« 

Une fouille archéologique préventive a permis de reconnaître en 2010 plusieurs états d’une portion d’îlot résidentiel localisé à proximité du centre monumental d’Augustonemetum. Son évolution a pu être suivie. Les plus anciennes domus, dont l’une présente un riche décor, ont été édifiées durant la 1ère moitié du 1er siècle. Détruites à la charnière des 1er et IIème siècles, elles ont été remplacées par de nouvelles demeures. L’insula semble abandonnée dans le courant du IIIème siècle. Le site n’a été ensuite réinvesti que durant le second Moyen Age au cours duquel les constructions antiques sont presque systématiquement épierrées.

► Compte-rendu par P. Martin de : Les cryptes de France : pour une approche archéologique, IVe-XIIe siècles, par Christian Sapin. (Picard, 2014, 320 p, 398 ill., 76 €) – Chapitre 5 : Vers un inventaire des cryptes; relevé des cryptes en France par région. – « Livre extrêmement érudit et stimulant ».

Pour accéder aux articles:   https://racf.revues.org/

 

RENCONTRES ARCHÉOLOGIQUES DE L’ALLIER

◘  La 2ème  Rencontre archéologique de l’Allier s’est tenue le samedi 15 octobre à l’ESPE (ex-IUFM) à Moulins. Au programme des conférences :

• Marie-José Ancel et Marco Zabbeo :  « Occupations rurales antiques en bordure de la RN 7 : entre activité agro-pastorale et monde funéraire.

enseignement_2016_09_raa AVCA :  « Maurice Franc, expériment’acteur en figurines gallo-romaines« 

• Célia Condello : « Quand l’archéologie permet d’étudier une grande résidence princière oubliée : Moulins, le château des ducs de Bourbon (XIVe-XVIe siècles).

• Marion Dacko :  « Les caractéristiques techniques des routes antiques dans le Massif central« 

Sébastien Gaime : « Archéologie expérimentale : le pont-levis de Chevagnes pendant la guerre de Cent ans »

Magali Garcia : « Un établissement rural d’époque romaine à Avermes, Pont du Diable« 

David Lallemand : « Avermes : bilan des connaissances sur le territoire de la commune« .

Alain Magdeleine : « Prospections aériennes: traces fossoyées entre Loire et Allier »

Maxime Pasquet : « Le site laténien de Sainte-Radegonde, commune de Budelière (23) »

Dorian Pasquier : « Une nécropole antique à Avermes, Pont du Diable »

Olivier Troubat : « Moulins hydrauliques gallo-romains à médiévaux immergés dans le lit du Cher à Montluçon/Maugacher »

Éric Yény :« Pirogues monoxyles de l’Allier »

◘ Durant l’été 2016 un nouveau « gisement » préhistorique d’une grande richesse a été découvert non loin de Vic-le-Comte. Il s’agirait d’un campement résidentiel d’un groupe humain vivant ici il y a plus de 16 000 ans. Des fouilles y seront conduites par la DRFAC Auvergne en 2017.

ASSOCIATIONS CULTURELLES

Allier généalogie: n° 115, septembre 2016 :

  • Edito de la présidente (A. Berna) – Entretiens réalisés par Frédéric Fossaert : les Cheminements littéraires en Bourbonnais, avec J. CL. Mairal ; à propos de la réalisation d’Allen, avec Patrice Rötig – La réforme administrative, une idée révolutionnaire (A. Berna) – En septembre 1866 Vichy et ses environs étaient inondés (N. Périchon) – Quel est le rapport entre un corniste et les candélabres du parc des Sources à Vichy? (id.) – 9 juillet 1866 : 1ère inhumation au cimetière des Bartins à Vichy (id.) – Le 14 juillet 1883, inauguration de la statue de la République à Paris, Eugène Larbaud condamné pour port d’armes prohibé (M. Sarazin) – Le roi du Monténégro à Vichy en1916 (id.) – Nés dans l’Allier, ils figurent dans la dernière édition du Who’s Who in France (id.). – Gilbert Joseph Tortel, un soldat moulinois devenu baron d’Empire (Ph. Vacher).

Généalogies bourbonnaises et du Centre: n° 151, septembre 2016 :

  • crbst_genealogiesbourbonnaisesetducentrePropos de la présidente (A.M. Méténier) – Carnet de guerre de Fernand Méténier – Le crime de la forêt de Tronçais, janvier 1926, relaté par les quotidiens parisiens (M. Sarazin) – La longue histoire du tabac (D. Bonnet) – A propos de « benevis » ou “d’abenevis » (J.Popy) – Deux logis de la Croix d’or à Moulins! (J. Popy) – Fonds des Gozis – Familles bourbonnaises, …

► Société d’histoire et d’archéologie de Vichy et des environs (SHAVE)

  • shaveFrédéric Surmely, archéologue et président de Terre ancienne, et Joël Herbach, urbaniste, ont donné le 30 septembre une conférence sous le patronage de la SHAVE sur le thème des  « Sources thermales du bassin de Vichy« . Une étude réalisée en 2015 a permis de dressser un inventaire actualisé des sources thermales et du patrimoine bâti associé sur l’ensemble de ce bassin. L’objectif est maintenant de mettre en place des itinéraires de découvertes et de mise en valeur des sources thermales dans le cadre des grands projets d’aménagement prévus au projet d’agglomération Vichy Val d’Allier, à l’horizon 2025.
  • Le 15 octobre, dans le cadre de la même association, Sylvie Wahl a donné une conférence sur « Saint Blaise, église Art déco« . Le chanoine Robert, curé de cette paroisse, avait proposé un agrandissement de la vieille église et il a choisi avec audace un projet moderne en béton armé.

sans-titreLa Société d’émulation du Bourbonnais a tenu son assemblée générale le 5 novembre a l’auditorium du musée Anne-de-Beaujeu à Moulins. Elle a été suivie d’une conférence de Célia Condello, docteur en histoire et archéologie, intitulée : « Le château de Moulins, de Louis II de Bourbon à Anne de France, étude historique et archéologique d’une résidence princière (XIVe-XVIe siècle« .

 ► Le 29 octobre, la Société des amis de la forêt de Tronçais a présenté une conférence de Marie-Jeanne Lionnet, bibliothécaire honoraire de l’École forestière de Nancy : « Cent portraits de sylviculteurs ».

► Le Temps des médias, 2016/1, n° 26 : Afrique, entre histoire et mémoire

  • p. 26-39 : Michel Palmer, « Le duel Alis-Shaw, ou le Scramble for Africa par journaux interposés« .

tdm_026_l204A Paris et à Londres, dans les années 1890, on fait état de projets rivaux destinés à unir les possessions francophones ou anglophones en Afrique. Des rhétoriques impérialistes opposées les accompagnent. Dans le Bulletin du Comité de l’Afrique française,  Harry Alis [Couleuvre 1857 – Levallois-Perret 1895] défend le discours d’Eugène Étienne,du « parti colonial« . Dans le Times, la rédactrice des « Pages coloniales« , Flora Shaw promeut la cause de Cecil Rhodes, l’entrepreneur, homme politique britannique et sud -africain. La « crise » de Fachoda (1898) peut apparaître comme une victoire britannique, à bien des égards. Cet article retrace les parcours d’Alis et de Shaw en se référant à la correspondance envoyés à Alis et aux archives du Times, ainsi qu’à d’autres sources.

  • p. 75-92 : Frédéric Lambert, « Esthésie de la dénonciation »: Albert Londres en Terre d’ébène. »

Publié d’abord dans Le Petit Parisien du 11 octobre au 11 novembre 1928, sous le titre « 4 mois parmi nos Noirs d’Afrique« , puis réécrit et édité chez Albin Michel en 1929, sous le titre Terre d’ébène, le reportage d’Albert Londres est une dénonciation du colonialisme. Entre journalisme et littérature, entre témoignage et engagement politique, A. Londres écrit ses phrases dans un style particulier,que l’auteur interroge autour d’une problématique qu’il nomme l’esthésie de la dénonciation.

Pour accéder aux articleshttps://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2016-1.htm

AUTRES ASSOCIATIONS CULTURELLES

alliance-fr◘ L’Alliance française de Vichy a 80 ans. Son assemblée générale s’est tenue le 6 octobre sous la présidence de Ginette Briant. Le programme des conférences a été dévoilé au cours de cette séance:

20 octobre 2016 : « La fin de l’empire ottoman et la création de la république turque » (Gérard Reynaud)

3 novembre : « Le chant : joies et contraintes » (Danièle Berthault-Fontanille)

• 24 novembre : « La bataille de Marignan, 1515, et ses conséquences sur les relations franco-suisses jusqu’à nos jours » (Kurt O. Wyss-Labasque)

  • 8 décembre : « Le Tadjikistan » (Nicolas Pernot, photographe).
  • 15 décembre : « Comprendre Gaudi, architecte visionnaire » (Michel Cédard).

12 janvier 2017: « Marie Curie et Bronia Dluska » (Gérard Sallet)

  • 26 janvier : « Un siècle de politique française au Proche-Orient : des accords de Sykes Picot en 1916 à nos jours » (Alexandre Samrani).
  • 16 février : « Personnages célèbres, vus par Chateaubriand, Léon Daudet, Jean Guitton, Charles de Gaulle… » ( Louis Canier) – « Le français et l’anglais » (Pierre Heudier, professeur agrégé honoraire).
  • 30 mars : « Histoire des parfums, de la fin du XVIIIe s. aux années 1960 » (Nicolas Lair).

◘ Le 2 octobre, Lionel Sauzade, conservateur du Domaine royal de Randan, a donné une conférence in situ sur « Le château de Randan, de sa construction à sa sauvegarde« , suivie d’une visite du chantier.

◘ Le 21 octobre, dans le cadre des Soupers littéraires du Quartier thermal, une vidéoconférence a été exposée par Patrick Kessler sur « L’hôpital militaire thermal de Vichy »

telechargement-9◘ À l’occasion des Semaines sociales en Bourbonnais, le 6 octobre 2016, à la Maison Saint-Paul, à Moulins, Patrice Corre, ancien proviseur du lycée Henri IV à Paris, qui a pris sa retraite en juin dernier, a fait part de son expérience et a parlé d’une belle ambition : « Comment donner aux jeunes le goût de l’excellence? ». Rappelons que Patrice Corre est originaire de la région de Vichy et qu’il a fait ses premières armes  en Bourbonnais comme professeur puis principal  aux collèges de Lurcy-Lévis et du Mayet-de-Montagne, avant de devenir proviseur du lycée Madame-de-Staël à Montluçon. C’est après avoir dirigé le lycée Jeanne-d’Arc à Clermont-Ferrand, qu’il a été nommé proviseur du lycée Henri-IV.

◘ Le mardi 25 octobre, à l’Espace culturel La Pléiade à Commentry était organisée une visite de la salle du patrimoine autour de l’œuvre d’Émile Mâle (1862-1954), académicien et historien d’art, né à Commentry.  C’est Raphaëlle Maraval, doctorante en histoire de l’art qui servait de guide.

L’association LACME (3, rue Lenôtre à Yzeure) a publié son programme pour la fin de 2016 :

  • Salon de livres anciens à Souvigny les 19 et 20 novembre.
  • Expositions : Ainay-le-Château (2ème salon du livre, 16 octobre) – Bourbon-Lancy :Exposition « Rêves brisés » 22 octobre -11 décembre.

CHRONIQUE DES EXPOSITIONS

► Du 10 novembre au 2 décembre, on a pu voir dans le Hall du département à Moulins une exposition titrée : « 1914-1918, traces d’ archives, regards d’élèves« .

► Le vernissage de l’exposition organisée par l’association LACME   « 1916 : martyrs et rêves brisés«  a eu lieu à Bourbon-Lancy, salle Pingré de Farivilliers, le samedi 22 octobre. Dans le cadre de cette exposition, deux conférences ont été données : le 5 novembre, sur Charles Péguy, et  le 19 novembre sur Alain-Fournier, deux écrivains tombés au front.

2-empire► Sous le titre Spectaculaire Second Empire (1852-1870) le Musée d’Orsay propose jusqu’au 15 janvier une exposition réunissant des œuvres du musée Carnavalet, de la Bibliothèque nationale de France et du Mobilier national, qui vise à montrer que Napoléon III fit entrer la France dans la modernité.

 

expo_pascal_coeur_raison_gdPascal, le cœur et la raison : cette exposition de la Bibliothèque nationale de France est visible sur le site François-Mitterrand du 8 novembre 2016 au 29 janvier 2017. Mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste, théologien, Pascal échappe à toutes tentative de portrait exclusif. Cette exposition éclaire quelques-unes des facettes de l’homme, mais aussi la modernité de sa réflexion. Elle propose d’entrer dans l’œuvre de Pascal suivant le fil des 3 « ordres » qui organisent la pensée pascalienne : le corps autour de “l’introuvable visage de Pascal », mais aussi de son inscription précoce dans un cercle intellectuel et scientifique qui favorise l’éclosion de son génie ; la raison que Pascal « géomètre » pousse au point extrême où elle rencontre ses limites ; le coeur, enfin, autour de l’apologie de la religion chrétienne des Pensées. Le manuscrit autographe et les premières copies de l’ouvrage, qui compte parmi les trésors des collections de la BnF, permettent d’éclairer l’histoire singulière des Pensées, dont les feuillets furent rassemblés et édités de façon posthume. Présentés en regard du masque mortuaire de Pascal, ils soulignent l’empreinte énigmatique de cette présence en creux du philosophe clermontois que lui-même exprimait ainsi : « Figure porte absence et présence, plaisir et déplaisir ».

  • Le catalogue de l’exposition (192 p., 50 ill., 39 €) a été rédigé sous la direction de Jean-Marc Chatelain, directeur de la Réserve des livres rares de la BnF . Il abonde en commentaires éclairants sur le parcours intellectuel de cette figure éminente de la pensée et de la culture françaises.
  • Une Journée d’étude autour de cette exposition, le 9 décembre, dans le Petit auditorium, est organisée par Laurent Susini, de l’université Paris-Sorbonne et J.-M. Chatelain.

• Pour en savoir plus:  http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/expositions/f.pascal_coeur_raison.html

telechargement-3Le musée Josette Bournet, ouvert jusqu’au 30 octobre à Saint-Félix, a présenté dans un espace de 100 m² des œuvres de la peintre Josette Bournet (Vichy 1905 – Nice 1962). Elle a été l’élève de Georges Desvallières et Maurice Denis dans les années 20, aux Ateliers d’art sacré, et a exposé régulièrement aux Salons d’automne, des Indépendants et des Tuileries

Pour consulter sa notice biographique:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Josette_Bournet