DESTIN D’ACTRICE: JEANNE BÉRANGÈRE (1864-1928), UNE ACTRICE OUBLIÉE, NÉE À AINAY-LE-CHÂTEAU

MISE À JOUR: 22 NOVEMBRE 2017             

 

Nathalie PASQUIER

 

Elle n’avait pas la beauté d’une Gabrielle Robinne, sa compatriote bourbonnaise et, à l’inverse de cette dernière, sa carrière ne s’est pas inscrite dans le long temps…L’histoire du cinéma ne l’a pas fait entrer  dans le Panthéon de ses gloires du temps du  cinéma muet… Rares sont les Bourbonnais qui pourraient   évoquer sa carrière ou simplement citer un seul  de ses films... Pourtant, Jeanne Bérangère, aujourd’hui totalement tombée dans l’oubli, a connu ses grandes heures de gloire au cinéma, dans les années 1914-1928, après avoir débuté au théâtre, dans le Paris de la Belle époque. De son vivant, la presse spécialisée lui a consacré régulièrement  des articles et,  à sa mort, elle a été saluée comme l’une des artistes “ qui servent leur art avec le plus de conscience et d’amour. » C’est ce parcours, trop  longtemps ignoré, que Nathalie Pasquier, responsable de la médiathèque d’Ainay-le-Château, a choisi de reconstituer pour Vu du Bourbonnais. Un “Destin d’actrice” qui commence dans la campagne bourbonnaise, du côté  d’Ainay-le-Château, sous le second Empire, pour s’achever dans le Paris de la fin des années 1920, lors de l’avènement du cinéma parlant.

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BERANGERE Ainay le château vue aérienne

 UNE ENFANCE À AINAY-LE-CHÂTEAU

• Jeanne Bérangère, Françoise Marie Charlotte Béraud pour l’état civil, est née sous le Second Empire, le 9 juin 1864, à Ainay-le-Château, au domicile familial, au  lieudit de  La Chaume. On est alors 30 ans avant que les frères Lumière n’inventent le cinématographe. Elle est la seconde fille de  Pierre Eustache Béraud,  âgé de 55 ans,  et d’Appoline Palmyre Dumont, son épouse, âgée de 32 ans. Sur l’acte de naissance, il est mentionné que Pierre Béraud est “propriétaire, sans profession.

Béraud
L’acte de naissance de Françoise Marie Charlotte Béraud, le 9 juin 1864

• La future actrice voit donc le jour dans un milieu plutôt aisé, de propriétaires fonciers, n’exploitant pas directement leurs terres. On peut également remarquer que  sur le même document, il est précisé que la déclaration est faite en présence  de Philippe Amable Béraud, âgé de 56 ans. Frère de Pierre Béraud, il exerce la profession de médecin. Autre témoin présent, Alexis Sevat, âgé de 37 ans, lui aussi « propriétaire et sans profession », cousin de l’enfant. Dès son plus jeune âge, dans sa famille, on prendra l’habitude d’appeler l’enfant Jeanne, au lieu de  Françoise Marie Charlotte.

Jeanne Bérangère Les petites chaumes
 Ainay-le-Château, vers 1900: un village à l’aspect proche de celui qu’a connu la future Jeanne Bérangère, trente ans auparavant 

BERANGERE PLace et porte de la ville

L’INSTALLATION À PARIS

• Jusqu’en 1875, Jeanne passe son enfance au domaine familial de la Chaume, avec sa sœur aînée prénommée Appoline. Cette année-là,  les deux jeunes filles suivent leur mère qui part s’installer à Paris. La capitale,  que le  baron Haussmann a redessinée à coups de pioche et où la bourgeoisie provinciale est  tentée par  l’aventure industrielle, reste encore marquée par les épisodes sanglants de la Commune.

antiquitesegypti00posn• Il existe peu d’éléments qui permettraient de retracer ses débuts à Paris. En 1881, lorsque  Pierre Eustache Béraud qui était  resté à Ainay-le-Château, décède, son épouse Appoline Palmyre Dumont  et ses deux  filles sont toujours à Paris. Appoline  décédera, à son tour, en 1885, âgée de 53 ans, dans la maison de retraite du Pecq, dans l’actuel département des Yvelines. La sœur de la future  Jeanne Bérangère, prénommée elle aussi Appoline, qui était alors la compagne d’un célèbre collectionneur d’art égyptien, Gustave Posno,  disparaît prématurément  en 1888. Elle n’a que 28 ans et elle laisse une petite fille, née en 1879, qui sera élevée par sa tante et son père à Champigny-sur-Marne.

DE FRANÇOISE BÉRAUD

À JEANNE BÉRANGÈRE

OU DU THÉÂTRE AU CINÉMA…

• En 1893, année de  la naissance de sa fille Marie Apolline, Françoise Béraud est déjà citée en tant qu’artiste dramatique, sous le nom de Jeanne Bérangère.  Ces noms et prénoms  sont alors très en vogue dans le milieu artistique de la Belle époque. D’autres actrices portent ou porteront à la scène comme à l’écran ce pseudonyme. Ce phénomène de mode contribue donc à  brouiller les pistes pour les historiens qui tentent de retracer leurs carrières respectives. Entre une Jeanne Bérangère, une Jeanne Bérengère ou encore une  Jane Bérangère… Difficile de s’y retrouver si l’on ne croise pas les informations.  (1)

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1896: un début de carrière au théâtre des Bouffes Parisiens

• En 1896, « notre » Jeanne Bérangère est engagée aux Bouffes parisiens. Elle mène une vie discrète en compagnie de sa fille dans le quartier des théâtres,  rue de Monsigny où elle loge avant de déménager dans le 17ème arrondissement. Les contrats des comédiennes exigeaient alors qu’elles soient domiciliées à proximité du théâtre qui les engageait. On notera toutefois que, dans le magazine Mon Ciné (11 janvier 1923), dans un court article biographique qui lui est consacré, l’auteur écrit : “ C’est à Paris (sic), il y a environ cinquante  ans, que naquit Madame Bérangère. Elle avait douze ans quand elle monta pour la première fois sur les planches. Elle tenait un rôle dans “M. Alphonse” de Dumas. Elle joua sans interruption à partir de ce moment. Elle conquit, à force de travail et de patience la réputation d’une artiste consciencieuse et de talent”. Si l’on se fie à cet article, Jeanne Bérangère serait donc montée sur les planches dès 1876, un an à peine après son arrivée à Paris. Conditionnel de rigueur…

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Un des nombreux hôtels, rue Monsigny, près des Bouffes Parisiens

À l’avènement du cinéma, Jeanne a presque 40 ans. Son âge et son physique éloigné des critères de beauté de l’époque, l’écartent d’emblée de tous les rôles de jeunes premières si prisées au cinéma.  Elle aurait tourné dans des films dés 1914, mais à ce jour  il ne reste que peu, voire aucune trace de son activité cinématographique. L’article de Mon Ciné, déjà mentionné,  nous apprend qu’elle“ fit du cinéma pour la première fois, avec Denola (2) pour metteur en scène. On l’a vue à l’écran dans “Catherine de Médicis”, “Le sens de la mort”, “L’oiseau de proie”… Autant de films tournés avant 1920.

 

LES ANNÉES 1920,

 DANS LE TOURBILLON DES FILMS

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Charles Burguet

• En 1920, elle apparaît  avec Henri Bosc dans l’Essor, film réalisé par Charles Burguet. Il s’agit en fait d’une série en dix épisodes, depuis “La joie d’aimer”, le premier, jusqu’à “L’espérance”, le dernier.  La même année, on la retrouve au côté de l’acteur Jaque-Catelain dans  l’Homme du large” de Marcel L’Herbier. Les rôles semblent s’enchaîner. En 1921, son nom est inscrit aux génériques  d’une dizaine de  films. Elle est  dirigée tour à tour à nouveau par Marcel L’Herbier dans Eldorado, où elle interprète le rôle de “la vieille”, puis par  Germaine Dulac, ainsi que par Victor Tourjansky, Raymond Bernard, André Hugon, Gaston Ravel ou Louis Mercanton. Elle se retrouve face à de jeunes acteurs aux talents prometteurs, tels que Charles Vanel, Albert Préjean ou encore   Pierre Fresnay.

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Charles Vanel, Pierre Fresnay et Albert Préjean, au début de leurs carrières

Fromont jeune• Pascal Donald, dans la notice qu’il lui a consacrée (3) mentionne d’autres films dont L’assommoir (1921) de Charles Maudru et Maurice de Marsan, avec l’acteur Henri Baudin, d’après le roman d’Emile Zola. Le film a été divisé en quatre  époques : Vers la destinée, La pente fatale, Le poison de Paris et Sa majesté l’alcool. Toujours en 1921, elle est à l’affiche du film de Henry Krauss avec Jean Angelo,  Fromont jeune et Risler aîné, présenté en deux parties. L’année se termine avec trois autres films : Le sens de la mort, de Yakov Protazanov, avec Sandra Milovanoff,   Le cœur magnifique,de Séverin-Mars et Jean Legrand, avec Léon Bernard et enfin  La mort du soleil / Le fléau – de Germaine Dulac avec André Nox.

Jeanne Berangere
Jeanne Bérangère dans “Les hommes  du large”

• En 1922, après Triplepatte, de Raymond Bernard, elle tourne dans  Les mystères de Paris, mis en scène par Charles Burguet. Le film est présenté en douze épisodes et elle apparaît en particulier dans le dixième, intitulé Le maître d’école et la Chouette. Dans la revue Mon Ciné (11 janvier 1923), dans un article qui fait le point sur sa carrière, on peut lire : ” Enfin dans Les mystères de Paris, elle fut l’inoubliable Chouette. C’est un Lon Chaney féminin”. Une allusion à l’acteur américain Lon Chaney (1883-1930), “l’homme aux mille visages”, impressionnant par ses compositions de personnages tourmentés, torturés ou simplement affectés.

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• Jusqu’en 1928, le cinéma fera appel à Jeanne Bérangère une quinzaine de fois et on pourra retrouver un essai de filmographie à la suite de cet article.  Elle est ainsi au générique de Belphégor (1926) de Henri Desfontaines, avec Lucien Dalsace, un film présenté dans les salles en quatre épisodes. Dans la revue Cinéa (15 janvier 1927), on salue « Bérangère, éblouissante dans un rôle de vieille commère”.  Pour ses ultimes apparitions au cinéma, en 1928, elle joue dans deux films : Le perroquet vert, de Jean Milva, avec Pierre Batcheff, et dans  La dame de bronze et le monsieur de cristal, un film de Marcel Manchez, avec Marcel Vallée. Un  ultime film qui ne sortira  sur les écrans que quelques mois après sa disparition.

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UNE ACTRICE APPRÉCIÉE AUTANT POUR SON PHYSIQUE QUE POUR SON TALENT

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Jeanne Bérangère dans le rôle de “La Chouette” dans “Les mystères de Paris”

Tous ces réalisateurs l’apprécient, à la fois  pour son physique et  pour son talent à incarner les vieilles femmes acariâtres, méchantes et revêches. Pour ce faire, elle n’hésitait d’ailleurs pas à s’enlaidir, si bien que  son métier d’actrice a mis en retrait la femme charmante, distinguée et talentueuse dépeinte par les critiques de l’époque. On a d’ailleurs pu écrire qu’elle excellait dans “les vieillardes de cauchemar(4)  Elle est particulièrement impressionnante dans le rôle de l’aveugle du film Eldorado, de La Chouette, sinistre personnage des Mystères de Paris, réalisé par Charles Burguet (1922) ou dans le rôle de Madame Mac-Miche dans Un Bon Petit Diable de René Leprince (1923). (5). 

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Jeanne Bérangère dans le rôle de Madame Mac-Miche

 • Grâce à  cette litanie de films, Jeanne Bérangère qui a alors  60 ans, est devenue une actrice connue et reconnue. La presse de l’époque se fait l’écho de ses sorties en villégiature ou de ses apparitions aux dîners de bienfaisance. On  relate également les réceptions qu’elle donne: “Madame Bérangère, en son charmant appartement de la rue du Sergent-Hoff, recevait et donnait un thé, en l’honneur des metteurs en scène, interprètes et collaborateurs de ses deux derniers films, On badine pas avec l’amour et le cousin Pons », peut-on lire en 1923.

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Jeanne Bérangère, “l’aveugle”,  dans le film El Dorado

LE TEMPS DES HOMMAGES,

LORS DE SON DÉCÈS

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Comœdia (20 novembre 1928)

Son décès, survenu le 19 novembre 1928, fait la une de la presse spécialisée qui en profite pour  retracer sa carrière cinématographique. Les hommages se multiplient et on se plaît à souligner ses nombreuses  apparitions marquantes à l’écran. Dans le supplément de Comœdia consacré au cinéma, on peut ainsi  lire, à la date du 20 novembre : “ Nous annoncions, il n’y a pas très longtemps, que Madame Bérangère était assez sérieusement malade et nous offrions à la sympathique artiste nos vœux de prompte guérison. Hélas, Madame Bérangère a été vaincue par la maladie et elle est morte, ce matin,  à son domicile, 4 bis rue du Sergent-Hoff. Parmi toutes nos comédiennes de l’écran, elle était certainement l’une de celles qui servent leur art avec le plus de conscience et d’amour. Elle s’était spécialisée dans les rôles de caractère ou de composition. Nul n’a oublié le grand talent avec lequel elle marqua le rôle de la Chouette dans les Mystères de Paris. Rappelons encore ses créations dans  Un bon petit diable, Le calvaire d’amour, On ne badine pas avec l’amour, Jean Chouan, La tournée Farigoule, La princesse Louise et, tout récemment, dans Le perroquet vert” .  Il est ensuite  précisé qu’elle sera inhumée au Père Lachaise. Un journaliste regrettera toutefois que ses talents aient été sous exploités, les réalisateurs l’ayant presque toujours cantonnée dans le même registre. (6)

• Sur son acte de décès, on peut remarquer qu’il est indiqué qu’elle était “artiste cinématographique et “célibataire”. En fait, Jeanne Bérangère ne s’est jamais mariée mais elle  a eu une fille, née d’une liaison  avec un officier de cavalerie,  Edouard Portier. Cette fille, prénommée Marie  Appoline Palmyre Marguerite a épousé Paul Meunier, propriétaire d’un garage automobile qui se passionnait… pour les hydroglisseurs. Une  union qui est restée sans postérité.

• Quant à l’immeuble dans lequel elle habitait, 4 bis rue du Sergent-Hoff, il abritait aussi une maison de santé que l’on retrouve photographiée sur diverses cartes postales d’époque.

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Acte de décès de Françoise Béraud, alias Jeanne Bérangère
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L’immeuble où vivait  Jeanne Bérangère et où elle est décédée, au 4 bis rue du sergent Hoff, à Paris

• Le 21 novembre, une assistance nombreuse l’accompagne à sa dernière demeure : “ Au milieu d’une assistance émue, on a célébré hier à Saint-Ferdinand-des-Ternes les obsèques de la regrettée artiste”, lit-on dans Ciné Comœdia (22 novembre 1928). “Le deuil était conduit par M. et Mme Paul Meunier, gendre et fille de Bérangère. De très nombreux camarades de l’artiste, des directeurs, des metteurs en scène assistaient à la triste cérémonie”.

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L’église Saint-Ferdinand-des-Ternes, où furent célébrées  les obsèques de Jeanne Bérangère, le 21 novembre 1928

 

APRÈS LE TEMPS DE L’OUBLI,

LE TEMPS DE LA REDÉCOUVERTE

• La discrétion de Jeanne Bérangère, plusieurs fois évoquée, se retrouve jusque dans sa sépulture. Elle repose dans la chapelle de la famille Meunier au cimetière du Père Lachaise, là où sont inhumés des membres de la belle famille de sa fille. Aucune plaque ne signale sa présence, la seule indication figurant sur le  registre des inhumations à l’entrée du cimetière.

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Paul Meunier, peint par Renoir en 1877

Dans la famille Meunier, on connaissait surtout Eugène Hyacinthe Meunier, célèbre dans la milieu artistique au début des années 1900, il se faisait aussi appeler Eugène Murer. Après des début au lycée de Moulins, puis à Paris en tant que pâtissier, il commença une carrière de peintre, et il fréquenta  les impressionnistes  dont il collectionnait les œuvres. Pissaro, Renoir figuraient parmi ses amis. Son fils, Paul Meunier, épousa en 1923 Marie Appoline,  Amélie, Palmyre Marguerite Portier, la fille de Jeanne Bérangère, puis ils partirent s’installer dans le midi. On les retrouvera à Paris en 1928 où ils conduisent le deuil lors des obsèques de Jeanne Bérangère, en l’église Saint-Ferdinand-des-Ternes « accompagnés de très nombreux camarades de l’artiste, directeurs et metteurs en scène” (7). 

 • La suite c’est un long silence qui s’abat sur Jeanne Bérangère : “Comme beaucoup d’actrices des temps du cinéma muet, son nom, son visage et ses films ont sombré dans l’oubli le plus total”, écrit Pascal Donald. (8) C’est de cet oubli que sa commune natale d’Ainay-le-Château, même si elle n’y a passé que son enfance, a voulu la sortir, en tentant de faire revivre  sa carrière cinématographique. (9) Si ces rôles à l’écran furent remarquables par leur caractère, elle semble finalement avoir mené une vie assez discrète, de celle que la critique saluait ainsi : « Parmi toutes nos comédiennes à l’écran, Madame Bérangère était certainement l’une de celles,  qui servent leur art avec le plus de conscience et d’amour. » Puisse cet article contribuer à sa redécouverte.

Nathalie Pasquier

Responsable de la médiathèque d’Ainay-le-Château

 

ACTRICE LMT 25 juillet

Juillet 2017: Ainay-le-Château redécouvre “l’oubliée » Jeanne Bérangère La Montagne)

 

NOTES

(1)- En parcourant Internet, on tombe par exemple sur nombre de sites qui mélangent les Jeanne Bérangère, leurs carrières respectives et leurs films.  Il existe en fait deux Jeanne Bérangère, avec des noms orthographiés de manière strictement  identique,  qui toutes les deux ont fait carrière dans le cinéma muet : Jeanne Bérangère (1864-1928), née Françoise Béraud, ne  doit donc  pas être confondue avec l’autre  Jeanne ou Jane Bérangère (1887-1946), Jeanne Châtelain pour l’état civil, de 23 ans sa cadette.

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L’autre Jeanne Bérangère, Jeanne Châtelain pour l’état civil

Cette dernière  a débuté à l’écran en 1909 à la sortie du Conservatoire,  Elle s’est spécialisée dans les rôles d’ingénues et, en 1910, sous l’autorité d’Albert Capellani, elle a joué  dans Péché de jeunesse et dans  La Vengeance de la morte. Le scénariste de ce dernier film était  André Mouézy-Eon, à qui on doit des vaudevilles militaires et qu’elle finit par épouser en 1914. Devenue un des espoirs de la firme Pathé cinéma, elle est célébrée dans les publicités maison où l’on vante “ cette beauté calme et sereine empreinte d’une douceur, d’un charme ineffables”, de même que “ sa grâce délicate”. Comme Gabrielle Robinne, son image est popularisée par les cartes postales. Autant d’appréciations que l’on pourrait plus difficilement appliquer  à la castelnaisienne Françoise Béraud/Jeanne Bérangère, au physique nettement moins avantageux, pour ne pas dire disgracieux. Jeanne Bérangère, l’épouse d’André Mouézy-Éon, enchaîne une vingtaine de films rien qu’entre 1910 et 1913. De Pathé, elle passe chez Eclair et tourne encore de nombreux films, avant que la grande guerre n’éclate.   Il semble qu’elle se soit alors éloignée des plateaux de cinéma. Après un passage par les scènes des théâtre, on pourra la revoir en 1934, à l’ère du parlant,  dans Sans famille, de Marc Allégret, dans le rôle de Lady Milligan,  ainsi que dansBibi-la-Purée, remake d’un vaudeville de son mari, déjà adapté au cinéma en 1925 par Maurice Champreux.

(2) Georges Denola (1865-1944) était à la fois  auteur, compositeur et acteur, spécialiste du vaudeville. Entre 1908 et 1919, il a été un réalisateur particulièrement prolifique avec près d’une centaine de films répertoriés dans la notice qui figure sur Wikipedia.

(3)  Cineartistes.com (© Pascal Donald)

(4) L’expression figure dans  sa notice sur le site  Wikipedia

(5) René Leprince  a également fait tourner avant guerre une autre actrice bourbonnaise, Gabrielle Robinne, au côté de son époux, René Alexandre, tous les deux “de la comédie française”. De 1912 à 1914, le couple a enchaîné une vingtaine de films, réunis sous le titre générique de Scènes de la vie bourgeoise, histoires autant édifiantes que  moralisatrices.

(6) La disparition de l’actrice, en 1928, coïncide avec l’avènement du cinéma parlant. On peut se demander si sa carrière aurait pu se poursuivre, ou si elle se serait arrêtée net, à l’image de beaucoup d’artistes n’ayant pas pu ou su renouveler leur jeu ou simplement poser leur voix, face aux caméras et aux “microphones”.

(7) Comœdia,  22 novembre 1928 (consultable sur le site BnF Gallica)

(8) Cineartistes.com (© Pascal Donald)

affiche conférence Ainay-le-Château(9) Le 22 juillet, à la médiathèque d’Ainay-le-Château Brigitte Rollet,  chercheuse au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines et enseignante à Sciences-Po, a donné une conférence sur le thèmes des Femmes et du  cinéma, du début au parlant (1895-1929). Une occasion de rappeler les origines du cinéma, longtemps  considéré comme simple spectacle de foire pour baraque foraine, jusqu’à la création du Film d’art et la réalisation du film L’assassinat du duc de Guise (1908), accompagné d’une musique de Camille Saint-Saëns. Ce film dans lequel jouait la Montluçonnaise Gabrielle Robinne, sociétaire de la Comédie Française, a été un déclic pour la reconnaissance de ce nouveau mode d’expression artistique. Pour la première fois à Ainay-le-Château, depuis des décennies,  il a aussi été question de la carrière de Jeanne Bérangère, avec la projection du film de Germaine Dulac, Âme d’artiste (1925), dans lequel elle joue le rôle de la belle mère, face au jeune Charles Vanel.

 

FILMOGRAPHIE

 

• Établir une filmographie de Jeanne Bérangère n’est pas chose aisée, compte tenu parfois de l’absence totale d’informations, mais aussi en raison des nombreuses incertitudes sur les films qu’elle a tournés avant 1914. Certains d’entre eux semblent même avoir totalement disparu, faute de conservation. Enfin, il reste un dernier  écueil déjà mentionné, à savoir la possible confusion avec des films dans lesquels joue son homonyme,  l’autre Jeanne ou Jane Bérangère. Il se peut donc que des erreurs se soient glissées dans cette filmographie ou que des films aient été omis. Merci de nous signaler les ajouts ou les rectifications nécessaires.

 Dans cette filmographie, le fait de mentionner Jeanne Bérangère en tête de distribution ne signifie pas pour autant qu’elle interprète un rôle principal dans le film. On notera  que son nom n’est d’ailleurs  pas toujours inscrit  sur les affiches. Lorsque le rôle qu’elle interprète figure au générique, il a été indiqué entre parenthèses.

Enfin les dates qui sont données peuvent correspondre soit à la date de  réalisation du film, soit à sa date de sortie en salles.

 

1914

  • L’oiseau de proie

    (réalisateur inconnu), d’après un roman de Gaston Chéreau, paru en 1913.

Distribution : Jeanne Bérangère,…

1916

  • Français ! N’oubliez jamais…

    de Robert Boudrioz et Roger Lion.

Distribution ; Jeanne Bérangère,…

1920

  • L’essor

    de Charles Burguet.

◘  Série en 10 épisodes :   1 : La joie d’aimer – 2 : Le trimardeur –   3 : Le regard de l’aigle-   4 : Le Rhin –  5 : Le cirque –   6 : Les ramoneurs    7 : Dans le sac  –     8 : Les romanichels –  9 : Les loups se mangent entre eux10 : L’espérance

Distribution : Jeanne Bérangère, Henri Bosc, Suzanne Grandais, Maurice Escande, Suzanne Wurtz, Georges Cahuzac, Violette Jyl, Berthe Jalabert, Maurice Vautier, Yvonne Garat, Pierre Fresnay.

◘ Résumé : Suzanne voit son petit ami Max enlevé par le Baron de Hoffland, un riche étranger qui convoite la jeune femme. Pas le moins intimidée du monde, celle-ci part alors à sa recherche et traverse la France aux côtés d’une femme de chambre et d’un jeune vagabond.

  • L’homme du large

    de Marcel L’Herbier, assisté de Claude Autant-Lara (d’après un roman d’Honoré de Balzac).

Distribution : Jeanne Bérangère, Jaque-Catelain, Roger Karl, Marcelle Pradot, Charles Boyer, Paquerette, André Daven, Claire Prélia, Lili Samuel, Dimitri Dragomir, Suzanne Doris, Georges Forois, Jean Dolys, Marcel Riva…

Jeanne Berangere

Résumé : En 1821, un jeune couple rencontre un marin pauvre qui leur indique le chemin de Batz-sur-Mer et il les conduit vers un rocher que les jeunes gens veulent escalader. Mais le pêcheur les prévient : là bas, vit un homme étrange que personne n’ose approcher.  Les jeunes gens poursuivent quand même leur escalade et découvrent la grotte où un homme se tient immobile comme une impressionnante statue. Le pêcheur est le seul à connaître l’histoire de ce marin qui a fait le vœu de rester face à la mer pour expier la mort de son fils dont il est responsable. Les jeunes gens, bouleversés par ce récit, s’empressent de retourner au Croisic, où l’histoire sera couchée sur papier.

◘ VISIONNER UN EXTRAIT DU FILM ▼

1921

  • Le sens de la mort 

    de Jacob (Yakov) Protazanov.

Distribution : Jeanne Bérangère, Sandra Milovanoff, André Nox, René Clair,Varvara Yanova, Diana Karenne, Henri Baudin, Jules de Spoly, Paul Jorge.

  • Justice d’abord!

    de Jacob (Yakov) Protazanov.

Distribution : Jeanne Bérangère, Ivan Mosjoukine, Nathalie Lissenko, Véra Orlova, Nicolas Panoff.

  • Le coeur magnifique

    de Séverin-Mars et Jean Legrand.

    Film en 2 parties: 1ère époque suivie de 2ème époque.

Distribution : Jeanne Bérangère (La tante d’Isabelle),  Léon Bernard, Séverin Mars, Charles Granval, Max Maxidian, Pierre Delmonde, Jean Gaudrey, France Dhélia, Jules de Spoly, Jeanne Ambroise, Marcel Carpentier.

Résumé : Un marquis bourru mais bienfaisant, a secouru plusieurs fois son voisin, dont la fille a dû faire un mariage d’argent.  Il est le jouet d’une femme belle et amorale, qui la pousse à tuer son meilleur ami, et qui maintenant, s’ingénie à  le ruiner. Le marquis, pour le moins devenu misogyne, retrouvera le bonheur grâce à la fille de son voisin.

  • El Dorado

    Jeanne Berangere dans El Dorado
    Jeanne Bérangère dans le rôle de “ La vieille”

    de Marcel L’Herbier. Directeur de la photographie : Georges Lucas et Georges Specht. Musique de Marius-François Gaillard

el_dorado Distribution : Jeanne Bérangère (La vieille),  Ève Francis,Jaque-Catelain, Marcelle Pradot, Philippe Hériat, Michel Duran, Georges Paulais. Émile Saint-Ober, Claire Prélia, Noémie Saize, Édith Réal.

Résumé : Sibilla, vedette de la maison de danse « El Dorado », a été  séduite puis  abandonnée par le señor Esteria qui la chasse lorsqu’elle vient quémander des secours pour son enfant malade. Pour se venger, elle compromet la fille de celui-ci avec un jeune peintre suédois, Hedwick, et fait ainsi échouer le riche mariage que son père avait organisé. Puis, ayant confié son enfant à la mère d’Hedwick, lassée de la vie, elle se suicide à l’El Dorado,  peu avant son entrée sur scène.

◘ VISIONNER UN EXTRAIT DU FILM ▼

  • La mort du soleil

    de Germaine Dulac. Scénario de André Legrand.

la_mort_du_soleil Distribution : Jeanne Bérangère, André Nox, Denise Loris, Louis Vonelly, Jeanne Brindeau, Régine Dumien.

Résumé : Le spécialiste de la tuberculose, Lucien Faivre est aidé par une jeune doctoresse qui l’admire profondément. Ce sentiment provoque la jalousie de son mari qui la quitte en emmenant leur enfant.  Plus tard, le savant est frappé d’apoplexie au cours d’une fête en son honneur. Il charge la doctoresse de poursuivre son œuvre.

 

  • Fromont jeune et Risler aîné

    de Henry Krauss (d’après l’œuvre d’Alphonse Daudet).

Fromont jeune Film en 2 parties :  1ère époque suivie de 2ème époque

Distribution : Jeanne Bérangère (Mademoiselle Delobelle), Jean Angelo, Catherine Fontenay, Parisys, André Pascal, Maurice Escande, Jean Joffre, Maurice Schutz, Philippe Garnier, Henri-Amédée Charpentier, Léa Piron.

 

  • L’assommoir

    de Charles Maudru et Maurice de Marsan (d’après l’œuvre d’Émile Zola).

 ► Film en 4 parties :   1 : Vers la destinée –   2 : La pente fatale –   3 : Le poison de Paris –   4 : Sa majesté l’alcool.

◘  Distribution : Jeanne Bérangère, Henri Baudin, Louise Sforza, Jean Dax, Blanche Altem, Georges Lannes, Odette Josylla, Céline James, Pâquerette Petit-Mangin, Henri Rétol, Simone Pitre, Albert Broquin, Emile Saint-Ober, Louise Régys.

◘ Résumé : Gervaise suit un jeune ouvrier à Paris, pour fuir ses parents ivrognes. Mais le garçon est paresseux, et l’abandonne avec ses deux enfants. Elle épouse Coupeau, qui sombre dans l’alcool. Les deux hommes sympathisent et Gervaise se ruine en tant que blanchisseuse, elle se met à boire, tandis que  sa fille part.

1922

  • Les mystères de Paris

    de Charles Burguet (d’après le roman d’Eugène Sue).

Bérangère Les mystères de Paris
Dans le rôle de “La Chouette

Film en 12 épisodes : 1 : Le tapis blanc –   2 : La ferme de Bouqueval3 : Les justiciers –  4 : Le ménage Pipelet –  5 : Les suites d’un bal à l’ambassade6 : Misère7 : Le martyre de Louise Morel – 8 : L’étude de maître Ferrand9 : L’île du ravageur – 10 : Le maître d’école et la chouette11 : Celle qui venge  – 12 : Son altesse Fleur de Marie.

Distribution : Jeanne Bérangère (La Chouette), Camille Bardou, Georges Lannes, Huguette Duflos, Maxime Desjardins, Pierre Fresnay, Gaston Modot, Madeleine Guitty, Berthe Jalabert, Suzanne Bianchetti, Ernest Maupin, Simone Vaudry, René Blancard, Paul Bernard.

◘ Résumé : Le carrosse du marquis de Sombreuil renverse un badaud sur la route. L’homme meurt peu après et laisse sa fille orpheline. Le Marquis se sentant coupable tente d’aider la jeune fille. Mais sa maîtresse Irène ne voit pas cette soudaine marque d’intérêt d’un très bon œil.

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Les principaux interprètes des “Mystères de Paris (© rayonpolar.com)
  • Triplepatte

    de Raymond Bernard (d’après les œuvres de Tristan Bernard et André Godfernaux).

Distribution : Jeanne Bérangère,  Édith Jehanne, Pierre Palau,Henri Debain, Armand Numès, Albert Broquin, Édith Jehanne, Suzy Boldès, André Féramus, Major Hetner, Jane Loury, Ryta.

Résumé : Robert, vicomte de Houdan, est l’indécision personnifiée. Sans cesse il hésite, il tergiverse et ne se résout a rien. Presque ruiné, il se retrouve la proie d’un rapace d’usurier, qui lutte pour lui faire épouser la charmante Yvonne. Une marieuse type, la baronne Pépin, le soutient dans son projet.

1923

  • Aux jardins de Murcie

    de Louis Mercanton et René Hervil

112487-200x300Distribution : Jeanne Bérangère (La vieille), Pierre Blanchar, Arlette Marchal, Ginette Maddie, Pierre Daltour, Max Maxudian, Francis Simonin, Louis Monfils, Pâquerette.

Résumé : Dans l’Espagne du Sud, non loin de Murcie, deux clans rivaux sont en guerre l’un contre l’autre. L’un est commandé par un riche propriétaire, Xavier, l’autre a à sa tête un fermier épris de justice et de liberté, Pencho. Au cours d’une bagarre, Xavier est blessé. Il est soigné par Maria del Carmen dont le blessé s’éprend. Pour éviter des représailles contre son fiancé Pencho, Maria accepte à contre-cœur d’épouser le riche Xavier. Celui-ci meurt et délie ainsi son infirmière bénévole de son serment.

  • Le cousin Pons

    de Jacques Robert (d’après le roman d’Honoré de Balzac).

Distribution : Jeanne Bérangère (Madeleine Vivet),  Maurice de Féraudy, Lilian Constantini, Henri Baudin, Gaston Modot, André Nox, Roger Monteaux, Paulette Pax, François Viguier.

  • Calvaire d’amour

    de Viatcheslav Tourjansky, (d’après l’œuvre de Noëlle Bazan). Coscénariste : Nathalie Dermanou.

calvaire_d_amour Distribution : Jeanne Bérangère (la Veuve Jadan),  Nathalie Lissenko, Charles Vanel, Nicolas Rimsky, Nicolas Koline, Géo Leclercq, Nathalie Kovanko.

Résumé : Une jolie jeune femme a épousé sans amour Bremond. Ce dernier, appelé au Sénégal, prend soin de demander à son homme d’affaires de surveiller son épouse. Celle-ci fait la connaissance, durant l’absence de son mari, d’un beau lieutenant, et une idylle s’ébauche entre eux. Mais un crime est commis, et tous accablent le lieutenant…

  • On ne badine pas avec l’amour

    de Gaston Ravel et Tony Lekain (d’après l’œuvre d’Alfred de Musset)

Distribution : Jeanne Bérangère (Dame Pluche), Jacques Christiany…

  • Le petit Chose

    d’André Hugon (d’après l’œuvre d’Alphonse Daudet). Musique de Marc Delmas.

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Claude Mérelle

Distribution: Jeanne Bérangère (La fée aux lunettes),  Max de Rieux, Jean Debucourt, Gilbert Dalleu, André Calmette, Claude Mérelle.

◘ Résumé : Fils d’une famille ruinée et obligé de gagner sa vie, Daniel Eyssette est devenu pion dans un froid collège. Sa timidité, ses maladresses, le font renvoyer.  Il mène une vie misérable près de son frère à Paris et finit par épouser Camille, la fille d’un vieil ami, que son frère avait vainement tenté de courtiser.

 

  • La Gitanilla

    d’André Hugon (d’après l’œuvre de Miguel de Cervantes)

Distribution : Jeanne Bérangère (Dolorès), Ginette Maddie, Léon Courtois, Georges Deneubourg, Robert Guilbert, Jaime Devesa, José Durany, Los Caritos, Marie-Louise Voisin.

Mac miche 29 juin 1923 comoedia copie (2) Résumé : Gitanilla est une jeune fille qui a été volée jadis à de riches bourgeois par des Gitans. Elle est devenue la « mascotte » de ces errants…Elle s’éprend bientôt d’un jeune noble qui, pour la suivre, accepte de vivre l’existence ambulante de ses compagnons.  La jalousie brutale d’un soupirant oblige le jeune homme à croiser le fer avec un officier de la garde qu’il tue. Il est condamné à mort. Gitanilla vient implorer la générosité de l’alcade qui reconnaît dans la jeune bohémienne la fille qui lui fut volée. Le condamné est pendu, mais les Gitans le délivrent à temps. Il épousera quelques jours plus tard sa petite amie Gitanilla.

  • Un bon petit diable

    de René Leprince (d’après l’œuvre de la Comtesse de Ségur). Film réalisé en 7 parties.

Bon petit diable

Distribution : Jeanne Bérangère (Madame Mac Miche), Charles Lamy, Jean Rauzema, Madeleine Erickson, Jules Mondos, Jeanne Hlebling, Jean Salvat, Maurice Cohen.

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◘ VISIONNER UN EXTRAIT DU FILM ▼

1924

  • Faubourg Montmartre

    de Charles Burguet (d’après un roman d’Henri Duvernois)

Faubourg montmartre Distribution : Jeanne Bérangère (Tante Dada),  René Blancard, Gaby Morlay, Camille Bardou, Charles Lamy, Madeleine Guitty, Céline James, …

Résumé : Etude pointilliste d’un quartier parisien, axée sur l’existence de deux sœurs, Céline et Ginette. Céline cède aux tentations de la grande ville, s’adonne à la cocaïne et essaye d’entraîner sa sœur dans sa vie dépravée. Ginette résiste, et rencontre un jeune homme qu’elle épouse, tandis que sa sœur sombre dans la folie.

 

  • Nantas

    de E.B. Donatien (d’après l’ œuvre originale d’Émile Zola)

Distribution : Jeanne Bérangère (Madame Chuin), Maurice Escande, Lucienne Legrand, Maxime Desjardins, José  Davert…

Résumé : Pauvre mais ambitieux, Nantas accepte d’épouser une jeune fille compromise et de servir de père à  l’enfant de celle-ci.

  • Paul et Virginie

    de Robert Péguy, (d’après l’œuvre de Bernardin de Saint-Pierre).

53733 Distribution : Jeanne Bérangère (la tante), Gaston Norès, Simone Jacquemain, Jean Bradin, Paule Prielle, Camille Beuve, Joseph Noël…

Résumé : Paul, fils d’une servante, et Virginie de bonne noblesse grandissent et s’aiment à l’île Maurice. Virginie doit partir pour la France appelée par une parente. Les jeunes gens ne s’oublient pas. Mais au retour, le bateau, pris dans une tempête, coule et Virginie trouve la mort dans le naufrage. Paul ne lui survit pas.

 

  • Âme artiste

    de Germaine Dulac

Distribution : Jeanne Bérangère (la belle-mère), Iván Petrovich, Nicolas Koline, Mabel Poulton, Yvette Andreyor, Charles Vanel, Henry Houry…

Résumé : Une actrice à succès est aimée à la fois  d’un lord et d’un poète.

1925

  • Jean Chouan

    de Luitz-Morat . Scénario d’Arthur Bernède.

Jean_ChouanDistribution : Jeanne Bérangère,  Maurice Schutz, René Navarre, Maurice Lagrenée, Élmire Vautier ,Claude Mérelle, Marthe Chaumont…

Résumé : Dans ce premier chapitre, nous faisons connaissance avec les principaux personnages de Jean Chouan. Marie Claire Ardouin et son père le libraire Maxime Ardouin. La famille Lefranc qui s’engage dans les armées de la République. Jacques Cottereau et son père Jean. Les conjurés bretons qui vont tenter de faire évader de la prison de l’Abbaye la marquise de Thorigné dont le mari était le suzerain de Jean Cottereau dit Jean Chouan. Puis, plus tard, à Nantes, l’on assiste à une réception de Maryse Fleurus où l’on parle beaucoup de l’insurrection menée par Jean Chouan. À cette réception paraît peu après Maxime Ardouin devenu délégué du Comité de Salut Public. Avec lui, il y a Marie Claire mais également les généraux Kléber et Marceau. Peu après, le jour de la Saint Jean, le bourg de Machecoul tenu par les Chouans est attaqué par les Bleus. Jacques est blessé au cours de la bataille. La nuit tombée, il est reconnu par Marie Claire mais aussi par Ardouin.

1926

  • Belphégor

    de Henri Desfontaines. Scénario d’Arthur Bernède..

Belphégor 1 Film en 4 parties :  1 : Le mystère du Louvre – 2 : De mystère en mystère –  3 : Le fantôme noir –   4 : Les deux polices

Distribution : Jeanne Bérangère, René Navarre, Elmire Vautier,Lucien Dalsace, Sylviane de Castillo, Jehanne Brindeau, Alice Tissot, Anna Lefeuvrier, Georges Paulais, Camille Bert, Simone Montalet, André Volbert, Albert Layer, Émilien Richard, César-Tullio Terrore, Nicolas Redelsperger.

Résumé : On a aperçu un fantôme au musée du Louvre et un gardien a été retrouvé mourant près de la statue de Belphégor, dieu des Ammonites. Un journaliste, Jacques Bellegarde, veut s’occuper de cette affaire. L’inspecteur Ménardier s’y oppose. Jacques essaye de rompre avec sa maîtresse, la romanesque Simone Desroches qui vit entre Elsa Berger, sa gouvernante et un admirateur, Maurice de Thouars. Car Jacques aime Colette Barjac. Gautrais, gardien du Louvre, finit par introduire Jacques près de Belphégor. Le fantôme surgit et Jacques doit la vie au père de Colette, un vieillard étrange.  Ménardier arrive, le vieillard le démasque. C’est le jeune et célèbre détective Chantecoq, témoin de la scène. Jacques reçoit des menaces signées Belphégor. On l’enlève, on le jette à la Seine.  Simone voit disparaître les lettres de Jacques, or, l’écriture de Belphégor ressemble à celle du journaliste. Ménardier voit revenir le fantôme, un gaz somnifère se répand, l’inspecteur est assommé. Qui est Belphégor?

1927

• La Tournée Farigoule

de Marcel Manchez

Distribution : Jeanne Bérangère (Madame de la Huchette), Charles Martinelli, Madeleine Guitty, Jean Pierson, Carmen Navarro, Paul Franceschi, Émile Saint-Ober, Max Lerel, Agnès Souret…

1928

  • Le perroquet vert

    de Jean Milva

Distribution : Jeanne Bérangère (L’aïeule),  Pierre Batcheff , Édith Jehanne, Max Maxudian, Jim Gérald, Mathilde Alberti…

Résumé : Le perroquet vert porte malheur et le père de Natacha, petite aristocrate balkanique, refuse de lui en donner un. Cependant, les malheurs fondent sur la jeune fille : Son père est tué par erreur, lors de la préparation d’un coup d’état, à la place de l’autre conspirateur, Félix, aimé de Natacha. Mais le jeune homme est son frère adultérin.

1929

  • La dame de bronze et le monsieur de cristal

    de Marcel Manchez.

Distribution : Jeanne Bérangère, Marcel Vallée. Carlos Avril, Marcelle Barry, Pierrette Cyrille, Jeanne Pierson, Léon Bélières, Max Lerel, Émile Saint-Ober…

◘ Résumé : Madame et Monsieur Sourcier formeraient le ménage le plus heureux si Mme Sourcier ne se montrait irritable et tyrannique à l’excès. Or M. Sourcier aime le calme. Il décide de simuler la folie et déclare être l’homme de cristal. On l’enferme dans une maison de santé confortable où il passe la plus charmante des existences. Pour rejoindre son époux, Madame simule la folie et déclare être la dame de bronze. Elle peut ainsi partager la chambre de son époux.

 

◘ PRINCIPAUX SITES CONSULTÉS ◘

Sans titre Z mac Miche

Pour établir cette filmographie, plusieurs sites ont été consultés:

Cineartistes.com, le site de Pascal Donald. On notera que dans la biographie qu’il donne de Jeanne Bérangère et dans la filmographie, il y a parfois une confusion faite entre les deux Jeanne Bérangère.

IMBd.com (avec les mêmes erreurs que le précédent, y compris pour la photographie  illustrant l’article).

notrecinema.com  (avec les mêmes réserves que pour les deux sites précédents).

Le cinéma francais (On y trouve les résumés et des affiches de plusieurs films de Jeanne Bérangère).

Fondation Jérôme Seydoux – Pathé

► Enfin Wikipedia apporte de nombreuses informations sur les réalisateurs et scénaristes des films dans lesquels a joué Jeanne Bérangère, tout comme sur les acteurs avec lesquels elle a tourné  ses films.

Jeanne Berangere

D’AUTRES DESTINS D’ACTRICES,

À DÉCOUVRIR SUR

VU DU BOURBONNAIS 

JM A tout coeur 1952
(Jean-Paul PERRIN) 

JEANNE  MOREAU

Z1
(Maurice SARAZIN et Jean-Paul PERRIN) 

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